Netanyahu assure que son gouvernement soutient la colonisation en Palestine comme aucun autre

Netanyahu a assuré lundi que son gouvernement soutenait les colonies comme aucun autre, pour tenter d’apaiser les colons qui risquent de le confronter sous peu à de sérieuses difficultés.

des-batiments-en-construction-dans-la-colonie-israelienne-de-har-homa-a-jerusalem-est-le-7-mars-2016_5581263.jpg

Dans ce souci de calmer les esprits, Netanyahu a annoncé devant le Parlement que son gouvernement avait demandé à la Cour suprême de repousser la date butoir fixée au 25 décembre par la justice pour détruire une colonie sauvage de Cisjordanie occupée. La Cour a précisé dans un communiqué que le gouvernement avait demandé un report de sept mois.

La colonie d’Amona, où vivent entre 200 et 300 Israéliens, au nord-est de Ramallah en Cisjordanie occupée, est devenue un casse-tête pour Netanyahu.
Amona est une colonie sauvage, c’est-à-dire illégale non seulement aux yeux de la communauté internationale, mais des lois qu’Israël applique sur la majeure partie de la Cisjordanie.

La Cour suprême a décidé qu’Amona, construite dans les années 1990, l’avait été sur des terres privées palestiniennes et devait être détruite avant le 25 décembre.
Netanyahu est pris entre d’une part les pressions des habitants qui refusent l’éviction et de l’important lobby des colons, y compris au sein de son gouvernement, et d’autre part celles de la communauté internationale, à commencer par le grand allié américain.

L’affaire est aussi suivie attentivement par la communauté internationale. Celle-ci considère l’installation de près de 600.000 colons israéliens dans les Territoires palestiniens et la poursuite de la colonisation comme un obstacle majeur au règlement d’un conflit vieux de près de 70 ans.

L’Orient Le Jour

Un ancien Premier ministre néerlandais: « Netanyahu, un criminel de guerre qui mérite d’être jugé devant la CPI »

En amont de la visite du Premier ministre israélien aux Pays-Bas, les 6 et 7 septembre, l’un des anciens dirigeants de ce pays l’a qualifié de criminel de guerre qui mériterait d’être jugé par le tribunal international de La Haye.

57cf360dc3618861118b4730

La visite diplomatique de Benyamin Netanyahou aux Pays-Bas, mardi 6 et mercredi 7 septembre, n’est pas du goût de tous les Néerlandais : dans une interview accordée à la chaîne NPO 1, Dries van Agt, qui a été Premier ministre de 1977 à 1982, a eu des mots peu amènes au sujet du chef du gouvernement israélien et de la politique qu’il conduit.

«L’occupation et l’expansion (d’Israël dans les territoires palestiniens), la construction de colonies, (…) cela constitue, selon le Statut de Rome – le statut sur lequel se base la Cour pénale internationale – (…) un crime de guerre», a déclaré sans ambages le Néerlandais âgé de 85 ans.

Par conséquent, l’ex-dirigeant chrétien-démocrate s’est demandé pourquoi son pays devrait accueillir un tel homme d’Etat, avant d’ajouter : «Nous devrions l’envoyer directement auprès de la Cour pénale internationale» de La Haye – aux Pays-Bas, donc –, chargée de juger les criminels de guerre du monde entier.

Un fervent défenseur de la cause palestinienne

Ce n’est pas la première fois, au cours de ces dernières années, que Dries van Agt exprime le peu de sympathie qu’il porte à l’égard de la politique israélienne. En 2012, il avait en outre provoqué une vive polémique aux Pays-Bas en affirmant que les Juifs auraient dû construire un Etat en Allemagne, plutôt qu’au Moyen-Orient.

RT

 

Israël est «infecté par les graines du fascisme» selon l’ancien Premier ministre Ehud Barak

Alors que l’actuel Premier ministre de l’Etat hébreu, Benjamin Netanyahou, remanie son gouvernement de manière controversée, Ehud Barak l’a accusé de «fascisme», ajoutant que le «gouvernement doit être renversé».

Margalit-Israel-Prize2-1200.jpg

Barak, qui a dirigé le pays pendant plus de dix ans dans les années 1990, avant de devenir ministre de la Défense sous Ehud Olmert puis sous Benjamin Netanyahou, a commenté le dernier remaniement gouvernemental effectué cette semaine par son ancien supérieur.

En effet, Netanyahou a décidé de remplacer le ministre de la Défense Moshe Ya’alon par Avigdor Lieberman, président controversé du parti d’extrême-droite Israel Beytenou («Israël Notre Maison»), plutôt que de former une coalition avec l’Union sioniste, de centre-gauche.

