Le maire FN d’Hayange condamné pour dénonciation calomnieuse

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Le maire FN d’Hayange reconnu coupable de dénonciation calomnieuse. Le tribunal correctionnel de Thionville a condamné ce mardi Fabien Engelmann à 2.000 euros d’amende. La justice lui reproche d’avoir menti à propos d’une plainte qu’il avait déposée, pour usurpation d’identité.

Au départ, c’est l’élu Front national qui avait porté plainte contre le mari de son ex-1er adjointe. Il reprochait à Alain Da Silva une usurpation d’identité dans la vente controversée d’une voiture. Mais finalement, le maire d’Hayange est condamné pour avoir menti dans cette affaire.

A l’audience, le 24 mai dernier, la procureure avait requis 10.000 euros d’amende. Pour la magistrate, la dénonciation calomnieuse ne faisait pas de doute : « Pour régler ses difficultés de compte de campagne, Fabien Engelmann a instrumentalisé la justice en déposant plainte pour usurpation d’identité, la manoeuvre est établie« . Ce sont, avait-elle ajouté, des faits suffisamment graves pour un élu de la République.

Hayange : le premier référendum local du Front national fait un bide

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Le premier référendum organisé par une mairie Front national depuis leur victoire dans une dizaine de communes en France n’a pas rassemblé ce dimanche à Hayange (Moselle). Seuls 14% des électeurs inscrits ont refusé la rénovation d’une salle de spectacles de la commune. 

Les habitants d’Hayange étaient appelés à se prononcer pour ou contre une dépense de 4,8 millions d’euros destinée à rénover une salle de spectacles du centre-ville, le Molitor. Près de 69% des votants se sont prononcés contre cet investissement. 

A Hayange, l’organisation du référendum local a coûté 10.000 à 12.000 euros, selon M. Engelmann. L’association « Hayange plus belle ma ville », créée dans le but de veiller au bon fonctionnement démocratique de la ville pendant le mandat du maire FN, avait appelé au boycottage du référendum.

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Quand l’extrême droite récupère la cause animale

Hayange fete cochon Fabien Engelmann extreme droite aid mouton tue le saignePopulistes et autres frontistes, grands défenseurs des animaux ? Oui, quand ça les arrange. Car sous la défense farouche de la dignité animale existe une sensibilité à géométrie variable fort utile.

La vidéo est devenue virale en quelques heures. Ces deux défenseurs des animaux, filmés en train d’arracher un chiot des mains de son maître sans abri, ont provoqué l’indignation des internautes. L’animal, selon les militants, « était drogué par le Rom« . Une explication aux relents d’extrême droite, que d’anciens postes Facebook de l’association viennent renforcer. A metronews ce mercredi soir, l’auteur des faits n’hésitait pas à affirmer que… « certains Roms mangent des chats. »

Et ces militants sont bien loin d’être les seuls à prendre la cause animale pour excuse, en légitimation d’un discours xénophobe ou raciste. En septembre 2013, un fait divers circule en masse, accusant des personnes d’origine immigrée de tuer des chats avec des pétards, dans la ville de Roubaix (Nord). L’information est en fait un « hoax » inventé de toute pièce et hébergé sur le site d’extrême droite dreuz.info.com.

Engelmann et les « rescapés de l’Aïd »

Fabien Engelmann, maire Front national d’Hayange (Moselle), se fend ce mercredi d’un tweet où chacun peut le voir prenant la pose à côté de quatre moutons, « rescapés de l’Aïd el-Kébir ».

Une soudaine amitié pour les moutons qui n’empêche pas l’édile de célébrer dans sa ville la fête du cochon. Alors, cette posture n’est-elle qu’une récupération politique en bonne et due forme ? Pour Bénédicte Laumond, doctorante en sciences politiques au centre Marc-Bloch en Allemagne, il s’agit plutôt d’un procédé « bien utile ».

Se soucier des moutons et fêter le cochon

Interrogée par metronews, elle explique :

« Le lien entre l’extrême droite et la défense de la cause animale n’est pas nouveau. C’est une mécanique qui s’observe d’ailleurs dans différents pays européens.

En France, il s’illustre par exemple à travers le combat de Brigitte Bardot, très proche du Front national et qui défend bec et ongles la cause animale. »

Un discours plein de contradictions, comme le détaille la sociologue : « On entend rarement les élus FN défendre la cause vegan. Par ailleurs, ils peuvent aussi bien soutenir les pêcheurs et les chasseurs, pas forcément exemplaires en matière de cause animale. En fait, ils voient la défense de la dignité animale au prisme de leurs marottes habituelles. » Un phénomène connu donc, enraciné et pas si anecdotique que ça, à l’heure où des associations animales n’hésitent pas à violenter des sans-abris, au prétexte de sauver un chien.

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