Afrique du Sud : La révolte lycéenne contre l’interdiction de porter une coupe afro s’étend

La révolte des élèves du Lycée pour filles de Pretoria résonne dans toute l’Afrique du sud. Depuis que des étudiants ont accusé le corps enseignant du prestigieux lycée de Pretoria de racisme après avoir subi des remarques désobligeantes sur leur coupe de cheveux « afro », la colère s’est répandue. Au Cap notamment, où les élèves du lycée Sans Souci ont relayé le mouvement.

Soutenues par leur mère, les écolières exigent que les codes vestimentaires des écoles privées de la province du Cap soient assouplis et demandent l’autorisation de parler leur langue maternelle entre elles. « Ma fille a des cheveux épais et elle est obligée de se mettre de l’eau dessus tous les matins pour pouvoir être acceptée car ils n’autorisent aucune ‘afro’.

Ils ne les autorisent pas non plus à parler xhoza dans les couloirs ou pendant le déjeuner. On sait qu’il ne faut pas le parler en cours, mais en dehors, ils pourraient quand même pouvoir parler leur langue maternelle ! » s’offusque une mère au micro de France 24. Le xhoza fait partie des 11 langues officielles d’Afrique du Sud, l’enseignement dans ces lycées privés est en anglais.

Le terme « exotique » est problèmatique

Déclarant avoir été contraintes de lisser artificiellement leurs cheveux, les manifestantes dénoncent une politique raciste et discriminatoire. « Ils utilisent le mot ‘exotique’ pour qualifier les cheveux en désordre. Mais ce terme est problématique : dire que le corps africain, sur le sol africain, est ‘exotique’, n’est pas la bonne définition. Quand ils disent qu’il faut que les cheveux soient propres et ordonnés, que veulent-ils dire ? », questionne Billie Jean Demas, ancienne élève du lycée venue prêter sa voix au mouvement.

France 24

Henry de Lesquen, militant d’un « racisme républicain », est candidat à la primaire de droite

Le président de Radio-Courtoisie, connu pour ses sorties racistes, se verrait bien débattre avec Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy.

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Tous aux abris ! Revoilà Henry de Lesquen. Le président du Parti national libéral (PNL) – pourfendeur du « cosmopolitisme » et de la « musique nègre » mais qui refuse mordicus l’étiquette d’extrême droite – vient d’annoncer son intention de participer à la primaire de la droite et du centre. Contacté par « l’Obs », l’ancien énarque affirme avoir soumis sa candidature cette semaine à la Commission nationale d’organisation du scrutin et à la Haute autorité de la Primaire.

Il était temps : le dépôt des candidatures se termine ce vendredi à 18 heures. « Je serai le candidat de la vraie droite« , promet Henry de Lesquin, qui « n’imagine pas un instant » être tenu à l’écart de la grande explication entre les ténors Républicains. L’espoir fait vivre.

L’Obs

Espagne : 2 ultras d’extrême droite agressent une femme enceinte portant un niqab

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L’agression s’est produite le 29 août, alors que la femme se promenait dans le centre de Barcelone accompagnée de son mari et de leurs deux enfants et a été prise à partie par les deux hommes qui ont critiqué sa tenue, un voile intégral ne laissant apparaître que les yeux, selon la police.

Le mari de la femme a réagi aux provocations et a été agressé par les deux individus, liés aux Brigadas Blanquiazules (Brigades Bleu et blanc), groupe de supporters ultras d’extrême-droite de l’Espanyol, interdits d’entrée dans le stade depuis 2010.

La femme, tentant de s’interposer, a reçu un coup de pied dans le ventre. Des agents de la police municipale ayant vu la scène sont alors intervenus et ont arrêté les agresseurs, précise la police municipale dans un communiqué. La femme a été transportée à l’hôpital où les médecins ont constaté l’absence de danger pour la femme et son fœtus. Les deux ultras sont accusés de « délit de haine », « discrimination » et « délit de blessures ».

Pour Mounir Benjelloun, président de la Fédération espagnole d’entités religieuses islamiques (Feeri), de tels actes arrivent « tous les jours en Espagne ». Selon un rapport publié en avril par la plateforme citoyenne contre l’islamophobie, les actes islamophobes ont été multipliés par dix en un an, passant de 48 en 2014 à 534 en 2015. Selon les données du gouvernement, les agressions à motif religieux ou raciste sur cette période sont passées de 538 à 575.

