Tout comme Manuel Valls, MLP soutient l’interdiction du Burkini et appelle à le «proscrire»

La présidente du Front national Marine Le Pen a apporté aujourd’hui son soutien aux maires – majoritairement de droite – qui ont interdit le port du burkini sur les plages de leur communes. 40651dec354a7b47551842b6c82e54e5938da1f6

« Bien sûr le burkini doit être proscrit des plages françaises, où il n’a strictement rien à faire. C’est une question de laïcité républicaine, d’ordre public, assurément ; mais bien au-delà, c’est de l’âme de la France dont il est question », a-t-elle écrit sur son blog.

« La France n’enferme pas le corps de la femme, la France ne cache pas la moitié de sa population, sous le prétexte fallacieux et odieux que l’autre moitié craindrait la tentation », a ajouté Marine Le Pen pour qui « les plages françaises sont celles de Bardot et Vadim, pas celles de lugubres belphégors ».

« Les Françaises, les Français, et je le sais un très grand nombre de Françaises musulmanes qui rejettent de toutes leurs forces l’islamisme, attendent qu’on tienne bon sur cette question de principe et de coeur », a-t-elle encore souligné. Ainsi, selon la présidente du FN, il est « bien » que « quelques maires UMP et PS interdisent le burkini dans leur commune ».

La Provence

Chevènement a la tête de la Fondation pour l’Islam : proposer quelqu’un qui n’est pas musulman pose interrogation

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Devant l’association de la presse présidentielle, mardi dernier, François Hollande a plébiscité la candidature de l’ancien ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement pour prendre la direction de la Fondation pour les oeuvres de l’islam de France, censée, à l’automne prochain, contrôler le financement privé des lieux de culte musulman.

À gauche, des critiques s’élèvent

La nomination de Jean-Pierre Chevènement ne semble pas faire l’unanimité dans les rangs de la gauche. Au sein même du gouvernement, une voix s’est élevée pour remettre en cause le choix du président de la République : celle de Laurence Rossignol, ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes. Invitée mercredi à s’exprimer au micro de France Info, elle a décliné les caractéristiques qu’elle souhaitait voir chez le prochain président de la fondation : « Le bon profil, selon moi, c’est d’abord quelqu’un de culture musulmane, qui ait une connaissance de la subtilité humaine de l’islam… »

Plus à gauche sur l’échiquier politique, Esther Benbassa s’est également montrée critique à l’égard de la nomination de Jean-Pierre Chevènement.

Au centre et à droite, la légitimité de Chevènement remise en question

François Bayrou, invité jeudi matin sur le plateau d’i>Télé, s’est montré particulièrement dubitatif : « C’est un choix surprenant et qui pose des questions », explique le président du MoDem. « Proposer, pour prendre la tête de cette organisation, quelqu’un qui n’est pas de culture musulmane, qui n’est pas de sensibilité musulmane et qui n’est pas de culture religieuse, pour moi, c’est une interrogationComment voulez-vous que les musulmans de France aient ce sentiment de responsabilité si on leur dit en fait : C’est de l’extérieur et par des responsables tout à fait estimables – Jean-Pierre Chevènement est dans ce cas-là –, mais qui ne partagent ni votre foi, ni votre culture, ni votre manière de voir, qu’on va régler le problème du financement de vos lieux de culte. »

C’est aux musulmans de choisir le président ou la présidente de #OEIF

Toujours au centre – quoiqu’un tantinet plus à droite –, la parlementaire UDI Nathalie Goulet a, elle aussi, montré son profond désaccord. La sénatrice de Normandie a multiplié les cris du coeur numériques sur Twitter, entre quelques gazouillis sur la guerre américaine en Irak, la taxe halal et Pokémon Go.

Même son de cloche du côté des Républicains, à l’image de Brice Hortefeux au micro de RTL jeudi matin. L’ex-ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy n’a pas compris le choix de François Hollande  : « C’est un choix quand même surprenant puisque [Jean-Pierre Chevènement] est totalement étranger à la religion musulmane. C’est comme si, pour la présidence de la Conférence des évêques de France, on faisait appel à un bouddhiste », a-t-il déclaré.

Le Point

Incendie «raciste» à Denain : le directeur de cabinet, Yohan Senez (PS), mis en examen

L’incendie, à Denain, d’une épicerie roumaine dans la nuit du 20 au 21mars avait fait grand bruit. Et pour cause. Peu après, deux employés municipaux avaient été mis en examen pour cet incendie volontaire. Ce mercredi, c’est le directeur de cabinet de la députée-maire Anne-Lise Dufour qui est mis en examen pour complicité d’un « incendie volontaire commis en raison de la race, l’ethnie, la nation, la religion de la victime ». 

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Quelques jours après l’incendie de cette épicerie roumaine, rue Lazare-Bernard, deux employés avaient été mis en examen après qu’ils auraient reconnu être les auteurs de l’incendie. Les investigations, qui avaient été confiées à la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Lille se sont ensuite poursuivies. Elles ont conduit au placement en garde à vue, ce mardi, de Yohan Senez, le directeur de cabinet du maire de Denain. C’est suite à la commission rogatoire délivré par le juge Chemin, en charge de l’instruction, que le directeur de cabinet a été placé en garde à vue.

