Australie: la première députée musulmane du pays, menacée de mort après le discours raciste d’un ministre

A la suite des explications du ministre fédéral australien de l’Immigration, Peter Dutton sur les musulmans libanais, la première députée musulmane du pays, Anne Alu a commencé à recevoir des menaces de mort.

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Dutton avait indiqué hier au parlement : « La réception des musulmans libanais en Australie est l’erreur de l’ancien Premier ministre australien Malcolm Fraser ». Il avait suscité des réactions de partis politiques, défenseurs des droits de l’homme, associations de migrants, églises et établissements musulmans.

Les propos du ministre jugés racistes et discriminatoires, ont été condamnés. Le Premier ministre Malcom Turnbull et le gouvernement ont défendu Dutton en disant qu’il avait fait allusion non pas à tous les musulmans libanais mais ceux impliqués dans des actes criminels.

A la suite des explications de Dutton, les fractions extrémistes n’ont pas tardé à passer à l’action.

La députée musulmane d’origine égyptienne Anne Aly qui avait accédé au Parlement fédéral pour la première fois après les législatives de juillet, a déclaré recevoir des menaces de mort sur les réseaux sociaux.

Mme Aly qui est la députée de l’Australie occidentale du Parti ouvrier australien, a dit recevoir des menaces de mort pour elle et sa famille après les déclarations de Dutton sur les musulmans d’origine libanaise.

« Je ne me préoccupe pas pour moi mais il y a des menaces qui visent ma famille. Quelqu’un dit ‘vouloir tuer ma famille’. Où sont mes droits ? » a-t-elle demandé lors d’une conférence de presse à

La police fédérale australienne a lancé une enquête sur les menaces contre la députée musulmane et sa famille.

TRT

«Je n’aime pas les nègres, retourne chez toi», Gilles agresse et menace de mort un vigile du tribunal

Propos racistes, injures, menaces de mort, rébellion : l’homme de 57 ans, qui s’en est pris à un employé du tribunal, mardi, a été condamné ce jeudi

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Sept policiers escortaient le prévenu, ce jeudi, lors de sa comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bergerac. Un dispositif surdimensionné ? Pas vraiment, car cet homme de 57 ans montrait tout les signes d’une colère non maîtrisée. Les faits qui lui étaient reprochés le prouvent, de même que l’audience.

Mardi, Gilles Oger s’est présenté au palais de justice car il affirmait vouloir se pourvoir en cassation. Au lieu de se soumettre aux contrôles d’usage, il a passé le portique de sécurité qui a sonné. Un vigile qui effectuait un remplacement l’a repoussé, lui demandant de respecter les consignes. Les insultes ont plu. 

L’homme étant noir, elles ont tout de suite pris un tour raciste : « Je n’aime pas les nègres », « Je n’aime pas les noirs », « Retourne chez toi », « Retourne dans ta forêt ». Elles ont ensuite viré à la menace : « Si tu dis un mot, je te fracasse ta sale tête de noir. »

Alertés, les policiers sont rapidement arrivés et ont essayé de le calmer. Mais le quinquagénaire s’est rebellé, et a tenté de donner un coup de tête à l’un d’eux. Il s’est pris des coups de poing en retour. Finalement maîtrisé, il a été placé en garde à vue. 

Une vingtaine de condamnations

En effet, il a déjà été jugé 22 fois, avec une vingtaine de condamnations à la clé, pour de nombreuses violences, vols aggravés, rebellions, insultes, menaces de mort, dénonciations frauduleuses, conduites en état d’ivresse, trafic de stupéfiants, et même un braquage pour lequel il a écopé de huit ans en cour d’assises.

A l’audience de ce jeudi, il n’était toujours pas calmé. Refusant de se faire représenter par un avocat, il a commenté chaque mot prononcé par le président du tribunal, lui coupant la parole et criant au complot.

Les réquisitions du parquet ont été émaillées d’autres sorties, mais à voix basse, comme : « Après, on s’étonne qu’il y ait des actes terroristes en France. »

Il n’a pas fallu longtemps au tribunal pour délibérer. En dix minutes, son avis été fait : Gilles Oger aura bien un an de prison ferme à effectuer dès la sortie de l’audience.

Sud Ouest

En lien direct avec Jeanne d’Arc, Nicolas menace de mort une juge

En septembre, furieux d’une décision du juge des enfants de Dunkerque concernant son autorité parentale, Nicolas va sur le compte Facebook du magistrat pour poster : «  Le peuple exterminera la franc-maçonnerie, sale p… de juge et toi avec  ».