Direct Matin

Gard : Anthony menace les policiers avec un hachoir et des couteaux

Le 3 septembre, Anthony, 29 ans, hébergé chez sa mère au camping de Vauvert a semé la terreur. 

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Pour une histoire de canapé, ce toxicomane sous méthadone et tranquillisant a chassé sa mère et son frère. Désemparée, la maman s’est confiée aux gendarmes municipaux de Vauvert. Les policiers ont tout tenté pour raisonner Anthony. Sans succès. Celui-ci a sorti un hachoir et deux couteaux et menacé les policiers et les vacanciers du camping. « Dans le camping, un bébé a pleuré. Il a crié : « Ta gueule !« .

« Il répétait que cela allait être un bain de sang »

« Il faisait peur, était menaçant, très agité, faisait des allers-retours. Il répétait que cela allait être un bain de sang », témoigne l’un des deux policiers municipaux.

Alertés, les gendarmes ont tenté, eux aussi, de raisonner le forcené puis ont utilisé un Taser pour le maîtriser.

Le tribunal a suivi les réquisitions du représentant du parquet. Anthony est condamné à 18 mois de prison dont 9 mois avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve.

Midi Libre

CaIais : Valentin s’exhibe et se masturbe devant les policiers

Mardi, vers 1 h 40, une patrouille de la BAC intervient face à un café rue de la Paix, à Calais. Les agents se trouvent face à un groupe d’une dizaine de personnes, tous chauffeurs routiers roumains. Et tous sont alcoolisés et énervés. Les policiers leur demandent de quitter les lieux.

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Ils s’éloignent. Mais les insultes continuent à fuser, tout comme les doigts d’honneur. Valentin Miron, 28 ans, se fait tout particulièrement remarqué : dans le feu de l’action, il montre ses fesses aux agents, puis son sexe en se masturbant. De la provocation et une interpellation inévitable, mais l’individu fuit.

Contrôle musclé

Retrouvé rapidement, le contrôle est musclé. Une des victimes, censée être blessée à un doigt, souffrirait en réalité d’un problème à la cheville pour une interruption temporaire de travail fixée à 10 jours.

Le prévenu est relaxé pour la rébellion, d’où l’irrecevabilité de la partie civile. Valentin Miron écope de 3 mois de prison avec sursis simple et repart libre.

Nord Littoral

Laïcité : la ville de Nice emmenera les victimes de l’attentat 14juillet rencontrer le pape

La ville de Nice a déclaré jeudi qu’elle emmènerait les victimes de l’attentat du 14 juillet rencontrer le pape François au Vatican pour une audience privée prévue le 24 septembre prochain. 

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Absent lors du vote de la vente du terrain, le FN conteste la future mosquée de Saumur

Jusqu’à présent, le Front National était resté muet sur le projet de construction d’une nouvelle mosquée à Saumur.

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Aymeric Merlaud, responsable fédéral FN du Maine-et-Loire

Monique Lieumont-Briand, seule élue FN du conseil municipal de Saumur, était absente le 1er juillet lors du vote de la vente par la mairie d’un terrain sur lequel la mosquée doit être construite par l’association culturelle des musulmans de Saumur.

Cette vente fait aujourd’hui l’objet d’un recours devant le tribunal administratif à l’initiative d’un collectif de contribuables.

Dans un communiqué co-signé, Aymeric Merlaud, conseiller régional et nouveau responsable fédéral FN du Maine-et-Loire, et Monique Lieumont-Briand, le FN tape à la fois sur la gauche et sur la droite saumuroise.

Le FN estime en effet « scandaleux que la majorité socialiste s’essuie de cette cette façon les pieds sur les principes de la laïcité en feignant de ne pas voir le problème. Il est aussi scandaleux que la droite se cache derrière une association et derrière des prétextes financiers pour contester cette mosquée car ce n’est pas la seule question, même si elle est légitime. Ce silence des élus de droite Les Républicains/UDI est coupable et complice ».

Courier De L’Ouest

Une association musulmane fermé par un arrêté préfectoral, l’avocat dénonce un acharnement de l’Etat

Un arrêté préfectoral vient d’ordonner la fermeture de l’association mulhousienne d’obédience musulmane Langue et Horizon, pour travail illégal. Un nouvel épisode pour cette organisation suivie de près, depuis plus d’un an, par les plus hautes autorités de l’État.

