Soutien de Trump: un ancien responsable du KKK, candidat au Sénat américain

Partisan de la suprématie blanche, ancien cadre du Ku Klux Klan et soutien affiché de Donald Trump, David Duke a annoncé vendredi qu’il briguait un mandat pour représenter, au Sénat américain, la Louisiane, État du sud profondément divisé par les tensions raciales.

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L’annonce intervient après plusieurs semaines de troubles et de violences dans la capitale de Louisiane, Bâton-Rouge, qui ont culminé avec les assassinats de trois policiers le week-end dernier par un ancien combattant qui cherchait apparemment à venger les brutalités policières contre la communauté noire.

«Je crois dans l’égalité des droits pour tous et le respect pour tous les Américains. Cependant, ce qui me différencie, c’est que je demande également le respect des droits et de l’héritage des Américains d’origine européenne», affirme David Duke dans une vidéo.

«Nous devons arrêter l’immigration massive et, je pense, le nettoyage d’une population dont les ancêtres ont créé l’Amérique», avance le républicain.

David Duke, 66 ans, a officialisé sa candidature au lendemain de la convention républicaine qui a intronisé Donald Trump comme candidat du parti à la Maison-Blanche pour l’élection du 8 novembre.

Dans sa vidéo, celui qui avait apporté en février son soutien au milliardaire populiste, effleure certains thèmes chers à l’homme d’affaires.

«La révolution arrive aux États-Unis pour les vrais gens, la vaste majorité des Américains», lance-t-il.

«Je suis ravi de voir que Donald Trump et la plupart des Américains s’approprient les questions que je soulève depuis des années», ajoute David Duke.

Le président de l’antenne du parti en Louisiane, Roger Villere, s’est opposé à sa candidature «dans les termes les plus forts», précisant que «David Duke est un criminel condamné et un imposteur empli de haine qui n’incarne pas les valeurs du parti républicain».

David Duke est l’une des figures de l’extrême droite américaine, ancien responsable du Klan et négationniste de l’Holocauste, qui a accompli un mandat à la Chambre des représentants de Louisiane entre 1989 et 1993.

En 1991, il avait échoué à obtenir le fauteuil de gouverneur de l’État, mais avait toutefois glané plus de la moitié du vote blanc dans une Louisiane ultraconservatrice.

Tva Nouvelle

Etats-Unis : un musulman expulsé d’un avion après la remarque raciste d’une hôtesse

Un musulman a été débarqué d’un vol d’American Airlines après qu’une hôtesse de l’air ait annoncé son nom dans les hauts parleur de l’avion, son numéro de siège et déclaré qu’elle le surveillerait.

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Alors que Mohamed Ahmed Radwan avait embarqué sur un vol d’American Airlines à Charlotte, en Caroline du Nord, l’hôtesse a pris le micro et déclaré : «Mohamed Ahmed, siège 25 A : Je vous ai à l’œil

L’employée n’a fait aucune annonce concernant d’autres passagers. Le passager a demandé à l’hôtesse pourquoi elle avait fait cette annonce et elle lui aurait répondu qu’il était «trop sensible».

Mohamed Radwan est alors allé se plaindre auprès de deux autres employés de la compagnie, qui lui ont demandé de quitter l’avion car il mettait l’hôtesse de l’air «mal à l’aise».

Incapable de régler ce contentieux avec la compagnie American Airlines, le conseil des relations islamo-américaines (CAIR) a porté plainte auprès du ministère américain des Transports.

«Au vu de la montée continue des crimes racistes et de la rhétorique anti-musulmans aux Etats-Unis, ce genre de conduite blessante ne devrait pas être tolérée par nos compagnies aériennes nationales, qui doivent transporter toutes les personnes sans discrimination», peut-on lire dans la missive.

En réponse, une porte-parole d’American Airlines a publié un communiqué affirmant que la compagnie avait bien été contactée par le CAIR et, après avoir étudié le dossier, conclu «qu’aucune discrimination n’avait eu lieu». L’entreprise ajoutant «ne pas tolérer les comportements racistes et discriminatoires parmi ses employés».