Le directeur de cabinet nie

« Malgré ses dénégations, il a été mis en examen ce mercredi pour complicité d’un incendie volontaire commis en raison de la race, l’ethnie, la nation, la religion de la victime, survenu dans la nuit du 20 au 21 mars à Denain au préjudice d’un commerce tenu par une personne de nationalité roumaine », précise le procureur François Pérain dans un communiqué. D’après le parquet de Valenciennes, cette mise en examen se fonde d’une part sur l’interrogatoire par le magistrat instructeur de l’un des employés, en date du 27 avril. Ce dernier aurait indiqué « avoir organisé l’incendie criminel à la demande » du directeur de cabinet. Autre élément invoqué par le parquet, « des échanges de SMS » entre le directeur de cabinet et l’un des employés municipaux « au cours du week-end des 19 et 20 mars ».

Interdiction de paraître à Denain

Suite à cette mise en examen, le directeur de cabinet a été placé sous contrôle judiciaire. Un placement sous contrôle judiciaire assorti d’obligations. Le directeur de cabinet n’a donc dorénavant plus le droit de se rendre sur la commune de Denain ou d’entrer en contact avec des élus ou des employés denaisiens.

La Voix Du Nord

«Tu rentres dans le rang ou l’on te tue»: les SMS de l’Elysée à Duflot

La députée EELV raconte qu’un texto venu de l’Elysée lui intimait de rentrer dans le rang sinon il y aurait des conséquences. C’était il y a un an et demi. Aujourd’hui Europe Ecologie-Les Verts est en état de mort cérébrale. 

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Pour Cécile Duflot, ça ne fait pas l’ombre d’un doute, c’est François Hollande qui est responsable de l’implosion du parti vert. La preuve ? Ce SMS qu’elle a reçu le 21 janvier 2015. Un proche conseiller du président lui écrit : « Il faut qu’on te voit d’urgence« , puis, en substance, tu rentres dans le rang ou on te tue. Pourquoi ces menaces ? Parce qu’on est alors à la veille des élections départementales et que la ministre démissionnaire a choisi de faire alliance avec le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et du communiste Pierre Laurent contre le PS.

La garde rapprochée de François Hollande et de Manuel Valls lui envoient alors des messages sans ambiguïté. Jean-Marie Le Guen dénonce « la radicalisation de Duflot« . Un ami du Premier ministre accuse carrément la députée verte de « mettre en danger le pays« . Rien n’y fait, pas même ce texto menaçant venu de l’Elysée.

« Les gens n’ont pas compris que j’avais des convictions« , explique un peu bravache Cécile Duflot. Depuis, François Hollande a débauché son amie Emmanuelle Cosse, mais aussi Jean-Vincent Placé. Son groupe à l’Assemblée nationale a implosé et Cécile Duflot sait qu’elle va encore payer son franc-parler. Elle ne se fait aucune illusion, les socialistes ne lui laisseront pas sa circonscription dans le 11e arrondissement de Paris. « Dans 13 mois je serai au chômage« , annonce la députée verte sans sourciller.

France Info

L’ancienne municipalité PS accusée d’avoir fiché les musulmans

Une perquisition a été menée hier matin à la mairie de Mantes-la-Ville, par les enquêteurs de la division des affaires économiques et financières de la police judiciaire de Versailles.

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A l’origine de cette visite des policiers : une plainte adressée anonymement au parquet, dénonçant un fichage des musulmans de la commune par l’ancienne municipalité socialiste. « D’après le courrier, l’idée était d’établir un fichier afin de préparer les élections municipales  (NDLR : de 2014), précise une source proche de l’affaire. Mais en spécifiant la religion des habitants, on tombe quand même dans le fichage ethnique ce qui est illégal ».

« Je tombe des nues ! Je n’ai jamais entendu parler d’un tel fichier que je n’aurais jamais toléré ni cautionné », martèle l’ancienne maire socialiste, Monique Brochot très surprise. « Durant les campagnes électorales il est fréquent de se procurer les listes électorales auprès de l’état civil pour ensuite démarcher des électeurs bien particuliers comme des commerçants, mais il est formellement interdit de les ficher par catégorie », se défend l’ancienne maire, battue en 2014 et désormais conseillère municipale d’opposition.

Un fauteuil que Monique Brochot a perdu au profit de Cyril Nauth (FN) lors de la dernière élection municipale, à l’issue d’une campagne à l’ambiance délétère entre les différents prétendants. La maire sortante avait notamment affronté la précédente maire socialiste, Annette Peulvast, dans une lutte fratricide. A la suite de cette défaite, la ville, bastion de gauche depuis des décennies, était devenue la première commune francilienne dirigée par le Front national.

« Des enquêteurs de la police judiciaire ont effectivement procédé à une perquisition pendant plusieurs heures dans les locaux de l’hôtel de ville à la recherche de documents. La seule chose que je peux vous dire c’est que les faits sur lesquels porte l’enquête concernent la majorité précédente », s’est de son côté contenté de confirmer l’édile frontiste.

Le Parisien