République tchèque: la multiplication des milices paramilitaires d’extrême droite inquiète

odin

Il y a déjà eu dans le passé en République tchèque des tentatives, par des formations d’extrême-droite, de mettre en place quelques groupes paramilitaires, destinés à semer la terreur dans les quartiers à majorité tzigane, surtout.

Mais contrairement à la Slovaquie voisine, ou à la Hongrie par exemple, où les défilés de gardes néo-nazis en uniforme sont fréquents, l’extrême-droite xénophobe est restée politiquement très marginale en République tchèque.

Le phénomène a pris de l’ampleur depuis la crise migratoire, et les médias locaux parlent aujourd’hui de 2 500 personnes déjà rassemblées en quelques mois dans des dizaines d’organisations paramilitaires locales, dont plusieurs dans la capitale, Prague.

Seulement 415 demandes d’asile seulement cette année en République tchèque. C’est un peu paradoxal, mais cela n’empêche pas les leaders de ces milices paramilitaires de jouer sur la peur et de motiver leurs troupes pour « stopper l’arrivée de centaines de milliers de terroristes musulmans ».

Le discours est très islamophobe. Certains de ces groupes d’extrême-droite ont trouvé l’inspiration plus au Nord, en se baptisant les « Soldats d’Odin », dans la lignée de la formation du même nom fondée en Finlande l’année dernière par un néo-nazi.

Les meneurs de ces nouvelles milices sont contre leur gouvernement, mais aussi contre l’Union européenne et contre l’Otan. En fait, ils affichent surtout leurs liens avec la Russie et avec les milices pro-russes d’Ukraine. Cela fait dire à certains commentateurs à Prague que ces mouvements paramilitaires sont en train de devenir la « cinquième colonne » de Poutine au sein de l’Union européenne.

RFI

Trump accusé d’agression sexuelle, une ex-employée sort du silence

Nouvelle polémique autour de Donald Trump. Alors que le milliardaire vient tout juste d’obtenir l’investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle américaine, une maquilleuse qui avait porté plainte contre lui pour tentative de viol en 1997 a décidé de sortir du silence. Près de 20 ans après les faits, Jill Harth s’est confiée dans une interview au Guardian. Elle avait commencé à travailler pour lui en 1992. À l’époque, elle affirme avoir subi les avances insistantes de Donald Trump lors d’une soirée dans le manoir de l’homme d’affaires en Floride.

« Il m’a poussée contre le mur de la chambre, m’a tripotée et a de nouveau essayé de soulever ma robe. J’ai dû lui dire : Qu’est-ce que tu fais ? Arrête ! C’était choquant de sa part de faire cela parce qu’il savait que j’étais en couple avec George et il savait qu’il était dans la pièce d’à côté avec les autres », a-t-elle raconté dans les colonnes du Guardian. Jill Harth avait déposé une plainte en 1997 avant de la retirer quelques jours plus tard. Traitée de menteuse par la famille Trump, elle a aujourd’hui décidé d’engager une avocate. « Personne ne m’a défendue, c’est pour ça que je prends la parole. Vous pouvez me croire ou non, mais j’ai vécu un enfer et je dois le revivre aujourd’hui », a déclaré Jill Harth.

Trois victimes ?

Une prise de parole qui tombe mal pour le candidat républicain à la Maison-Blanche, qui tente, après plusieurs mois de provocations, d’édulcorer ses discours pour fédérer le plus d’Américains possible autour de sa candidature. D’autant que ce cas pourrait ne pas être isolé. Fin juin, le Huffington Post américain évoquait la présence dans un dossier d’une inconnue qui aurait porté plainte contre Donald Trump en 1994 pour viol, alors qu’elle n’était âgée que de 13 ans au moment des faits.

Deux affaires qui viennent s’ajouter aux confessions de la première femme de Donald Trump, Ivana Trump, dans un livre dans lequel elle décrivait certains de leurs rapports sexuels en expliquant qu’elle s’était « sentie violée ». À court terme, cela pourrait bien embarrasser le candidat républicain dans sa course à la Maison-Blanche.

Le Point

 

Lyon: Une cinquantaine de militants pro-palestiniens arrêtés pour des t-shirt « Boycott Israël »

Le Collectif Palestine 69 a annoncé l’arrestation d’une cinquantaine de ses membres ce vendredi soir alors qu’ils terminaient un pique-nique organisé sur les berges du Rhône, à hauteur du pont de la Guillotière. En fin de soirée, seul un militant n’avait pas été relâché. 

Le mobile de l’arrestation proviendrait du slogan de leur tee-shirt, appelant au boycott d’Israël. Une cinquantaine de membres du Collectif Palestine 69 ont été interpellés ce vendredi soir sur les berges du Rhône à hauteur du pont de la Guillotière. Le pique-nique auquel ils participaient avait pourtant été « autorisé par la préfecture », selon les termes de leur communiqué.

Tee-shirts « Boycott Israël »

Le tort des militants aurait été le port de tee-shirts siglés d’un « Boycott Apartheid Israël ». Un message jugé discriminant d’un point de vue économique par la législation française.

La cinquantaine de militants interpellés, selon les chiffres du collectif, a été conduite en car au commissariat Marius Berliet, dans le 8e arrondissement. En fin de soirée, un seul membre du collectif n’avait pas été relâché. Les charges ont été abandonnées contre tous les autres individus interpellés.

Dans une vidéo des interpellations, certains militants font part de leur mécontentement. Les restrictions concernant le droit de boycott sont régulièrement critiquées comme une entrave à la liberté d’expression.

Lyon Capitale

Un village Palestinien de 167 habitants pourrait être rasé par israël

Après neuf ans de bataille judiciaire, un village palestinien pourrait disparaître si la justice israélienne décidait d’en expulser les 167 habitants afin de sauvegarder, selon elle, un site archéologique.