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L’association Langue et Horizon a été créée en 2009 et son objet social est d’enseigner la religion musulmane, mais aussi d’assurer un accompagnement scolaire. « Les enfants suivent les cours Pi par correspondan-ce » , comme le rappelle l’avocat de l’association, le Strasbourgeois Me François Zind. L’Éducation nationale contrôle aussi le niveau scolaire de ces enfants. En 2014, afin d’accueillir dans de meilleures conditions possibles la petite centaine d’enfants (âgés de 3 à 16 ans) qu’elle encadre, Langue et Horizon emménage dans des locaux de 700 m² boulevard de la Marseillaise, face à la caserne des pompiers de Mulhouse, et à une centaine de mètres du commissariat central.

« Bernard Cazeneuve suit directement le dossier »

Il se trouve que le but de cette association est également « de promouvoir les principes de l’islam dans le respect de ses valeurs », et c’est pour cette raison qu’elle propose également des cours de religion et d’arabe. Mais pour les autorités, derrière ce discours se cache peut-être autre chose : car les valeurs prônées sont celle d’un islam dit « des origines », que les représentants de l’État qualifient de « salafiste ». « Je dirais plutôt, un islam sunnite rigoriste », avance quant à lui Me François Zind.

Le 16 janvier 2015, l’association reçoit un courrier de la mairie de Mulhouse lui notifiant qu’elle fait l’objet d’un arrêté de fermeture administrative, la commission de sécurité ayant émis un avis défavorable au maintien de l’ouverture au public. Le président de l’association, Mounir Rabia, mandate alors Me Zind, qui dépose une requête en référé-liberté au tribunal administratif de Strasbourg à l’encontre de cet arrêté. Fin février, le juge ordonne au maire de suspendre l’exécution de son arrêté.

En mars 2015, une membre de Langue et Horizon, Mulhousienne de 22 ans convertie à l’islam, fait une demande pour un nouveau passeport. Il se trouve que quelques mois plus tôt, sa mère a alerté les autorités en disant que sa fille se serait radicalisée et qu’elle aurait tenu des propos tendancieux. Puis vient le 13 novembre 2015, et de nouveaux attentats qui ensanglantent la France. Le ministre de l’Intérieur décide immédiatement d’inter-dire à cette jeune femme la sortie du territoire, la prive de son passeport et sa carte d’identité. Là encore, Me François Zind intervient pour défendre les intérêts de cette dernière.

« En fait, Bernard Cazeneuve s’est chargé de prendre cette décision car il a décidé de suivre directement le dossier concernant Langue et Horizon, explique-t-il. Ma cliente avait comme projet d’aller faire un pèlerinage à La Mecque, dans un premier temps, et peut-être de suivre, en Arabie Saoudite, des cours de théologie, voilà tout. » S’en sont suivis des perquisitions administratives, des téléphones confisqués et, finalement, une décision du Conseil d’État donnant gain de cause à sa cliente.

« Les services de l’État stigmatisent une communauté »

Les services de l’État n’ont pas pour autant oublié l’association Langue et HorizonEt après les attentats du 13 novembre 2015, une enquête a démarré pour tenter de faire à nouveau fermer ce lieu. La justice a alors commencé à se tourner vers le code du travail, une juge d’instruction ayant été saisie dans le cadre d’une procédure pour travail dissimulé. « L’instruction est en cours, donc je ne peux pas trop en parler, commente Me François Zind. Mais, honnêtement, cela me semble tiré par les cheveux ! » Là aussi, d’après l’avocat, ce dossier serait suivi de près par le ministre de l’Intérieur.

« Depuis plus d’un an, tout a été fait en matière judiciaire, enchaîne Me François Zind. Il y a eu des enquêtes pour tenter de démontrer que des membres de Langue et Horizon étaient radicalisés : cela n’a rien donné. Il y a eu des perquisitions administratives en pagaille entre décembre 2015 et août 2016 : toujours rienMaintenant, on nous sort le droit du travail et on va même jusqu’à brandir un texte de 1873, édité sous le régime allemand, concernant le droit d’ouvrir une école… Franchement, je suis en colère car les services de police et de la préfecture du Haut-Rhin ne font que stigmatiser une communauté. »

Et voilà que vendredi dernier, le 2 septembre, un arrêté préfectoral a été rendu ordonnant la fermeture provisoire de Langue et Horizon pour travail illégal. L’association est donc fermée depuis lundi 5 septembre, pour trois mois.