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Durant la même période, à Lille, il s’en prendra aux services sociaux qui suivent son dossier, débarquant dans les locaux de l’UDAF (Union départementale des associations familiales) pour menacer d’exterminer le personnel.

En comparution immédiate, mercredi, il s’explique : «  Je voulais prévenir la juge qu’elle était manipulée par le diable. Dieu m’a dit directement qu’elle irait en enfer. J’ai peur de ce qui l’attend en enfer. Même Dieu m’a dit que ça lui était insupportable de savoir qu’elle allait souffrir des millions d’années.  » Nicolas assure qu’il entend des voix. «  Mais c’est des messages d’amour  », précise-t-il. Puis : «  Il y a un archange dans la salle, il vient de me caresser les joues. Vous, vous ne le voyez pas, car il est sur un autre plan  », dit-il aux juges qui jettent un œil au plafond. Mais point d’ange, en effet. Regrette-t-il ses agissements ?

« Mon avocat, c’est Dieu »

«  Mon avocat, c’est Dieu  », lâche-t-il. Me Debeugny, commis d’office, en est flatté. Mais il admet que ses pouvoirs terrestres sont limités. « Jeanne d’Arc vient souvent me voir. La dernière fois, elle a collé ses seins contre moi pour me dire  : «Je serai avec toi jusqu’au bout»  ». Puis d’évoquer le complot franc-maçon : «  Ils ont mis un micro dans ma tasse, chez moi.  ».

Peu importe, puisque tout cela se réglera devant le Tout-puissant. C’est sainte Thérèse de Lisieux qui le lui a dit, car elle vient le visiter de temps à autre. Dans ce dossier, l’expert psychiatre a conclu à une altération du discernement. Nicolas a écopé de deux mois de prison avec sursis mise à l’épreuve. Et une injonction de soins psychiatriques, faut-il le préciser.

La Voix Du Nord

George Tron : une ex-collaboratrice de l’ancien secrétaire d’État, qui l’a accusé de viol serait menacée de mort

Selon « Le Parisien », une des deux ex-collaboratrices de l’ancien secrétaire d’État, qui l’a accusé de viol et d’agression sexuelle, aurait reçu à son domicile plusieurs courriers très menaçants.

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Alors que Georges Tron, actuel maire de Draveil (Essonne), est appelé à comparaître devant les assises pour viol et agression sexuelle, une de ses deux ex-collaboratrices, qui a porté plainte contre lui, aurait reçu chez elle des menaces de mort au début du mois d’octobre, selon les informations du Parisien.

« Le procès va arriver alors si tu veux pas avoir des problèmes, tu arrêtes de faire des problèmes et c’est mieux pour toi », aurait menacé l’auteur d’un premier courrier manuscrit. Dans une autre lettre, la menace se précise : « On sait où tu habites et on peut te fumer et tes enfants aussi ». Des menaces qui auraient été illustrée par un dessin de cercueil.
L’avocat de la plaignante a indiqué que sa cliente était « terrée chez elle », terrorisée par ces courriers mortifères. « Ma cliente s’est installée loin de Draveil et a repris son nom de jeune fille. Quelqu’un a malgré tout eu accès à son hall d’immeuble protégé par un code. C’est ce qui l’inquiète le plus », a précisé son avocat. Malgré cela, cette femme a de nouveau porté plainte contre le maire de Draveil : « La première a été classée devant l’absence de possibilité d’identifier l’auteur. J’espère que l’enquête va cette fois aboutir », a-t-il ajouté.

Le procès de Georges Tron devrait avoir lieu avant septembre 2017, soit après les législatives pour lesquelles il a été investi par le parti Les Républicains.

 RTL

Manu la terrorise et menace d’égorger ses enfants

Avec son Manu, elle en a bavé, Lisa (*)  ! Le premier week-end d’octobre, elle a erré des heures comme une âme en peine dans les rues de Savigny-sur-Braye, fuyant les visites explosives à son domicile d’un homme qu’elle a aimé mais dont elle ne veut plus. Elle a tendu le dos sous les insultes cuisantes.

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Elle a serré les dents lorsqu’il a menacé d’égorger sa fille et d’en finir avec son « pété de gamin ». Elle a même fini aux urgences de Saint-Calais pour faire attester quelques hématomes éclos sous les coups, là où la chair est la plus tendre.

Le tribunal a, au final, condamné le prévenu à dix mois de prison dont quatre ferme avec deux ans de mise à l’épreuve et obligation de soins.

La Nouvelle République

Féjus : «Tu pues l’Arabe» «Que le FN aille te violer» Insaf Rezagui menacée de mort et de viol par la Fachosphère

La secrétaire du PS de Fréjus, aspirante candidate à la 5e circonscription législative du Var, a reçu des messages d’intimidation la menaçant de mort et de viol, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire, a indiqué le parquet de Draguignan.