Capture d’écran 2016-07-24 à 01.52.20.png

Les familles de Khirbet Zannouta vivent dans l’attente d’une décision de la Cour suprême israélienne, qui pourrait intervenir prochainement, sur le sort de leur petit village du sud de la Cisjordanie.

Ces paysans tentent de survivre dans des maisons construites de bric et de broc, faites de grosses pierres, tôle, pneus et terre battue, à côté d’abris pour les chèvres.

Ces habitations de fortune ont été construites à proximité des grottes et des caves où les nomades palestiniens troglodytes vivaient encore il y a quelques années.
L’Etat israélien réclame leur évacuation car, a-t-il fait valoir devant la justice, « Khirbet Zannouta est un site archéologique et la présence d’habitants peut avoir un impact sur le site; il faut donc qu’ils quittent les lieux ».

Le village se trouve dans la zone dite « C », les 60% de la Cisjordanie qui, depuis les Accords d’Oslo de 1993, sont placés sous occupation de l' »armée israélienne ».
Le commandement militaire israélien y décide donc de l’aménagement du territoire et délivre, au compte-gouttes, les permis de construire. Mais aussi les ordres de destruction.
Le dossier est ouvert depuis neuf ans. La justice a ordonné aux autorités israéliennes et aux représentants de la défense de négocier. Mais, faute d’accord, c’est à la Cour suprême de trancher.

– Dynamite et archéologie –

Rachad al-Tal, le chef du village âgé de 65 ans, est « né ici avant 1967 » et le début de l’occupation par Israël de la Cisjordanie. « Nous vivions dans une grotte et nous faisions sept kilomètres à pied pour aller à l’école à Dahriya », la ville la plus proche, raconte-t-il à l’AFP, alors que, derrière lui, sa fille bat du lait pour en faire du caillé.

« Dans les années 1970, nous avons commencé à nous construire des maisons et à accumuler les amendes que nous envoyait le commandement militaire » israélien, rapporte-t-il. « Nous avons présenté tous les actes de propriété de nos terres, et demandé des permis de construire. En 2007 nous avons obtenu un avis interdisant à l' »armée » de détruire toute construction en échange de quoi nous avions interdiction de construire quoi que ce soit de plus ».

« Ils ne veulent pas que nous améliorions nos conditions de vie, ils veulent que nous quittions nos terres pour les donner ensuite aux colons », dénonce Rachad al-Tal.
Le chef du village tend le doigt vers Mitarim, une zone industrielle dans une colonie à moins d’un kilomètre. Pour la construire, assure-t-il, « ils ont fait exploser la montagne à la dynamite ». « Qui peut prétendre se soucier d’archéologie et faire une chose pareille?« , fait-il mine de s’interroger.

Contactées par l’AFP, les autorités israéliennes ont refusé de faire des commentaires, indiquant que leur position avait été présentée devant la justice.

 

« Nous avons consulté des experts israéliens en archéologie qui ont affirmé que la présence d’habitants ne contrevenait pas à celle de vestiges historiques« , affirme Sharona Eliahu-Chai, avocate de l’Association pour les droits civiques en Israël (ACRI) qui défend les habitants de Khirbet Zannouta.

 

Le Parisien

Trump: Pointer l’islam du doigt et idéaliser le christianisme est une abjecte hypocrisie

Évoquant les nombreuses félicitations qu’il a reçues après le massacre d’Orlando pour avoir eu raison sur l’islamisme radical, Donald Trump a une nouvelle fois insisté sur le fait que ce qui a tué des gens au Pulse n’était pas un fusil d’assaut, mais l’islamisme radical, parce qu’au dernier étage de la Trump Tower, ça ne peut pas être les deux.

tumphate.jpg

Le monde de Donald Trump est en effet binaire. C’est tout l’un ou tout l’autre. Soit c’est un fusil d’assaut qui tue, soit l’islamisme radical, mais pas les deux. Dans ce monde, une seule religion peut être mauvaise et par conséquent, le christianisme c’est le bien et l’islam, c’est le mal. Le christianisme est pacifique et l’islam est violent. Le christianisme est tolérant et l’islam intolérant. Tous deux ne peuvent être que tout l’un ou tout l’autre, un schéma immuable et gravé dans le marbre en terme de comportements de leurs fidèles respectifs.

Cette vision du monde est partagée par des gens qui soutiennent Trump comme par d’autres, qui ne le soutiennent pas. En termes religieux, nous pourrions qualifier cette vision de «manichéenne», une vision binaire entre la lumière et les ténèbres, le bien et le mal. Mais il convient de se souvenir que ce terme a été à l’origine utilisé pour décrire une religion dont l’influence s’étendait de la Perse jusqu’à l’Afrique de l’Est et du Nord romaines au IIIe siècle après Jésus-Christ, une religion qui a fortement influencé les premiers chrétiens.

Si «manichéen» a aujourd’hui une connotation négative, c’est parce que le manichéisme a été considéré comme une hérésie par l’Église catholique, et qui devait donc être éradiquée du monde chrétien. Et de la manière la plus brutale qui soit: les adeptes de la vision manichéenne du christianisme virent tous leurs biens confisqués et furent mis à mort, même s’ils s’étaient convertis à la vraie foi chrétienne, pour peu qu’ils aient conservé des liens avec des manichéens. Même Saint-Augustin appela à des persécutions les plus énergiques à leur endroit.

Le christianisme, une religion d’amour?

La raison pour laquelle je vous parle des manichéens, c’est que je suis lasse d’entendre Bill Maher et Donald Trump expliquer que l’islam est intrinsèquement violent. Je suis plus lasse encore d’entendre affirmer que le christianisme est intrinsèquement pacifique. J’ai assisté maintes fois à ce genre de débat, et même lors d’une soirée où Laura Ingraham demandait aux autres participants de lever les mains s’ils pensaient que l’islam était une religion morbide. La plupart des convives (conservateurs sur le plan politique) levèrent les mains avant de m’expliquer en long en large et en travers comment, à l’inverse de l’islam, le christianisme était intrinsèquement une religion d’amour.