RT

Financement de la campagne 2012 : Le parquet réclame un procès contre le FN pour escroquerie

Leader of the French far-right National Front (FN) party, Marine Le Pen speaks during a press conference focused on regional elections in Nanterre, outside Paris, on February 17, 2015. AFP PHOTO / JACQUES DEMARTHON

Le parquet de Paris a demandé le renvoi en procès du Front national et de deux de ses dirigeants dans le cadre de l’enquête sur le financement des campagnes présidentielle et législatives de 2012.

Parmi les personnes pour lesquelles un renvoi en procès est demandé figurent le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, pour recel d’abus de biens sociaux, et un de ses vice-présidents Jean-François Jalkh, notamment pour escroqueries.

Si les juges d’instruction suivent ces réquisitions, le FN sera jugé pour complicité d’escroqueries dans le cadre des législatives de 2012 et recel d’abus de biens sociaux.

Les juges d’instruction soupçonnent le FN, qui a été mis en examen en septembre, le micro-parti Jeanne, géré par des proches de Marine Le Pen, et le principal imprimeur du mouvement, Riwel, d’avoir mis en place un système d’enrichissement frauduleux avec de l’argent public

Selon le scénario des enquêteurs, Riwal aurait surfacturé les prix de kits de campagne (tracts, affiches…) vendus aux candidats, dont les dépenses ont ensuite été remboursées par l’Etat comme le prévoit la loi au-delà de l’obtention de 5% des suffrages exprimés. Un scénario totalement réfuté par le FN.

L’Express

« Il te baise hein ton copain, pédé » Un couple gay pris à parti par des policiers de la BAC

Victor et Maxime rentrent de soirée quand ils tombent sur 3 policiers en civils sur les nerfs. Quand les fonctionnaires découvrent qu’ils sont gays, les commentaires homophobes fusent.

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Place de la République – Ce jeudi 21 juillet, peu après minuit Victor et Maxime, scooter à l’arrêt, attendent que le feu passe au vert. Juste derrière eux, les occupants d’une voiture s’excitent sur deux cyclistes. « Ils leur hurlaient dessus, alors j’ai crié “ta gueule” », raconte Victor qui connaît l’un des hommes à vélo. En se retournant Maxime, son copain, aperçoit un flingue accroché sur le torse d’un des automobilistes. Il comprend qu’il a affaire à des policiers en civil. Le jeune trentenaire rentre la tête dans les épaules, « en espérant qu’ils laissent passer ». Le feu passe au vert. Le scoot démarre. Gyrophare.

Les trois pandores jaillissent du véhicule. Ils séparent le couple. S’en suit un contrôle musclé mais, au départ, dans les règles. « Comment tu oses m’insulter ?! » Le couple fait profil bas. C’est quand l’un des agents interroge Victor, sur les liens qui unissent les deux jeunes, que tout aurait basculé :

« Il m’a demandé si c’était mon frère, je lui ai dit que non, c’était mon copain. »

Les bleus ouvrent alors les vannes :

« Pédé ! »

« Il te défonce ton copain ? »

« Tu le suces ? »

Les agents demandent à Victor de mettre les mains derrière le dos. L’étudiant de 18 ans est « tétanisé » :

« Ils étaient bouillants. Je baissais les yeux et je n’osais pas répondre. »

Ils menacent de le coller 72 heures en garde à vue. S’en suit une fouille au corps appuyée. « Ils faisaient exprès de me faire mal. » L’un des agents presse violemment le plexus de Victor au point de lui « couper la respiration ». Les deux hommes sont alors dos à dos. Maxime n’assiste pas à la scène mais il entend les insultes. Lui aussi aurait eu droit à un traitement salé :

« L’un des policiers m’a dit “si vous étiez des loulous dans les cités, ça ne se serait pas passé comme ça, vous seriez morts. Mais vous êtes des petits bobos parisiens…” »

Signalement à l’IGPN

Après une poignée de minutes, Victor signale la profession de son copain : collaborateur de l’adjoint au maire communiste Ian Brossat. Changement de ton. « Ils sentaient qu’ils avaient déconné et ils tentaient de minimiser la situation », rembobine Victor. Au bout de quelques minutes, l’escadron décolle. Comme si de rien n’était.