« Pour l’instant, je ne sais pas ce que l’on va faire concernant cette décision, conclut Me François Zind. Mais c’est tout de même incroyable, alors même qu’il y a un dossier d’instruction en cours avec aucune décision de prise, que la préfecture décide comme ça de prendre cet arrêté. Si ce n’est pas de l’acharnement, je ne sais pas ce que c’est… »

L’Alsace

Norvège : une coiffeuse jugée pour avoir refusé une musulmane voilée

Capture d’écran 2016-09-08 à 15.35.56.pngUne coiffeuse norvégienne a comparu en justice, jeudi, pour avoir éconduit une musulmane portant le hijab. Il s’agit de la première affaire axée sur le port du voile jugée dans le pays. Merete Hodne encourt en principe jusqu’à six mois de prison pour avoir avoir refusé Malika Bayan dans son salon de Bryne, au sud-ouest du pays, en octobre, affirmant selon l’acte d’accusation qu’«elle devait se trouver un autre endroit parce qu’elle ne prenait pas (les personnes) comme elle».

«Je ne veux pas de ce mal dans une pièce où c’est moi qui décide. Ce mal, c’est l’idéologie islam, le mahométisme (sic) et le hijab est le symbole de cette idéologie, comme la croix gammée est celui du nazisme», a déclaré la coiffeuse à la chaîne TV2.

Présentée dans les médias norvégiens comme une ancienne militante de mouvements islamophobes tels que Pegida, la coiffeuse de 47 ans a affirmé qu’accepter une femme voilée l’aurait obligée à refuser des clients masculins à qui la cliente putative n’aurait pu selon elle montrer ses cheveux.

«Cela ne peut pas être mal d’ouvrir la porte d’un salon de coiffure pour demander combien ça coûte de faire des mèches», a réagi l’an dernier la jeune musulmane de 24 ans, citée par la presse. «Je me sens profondément humiliée quand je suis traitée de cette manière dans l’espace public dans mon propre pays».

La coiffeuse ayant refusé d’acquitter une amende de 8.000 couronnes (870 euros) pour discrimination religieuse, l’affaire a été portée devant le tribunal de Jaeren, qui devait l’examiner jeudi matin. La police a indiqué qu’elle demanderait que l’amende soit portée à 9.600 couronnes ou, à défaut de paiement, que la coiffeuse soit condamnée à 19 jours de prison.

Le Parisien

Allemagne : la communauté musulmane dénonce une explosion des agressions islamophobes

Une des plus importantes organisations musulmanes d’Allemagne a dénoncé jeudi 8 septembre une hausse sans précédent des agressions islamophobes dans le pays, s’inquiétant de voir le racisme s’ancrer dans la société.

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« Les attaques contre les mosquées se sont multipliées entre 2014 et 2015. Le nombre d’attaques contre les centres de réfugiés grimpe dans des proportions inédites. Même chose pour les agressions physiques et verbales contre les musulmans dans la rue. Sans parler des délits haineux sur Internet », a énuméré le président du Conseil central des musulmans d’Allemagne (ZMD), Ayman Mazyek, dans le quotidien Die Welt.

Pour le patron du ZMD, attribuer cette tendance aux inquiétudes suscitées par la politique migratoire de la chancelière, Angela Merkel, c’est « méconnaît[re]l’ancrage profond du ressentiment raciste » dans la société allemande. Et, selon lui, le succès croissant de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), formation de droite populiste qui vient d’entrer dans un neuvième parlement régional sur les seize que compte le pays, contribue encore à « rendre le racisme tolérable en société ».

« Diviser la société »

Le récent débat sur le voile intégral, que le ministre conservateur de l’intérieur prévoit d’interdire partiellement, « ne sert finalement que l’AfD », estime Ayman Mazyek, pour qui « les extrémistes musulmans comme non musulmans soufflent sur les braises pour diviser la société ». Comme Angela Merkel l’avait fait mercredi face aux députés, il a mis en garde contre la tentation des grands partis de surenchérir sur les propositions de l’AfD, les appelant plutôt à mettreen avant « les nombreux exemples d’intégration réussie » et les « forces » de l’Allemagne, dont l’économie « se porte bien ».