L’Église chrétienne s’est montrée impitoyable avec les personnes dont la foi déviait du canon religieux, torturant et immolant les hérétiques par le feu.

Si ces affaires ne sont que des perversions du christianisme, comme certains l’affirment, ou l’effet du hasard, alors pourquoi ne pas étendre ce mode de pensée jusqu’à la conquête du Proche-Orient par les musulmans ou, oserai-je la comparaison, à Daech? Il n’est pas possible d’un côté de s’appuyer sur des exemples historiques pour affirmer qu’une religion est intrinsèquement violente et balayer ensuite d’un revers de la main les exemples équivalents dans l’histoire du christianisme en affirmant qu’ils ne sont que l’exception qui confirme la règle.

Les Croisades sont, aujourd’hui encore, une plaie ouverte au sein du monde musulman, mais il est également facile d’oublier les massacres commis par les croisés contre les Juifs d’Europe. De manière répétée, en traversant l’Europe pour se rendre en Terre sainte, les croisés ont massacré les Juifs sur leur passage. Ils les réunissaient dans des synagogues avant d’y mettre le feu. Les croisés ont tué tant de Juifs au nom de la foi chrétienne que les Croisades ont porté le coup démographique le plus terrible à la communauté juive d’Europe avant l’Holocauste. Un Holocauste qui, rappelons-le gentiment au passage, s’est déroulé il y a soixante-dix ans au cœur de l’Europe chrétienne et civilisée.

Une histoire récente

Si vous ne croyez pas ce que je vous raconte sur la brutale répression des chrétiens manichéens, lisez donc ce passage qui lui est consacré dans l’encyclopédie catholique (une publication qui «chronique les accomplissements des artistes, éducateurs, poètes, scientifiques et hommes d’action catholiques dans leurs différentes provinces»). L’Église chrétienne s’est montrée impitoyable avec les personnes dont la foi déviait du canon religieux, torturant et immolant les hérétiques par le feu.

Lorsque Martin Luther eut l’idée d’afficher ses thèses sur la porte d’une église, donnant involontairement naissance à une nouvelle forme de christianisme, il en résulta des centaines d’années de guerre ouverte ou larvée entre chrétiens, chacun répandant sans compter le sang des autres en étant fermement convaincu d’être les plus fidèles à la parole du Christ. Il ne s’agit pas d’une histoire ancienne: les violences entre protestants et catholiques ont continué d’ensanglanter l’Irlande chrétienne jusqu’à la fin du XXe siècle.

«L’islam radical est anti-femme, anti-gay et anti-Américain, a déclaré Donald Trump le 13 juin dernier. Je refuse de laisser l’Amérique devenir un endroit où les gays, les chrétiens et les juifs sont la cible des persécutions et des intimidations de la part d’islamistes radicaux qui prêchent la haine et la violence.»

Trump tente ainsi de démontrer que les adeptes de l’islam radical (quels qu’ils soient) seraient si mal à l’aise face à ceux qui ne partagent pas leur foi qu’ils ne pourraient pas faire autrement que de se montrer violent contre eux. L’islam radical peut, en effet, ressembler à cela, et même davantage, mais le bilan du christianisme n’est pas meilleur.

Persécutions et intimidiation

Prenons par exemple l’inquiétude formulée par Trump de voir les juifs «devenir la cible de persécutions et d’intimidation». Voilà qui est fort émouvant, mais au cours des 2.000 dernières années, avant que des pays musulmans ne se mettent à expulser leurs populations juives en 1948 après l’occupation de la Palestine, les juifs ont été les cibles constantes de persécutions et intimidations –pour le dire gentiment– de la part des chrétiens.

Dans les pays musulmans, la vie quotidienne des juifs, qui faisaient certes face à de nombreuses restrictions, devaient porter des vêtements particuliers et faisaient face à des flambées sporadiques de violence, était bien moins sanglante que dans l’Occident chrétien civilisé. Il y a tant d’exemples que le pourrais mentionner –des chrétiens massacrant des juifs accusés d’être responsables de la peste; le fait que le mot ghetto vienne des quartiers fermés dans lesquels les juifs étaient contraints de vivre à Venise au Moyen-Âge; les pogroms durant lesquels l’Église Orthodoxe russe encourageait ses ouailles à massacrer les juifs incroyants.

Je pourrais vous parler des phénomènes modernes, comme ce troll pro Trump, qui me désigne régulièrement comme «assassin du Christ»

Et si, à votre goût, nous remontons un peu trop loin dans l’histoire, pensez donc au mois de juillet 1988, millénaire de la conversion de la Russie: Moscou bruissait de rumeurs évoquant la possibilité d’un pogrom pour célébrer l’avènement du christianisme en Russie et que la police donnait les adresses des Juifs. (C’est cette année-là que ma famille a décidé de fuir la Sainte Russie.)

Et si Trump s’inquiète de voir les Juifs victimes de persécutions de la part de «prêcheurs islamistes radicaux», ce n’est pas des musulmans radicaux que j’ai peur aux États-Unis, en tant que juive. Certes, le monde musulman peut déborder de haine et d’antisémitisme, mais la haine et l’antisémitisme que je subis quotidiennement ne vient pas des musulmans. Ils viennent des supporters blancs et chrétiens de Trump.

Je souhaiterais donc plutôt le voir se préoccuper de la persécution de journalistes juifs par ses propres soutiens, dont certains mélangent sans complexes les symboles chrétiens, les références au white power et des menaces violentes dans leurs communications. Mais Trump ne règle pas ce problème, et ne les désavoue certainement pas. Il a même affirmé n’avoir «aucun message» à leur adresser. Il ne s’intéresse qu’aux musulmans radicaux.