Maxime et Victor comptent signaler auprès de l’IGPN – la police des polices – le comportement des trois policiers, sans trop d’espoir quant aux suites possibles. « Ils n’avaient pas de matricule et dans cette situation on n’a pas pensé à relever la plaque d’immatriculation », détaille Maxime.

Un peu plus tard, Victor a fait en 3 tweets, un récit très bref de sa soirée :

« En réaction j’ai reçu une vingtaine de messages homophobes et insultant. J’ai dû bloquer plusieurs comptes. »

Street Presse

Gaza 2014 : plus de 60% des victimes de Tsahal étaient des civils, dont 526 enfants

Selon un nouveau rapport de l’ONG israélienne B’Tselem, 1394 civils ont trouvé la mort sous les bombes et les balles israéliennes, qui ont au total tué 2 202 Palestiniens. Parmi eux, 526 seraient des enfants.

Le titre du rapport publié le 20 juillet par l’organisation d’information sur les droits de l’homme B’Tselem est on ne peut plus explicite : «50 jours : Plus de 500 enfants».

En effet, selon le document, plus de 500 enfants âgés de moins de 18 ans ont perdu la vie dans les offensives de Tsahal, ainsi que près de 1 400 civils, c’est-à-dire des individus qui ne «participaient pas aux hostilités au moment de leur mort» et n’occupaient pas «un poste continu dans des activités de combat», selon la définition donnée par l’ONG israélienne.

Parmi les enfants tués, 180 étaient âgés de moins de six ans.

«Le nombre élevé de victimes civiles lance le doute sur l’affirmation d’Israël que toutes les cibles étaient légitimes et que l’armée a adhéré au principe de proportionnalité», visant à éviter les pertes civiles «excessives», peut-on lire dans le rapport.

Début juillet 2014, Tsahal a lancé l’opération «Bordure Protectrice», que les Palestiniens appellent eux la «guerre de Gaza». Après 50 jours d’offensive, les raids ont pris fin le 26 août, après qu’une trêve a été négociée entre les deux parties.

RT

Israël : adoption d’une loi jugée raciste sur l’éviction de députés arabes

La Knesset, le parlement d’Israël, a adopté dans la nuit de mardi à mercredi un projet de loi controversé sur l’éviction de députés, qui pourrait viser dans un premier temps des parlementaires d’opposition arabes.

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62 voix contre 47. Critiqué par l’opposition de gauche et des députés arabes qui l’ont qualifiée de « raciste », lors d’un débat très agité, le texte a été adopté par 62 voix contre 47 sur 120. Le texte adopté vise les députés qui « se livrent à des incitations au racisme ou qui soutiennent la lutte armée contre l’Etat d’Israël ». La nouvelle loi dispose que l’éviction d’un député ne peut intervenir qu’avec le soutien d’au moins 90 parlementaires sur 120. Le président Reuven Rivlin, qui ne dispose que de pouvoirs symboliques avait il y a quelques mois affirmé qu’on ne pouvait pas permettre au Parlement « dont les représentants sont choisis par le peuple, de remettre en cause à sa guise le choix des électeurs ».

Visite à des familles palestiniennes. Les autres députés étaient absents. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait soutenu au début de l’année ce projet de loi à la suite de la polémique provoquée par la visite de trois députés arabes israéliens d’opposition à des proches d’auteurs palestiniens d’attaques tués par les forces israéliennes. Ces députés avaient expliqué qu’ils avaient seulement assisté à une réunion d’un comité réclamant la restitution des corps des Palestiniens à leurs familles.

Europe 1

Allemagne: Être allemand et juif est impossible aux yeux de nombreux élus du parti AfD

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L’antisémitisme pourrait-il empêcher la montée de l’AfD, le parti d’extrême droite Alternative allemand ?

Les préoccupations au sein du groupe s’exacerbent tandis que les sondages confirment une chute du parti populiste, à son plus bas niveau cette année, une semaine après qu’un premier échec pour évincer un député accusé d’antisémitisme a provoqué une scission dans les rangs du groupe. Les critiques indiquent que le public réalise à présent qu’il ne s’agit pas seulement de quelques cas isolés.

