« Sale nègre », Sébastien condamné pour injure raciale envers un pompier

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Le 12 juin 2016, à 11 h 40, il avait arrêté son véhicule devant le centre de secours de L’Isle-Jourdain pour traiter Alexandre de « sale n… ».

Les collègues du pompier avaient évité de justesse un tabassage en règle. Non sans mal, puisque le chef du centre de secours avait mis 50 minutes à calmer cet agent de sécurité incendie d’un supermarché parisien, aujourd’hui chômeur.

A la barre, Sébastien était assisté de son conseil… d’origine africaine. Et il devait faire face à l’avocat de SOS racisme, partie civile dans l’affaire, qui était lui aussi… d’origine africaine ! De quoi méditer les réquisitions du procureur à hauteur de 15 jours de prison avec sursis et 500 € d’amende. S

on avocat a défendu le mal-être de son client. « Ces faits viennent s’ajouter à un état social précaire. Je vous demande de juger l’homme derrière les propos qu’il a pu tenir. » Les juges ont retenu 500 € d’amende avec sursis et 100 € de dommages et intérêts pour SOS racisme.

La Nouvelle République

Allemagne : 600 néo-nazis font actuellement l’objet d’un mandat d’arrêt

Le nombre d’individus attirés par les groupes d’extrême-droite est en forte hausse, selon les chiffres du ministère allemand de l’Intérieur. Ce dernier se dit préoccupé par la recrudescence d’actes violents à l’encontre des migrants.

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Le site de Deutsche Welle rapporte qu’environ 600 néo-nazis font actuellement l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par la justice allemande, dont plus de 400 ont été délivrés durant la seule année 2016. Annoncé en décembre 2016 par le ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière, ce chiffre témoigne d’une «tendance préoccupante» selon ses propres mots.

Près d’une centaine de ces mandats d’arrêts sont directement liés à des actes de nature politique. Selon le dernier rapport du ministère de l’Intérieur allemand, paru fin 2016 et cité par Deutsche Welle, cela confirmerait la «recrudescence importante de la violence d’extrême-droite», dans un contexte marqué par «l’accroissement de l’agitation anti-migrants».

Russia Today

Miss France, Alicia Aylies, victime de racisme et trai­tée de “singe“

A peine élue Miss France 2017, Alicia Aylies a essuyé une volée d’in­sultes sur les réseaux sociaux. Elle est reve­nue sur cet épisode dans l’émis­sion « C l’hebdo » samedi confiant que ce n’était pas la première fois…

Miss Guyane, Alicia Aylies (L) reacts after wining the Miss France 2017 election, with former Miss France 2016 Iris Mittenaere (R), at the Arena, in Montpellier, southern France - 17/12/2016.//DAMOURETTE_142611/Credit:VINCENT DAMOURETTE/SIPA/1612181436

Notre Miss France 2017 révé­lait samedi soir au micro d’Anne Eliza­beth Lemoine dans C l’hebdo qu’elle n’a pas été éton­née des insultes racistes que son sacre a engen­drées le 17 décembre dernier sur les réseaux sociaux.

Ce n’est pas la première fois qu’A­li­cia en est victime confiait-elle à une Anne-Eliza­beth conster­née d’en­tendre que lors de l’élec­tion de la jeune fille au titre de Miss Guyane elle avait été compa­rée à « des singes ou d’autres choses… ».

« On ne s’y habi­tue pas », ajou­tait-elle douce­ment, certi­fiant : « cela ne m’at­teint pas… j’au­rais pu être blonde ou rousse, cela aurait été la même chose ».

Gala

Au premier jour de son procès, Breivik fait un salut nazi

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L’extrémiste de droite norvégien Anders Behring Breivik, auteur d’une tuerie qui a fait 77 morts en 2011, a ouvert mardi le procès en appel sur ses conditions de détention en faisant à nouveau un salut nazi, s’attirant un rappel à l’ordre des juges.

Dans une décision qui avait provoqué la stupeur, notamment parmi les proches des victimes, l’Etat norvégien –qui a fait appel– avait été condamné en première instance en avril 2016 pour traitement « inhumain » et « dégradant » en violation de l’article 3 de la Convention européenne des Droits de l’Homme.

En prison, l’extrémiste âgé de 37 ans dispose de conditions confortables avec trois cellules où il peut regarder la télévision, jouer aux jeux vidéo ou encore utiliser des appareils de musculation mais la juge avait notamment pointé son isolement prolongé –il est détenu à l’écart des autres prisonniers depuis cinq ans et demi pour des raisons de sécurité– et l’insuffisance des mesures mises en place pour compenser ce régime sévère.