Regarder Trump et la droite chrétienne montrer du doigt l’homophobie de l’Islam est proprement renversant. Si une communauté de ce pays a démontré son opposition aux gays, c’est bien celle des chrétiens conservateurs qui, depuis des décennies, diffusent leur haine des gays.

L’appel à la haine

Un pasteur chrétien que l’on a beaucoup vu aux côtés de Bobby Jindal, Mike Huckabee et Ted Cruz a ainsi déclaré récemment que, selon la Bible, les homosexuels «méritent la peine capitale».

Et pourtant, juste après le massacre d’Orlando, certains Chrétiens ont pris soin de nous dire ce qu’ils pensaient de ces gays tués au Pulse. Un prêcheur chrétien a ainsi posté un sermon vidéo dans lequel il s’est réjoui du massacre d’Orlando en déclarant notamment que «la bonne nouvelle, ce que l’on compte désormais 50 pédophiles de moins dans ce monde car, vous savez, ces homosexuels sont une bande de pervers abjects et de pédophiles».

Nous avons également eu droit aux très ardents American Christians qui tracent un lien explicite entre christianisme et armes à feu, qui s’achètent des armes sans compter tout en vouant une immense admiration aux belliqueux sarrasins. Dans les faits, la violence et l’intolérance dont les chrétiens conservateurs font preuve, non seulement à l’égard des éléments les plus radicaux, mais à l’encontre de tous les adeptes d’une religion, ressemble aussi étrangement que fortement au type de violence et d’intolérance dont ils accusent les Musulmans de faire preuve.

Mi-juin, nous avons «fêté» le triste anniversaire du massacre commis par Dylann Roof, qui massacrait neuf personnes au milieu d’un cours d’étude de la Bible à Charleston, en Caroline du Sud. Avant qu’il ne commette son crime, il avait rédigé un manifeste déclarant son allégeance à la cause des suprémacistes blancs et désigné le Council of Conservative Citizens, qui affirme adhérer aux «valeurs et croyances chrétiennes» comme une source majeure d’inspiration et d’information. Selon certains, Roof venait d’une famille qui se rendait régulièrement à l’Église et se rendait dans des camps d’été chrétiens. Roof a-t-il tué ses coreligionnaires parce qu’il était dérangé ou parce que le Christianisme est violent?

 

Un peu de nuance!

Aucune religion n’est intrinsèquement violente. Aucune religion n’est intrinsèquement pacifique. Les religions, toutes les religions, sont avant tout une question d’interprétation et c’est souvent de cette interprétation que peut naitre la beauté ou la laideur – ou, le plus souvent, pour peu que nous soyons assez mûrs pour émettre des pensées nuancées, quelque chose entre les deux?

Slate

#AttentatNice : The Sun trouve inapproprié qu’une présentatrice voilée soit devant la caméra

Le tabloïde britannique The Sun s’est interrogé sur la présence à l’écran d’une présentatrice portant un hijab pour parler de l’attentat de Nice sur Channel 4.

36620EE700000578-3695416-image-a-20_1468842474497.jpg

Dans un article accompagné d’un tweet, le journaliste de l’édition Kelvin MacKenzie a demandé aux lecteurs s’ils trouvaient approprié « qu’une femme voilée soit devant la caméra alors qu’un autre massacre était commis par un musulman« . Selon lui, un tel choix revient à « confier la couverture du conflit israélo-palestinien à un juif orthodoxe ».

Les propos du journaliste ont provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, dont de nombreux utilisateurs les ont qualifiés d' »honteux », « haineux » ou « xénophobes ». Face à l’indignation des internautes, The Sun a finalement supprimé le tweet promouvant l’article controversé.

La présentatrice voilée s’appelle Fatima Manji. Elle travaille pour Channel 4 depuis quatre ans et apparaît régulièrement lors des bulletins d’information.

La chaîne d’information a de son côté réagi en estimant que les propos de Kevin MacKenzie « relevaient de l’incitation à la haine religieuse ».

Sputnik News

Une européenne convertie à l’islam et sa fillette menacées de mort par des automobilistes

Après l’attentat de Nice, certaines haines ont ressurgi. Une Saint-Quentinoise d’origine européenne, convertie à l’islam et voilée, en fait l’amère expérience.

1131882911_B979263822Z.1_20160721164449_000_GDE78PROD.3-0

Deux balades à vélo ont tourné court pour cette jeune mère de famille. Elle s’est convertie à l’islam il y a huit ans et porte le voile. Samedi 16 juillet, alors que la Saint-Quentinoise et sa fille de 18 mois arrivent sur le parvis de la gare et attendent de traverser au passage piéton, une voiture s’arrête sur ledit passage. «  Il y avait deux hommes à l’intérieur qui m’ont regardé très méchamment  », déplore la jeune femme qui préfère rester anonyme. «  Dès que je sors, au minimum, on me regarde de travers… Il y a eu les attentats de Paris. Maintenant l’attentat de Nice…  »

Le lendemain, dimanche 17 juillet, la jeune mère est avec son autre fille. Elles viennent de traverser le parc d’Isle, toujours à vélo. À Rouvroy, une voiture s’arrête. Deux hommes pointent leurs doigts en simulant un pistolet. Ils crient «  Pan  ». Une fois vers la mère, une autre vers la fille. « Quand c’est comme ça, on pense au pire. Je fais en sorte que mes filles ne voient pas ce qui se passe… Comme lorsque je me fais insulter sur le chemin de l’école et que je chatouille ma fille pour qu’elle ne se rende compte de rien.  »

La jeune femme de 25 ans sort systématiquement voilée. Un choix qu’elle a fait quelques années après sa conversion en 2008. Installée sur son canapé, dans l’appartement d’un quartier populaire de Saint-Quentin, elle explique sans complexe. « Je ne me suis pas convertie pour faire plaisir à mon mari. Il ne m’a jamais demandé de porter le voile. C’est un choix  », assure-t-elle. La Saint-Quentinoise a rencontré son mari, maghrébin d’origine, quand elle avait 17 ans. «  Il parlait beaucoup de religion avec ses amis. J’ai voulu connaître la religion de l’homme avec qui j’étais. » Elle s’est convertie. Son mari en est le dernier averti. «  Dans l’islam, tel que je le vois et tel qu’il est, j’ai trouvé des valeurs de calme et de paix. J’étais en guerre avec moi-même à cette époque. Ça m’a apporté une paix intérieure et une autre vision du monde.»