Au début du mois, la moitié des représentants du parti ont quitté le Parlement de l’Etat de Bade-Wurtemberg, n’ayant pas recueilli la majorité nécessaire pour expulser un membre qui dans le passé a minimisé l’Holocauste, le qualifiant de « certain méfait », et nommant les négationnistes des « dissidents ».

L’élu AfD, Wolfgang Gedeon, a été par la suite convaincu de démissionner, mais cela semble avoir peu contribué à rétablir l’image du parti. Selon un sondage Forsa réalisé quelques jours après la division, la cote d’approbation du groupe a chuté de 8 points. En mai, l’AfD réunissait pourtant 15% des voix.

Selon des experts, le scandale a fait vasciller le subtil équilibrage de l’AfD: éviter d’être vu comme antisémite, tout en préservant leurs électeurs les plus radicaux.

Le chercheur a récemment examiné des dizaines de discours et de publications émis par des élus AfD et a constaté que, bien qu’ils évitent souvent de faire référence aux Juifs par leur nom, leur rhétorique évoque de nombreux stéréotypes antisémites.

« Certains d’entre eux parlent d’une minorité qui n’a pas de patrie, qui vit dans l’ombre et contrôle tout, » a-t-il poursuivi. « Selon eux, l’appartenance au peuple allemand est une question de sang, et pour les mêmes raisons, les Musulmans en sont tout aussi exclus« , a-t-il ajouté.

« Être à la fois allemand et juif est impossible aux yeux de nombreux membres élus AfD », a-t-il affirmé. « Il n’y a pas de ligne rouge claire en ce qui concerne l’antisémitisme au sein de l’AfD », a-t-il observé.

Publiquement le parti préfère mettre l’accent sur son attitude « anti-establishment », mais « cela est suffisant pour attirer de plus en plus de personnes aux opinions antisémites », a déclaré Riebe.

« L’AfD sait que si le public le considère comme antisémite, il perdrait toute chance d’obtenir le soutien de ceux qui pourraient voter pour eux ». « A travers toute l’Allemagne, les membres de l’AfD ont contacté les communautés juives et ses représentants pour les inviter à prendre part à des discussions de groupe », note Riebe.

« Ils ont tenu des discours adressés en particulier à la communauté juive, en essayant de la convaincre de leur amitié, alléguant que les Musulmans sont les vrais antisémites. » « Ils espéraient conquérir la communauté juive, afin qu’ils puissent dire au public: ‘si elle nous soutient, il n’est pas possible que nous soyons des extrémistes de droite!’, explique-t-il.

« Mais les gens ne sont pas stupides, ils savent qu’aujourd’hui ils sont contre les Musulmans, mais que dans quelques années, ils seront peut-être aussi contre les Juifs« .

Israel 24

«À la brocante il n’y avait que des nègres» Le maire porte plainte pour injures racistes

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« À la brocante, il n’y avait que des nègres et des ratons », « Occupe-toi donc de ta ville de ratons »…
Ce sont les propos lus avec « stupéfaction » par Jean-Noël Carpentier, député-maire (Mdp), dans un courrier anonyme reçu en mairie.
« Inacceptable » pour l’élu, qui a porté plainte auprès du procureur de la République, tout en étant « conscient de la difficulté d’identifier l’auteur de ces propos nauséabonds ».
« Écrire et tenir des propos racistes est pénalement répréhensible. Cela mérite une condamnation de la plus grande fermeté. »

USA: JPMorgan ferme 30 comptes bancaires car les propriétaires sont musulmans

Un juge américain a jugé recevable la plainte pour discrimination raciale d’une famille musulmane dont les comptes avaient été fermés sans raison valable en 2014 par la banque JPMorgan Chase.

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Cette action judiciaire, intentée en février par le couple Najah et Kathy Manni et leurs deux enfants, accuse également l’établissement d’avoir qualifié M. Manni de «risque réputationnel», selon des documents consultés jeudi par l’AFP.