Aucune statistique officielle n’existe concernant les violences islamophobes, mais selon le rapport annuel des services de renseignement intérieur du pays, les violences xénophobes ont fortement augmenté ces dernières années, passant de 473 faits enregistrés en 2013 à 512 en 214 puis 918 en 2015.

Les blessures corporelles, en particulier, sont passées de 464 en 2014 à 756 l’an dernier alors que les incendies ont explosé, visant particulièrement les centres de réfugiés, passant de 16 en 2014 à 83 en 2015, année qui a vu l’Allemagne accueillir plus d’un million de demandeurs d’asile.

Le Monde

Un député (LR) propose une loi «sous quelles conditions on peut être musulman et Français»

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Nous sommes en France en 2016, deux éléments plein de promesses qui pourraient laisser croire à un observateur peu averti que la pratique d’une religion dans le respect de la loi ne pose pas question. Mais les multiples attentats ont eu raison de la raison : des polémiques inattendues ont surgi, des politiques ont travesti la définition de la laïcité. On en a même entendu vouloir interdire le port de tout signe religieux dans l’espace public au nom de cette laïcité détournée…

Est-il donc vraiment étonnant de voir un député Les Républicains se demander très officiellement sous quelles conditions on peut être musulman et Français, comme si le fait de croire en Allah rendait impossible la vie en République ? C’est après tout la thèse de nombreuses personnalités de droite et d’extrême droite. Éric Zemmour, en pleine promo d’un livre qu’il n’a pas très bien relu, le répète à peu près partout ces temps-ci.

Fin août, Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne, a ainsi déposé une proposition de loi relative à la transparence de l’exercice public des cultes dont l’un des premiers objectifs est de dissoudre les « associations régies par la loi du 1er juillet 1901 assurant l’exercice public d’un culte » et d’interdire « tout financement direct ou indirect par des fonds étrangers d’une association régie par la loi du 9 décembre 1905 ».

C’est dans un long exposé des motifs de sa proposition de loi que Guillaume Larrivé pose cette question :

À quelles conditions peut-on être à la fois musulman et Français ?

Une interrogation à laquelle l’élu LR commence par répondre en donnant des exemples, rappelant que de nombreux soldats musulmans ont combattu pour la France durant la Première Guerre mondiale. « Des musulmans ont vécu en Français au point de savoir mourir comme tels : Français, oui, par le sang versé », écrit Guillaume Larrivé.

Ce premier exemple créé un sentiment étrange, comme si un musulman ne pouvait être français que s’il mourrait pour la France… Mais le député parle aussi des « milliers d’ouvriers maghrébins venus travailler dans les industries françaises des trente glorieuses ». « Ces travailleurs d’hier, devenus les chibanis d’aujourd’hui, ont conservé discrètement leurs racines musulmanes et cherchaient à vivre paisiblement parmi les Français », ajoute-t-il.

Mais les temps ont changé et aujourd’hui, un député LR se pose la question de savoir sous quelle condition un musulman peut être Français. Il ajoute :  

La triste vérité est que la possibilité de vivre en Français et en musulman ne va, aujourd’hui, plus de soi ; c’est une réalité qui continue, certes, à être vécue tranquillement par un grand nombre de Français ayant une culture arabo-musulmane, une sensibilité et une pratique plus ou moins religieuses ; mais c’est précisément ce que contestent radicalement et violemment les tenants de l’islamisme, c’est-à-dire de l’islam politique. […] Aussi, la première condition d’une réponse nationale à la question musulmane doit être le refus absolu de l’islam politique, non seulement dans sa fin totalitaire mais aussi dans ses moyens préliminaires.

Le terme même de « question musulmane » interpelle. Sans vouloir céder à la tentation du point Godwin, il est étonnant de voir le mot « question » accolé à un adjectif qualificatif désignant une religion…

Cette base posée, Guillaume Larrivé s’indigne qu’en France, les esprits aient été « embrumés par l’obsession de la tolérance, qui se plaît à relativiser toute chose et à tolérer jusqu’à l’intolérable ». « Cette idéologie se décline avec la stupide thèse ‘pasdamalgamiste’ qui consiste à bêler que l’islamisme n’a strictement, jamais, nulle part, aucun lien d’aucune sorte avec l’islam », poursuit-il, reprenant à son compte la critique du #PASDAMALGAME née sur les rives de l’extrême droite et largement répandue aujourd’hui à droite.