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USA : Dylann Roof condamné à mort pour avoir assassiné 9 paroissiens noirs dans une église

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L’Américain Dylann Roof a été condamné mardi à la peine de mort, sans avoir exprimé de regrets ni d’excuses pour avoir tué neuf paroissiens noirs d’une église de Caroline du Sud en 2015, une tuerie qui avait choqué la planète.

Le jeune homme de 22 ans, qui a assuré lui-même sa défense ces derniers jours, a écouté l’énoncé du verdict sans trahir d’émotion.

Les 12 jurés, à l’unanimité, sont tombés d’accord sur les facteurs aggravants en ce qui concerne ses homicides, sans trouver de circonstances atténuantes bénéficiant à l’accusé.

La Voix de l’Amérique

Depuis 2014, plus de 400 élus FN sur 1 500 ont claqué la porte du parti

C’est un phénomène politique à lui tout seul et qui n’est pourtant pas beaucoup relayé : l’hémorragie de démissions des élus Front national depuis les municipales de 2014. Pourquoi le parti d’extrême droite, arrivé en tête aux deux dernières élections, voit-il ses élus claquer la porte par centaines ?

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Le chiffre est impressionnant, puisqu’il représente 28% des élus FN, selon un décompte de l’AFP. En deux ans, le « premier parti de France » a donc vu 400 de ses élus envoyer leur mandat aux orties et quitter le parti. Quelque chose semble ne pas fonctionner correctement au sein du Front national, entre les annonces pré-électorales de campagne, puis la réalité du terrain et la pratique du pouvoir.

14 municipalités françaises sont dirigées par le Front national aujourd’hui, et le bilan de l’action politique du parti d’extrême droite n’est pas encore effectué, mais la stratégie de sa présidente est clairement établie : démontrer que son parti est parfaitement en mesure de gouverner… grâce au bilan de son action locale.

La fuite d’élus en cours n’est donc pas faite pour conforter ce discours du parti « aux mains propres, qui ne s’entre-déchire pas et sait agir au plus près des besoins des gens » que le FN — par la voix de Marine Le Pen — tente d’imposer.

Le Front national est un parti d’extrême droite, et il n’est pas un parti politique comme les autres : que ce soit dans ses propositions ou dans sa gestion du pouvoir, la formation de Marine Le Pen est singulière dans le paysage politique français. Au point de ne pas pouvoir conserver plus d’un quart de ses « fraîchement élus » locaux.

TV5

2 jours après être sortie de prison, Bruno insulte et menace de mort des policiers

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Lundi en comparution immédiate, un homme de 45 ans est jugé pour des violences dans un bus à Wambrechies le 6 septembre dernier, des outrages et menaces de mort contre des policiers à Lille, quand il a été contrôlé jeudi en état d’ivresse à la gare Lille-Flandres puis arrêté.

Il était sorti de prison, deux jours avant. Ainsi, la vie de Bruno Demanghon est une succession d’allers et retours en détention et les quinze mentions sur son casier judiciaire sont souvent liées à des dérapages à cause de son alcoolisme.

Il insulte copieusement un agent de Transpole

l y a d’abord cet épisode dans un bus le 6 septembre : ivre, Bruno Demanghon importune une jeune fille puis insulte copieusement un agent de Transpole qui s’est porté à son secours. Jeudi, après s’être laissé conduire sans problème jusqu’au commissariat, l’homme se déchaînera sans raison ni mesure contre des policiers au moment de sa garde à vue.

Les insultes sont telles que face au tribunal, Bruno Demanghon refuse d’abord de les reconnaître : «  J’ai insulté mais pas à ce point-là…  » Puis il finit par dire : «  Peut-être que l’alcool m’a retourné le cerveau… Je ne m’en souviens plus.  ». Me Bertrand Bauchot en défense ira dans le même sens : «  Quand il est alcoolisé, son comportement le dépasse.  » Le procureure Frédéric Amegadjie met le prévenu face à ses responsabilités : «  Que vous buviez est votre affaire. Ce qui est désolant, c’est votre incapacité à ne pas commettre d’infraction.  » Le tribunal le suivra dans ses réquisitions. Bruno Demanghon est condamné à dix mois de prison avec mandat de dépôt.

La Voix du Nord