Le juge Sean Cox d’un tribunal de Detroit (Michigan, nord) estime que la discrimination serait une explication «plausible» derrière la fermeture de plus de 30 comptes bancaires pourtant bien approvisionnés des Manni.

Il a ainsi rejeté une motion de JPMorgan Chase dont la ligne de défense a toujours été de dire que sa politique lui donne le droit de clôturer tout compte de dépôt quand elle le souhaite, avec ou sans raison. La banque rejette en outre toute accusation de discrimination.

«Le tribunal estime que Najah Manni a de quoi pour prétendre à la malveillance», a conclu le magistrat dans sa décision rendue mercredi mais mise en ligne ce jeudi.

Les Manni disposaient notamment auprès de JPMorgan Chase d’un compte pour leur société JM Adjustment Services (JMA), approvisionné à hauteur de 5 millions de dollars, selon leur plainte. Cette société fournissait aussi des services à JPMorgan, qui y a mis fin en 2015.

Depuis quelques temps aux Etats-Unis, des groupes représentant des Américains d’origine arabe ont fait état de clôtures de comptes bancaires fermés sans explication.

En 2013, la ligue de défense des droits des Arabes-Américains a déposé un recours collectif, dont une première décision est attendue au courant de l’été.

TDG

Un conseiller de Donald Trump appelle à « fusiller » Hillary Clinton

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La haine envers Hillary Clinton atteint des sommets inimaginables dans le camp républicain, survolté par la convention d’investiture de Donald Trump qui se déroule à Cleveland du lundi 18 au jeudi 21 juillet.

Alors que les participants à cet événement se sont mis mardi soir à crier en coeur que la candidate démocrate devait être enfermée en prison et que les invités qui se suivent sur scènes promettent le chaos si jamais l’ancienne Secrétaire d’État venait à succéder à Barack Obama en novembre prochain, un conseiller de Trump a déclaré à la radio que cette dernière méritait d’être « fusillée », a repéré Buzzfeed

“Je suis un ancien combattant. Mon fils est parti combattre en Irak. Pour moi Hillary Clinton est comme Jane Fonda avec la guerre du Vietnam. Tous ces mensonges aux mères des soldats morts à Benghazi, c’est une honte. Elle s’est complètement plantée sur l’utilisation de ses emails aussi. Tout ça me dégoute. Elle devrait être mise face à un peloton d’exécution et fusillée« , a lancé Al Baldasaro.

Huffington Post

Le peuple Libyen dénonce la violation et la présence militaire Française sur son territoire

La mort de trois sous-officiers à l’est de Benghazi a contraint Paris à confirmer la présence de soldats français en Libye. Une présence dénoncée par le gouvernement libyen d’union nationale (GNA). 

Quelques heures après l’annonce de la mort de trois membres de la DGSE en Libye, le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a dénoncé mercredi 20 juillet la présence de militaires étrangers sur son sol. Celle-ci représente « une violation du territoire libyen », a déclaré le GNA dans un message sur son compte Facebook, estimant que rien ne « justifie une intervention » étrangère sans qu’il en soit informé.

Des centaines de personnes ont également manifesté mercredi dans plusieurs villes de Libye pour protester contre la présence militaire française. Des rassemblements ont notamment été organisés à Tripoli mais aussi à Misrata, à 200 km à l’est de la capitale.

« Nous sommes ici pour condamner l’agression par des traîtres français sur notre sol, des traîtres qui tentent de garder secret ce qui se passe à Benghazi et de défendre le criminel de guerre qu’est le général Haftar », a ainsi expliqué Sami Mostafa al-Saadi, président des Aînés et Notables au Centre de conseil de Tripoli, présent lors de l’une de ces manifestations.

 

Officiellement, à l’instar de la la communauté internationale, la France soutient le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) du Premier ministre Fayez el-Sarraj. Mais les trois membres de la DGSE français ont perdu la vie dans un accident d’hélicoptère alors qu’ils menaient une mission auprès de forces relevant du général Haftar.