Que nous dit Guillaume Larrivé ? Que pour être musulman et Français, il faut être discret et refuser l’islam politique. En contrepartie, la France ne doit rien faire qui pourrait aller dans le sens d’une meilleure intégration de l’islam. Car ceci serait, pour lui, la porte ouverte à l’islam politique. Il poursuit :

Nous ne partageons en rien l’avis de ceux qui, ayant plus ou moins lu Pierre Manent, voudraient que la République française reconnaisse comme telle une minorité musulmane et négocie un contrat avec l’islam en France, en acceptant des concessions et une sorte de partage entre notre loi et leur charia. Comme si la soumission était l’avenir et s’il fallait se résoudre à collaborer, en organisant le cloisonnement de l’espace public avant peut-être de négocier, demain, la taille de la burqa ou du niqab ! On ne s’opposera pas à ceux qui veulent gouverner au nom d’Allah en décidant de gouverner avec Allah..

Le Lab

Des affiches racistes des identitaires à Grivegnée : la réponse intelligente de riverains

Des affiches à caractère raciste ont été collées sur une colonne Morris à Grivegnée. Des riverains ont choisi de réagir en les recouvrant de leurs propres affiches, utilisant les codes de la propagande d’extrême droite.

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«Stop immigration. On est chez nous». Ces quelques mots écrits sur des affiches, en jaune et blanc sur fond noir, ont heurté des habitants de Grivegnée, voici quelques jours. Ces placards ont été collés une colonne Morris de la place Louis De Brouckère, manifestement par un groupe se faisant appeler «Génération Identitaire Wallonie» et qui s’inscrit dans l’organisation française d’extrême droite «Génération Identitaire».

C’est elle notamment qui avait cherché à manifester à Molenbeek au lendemain des attentats de Bruxelles. Le rassemblement avait in fine été interdit par la bourgmestre Françoise Schepmans (MR).

«C’étaient des affiches de grand format, imprimées sur un papier de qualité. Il ne s’agit pas d’une personne qui gribouille ça dans sa chambre», glisse Quentin le Bussy, conseiller communal écolo à Liège, ayant grandi dans le quartier de Grivegnée.

Deux de ses connaissances, Pascal et Virginie, vivent à Grivegnée et ont été heurtées par la présence de telles affiches. «J’habite dans le bas de Grivegnée. Pour une fois, je suis passé dans le haut du quartier et je suis tombé sur ces affiches. Ça m’a choqué. On n’a pas du tout l’habitude de voir ça chez nous», témoigne Pascal Wan Vanhoren.

«La réponse du berger à la bergère»

Mardi, les trois se sont donc mobilisés pour créer de nouvelles affiches. Pascal étant graphiste, il a lui-même repris la charte graphique utilisée sur les affiches initiales, pour en détourner les codes.

Le message est donc devenu «Stop racistes. On veut pas de vous!», signé «Génération On va pas s’taire».

«Entre mardi et mercredi, les affiches initiales avaient été arrachées, tant mieux d’ailleurs. Nous avons décidé de les surcoller avec les nôtres, que j’avais imprimées chez moi», précise Quentin le Bussy.

Le bourgmestre interpellé

En tant que conseiller communal, ce dernier a également adressé un courrier au bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS) pour l’informer de ces faits. «La Ville de Liège a connu des périodes noires en termes d’expression d’idées racistes, xénophobes, anti-démocratique et je pense qu’aucun démocrate ne souhaite leur permettre de refaire surface, d’autant que les messages et actions sont le plus souvent pénalement punissables», fait savoir Quentin le Bussy.

Le conseiller communal demande en outre une vigilance accrue de la part de la police de Liège.

«Le fait d’utiliser leur propre graphisme, la réponse du berger à la bergère. C’est une manière d’en rire, de leur montrer qu’ils sont ridicules et complètement à côté de la plaque», commente Pascal Wan Vanhoren. De fait, on aurait presque pu s’amuser de ce petit épisode du quartier, s’il n’avait pas été déclenché par des affiches de cet acabit.