Suite à l’attentat de Nice, une nouvelle ambiance pesante s’est installée. «  Nous vivons la double peine. Je suis écœurée de tout ce qui se passe. Autour de moi, il n’y a pas un musulman qui s’en réjouit. Et, dans la rue, nous devons marcher la tête baissée comme si nous étions coupables. »

Pourtant la Saint-Quentinoise ne veut pas se victimiser. «  J’ai l’impression que pour les femmes voilées d’origine européenne, c’est encore pire. Les converties font encore plus peur. » Pour elle, beaucoup de malentendus viennent de la méconnaissance : «  Ce serait mieux de venir discuter plutôt que de lancer des regards méchants. »

Sur la plage, mardi midi, un témoin a entendu les commentaires désobligeants allant bon train sur la femme voilée avec ses enfants qui ne faisaient que se promener. Sur cette même plage, une des filles a reçu un gâteau de la part d’une passante. «  Ça m’a fait tellement plaisir. Ce n’est qu’un petit geste, je ne compte plus moi-même tous les gâteaux que j’ai donné à des enfants mais là, ça m’a vraiment fait chaud au cœur

L’Union

Une quinquagénaire voilée dépose son sac dans une parfumerie, le centre commercial évacué

L’histoire est évidemment à lire dans le contexte d’inquiétude et de vigilance qui règne en France depuis quelques jours et quelques mois… Ce jeudi, le centre commercial Carrefour d’Auchy-les-Mines a été complètement évacué pour une fausse alerte, à cause d’un faux colis suspect. Les démineurs ont été appelés, la police s’est rendu sur place, des personnes ont été entendues au commissariat. 

sans_titre_3_1

A l’origine, un malentendu. Une femme voilée, âgée d’une cinquantaine d’années selon La Voix du Nord, fait ses courses dans la galerie marchande, puis entre dans une parfumerie Nocibé. Un commerce qu’elle fréquente régulièrementElle demande à une vendeuse si elle peut déposer son sac de courses près de la caisse. La vendeuse, qui ne connaît pas cette cliente habituée, accepte. Mais elle pense que c’est juste le temps de faire ses courses… dans Nocibé. En fait, la quinquagénaire, elle, part tranquillement faire ses courses à Carrefour.

Du coup, le temps paraît bien long à la vendeuse qui, ne voyant pas revenir la cliente, finit par trouver le sac suspect. elle appelle les agents de sécurité qui préviennent la police, qui alerte les démineurs.

Le quiproquo entraîne l’évacuation du centre commercial. Heureusement, rapidement, en entendant un appel au micro, la cliente se manifeste auprès des policiers et leur indique que le sac lui appartient. Il ne contient que des vêtements et des chaussures. Fausse alerte. La venue des démineurs est annulée, les clients peuvent retourner dans le magasin.

La cliente quinquagénaire, originaire de Douvrin, est gênée et désolée de ce qui s’est passé. Elle est quand même emmenée au commissariat pour être entendue. Les policiers ont pu vérifier qu’il n’y avait bien aucune intention malveillante. Les vendeuses de Nocibé ont également été auditionnées. L’affaire de la fausse alerte d’Auchy-les-Mines en reste là…

France 3

Agressions sexuelles: le président de Fox News contraint de démissionner avec une prime de 40 millions de $

Le co-fondateur et directeur de Fox News Roger Ailes a dû démissionner face à des accusations d’agression sexuelle sur des journalistes de la chaîne. Le vice-président actuel de la chaîne Rupert Murdoch prendra la place laissée vacante.

57920655c46188573b8b4592

La démission de Roger Ailes, déposée le 21 juillet, fait suite à des accusations formulées par l’ancienne présentatrice de Fox News Gretchen Carlson, ainsi que par d’autres employées. Rupert Murdoch, président exécutif de la 21st Century Fox, deviendra le président-directeur général de Fox News à la suite de cette démission.

Gretchen Carlson a porté plainte contre Fox News, affirmant qu’elle avait été licenciée pour avoir refusé de coucher avec Roger Ailes, en qualifiant en sus l’environnement de travail de discriminatoire. Au moins six autres femmes ont aussi accusé leur supérieur d’avoir eu un comportement similaire au cours de sa longue carrière.

«Toi et moi aurions dû avoir une relation sexuelle il y a bien longtemps, et tu aurais été bonne et meilleure, et j’aurai été bon et meilleur. […] Parfois les problèmes sont plus faciles à régler ainsi», aurait déclaré Roger Ailes à Gretchen Carlson, selon la plainte déposée par celle-ci. La présentatrice a été par la suite rétrogradée dans une émission moins regardée, a vu son salaire réduit, avant d’être finalement licenciée.

L’homme de 76 ans a démenti les accusations, mais la 21st Century Fox a néanmoins décidé, après avoir étudié les faits, que Roger Ailes ne pouvait être maintenu à son poste, moyennant une prime de départ de 40 millions de dollars. 