« On est face à une contradiction. La France soutient le gouvernement légitime reconnu de Tripoli, qui n’est pas en très bon terme avec le général Haftar, mais le fait que les forces françaises soient présentes à Benghazi montrent qu’elles sont forcément du côté du général Haftar contre les factions jihadistes », résume ainsi Wassim Nasr, journaliste à France 24, spécialiste des réseaux jihadistes.

« La priorité de la France est de soutenir le GNA »

Dans cette lutte sur le terrain, des éléments des forces spéciales françaises conseillent bel et bien les troupes du chef de guerre Khalifa Haftar, selon des sources libyennes citées par l’agence Reuters.

France 24

Racisme en Angleterre : ils agressent une fillette de 4 ans avec des faux excréments

Samedi dernier, ils étaient une vingtaine de grands gaillards, âgés d’une petite trentaine d’années, à fréquenter le pub du Royal Exchange à Worcester (Angleterre). 

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20 grands gaillards qui étaient sur le trottoir, à boire des bières et à rire très fort.

Et puis, quand une famille asiatique est passée, avec des vêtements traditionnels, ils se sont dits que ce serait drôlement courageux d’aller embêter cette grand-mère, cette maman, cette petite fille de 4 ans et ce bébé de 18 mois qui était dans une poussette.

En guise de cible, du haut de leur plus grand courage, ils ont choisi la petite fille de 4 ans.

Alors, ils ont fait quelque chose qui est drôlement mature et courageux. Ils avaient avec une fausse crotte, l’un d’eux a fait mine de la ramasser au sol, et de venir l’étaler sur le visage de la petite fille horrifiée.

Il a ensuite essayé d’en faire de même avec la maman, mais elle ne s’est pas laissé faire.

Tayyib Nawaz le père de la fillette a dit que le «lâche» a reçu des acclamations de ses camarades  après son attaque.

Le père de la victime a décrit l’agresseur comme un « blanc âgé d’une vingtaine d’années ».

Les 20 grands gaillards ont été expulsés du pub, ils sont activement recherchés par la police de Worcester pour agression aggravée d’un caractère raciste (il y avait du monde dans les rues ce jour-là, et c’est cette famille qui a été choisie pour cible.)

Depuis l’incident, la petite fille est traumatisée, elle refuse de sortir en ville de peur de subir une autre agression.

Worcester News

Le préfet de l’Ain autorise un festival de Black Metal ou se produiront des groupes néonazis

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Malgré la présence de plusieurs groupes NSBM (National Socialist Black Metal), souvent apparentés à l’idéologie néo-nazie, le festival viking Ragnard Rock va bel et bien avoir lieu du 21 au 24 juillet, depuis la décision du préfet de l’Ain de ne pas interdire l’événement.

Une des têtes d’affiche controversées du Ragnard rock Fest, Graveland est un groupe polonais interdit dans de nombreux pays, notamment en Allemagne. SOS Racisme souligne leur participation en avril 2016 au festival italien ouvertement néonazi : « Hot Shower », en référence aux méthodes utilisées par le régime nazi pour exterminer les personnes de confession juive durant la Seconde Guerre mondiale.

Le Decibel Magazine publie une interview du groupe en janvier 2010. Le polonais Robert Fudali (dont le pseudonyme est Rob Darken) y expose ouvertement ses idées racistes :

Nous avons tous besoin de la ségrégation raciale pour préserver notre propre culture et notre propre spiritualité” / “Le pouvoir grandissant des lobbys homosexuels détruit les liens familiaux – cela a de l’influence sur la diminution du nombre des Blancs ”

“Les médias de masse gouvernés par les lobbys juifs manipulent l’information et propage de la propagande contre les Arabes

Lyon Capitale

SOS Racisme détaille le pédigrée de trois groupes :

