Steve Maman, le businessman Juif qui prétendait sauver des Yézidis serait un escroc

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Contesté par des universitaires, des associations et des membres de la communauté yazidie, Steve Maman dit avoir des « preuves irréfutables » selon lesquelles il a bien libéré 134 femmes et enfants détenus par l’Etat islamique. Mais aucune instance officielle n’a pu les examiner.

Ce Juif Montréalais affirmait avoir libéré près de 130 femmes et enfants issues des minorités yazidies et chrétiennes, grâce à sa fortune personnelle puis par le biais d’une fondation qu’il avait créée en juin dernier: le CYCI (Liberation of Christian and Yazidi Children of Iraq). Il avait dans la foulée lancé un appel aux dons pour poursuivre ses opérations.

Amina Saeed, ancienne députée du Parlement irakien, qui a participé à la lettre, s’est montrée perplexe: «Nous lui avons demandé de nous donner la liste des personnes qu’il a sauvées mais il a refusé (…) Même quand on demande aux gens qu’il aurait sauvés, ils nous disent que ce nom ne leur dit rien».

Qu’en dit -on au «bureau du génocide», cette administration basée à Dohuk, dans les montagnes du Kurdistan irakien, qui enquête notamment sur les crimes commis par l’Etat islamique sur les Yazidis ? Steve Maman avait déclaré qu’il passait «par cette administration kurde pour officialiser la libération d’une personne et pour s’assurer de son identité grâce au registre tenu par ce bureau».

Son responsable, le juge Ayman Mustafa, explique qu’un certain nombre de victimes parvenaient à s’enfuir via des «contrebandiers» qui touchaient des rançons versées par les familles. Mais le juge assure qu’il n’a jamais été en contact avec Steve Maman ou un membre de sa fondation. De même, il n’a jamais entendu de victime ou de témoin, auditionné dans le cadre de la commission, évoquer l’organisme de l’homme d’affaires.

Il aurait aussi le soutien de Zainab Hawa Bangura, la représentante spéciale sur la violence sexuelle dans les conflits à l’ONU. Mais quand on interroge son cabinet, le démenti ne se fait pas attendre: «Nous n’apportons aucun soutien, direct ou indirect à cette ONG, n’étant pas en mesure de vérifier son activité».

En France, les observateurs restent dubitatifs. Le fondateur de l’association des Yazidis de France, Anthony Chamon, s’interroge: «Nous avons notre réseau sur place, mais aucun de nos contacts ne nous a parlé du CYCI. Pourtant, 130 libérations, ça ne passe pas inaperçu», s’exclame le jeune homme de 25 ans, Yazidi originaire du Kurdistan syrien et arrivé à Paris à l’âge de cinq ans.

Il se montre perplexe quant à la méthode utilisée par Steve Maman: «Lorsqu’on mène ce genre d’opération, le but est d’être le plus discret possible. Pourquoi est-il dans cette surmédiatisation ? En plus, il semble avoir de l’argent et doit connaître du beau monde. Il aurait très bien pu lancer une œuvre de charité plus privée, plutôt que faire un appel aux dons en ligne».

Malgré la controverse, l’activité du CYCI continue de se développer. Sur son site Internet et sur les réseaux sociaux, des pages traduites en russe et en néerlandais ont été créées afin de toucher un maximum de donateurs. Une cagnotte GoFundMe lancée en juin et fermée depuis, avait permis d’amasser plus de 445.000 euros.

France Info

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