RT

Des élus votent contre la fermeture de mosquées, le FN diffuse leurs coordonnées sur le Net

JULIEN-LEONARDELLI.jpg

Plusieurs cadres du FN ont relayé jeudi 21 juillet la liste des députés qui ont voté contre deux amendements identiques relatifs à la fermeture des mosquées salafistes, lors de l’examen du projet de loi relatif à l’état d’urgence le 19 juillet. Le Lab vous avait expliqué pourquoi il était faux de pointer l' »irresponsabilité » des députés PS qui ont voté contre : tout ce que proposaient les amendements était déjà prévu par la loi.

En Haute-Garonne, la situation ne s’est pas calmée depuis jeudi. Car le secrétaire départemental FN Julien Leonardelli a diffusé les coordonnées des députés PS de son département en invitant les internautes à les contacter.

Christophe Borgel y a vu un « appel à s’en prendre aux parlementaires », voire un appel à la « haine ». Le numéro trois du PS confie vendredi à France 3 Midi-Pyrénées :

Il suffit de lire les tweets de ceux qui relayent cet appel pour voir à quel point ils suintent la haine. La haine de l’autre, de celui qui est différent, qu’il soit musulman ou socialiste. Si cette haine devait se traduire d’une manière ou d’une autre pour mes collaboratrices, je vous tiendrai M. Leonardelli pour personnellement responsable.

Ce qui n’a pas tardé puisque la députée Martine Martinel explique dans la nuit de vendredi à samedi, sur sa page Facebook, que son « compte Twitter est inondé de messages pétris de haine, de racisme et de menaces« . « Telles sont les méthodes » du Front national », déplore l’élue sociaiste, justifiant qu’elle « vote les textes nécessaires au combat contre le terrorisme » sans toutefois jouer « la surenchère populiste ».

De son côté, le Front national rétorque que les coordonnées des députés sont « accessibles à tous depuis le site de l’Assemblée nationale », que donc la polémique est « artificielle ». Dans son communiqué, Julien Leonardelli se défend de tenir des propos qui « suintent la haine » comme l’en a accusé Christophe Borgel. Il assure demander simplement que « les élus de la République […] rendent des comptes à celles et ceux qui les ont élus ».

Le Lab

L’Académie de Bordeaux propose aux collégiens d’écrire un discours antisémite pour Hitler

nazi_0

Se mettre dans la peau d’un rédacteur de discours pour Hitler. Voilà le joli sujet proposé par l’Académie de Bordeaux aux élèves de troisième.

Dans la consigne, un professeur écrit « Le Führer, en colère, vient de commander à Joseph Goebbels un discours à faire entendre aux troupes, sur le front, afin de les galvaniser. Le ministre de la propagande vous demande d’élaborer ce discours en insistant sur les enjeux idéologiques et territoriaux de cette bataille pour l’Allemagne national-socialiste. »

Suit un extrait antisémite et complotiste de Mein Kampf pour servir de base à la construction du discours: « Si le Juif, grâce à sa religion marxiste, arrive à vaincre les autres peuples de ce monde, sa couronne sera la couronne funéraire de l’humanité et la planète évoluera dans l’univers, comme elle le fit il y a des millions d’années, sans êtres humains. »

Six autres outils (carte, affiche…) sont mis à disposition des élèves.

« C’est maladroit, reconnaît l’Académie de Bordeaux, par la voix de Michel Roques, inspecteur pédagogique régional d’histoire, interrogé par Le HuffPost. C’est pourquoi nous avons décidé de supprimer cet exercice de notre site ce vendredi 22 juillet au matin, depuis que plusieurs personnes s’en sont émues. »

L’exercice était sur le site depuis le 14 novembre 2014. Mais ce sont des appels téléphoniques passés par plusieurs journalistes ce vendredi matin qui ont poussé l’Académie à retirer l’exercice.

Huffington Post

Arielle François, élue LR, poste une citation qui assimile les musulmans a des chiens

Arielle François musulmnas boudhiste chiens

Arielle François fait scandale sur le réseau social Twitter. Vendredi soir, l’élue compiégnoise a publié la photo d’un moine bouddhiste accompagné de cette citation : «Vous pouvez être plein de gentillesse et d’amour, vous ne pouvez pas dormir à côté d’un chien enragé. Si nous sommes faibles, notre pays deviendra musulman». Une citation pleine de «sagesse» selon l’élue. Sauf que le moine bouddhiste auteur de cette phrase est Ashin Wirathu, un homme condamné à 25 ans de prison pour incitation à la haine contre les musulmans et surnommé le «Hitler de Birmanie».

«Je ne connais pas cet homme, je me suis dit que c’était un sage comme beaucoup de bouddhistes, plaide Arielle François. Je ne savais pas qui il était, mais j’ai aimé cette citation». Cette dernière est en tout cas été dénoncée par la Licra qui «déposera une plainte» et par la ministre Laurence Rossignol. La mairie de Compiègne, elle, n’a pas souhaité faire de commentaires.

Le Parisien

Mort d’Adam Traoré: 22 secondes sur TF1/dans le 20h de France 2, l’information n’existe pas

Adama traoré

En regardant les JT hier soir, j’ai crû rêver. Alors j’ai repassé en replay pour être sûre de ce que j’avais entendu et vu, et de ce que je n’avais ni vu ni entendu. Et non, je n’avais pas rêvé. Sur la presse web, sur Twitter, sur Periscope, sur les chaînes d’information aussi, toute la journée de mercredi, cette information était l’une des plus traitées, si ce n’est la plus traitée : la mort d’Adama Traoré.

Ce jeune homme noir de 24 ans originaire de Beaumont-sur-Oise, dans le Val d’Oise, est décédé mardi soir, dans des circonstances encore très troubles, après une interpellation par les gendarmes de Persan, une commune voisine. Selon le procureur de la République, Yves Jannier, Adama Traoré a été arrêté après être “allé au contact” des gendarmes qui procédaient à l’arrestation de son grand frère Baguy Traoré dans le cadre d’une affaire “d’extorsion de fonds et d’agression à domicile”. Pourtant dans les éditions de 20h des deux grands JT de TF1 et de France 2, soit le sujet n’a purement et simplement pas existé, soit il s’est transformé en une banale brève de faits divers. Circulez, y a rien à voir.