  • « Le groupe Graveland a participé au festival italien nommé « Hot Shower » le 2 avril 2016 à Milan en référence aux méthodes utilisées par le régime nazi pour exterminer les personnes de confession juive durant la Seconde guerre mondiale ».
    Dans un interview à Decibel Magazine de 2010, le leader de Graveland précise sa pensée politique. Il affirme notamment que « Nous avons tous besoin de la ségrégation raciale pour préserver notre propre culture et de la spiritualité » ou justifie encore l’antisémitisme : « qui vient de l’évaluation de la situation et des activités du lobby juif international politique contemporaine. »
  • « Noktural Mortum est un groupe ukrainien qui s’est récemment produit au soutien de l’organisation ultranationaliste ukrainienne AZOV en 2014 et en 2015, dénoncée par l’ONU et Amnesty International comme étant coupable de violation des Droits de l’Homme. La symbolique de ce groupe épouse celle du régime nazi, et c’est une des raisons pour lesquelles les prestations de ce groupe sont interdites dans divers pays européens ». Dans son répertoire, le vieux groupe a cette chanson « The call of the Aryan Spirit » (« L’appel de l’esprit aryen ») avec des paroles comme : « Cracher à la gueule des Juifs, les découper en morceaux » (« Spit in jewish faces, cut them into pieces »), comme le relevait le huffingtonpost.

Rue 89

Attentat de Nice : La justice demande à la mairie de détruire 24 heures d’images

Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d’éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

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Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l’article R642-1 du Code pénal leur demandant l’effacement «complet» de 24 heures d’images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l’attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet.

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C’est la première fois que l’on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d’ailleurs les agents en charge du dispositif n’ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

La demande paraît d’autant plus étonnante que la SDAT a envoyé depuis vendredi dernier des serveurs afin de récupérer les 30.000 heures de vidéosurveillance liées aux événements. Une opération de sauvegarde qui va s’étendre encore sur plusieurs jours. «Nous ne savons pas si donner un ordre de destruction alors que nous sommes en pleine sauvegarde ne va pas mettre en rideau tout le système», s’inquiète-t-on dans l’entourage du dossier.

Contacté par Le Figaro, le parquet de Paris a confirmé l’information et précisé: «cela a été fait dans ce cas précis pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images». Du côté de la police nationale, on rappelle que «sur les mille caméras installées à Nice, 140 présentaient des éléments d’enquête intéressants.

La police judiciaire a récupéré 100% des vidéos de ces dernières. La PJ et le parquet ont donc demandé d’effacer les images de ces 140 caméras afin d’éviter l’utilisation malveillante de ces dernières par souci de la dignité des victimes et pour éviter la reprise de ces images par les sites internet djihadistes à des fins de propagande». Enfin, à la chancellerie, on précise que la demande d’un effacement «complet» s’explique par l’impossibilité de procéder à des destructions partielles sur ce type de matériel.

Images partagées par plusieurs services

Le lendemain du drame tragique de la promenade des Anglais, des officiers de police judiciaire étaient venus faire une première recension des caméras en prise directe avec l’événement. Cela a donné lieu à un premier rapport envoyé au ministère de l’Intérieur. Étrangement, ce serait ces mêmes caméras qui sont visées par la réquisition de la SDAT.

Dès samedi, l’Élysée avait demandé copie des images de l’attentat. Une autorisation accordée par le parquet de Paris. «Ce n’est pas choquant que le président de la République ait voulu visionner l’attentat. Faudra-t-il demander à l’Élysée de restituer le CD qui lui est parvenu?», s’interroge un bon connaisseur du dossier. En tout état de cause, ces vidéos sont partagées par plusieurs services concomitamment à savoir ceux de la Police et de la gendarmerie nationales, de la police judiciaire et des pompiers.

Le Figaro

Plus de 90 % de tweets mentionnant #IslamHorsDEurope dénonçaient ce hashtag

Sur Twitter, les internautes dénonçant les mots-clés haineux sont ceux qui en réalité participent le plus à leur donner de la visibilité. C’est, en substance, la conclusion à laquelle est arrivé le laboratoire belge ReputatioLab, qui a étudié la diffusion des mots-clés islamophobes, notamment #IslamHorsDEurope, après l’attentat de Nice qui a fait 84 morts et plus de 300 blessés.

Vendredi 15 juillet vers 23 heures, le mot-clé anti-islam était en tête des sujets de conversation sur le réseau social. Il a été lancé dans le cercle des comptes d’extrême droite dans la nuit, mais, remarque ReputatioLab, n’a pas rencontré d’audience au-delà de son cercle d’origine.