Mme Insaf Rezagui a été destinataire de messages haineux, violents et menaçant de la part d’un individu et on a ouvert une enquête préliminaire pour le localiser et l’entendre », a indiqué vendredi le procureur de Draguignan, Ivan Auriel. 

France 3


« Que le FN aille te violer dans ce cas. Je vais leur dire d’y aller volontiers ». Voici le type de message reçu cette semaine par Insaf Rezagui, la secrétaire PS de la ville de Fréjus. Cette étudiante en droit international de 21 ans a porté plainte.

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Deux jours de menaces à répétition. Mardi et mercredi dernier, Insaf Rezagui, une jeune militante au Parti socialiste et déjà secrétaire du parti dans sa ville, à Fréjus, a reçu une dizaine de messages injurieux sur sa messagerie Facebook. L’auteur, un certain M. Meyer, est recherché par le parquet de Draguignan. France Bleu Provence a contacté Insaf Rezagui pour recueillir son témoignage.

« Débile mentale », « bientôt morte »

« Tu pues l’Arabe« , « La première fois et seule fois que je t’ai vue sur Fréjus j’ai pigé cash que tu étais une grande débile mentale » ou encore « Cesse la moindre publication sur Facebook ma petite adolescente car crois moi que toi tu es bientôt morte ». En quelques heures, les insultes étaient de plus en plus violentes et injurieuses.

« Je ne pensais pas, en m’engageant au Parti socialiste pour lutter contre l’idéologie du rejet, que je serais victime de tels propos et de telles menaces« , a précisé Insaf Rezagui sur sa page Facebook. Des menaces de viol particulièrement violentes, aussi.

« Violentes et inqualifiables » d’après la secrétaire du PS à Fréjus, ces menaces « s’inscrivent dans le climat de tension et de haine qui règne dans le Var depuis quelques temps maintenant« .

France Bleu

Dossier Tabou : le maire de Sevran porte plainte contre 2 maires FN pour menaces de mort

L’émission « Dossier Tabou : l’islam en France, la République en échec », lors de laquelle Bernard de la Villardière s’est intéressé à Sevran n’en finit pas de susciter la polémique. Mais cette fois, c’est à la justice que le maire, Stéphane Gatignon (UDE), s’en remet. Il vient de déposer plainte contre deux cadres du Front national, David Rachline et Steeve Briois, respectivement maires de Fréjus et d’Hénin-Beaumont, pour menaces et provocation à la haine.

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En cause : les messages diffusés par des internautes sur les comptes Facebook des deux frontistes dans la foulée de l’émission. « Une belle ordure à exterminer avec le reste », « démission du maire qui a vendu son âme aux mécréants salafistes. Une petite bombe sur l’école le dimanche quand les responsables sont réunis. Et une bastos pour le maire »… La déferlante de haine a envahi les réseaux sociaux au point de bloquer les serveurs de la ville.

« Ce sont des menaces et des provocations d’une extrême gravité, des appels directs à attenter à ma personne », écrit l’élu dans la plainte, des centaines de captures d’écran à l’appui. Des messages qui à l’évidence ne figurent plus sur les comptes Facebook des intéressés. « Le FN cherche à faire de Sevran un laboratoire pour son action de stigmatisation ethnique » déplore le maire dans une déclaration de 4 pages aux habitants. « On ne peut pas dire n’importe quoi sur les réseaux sociaux, et même si les messages sont ensuite effacés », commente Me Bem, un avocat spécialiste des réseaux sociaux.

Sollicités par téléphone, Steeve Briois n’a pas donné suite. Quant à David Rachline, son cabinet a fait savoir qu’il n’était pas joignable en journée.

Le Parisien

Une européenne convertie à l’islam et sa fillette menacées de mort par des automobilistes

Après l’attentat de Nice, certaines haines ont ressurgi. Une Saint-Quentinoise d’origine européenne, convertie à l’islam et voilée, en fait l’amère expérience.