Lorsque je me branche sur TF1, j’espère et je m’attends à un traitement journalistique conséquent. D’abord, parce que la veille, après l’annonce du décès d’Adama Traoré, des échauffourées ont éclaté à Beaumont-sur-Oise. Les images de voitures qui brûlent, la télé adore ça. Ca n’a pas raté : ce sont ces images, amateurs, que TF1 a choisir de montrer.

Puis, parce que ce mercredi, les amis et proches d’Adama, une trentaine de personnes environ, se sont rendus à la mairie de Beaumont-sur-Oise où une conférence de presse du préfet devait avoir lieu. Ils souhaitaient avoir des explications sur la mort de leur camarade et surtout avoir une réponse à une question : où se trouve le corps d’Adama Traoré qui, au moment où j’écris ces lignes, n’a toujours pas été remis à la famille? La conférence de presse du préfet n’a pas eu lieu, le représentant de l’Etat n’étant jamais venu, mais les proches d’Adama en ont profité pour prendre la parole devant la presse. Des propos forts ont été tenus, relayés sur Twitter.

Puis le groupe s’est rendu devant la gendarmerie de Persan. Ils y ont organisé un sit-in scandant “Justice pour Adama et improvisé un rassemblement avant d’être chargés et aspergés de gaz lacrymogène par les gendarmes. Pour toutes ces raisons, je me dis que TF1 va sûrement consacrer un sujet. Début du JT. Longue page sur les conséquences de l’attentat de Nice et l’enquête. Il est 20h13. Toujours rien. Sujet sur un traitement contre la sclérose en plaques. 20h19. Sujet de 2 minutes 13 sur ces métiers difficiles d’exercer quand il fait chaud. C’est sûr, il n’y aura donc rien sur la mort du jeune homme, que ça ne peut pas arriver après un sujet sur la canicule. Et bien si.

Lire la suite sur Bondy Blog

Attentat de Nice : À ceux qui vantent le « modèle » israélien

Israeli flag seen in front of burned barricade in settlement of Katif in Gush Katif bloc of Jewish settlements.  An Israeli flag is seen in front of a burned barricade in the settlement of Katif in the Gush Katif bloc of Jewish settlements, in the southern Gaza Strip, August 21, 2005. Israeli forces marched into a cluster of Jewish enclaves in Gaza on Sunday to remove tearful settlers and complete the evacuation of the biggest settlement bloc in the occupied territory. REUTERS/Goran Tomasevic - RTRL6W4

Avec inconscience ou avec d’inavouables arrière-pensées, on ne sait pas. Toujours est-il que nombreux sont les médias qui, depuis le massacre de Nice, donnent en exemple de résilience au terrorisme le « modèle » israélien. Tous ne le font pas de la même façon. Rendons justice au correspondant du Monde qui prend soin de rappeler le contexte colonial du conflit israélo-palestinien. Mais, la plupart s’en tiennent à une approche apparemment « technique ».

Les Echos, le JDD, France 2, France Inter (avec l’ex-porte parole de l’armée israélienne), entre autres, suggèrent que la France devrait s’inspirer d’Israël. On voit bien là toute l’ambiguïté du concept de terrorisme. Que ce soit Daech, un psychotique alcoolique et délinquant, ou un Palestinien dont on vient de détruire la maison et les terres cultivables pour cause d’extension coloniale, c’est du pareil au même. On retrouve là le discours colonial que l’on a bien connu pendant la guerre d’Algérie quand les militants du FLN étaient tous des « terroristes ».

Inconsciemment ou non, les promoteurs du modèle israélien amalgament une révolte violente contre une injustice, et des actes de terreur sans cause immédiate. La révolte contre un État en infraction constante avec le droit international peut bien sûr être condamnée quand elle est aveugle et vise des innocents, mais la condamnation ne peut pas se faire sans en rappeler le contexte politique et historique : la colonisation massive à laquelle se livre le gouvernement israélien.

En Israël, l’antiterrorisme le plus efficace consisterait à cesser la colonisation et à entamer une négociation pour la reconnaissance d’un État palestinien souverain. Ce à quoi se refuse totalement Benyamin Netanyahou. On ne peut pas s’émouvoir des conséquences quand on est soi-même la cause.

Le discours pseudo-technique est également effrayant. On peut vanter l’efficacité des barrières métalliques devant les abris bus dans les rues de Jérusalem, mais il est plus difficile de faire l’éloge du « mur », comme certains le font. Si cet édifice géant, qui atteint parfois huit mètres de haut, est un obstacle à l’entrée de Palestiniens en Israël, il est aussi et d’abord un instrument de colonisation qui empiète massivement sur le territoire palestinien, isole les villages des terres cultivables, et sert de prétexte à la destruction d’habitations. Autrement dit, ce mur, présenté dans quelques uns de nos médias comme un instrument de la lutte anti-terroriste, est surtout une cause de révolte. Le « mur » symbolise à lui seul toute l’ambiguïté du modèle israélien d’anti-terrorisme.

Lire la suite sur Politis

Facebook, Twitter… Les propos racistes se banalisent face au laxisme des modérateurs

Twitter, YouTube et Facebook vont être assignés en référé par SOS Racisme

Les discours racistes et de haine sont de plus en plus banalisés sur le Web, les mouvements qui en font l’apologie profitant de l’absence de sanctions pour y diffuser leurs messages : ce sont les conclusions d’une étude européenne publiée ce vendredi à Barcelone.

