Musulman, un brancardier retrouve du saucisson et des injures racistes dans son vestiaire

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Un vestiaire souillé avec du café et des tranches de saucisson. Une veste de travail piquée avec des seringues usagées et un mot à caractère raciste glissé dans ses affaires. Voici la liste des faits dont affirme avoir été victime un brancardier de l’hôpital de Montélimar, en novembre dernier, alors qu’il effectuait un CDD d’une durée de six mois.

L’affaire ne sort que maintenant, mais l’homme, d’origine nord-africaine et de confession musulmane, avait préféré terminer son contrat. Deux enquêtes distinctes sont ouvertes après le dépôt de plainte du brancardier.

L’une par le commissariat de Montélimar. L’autre, en interne, par la direction de l’établissement. Une direction qui se dit très attentive à cette affaire. La CFDT de l’hôpital soutient le brancardier : « Les faits ont au moins été constatés par les cadres qui travaillaient ce jour-là. Il n’est pas le seul à avoir vu ces tranches de saucisson. C’est très choquant car c’est la première fois que ça se produit ».

L’hôpital a aussi déposé une plainte contre X et la CFDT n’exclut pas de se constituer partie civile si l’auteur des faits est identifié.

Le Dauphiné

Quand l’extrême droite récupère la cause animale

Hayange fete cochon Fabien Engelmann extreme droite aid mouton tue le saignePopulistes et autres frontistes, grands défenseurs des animaux ? Oui, quand ça les arrange. Car sous la défense farouche de la dignité animale existe une sensibilité à géométrie variable fort utile.

La vidéo est devenue virale en quelques heures. Ces deux défenseurs des animaux, filmés en train d’arracher un chiot des mains de son maître sans abri, ont provoqué l’indignation des internautes. L’animal, selon les militants, « était drogué par le Rom« . Une explication aux relents d’extrême droite, que d’anciens postes Facebook de l’association viennent renforcer. A metronews ce mercredi soir, l’auteur des faits n’hésitait pas à affirmer que… « certains Roms mangent des chats. »

Et ces militants sont bien loin d’être les seuls à prendre la cause animale pour excuse, en légitimation d’un discours xénophobe ou raciste. En septembre 2013, un fait divers circule en masse, accusant des personnes d’origine immigrée de tuer des chats avec des pétards, dans la ville de Roubaix (Nord). L’information est en fait un « hoax » inventé de toute pièce et hébergé sur le site d’extrême droite dreuz.info.com.

Engelmann et les « rescapés de l’Aïd »

Fabien Engelmann, maire Front national d’Hayange (Moselle), se fend ce mercredi d’un tweet où chacun peut le voir prenant la pose à côté de quatre moutons, « rescapés de l’Aïd el-Kébir ».

Une soudaine amitié pour les moutons qui n’empêche pas l’édile de célébrer dans sa ville la fête du cochon. Alors, cette posture n’est-elle qu’une récupération politique en bonne et due forme ? Pour Bénédicte Laumond, doctorante en sciences politiques au centre Marc-Bloch en Allemagne, il s’agit plutôt d’un procédé « bien utile ».

Se soucier des moutons et fêter le cochon

Interrogée par metronews, elle explique :

« Le lien entre l’extrême droite et la défense de la cause animale n’est pas nouveau. C’est une mécanique qui s’observe d’ailleurs dans différents pays européens.

En France, il s’illustre par exemple à travers le combat de Brigitte Bardot, très proche du Front national et qui défend bec et ongles la cause animale. »

Un discours plein de contradictions, comme le détaille la sociologue : « On entend rarement les élus FN défendre la cause vegan. Par ailleurs, ils peuvent aussi bien soutenir les pêcheurs et les chasseurs, pas forcément exemplaires en matière de cause animale. En fait, ils voient la défense de la dignité animale au prisme de leurs marottes habituelles. » Un phénomène connu donc, enraciné et pas si anecdotique que ça, à l’heure où des associations animales n’hésitent pas à violenter des sans-abris, au prétexte de sauver un chien.

Métro News