Le Canada ordonne l’expulsion de Michele Torre, un immigré italien pour «criminalité grave»

L’Agence des services frontaliers du Canada a ordonné vendredi que Michele Torre, âgé de 64 ans, soit déporté vers son Italie natale vendredi prochain, le 16 septembre.

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Son avocat a indiqué au téléphone que les agents fédéraux avaient déjà un billet d’avion pour son client. Me Stéphane Handfield dénonce le fait qu’Ottawa n’ait amorcé les procédures d’extradition qu’en 2013, soit près de 20 ans après sa condamnation. Me Handfield a fait appel de la décision de l’Agence dès vendredi, et devrait obtenir une réponse lundi ou mardi.

Arrivé au Canada en 1967, Michele Torre avait obtenu rapidement le statut de résident permanent. En 1996, il avait plaidé coupable à une accusation de complot pour importation de cocaïne dans une affaire liée au clan Cotroni; il a depuis purgé une partie de sa peine de neuf ans de prison.

Me Handfield soutient qu’Ottawa aurait pu l’expulser du pays dès sa condamnation, en 1996, alors que ses enfants étaient encore jeunes. Aujourd’hui, Michele Torre devrait laisser derrière lui une femme souffrante, trois grands enfants et six petits-enfants, a déploré sa fille Nellie, en larmes.

Ottawa tente depuis 2013 d’expulser M. Torre, l’accusant de «criminalité grave et organisée».

M. Torre avait été arrêté à nouveau en 2006 lors d’une vaste opération menée contre la mafia, mais il a finalement été acquitté, non sans avoir passé trois ans en détention préventive.

La Presse

Une adolescente convertie à l’Islam expulsée de son lycée car sa robe est jugée «trop longue»

Pour la proviseure de l’établissement scolaire, il s’agit « d’un signe ostentatoire religieux ».

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K. est âgée de 16 ans et est élève au lycée Flora Tristan à Montereau-Fault-Yonne (France). La jeune fille s’est convertie à l’islam il y a un an, mais enlève toujours son voile avant de rentrer dans l’établissement scolaire. Mardi dernier, elle s’est vue refuser l’entrée de son école par la proviseure en raison de sa tenue vestimentaire, raconte l’Obs. Sa robe noire a en effet était jugée « trop longue », ce qui représente « un signe ostentatoire religieux », selon la proviseure.

Les robes longues, « un signe religieux »

La maman de K. ne comprend pas la décision du lycée. «  Ma fille, franco-portugaise, issue d’une famille catholique, s’est convertie à l’islam, oui. Je l’ai toujours accompagnée dans son choix et dans ses décisions. En début d’année, je l’ai autorisée à porter le voile, qu’elle enlève avant d’entrer en cours. Et donc elle met des robes longues pour aller à l’école  », a-t-elle déclaré à nos confrères français.

Alors que l’adolescente avait été convoquée lundi par la responsable de l’établissement, sa mère a pu brièvement s’entretenir avec la proviseure le jour des faits afin de comprendre son refus. Celle-ci s’est justifiée en affirmant que «  porter des robes longues dans un établissement public et laïc n’est pas tolérable » et qu’il s’agit «  d’un signe religieux  ». Et d’ajouter que sa fille ne pourra pas rentrer dans l’école tant qu’elle adoptera ce style vestimentaire.

« Ma fille respecte la loi »

La famille de K. ne compte pas en rester là et envisage de porter plainte. «  Ma fille respecte la loi, je respecte sa religion, il y a juste de la tolérance et du respect. Jusque-là, on ne lui avait fait aucune remarque sur sa tenue. Excepté les quelques problèmes de bavardages, c’est une fille très discrète sur sa conversion. Il faut que les gens arrêtent de faire des amalgames et de juger trop vite  », conclut la maman.

Le soir

Nice : trois octogénaires expulsés pour l’Euro 2016

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Une expulsion pour des matchs de foot. La maison des Venturino-Carabalona se trouvait sur le tracé d’une voie devant relier le bord de mer de Nice et l’un des stades de l’Euro 2016, l’Allianz Riviera. Jeudi 25 février, Jeanne, 87 ans, sa sœur Marcelle, 84 ans, et son mari Pierre, 86 ans, ont été expulsés de la villa construite par leurs parents, après quatre années de bataille judiciaire.

Les trois habitants, épaulés par un comité de soutien, se sont accrochés jusqu’au bout à leur maison, où ils vivaient depuis soixante-trois ans. La métropole affirme que cette expulsion est l’application d’une décision de justice.

Les trois personnes âgées ont quitté leur maison sans résistance jeudi matin et ont été transportées à l’hôpital, « compte tenu de leur état de santé », a indiqué le directeur départemental de la cohésion sociale à Libération. Comme le montrent ces images de France 3 Côte d’Azur, les travaux commencent pour murer les accès à la maison, qui sera vidée puis démolie.

Le Monde