L’enquête qui a été menée dans cinq pays européens (Italie, France, Espagne, Roumanie, Royaume-Uni) dénonce notamment « la passivité » des médias sociaux face à ces discours dont la diffusion semble se renforcer, comme les partis extrémistes qui en font la promotion. « Internet a représenté un saut qualitatif pour beaucoup de choses, y compris la diffusion de discours de haine », a expliqué lors d’une conférence de presse Miguel Pajares.

Les enquêteurs ont notamment dénoncé auprès de Facebook cent commentaires racistes trouvés sur le réseau social numéro un et seulement neuf ont été éliminés. Selon eux, Facebook a indiqué que les autres ne remplissaient pas les critères pour être supprimés. Parmi ces commentaires, certains appellent à tuer des musulmans ou à envoyer les juifs dans des camps de concentration.

Chaque pays a une population cible privilégiée : les Gitans en Roumanie, les Arabes en France, les immigrés au Royaume-Uni, selon les auteurs. « Les gens ne dénoncent pas, car cela ne marche pas. Ces mécanismes ne sont pas efficaces […] les messages restent et continuent à promouvoir ces idéologies », a déploré Olga Jubany.

Le Point

Munich: le terroriste fier d’être «doublement aryen» admirait Hitler et haïssait les Turcs et les Arabes

La tuerie de Munich du 22 juillet qui a fait neuf morts a été présentée par les autorités comme le geste de folie d’un jeune forcené qui était suivi pour des problèmes psychiatriques. Cinq jours après, le 27 juillet, le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung avance l’hypothèse qu’il s’agissait plutôt d’un acte raciste.

368A7DBA00000578-0-image-a-32_1469304762221

Les enquêteurs de la police confirment que David Ali Sonboly, âgé de 18 ans, ne faisait pas partie d’un groupe d’extrême droite, mais supposent qu’il avait un fort penchant pour les idées racistes. Selon des proches, il admirait Adolf Hitler et considérait le fait d’être né le même jour que le dictateur comme un honneur. Né en Allemagne d’une famille iranienne, il se disait fier d’être «doublement aryen», l’Iran étant considéré par les tenants de l’aryanité comme le «berceau aryen». Il haïssait particulièrement les Turcs et les Arabes, «éprouvant un sentiment de supériorité envers eux».

Selon le quotidien, ce n’était donc probablement pas un hasard si toutes ses victimes, résidant à Munich ou aux alentours, avaient des origines étrangères (turques, kosovares, grecques et hongroises). Il avait 300 munitions sur lui, mais ne semble avoir visé que des personnes visiblement d’origine étrangère.

Deuxième indice, l’altercation avec un riverain pendant la tuerie où il criait qu’il était allemand et né en Allemagne et pestait contre les «Turcs de merde». Un dernier indice renforçant la thèse d’un terroriste d’extrême droite est le choix de la date : il a commis son acte le jour du cinquième anniversaire de l’attentat du Norvégien Anders Behring Breivik, auteur du massacre de 77 personnes, qu’il prenait comme modèle.

Libe


D’obédience chiite, David Ali Sonobly s’était converti au christianisme

Si la religion n’a joué aucun rôle dans son projet, l’auteur de la fusillade était manifestement en recherche d’identité. Thomas de Maizière a indiqué que ce musulman d’obédience chiite s’était récemment converti au christianisme, d’où l’ajout du prénom David.

Le Parisien


David S, le tueur de Munich, n’a pas de lien avec Daech mais avec Breivik selon la police

Aucun lien avec le groupe djihadiste Etat islamique n’a été retrouvé. Les enquêteurs ont notamment établi un lien « évident » entre la fusillade et le tueur norvégien Anders Behring Breivik.

La police allemande a indiqué samedi pencher pour la piste d’un « forcené » afin d’expliquer la fusillade de Munich (sud) qui a fait neuf morts et affirmé n’avoir trouvé aucun lien avec le groupe djihadiste Etat islamique.

« Nous avons trouvé des éléments montrant qu’il se préoccupait des questions liés aux forcenés » auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux, a déclaré le chef de la police de Munich. Des éléments ont été découvert montrant que le Germano-Iranien avait suivi de près l’attaque à la hache du 19 juillet

Les enquêteurs ont notamment établi un lien « évident » entre la fusillade et le tueur norvégien Anders Behring Breivik, a annoncé samedi le chef de la police de Munich, Hubertus Andrâ.

Selon la police, il a probablement tendu un piège à un certain nombre des victimes en « piratant » un compte Facebook, afin de les attirer sur les lieux de la tuerie.Le chef de la police a indiqué qu’il s’agissait d’un jeune homme de 18 ans, David S. (selon les médias allemands).Fils d’un chauffeur de taxi, il est né et a grandi en Allemagne et fréquentait une école de la ville.

Les Échos



Trois turcs, trois Kosovars et un Grec tués.

Le ministère kosovar des Affaires étrangères a confirmé la mort de trois de ses ressortissants. Le ministère turc a lui aussi annoncé qu’il comptait trois victimes originaires de Turquie, d’où est originaire la première communauté immigrée d’Allemagne. Une septième victime serait grecque, sans que l’on en sache davantage sur son identité.

Europe  1


D’après le tabloïd Bild, le tueur de Munich utilisait une photo de Breivik comme avatar sur l’application de messagerie Whatsapp.

France TV


« Nous avons trouvé des éléments montrant qu’il se préoccupait des questions liées aux forcenés » auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux, a précisé le chef de la police de Munich, Hubertus Andrä.

Après la tuerie, il s’est donné la mort d’une balle dans la tête. Dans son sac à dos, les enquêteurs ont retrouvé environ 300 munitions, suggérant qu’il avait à l’origine l’intention de tuer un nombre encore beaucoup plus important de personnes.

Selon une source policière citée par l’agence DPA, il était un fan de jeux vidéos de guerre et, plus symptomatique, un admirateur d’un jeune Allemand de 17 ans qui avait perpétré un massacre dans son école près de Stuttgart en 2009.

L’OBS