Philippe Martinez, a menti en accusant des « islamistes » d’être responsables de la défaite de la CGT

Photo-Gilles-Rolle-REA

La CGT a-t-elle perdu les élections professionnelles en mars 2015 à Air France, parce qu’elle a « viré » des « intégristes » ? C’est ce qu’on pouvait supposer en écoutant le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, mercredi 2 décembre sur France Info. Lors de ce scrutin, la centrale avait perdu, souligne Le Monde, « sa place de premier syndicat de la compagnie aérienne ».

Le dirigeant de la CGT a fourni une explication jusque-là inédite : cette déroute était due à l’exclusion d’intégristes. Interrogé par France Info sur l’entrisme d’éventuels « islamistes » à la CGT d’Air France, il répond en effet :

« On a viré purement et simplement ce genre d’individus de la CGT, cela nous a coûté la première place aux élections, mais on a assumé cette décision. On a perdu 500 syndiqués dans l’affaire. Ils n’étaient pas tous radicaux. On parle d’intégristes islamistes. » (A écouter dans la vidéo ci-dessous, aux alentours de la 7e minute).

Secrétaire général de la CGT Air France, Miguel Fortea tombe des nues. « Oui, confirme-t-il, on a bien perdu 1 000 voix et 500 adhérents en désavouant des membres d’une section, mais cela n’a rien à voir avec des intégristes ! On les a désavoués parce qu’ils avaient des pratiques qui correspondaient plutôt à celles de la CFDT et qu’ils se faisaient les porte-parole de la direction ! » Et de marteler avec force : « Il n’y a pas eu de prosélytisme, pas d’intégrisme ! »

« C’est une connerie ! » tranche de son côté Jean-Pierre Bernasse, syndicaliste Unsa aérien, allant dans le même sens que Miguel Fortea. Pour lui, le vote s’est surtout joué sur des revendications sociales. Il précise sa pensée. « Il y a sept comités d’entreprise à Air France. Au hub de Roissy, qui est l’un d’eux et le seul sur lequel circulent des rumeurs à propos d’éventuels personnels islamistes – ce que je ne reprends pas à mon compte –, la CGT est restée le premier syndicat avec 21% des voix, juste devant FO », ne perdant pas tant de plumes que cela.

Le désaveu est surtout venu des autres comités d’entreprise, en particulier ceux où votent principalement des cadres (pilotes, personnel navigant, etc.). La CFE-CGC est ainsi devenue la première organisation d’Air France, avec plus de 18% des voix, contre 17,2% lors de la précédente élection, quatre ans auparavant. Le Monde concluait : « Les élections illustrent une montée en puissance des organisations réformistes, CFE-CGC, CFDT, FO, qui sont toutes en légers progrès. »

France TV

Julien Sanchez, maire FN condamné pour avoir insulté une enseignante

Julien Sanchez condamne FN inegibilite intication a la haine raciale insulte marine le penLe maire Front national de Beaucaire dans le Gard, Julien Sanchez, a été condamné ce mardi à 1.500 euros d’amende pour avoir injurié une enseignante dans un lycée de sa ville. Le tribunal correctionnel de Nîmes a également condamné l’élu à verser 1.000 euros à chacune des quatre parties civiles, l’enseignante, et trois émanations du syndicat.

A l’origine de cette affaire, figure un incident survenu à l’été 2014 dans un lycée de Beaucaire, lorsque des membres du conseil d’administration de l’établissement avaient refusé de saluer le maire FN puis quitté la pièce. Dans un communiqué de presse de sa ville, Julien Sanchez avait évoqué, « quelques syndicalistes sans éducation, privilégiés, aigris et sectaires, « dont le comportement n’a rien à envier à celui de racailles« .

Charente Libre

Loïc Bouzat cadre FN condamné pour diffamation

Loïc Bouzat condamne diffamation injure cgt professeur FNLoïc Bouzat responsable du Front national a été condamné ce jeudi à Narbonne (Aude) pour « dénonciation calomnieuse » d’un professeur d’histoire. L’affaire remonte à mai 2011 quand le secrétaire FN de la jeunesse de l’Aude, écrit au proviseur d’un lycée de Narbonne pour dénoncer l’enseignement d’un professeur d’histoire, responsable de la CGT et membre du PCF. Il y contestait des propos, selon lui tenus en classe, qu’il jugeait « diffamants et insultants à l’égard du Front national« . Loïc Bouzat demandait donc au proviseur que soit respectée « l’obligation de neutralité due à son métier« .

Cette lettre rendue publique sur de nombreux sites d’extrême droite, et reprise notamment sur le blog de Bruno Gollnisch, a poussé le professeur, Xavier Verdejo, à porter plainte. Renvoyée une première fois, l’affaire a donc été jugée ce jeudi au tribunal correctionnel de Narbonne.

« Un redresseur de torts »

A l’audience, l’enseignant âgé 61 ans qui se présente comme un historien de la classe ouvrière, a rapporté avoir seulement consacré « cinq minutes de l’année scolaire à Jean-Marie Le Pen et au FN« , de la création du Front national jusqu’au « choc du 21 avril » 2002. Xavier Verdejo avait également rappelé en cours comment Jean-Marie Le Pen avait déclaré que « les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la Seconde guerre mondiale » et indiqué que le fondateur du FN était « accusé d’avoir torturé en Algérie ».

Pour le procureur, le militant FN « est le redresseur de torts: il dit à un enseignant comment on doit enseigner l’histoire, il s’est mis en tort pénalement, moralement et démocratiquement« . Le parquet a ainsi réclamé une peine de deux mois de prison avec sursis.

La présidente n’est pas allée aussi loin puisqu’elle a condamné Loïc Bouzat, âgé de 24 ans, à 5.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, et 1.500 euros de dommages et intérêts. Elle l’a reconnu jugé « coupable » d’avoir diffamé le professeur sur la base de simples « sous-entendus ».

Métro News