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Deux balades à vélo ont tourné court pour cette jeune mère de famille. Elle s’est convertie à l’islam il y a huit ans et porte le voile. Samedi 16 juillet, alors que la Saint-Quentinoise et sa fille de 18 mois arrivent sur le parvis de la gare et attendent de traverser au passage piéton, une voiture s’arrête sur ledit passage. «  Il y avait deux hommes à l’intérieur qui m’ont regardé très méchamment  », déplore la jeune femme qui préfère rester anonyme. «  Dès que je sors, au minimum, on me regarde de travers… Il y a eu les attentats de Paris. Maintenant l’attentat de Nice…  »

Le lendemain, dimanche 17 juillet, la jeune mère est avec son autre fille. Elles viennent de traverser le parc d’Isle, toujours à vélo. À Rouvroy, une voiture s’arrête. Deux hommes pointent leurs doigts en simulant un pistolet. Ils crient «  Pan  ». Une fois vers la mère, une autre vers la fille. « Quand c’est comme ça, on pense au pire. Je fais en sorte que mes filles ne voient pas ce qui se passe… Comme lorsque je me fais insulter sur le chemin de l’école et que je chatouille ma fille pour qu’elle ne se rende compte de rien.  »

La jeune femme de 25 ans sort systématiquement voilée. Un choix qu’elle a fait quelques années après sa conversion en 2008. Installée sur son canapé, dans l’appartement d’un quartier populaire de Saint-Quentin, elle explique sans complexe. « Je ne me suis pas convertie pour faire plaisir à mon mari. Il ne m’a jamais demandé de porter le voile. C’est un choix  », assure-t-elle. La Saint-Quentinoise a rencontré son mari, maghrébin d’origine, quand elle avait 17 ans. «  Il parlait beaucoup de religion avec ses amis. J’ai voulu connaître la religion de l’homme avec qui j’étais. » Elle s’est convertie. Son mari en est le dernier averti. «  Dans l’islam, tel que je le vois et tel qu’il est, j’ai trouvé des valeurs de calme et de paix. J’étais en guerre avec moi-même à cette époque. Ça m’a apporté une paix intérieure et une autre vision du monde.»

Suite à l’attentat de Nice, une nouvelle ambiance pesante s’est installée. «  Nous vivons la double peine. Je suis écœurée de tout ce qui se passe. Autour de moi, il n’y a pas un musulman qui s’en réjouit. Et, dans la rue, nous devons marcher la tête baissée comme si nous étions coupables. »

Pourtant la Saint-Quentinoise ne veut pas se victimiser. «  J’ai l’impression que pour les femmes voilées d’origine européenne, c’est encore pire. Les converties font encore plus peur. » Pour elle, beaucoup de malentendus viennent de la méconnaissance : «  Ce serait mieux de venir discuter plutôt que de lancer des regards méchants. »

Sur la plage, mardi midi, un témoin a entendu les commentaires désobligeants allant bon train sur la femme voilée avec ses enfants qui ne faisaient que se promener. Sur cette même plage, une des filles a reçu un gâteau de la part d’une passante. «  Ça m’a fait tellement plaisir. Ce n’est qu’un petit geste, je ne compte plus moi-même tous les gâteaux que j’ai donné à des enfants mais là, ça m’a vraiment fait chaud au cœur

L’Union

« Je vais te tirer dessus, venir chez toi, égorger ta femme », Sébastien menace de mort un policier et sa famille

POLICE

Sébastien Schnellzauer, 40 ans, toxicomane et alcoolique récidiviste, a très largement passé les bornes ce soir-là.  C’était évidemment le cas ce soir-là dans sa cage d’escalier du Haut-du-Lièvre, lorsque s’étant emparé d’un pistolet, trouvé, prétend-il au sous-sol, il s’est mis à tirer partout.

Ses voisins du douzième, étaient la cible de ses tirs, ou plutôt et heureusement, seulement la porte close de son appartement. Mais l’intéressé eut la peur de sa vie. Bien entendu, les voisins avaient appelé la police, laquelle, avec les précautions d’usage (il a tiré à quatre reprises) a réussi à désarmer et interpeller Sébastien.

Ce qui l’a rendu plus furieux encore. S’en prenant à l’un des policiers, il se lança dans une tirade glaçante : « Je vais te tirer dessus, venir chez toi, égorger ta femme, je sais que tu as un gamin de trois ans et blond. » Le policier visé blêmit, d’autant qu’il a pris au passage un violent coup de pied du furieux. Et on ajoute bientôt « menaces de mort » à la liste de la prévention. Là encore, l’actualité fraîche fait frémir.

« C’est un fonctionnaire, on vise sa famille, son enfant dont l’âge et la couleur de cheveux correspondent », dit le président Haouy. « Quelqu’un est au courant de la vie privée de cet agent. C’est inquiétant, on sait que ça peut aller loin… » Le procureur Nativel requiert dix mois de prison et le maintien en détention.

« Je jure que je vous ai dit la vérité » a-t-il noté avant d’être toutefois condamné à huit mois de prison, mais sans maintien en détention, avec une peine aménageable. Plus 300 € de dommages et intérêts au policier menacé.

Est Republicain