L’Avenir

Déjà 18 condamnations au compteur, Alain frappe un policier

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«Depuis quinze ans que j’exerce mes fonctions, à Rouen, ce n’est pas la première fois que je vois cette famille, et son représentant aujourd’hui, Alain B. C’est ce qui me navre, je vais voir maintenant la 4e génération », détaille le procureur de la République. Le magistrat réclame un an de prison, dont la moitié assortie de sursis, contre cet homme reconnu coupable d’avoir frappé un policier sur la place Saint-Marc le 24 août dernier.

« Restez poli, quand même »

Que s’était-il passé ? Un cousin d’Alain B. était cet après-midi-là sur la place Saint-Marc. Il avait bu, trop. Le barouf qu’il faisait était tel que les commerçants avaient appelé la police. Ce sont des membres de la compagnie départementale d’intervention qui répondent à l’appel. Deux hommes à vélo contestent l’interpellation, le ton monte et c’est alors qu’Alain B. intervient.

« J’ai voulu calmer la situation, je voyais bien que mon cousin s’énervait de plus en plus », se justifie Alain B. « À un moment donné, le policier a donné des coups de gaz lacrymogène, je n’y voyais presque plus rien. Tout à coup, j’ai vu que le policier s’apprêtait à redonner des coups de gazeuse alors même que mon fils était juste devant lui. J’ai donné un coup pour dévier son bras vers le ciel ». Problème, de taille : le coup « dévie » sans doute et c’est une énorme patate dans le nez du policier qui saigne abondamment.

Souci supplémentaire : l’homme a déjà 18 condamnations au compteur, dont des violences, et n’est sorti de prison qu’en mars dernier. 

Il appartiendra au juge de l’application des peines de décider si le prévenu effectuera ou non sa peine de prison ou s’il bénéficiera d’un bracelet électronique voire d’une semi-liberté.

Paris Normandie

Un ancien Premier ministre néerlandais: « Netanyahu, un criminel de guerre qui mérite d’être jugé devant la CPI »

En amont de la visite du Premier ministre israélien aux Pays-Bas, les 6 et 7 septembre, l’un des anciens dirigeants de ce pays l’a qualifié de criminel de guerre qui mériterait d’être jugé par le tribunal international de La Haye.

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La visite diplomatique de Benyamin Netanyahou aux Pays-Bas, mardi 6 et mercredi 7 septembre, n’est pas du goût de tous les Néerlandais : dans une interview accordée à la chaîne NPO 1, Dries van Agt, qui a été Premier ministre de 1977 à 1982, a eu des mots peu amènes au sujet du chef du gouvernement israélien et de la politique qu’il conduit.

«L’occupation et l’expansion (d’Israël dans les territoires palestiniens), la construction de colonies, (…) cela constitue, selon le Statut de Rome – le statut sur lequel se base la Cour pénale internationale – (…) un crime de guerre», a déclaré sans ambages le Néerlandais âgé de 85 ans.

Par conséquent, l’ex-dirigeant chrétien-démocrate s’est demandé pourquoi son pays devrait accueillir un tel homme d’Etat, avant d’ajouter : «Nous devrions l’envoyer directement auprès de la Cour pénale internationale» de La Haye – aux Pays-Bas, donc –, chargée de juger les criminels de guerre du monde entier.

Un fervent défenseur de la cause palestinienne

Ce n’est pas la première fois, au cours de ces dernières années, que Dries van Agt exprime le peu de sympathie qu’il porte à l’égard de la politique israélienne. En 2012, il avait en outre provoqué une vive polémique aux Pays-Bas en affirmant que les Juifs auraient dû construire un Etat en Allemagne, plutôt qu’au Moyen-Orient.

RT

 

Dunkerque : Frédéric agresse sexuellement 2 mineurs, il écope de 7 ans de prison

Un homme a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur deux mineures, dont sa fille. Il a écopé de sept ans de prison et son autorité parentale lui a été retirée par le tribunal correctionnel de Dunkerque.

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De tout le procès, on ne l’a pas beaucoup entendu. Même lors de l’annonce du jugement, Frédéric  n’a pas cillé. Et pourtant, ce mercredi, il a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Dunkerque d’agression sexuelle sur sa fille, entre 2008 et 2012, et sur une seconde mineure entre avril et mai 2009.

Alors divorcé de son ex-femme et mère de sa fille, le prévenu recevait cette dernière par quinzaine chez lui. C’est pendant ces visites que les faits se sont passés. Elle avait 7 ans quand tout a commencé.

La Voix Du Nord