En milieu de journée, il n’était déjà plus utilisé dans sa communauté d’origine. « Le hashtag aurait plafonné et serait mort de sa belle mort vers 16 heures s’il n’avait pas été repris par ceux qui s’y opposaient », souligne l’auteur de l’étude, Nicolas Vanderbiest, interrogé par Le Monde.

C’est notamment une série de tweets d’indignation d’un internaute se revendiquant musulman et extrêmement suivi, vers 16 heures, qui lui a donné une large exposition et a relancé son usage.

C’est à partir de 16h que l’utilisation du hashtag se démocratise, surtout pour le condamner.

Dès lors, relève ReputatioLab, ce sont essentiellement les messages de condamnation du mot-clé qui contribuent paradoxalement à le faire monter, à la faveur des algorithmes de Twitter, qui ne distingue pas les contenus positifs des négatifs.

Le cas n’est pas inédit. En janvier 2015, rappelle le laboratoire belge, #JeSuisKouachi, né d’un tweet au second degré, a été repris d’abord par des djihadistes hors de France, puis par l’extrême droite, avant d’être propulsé trending topic (« sujet tendance ») à la suite d’une vague d’indignation.

Plus de 90 % de tweets anti-islamophobie

Sur les vingt tweets mentionnant #IslamHorsDEurope, les plus partagés, tous sont hostiles au mot-clé. Deux des trois les plus retweetés rappellent que certaines victimes de l’attentat étaient musulmanes. Mais comme le souligne Nicolas Vanderbiest, « sur Twitter, il est impossible de lutter contre un hashtag sans le faire monter » dans le classement des sujets de conversations.

L’immense majorité des tweets reprenant #IslamHorsDEurope étaient hostiles au discours islamophobe.

Le réseau social utilise des algorithmes au fonctionnement secret pour établir les trending topics. Plus encore que le nombre de tweets, qui n’est pas pris un compte s’il est élevé mais stable, c’est la variation du nombre de mentions, l’étendue géographique et le nombre des utilisateurs qui en parlent ainsi que le relais de comptes influents qui sont les principaux facteurs de mise en avant des mots-clés, explique l’auteur de l’étude.

Le 15 juillet, faute d’autre sujet de conversation important, il a suffi de 3 000 tweets pour que #IslamHorsDEurope devienne le sujet numéro un à 23 heures.

Le Monde

USA : Depuis 2004, près de 4 500 enfants ont été mariés dans l’État de Virginie

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Se marier avec une fillette de 12 ou 13 ans ? C’était possible sous certaines conditions dans l’État de Virginie, aux États-Unis. La législation locale vient enfin d’y mettre un terme.

En Virginie, s’unir avec une fille mineure était en effet possible à certaines conditions : les parents devaient apporter leur bénédiction, et la petite fille être enceinte, rapporte le Washington Post. Dorénavant, la loi, soutenue par deux femmes politiques (l’une républicaine, l’autre démocrate), autorise le mariage entre personnes majeures uniquement.

Les jeunes filles entre 16 et 18 ans peuvent elles aussi passer devant Monsieur le maire, mais à la condition qu’elles soient émancipées de l’autorité parentale.

Ainsi, la nouvelle législation devrait permettre de « freiner les mariages forcés, la traite des personnes et le viol déguisé en mariage », ajoute le journal américain. Selon certains activistes, cités par le Washington Post, des agresseurs pouvaient en effet échapper à une enquête en se mariant tout simplement avec leur victime.

Entre 2004 et 2013, près de 4500 enfants étaient mariés en Virginie, précise le site américain. Parmi ceux-ci 200 étaient âgés de 15 ans et moins et 90% étaient des filles.

Une réalité troublante, dans un pays comme les États-Unis, que le youtubeur Coby Persin avait dénoncé en vidéo, en février 2016. Dans un film de 4 minutes 28, l’animateur avait mis en scène un homme de 65 ans et sa jeune épouse de 12 ans en plein milieu de Times Square, à New York.

Le Figaro