Ya’alon a démissionné vendredi, à la fois du gouvernement et du parlement, assurant manquer «de foi» en Netanyahou, qui avait pourtant tenté de le contenter en lui offrant le poste de ministre des Affaires étrangères.

Dans une interview avec la chaîne de télévision israélienne Channel 10 vendredi, Ehud Barak a décrit ce départ de Ya’alon comme une «purge», assurant que cela «devrait être un feu rouge pour tous ceux d’entre nous observant ce qui se passe dans le gouvernement».

Il a ensuite déclaré qu’Israël avait récemment connu une série d’événements indiquant que ses gouvernement successifs sont «infectés par les graines du fascisme». Cela a commencé avec l’assassinat controversé par un soldat israélien d’un assaillant palestinien blessé, qui était au sol, a affirmé Ehud Barak, rappelant que Netanyahou avait alors soutenu le militaire.

L’ex-ministre a ensuite cité d’autres exemples, comme la proposition de retirer leur immunité aux députés accusés de soutenir le terrorisme.

«Ce gouvernement doit être renversé avant qu’il ne nous renverse nous tous [ses opposants]» a mis en garde l’ancien Premier ministre ajoutant qu’«il ne reste plus aucun leader sérieux dans le monde qui croit le gouvernement israélien».

RT

L’escroc franco-israélien Arnaud Mimran dit avoir versé un million d’€ à Netanyahu

L’homme d’affaire franco-israélien, Arnaud Mimran, a affirmé avoir versé un million d’euros au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris pour une escroquerie au marché du carbone. 

Capture d’écran 2016-05-20 à 22.15.35.png

La phrase bredouillée par Arnaud Mimran devant le tribunal correctionnel de Paris, jeudi 19 mai, a de quoi donner des sueurs froides au Premier ministre de l’État hébreu. Alors que l’homme d’affaires franco-israélien comparaissait dans une affaire d’escroquerie sur le marché des quotas à la taxe carbone, le prévenu a déclaré qu’il avait versé un million d’euros à Benjamin Netanyahou, ont rapporté des journalistes de Mediapart et Haaretz, présents durant le procès.

Tout est parti d’une remarque du président du tribunal correctionnel, prononcée dans le flot des audiences de ce procès fleuve – Mimran comparait aux côtés de 11 autres personnes et deux sociétés pour une arnaque à la taxe carbone d’un montant de plus d’un milliard d’euros entre 2008 et 2009.

« Je lui [Netanyahou] ai versé un million », a fini par lâcher l’homme d’affaire en hésitant sur les syllabes, raconte Michel Deléan de Mediapart. Auparavant, le magistrat avait dû insister, rappelant au prévenu que cet élément figurait dans son dossier et qu’il ne s’agissait donc pas seulement d’une rumeur dans la presse, comme l’avait suggéré l’avocat de Mimran.

 

Vacances en famille à Monaco

Le riche homme d’affaire et l’actuel Premier ministre israélien se fréquentent de longue date. Le site d’investigation avait obtenu, en mars, des photographies montrant Arnaud Mimran, attablé aux côtés de Benjamin Netanyahou, lors de vacances familiales à Monaco en 2003.

« D’après plusieurs témoignages concordants, la famille [Mimran] a aidé le parti Likoud et prêté au début des années 2000 son appartement de l’avenue Victor-Hugo [à Paris, dans le très chic 16e arrondissement] à Netanyahou », avait alors révélé le média français.

Mimran et la mafia « franco-israélienne »

Prévenu de premier plan dans l’affaire de l’escroquerie sur le marché des quotas à la taxe carbone, le financier n’intéresse pas seulement les juges du pôle national financier. Son nom revient dans plusieurs dossiers d’assassinats.

Soupçonné d’être proche de la mafia franco-israélienne que la police nomme le « milieu affairiste franco-israélien », son nom est cité, sans mise en cause par la justice, dans plusieurs affaires de meurtre dont celui de son ex-associé, Samy Souied, qui n’était alors pas en mesure de rembourser la somme estimée entre 20 et 50 millions d’euros qu’il lui devait, et du milliardaire Claude Dray, son ex-beau-père. Enfin, il pourrait avoir un lien avec le meurtre, en avril 2014, du garde du corps de Cyril Mouly, un grand joueur de poker avec qui Mimran connaît quelques démêlés.

Le procès de l’arnaque à la taxe carbone, qui s’achève le 30 mai, doit reprendre mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris.

France 24

Netanyahu propose un cours d’histoire sur Jérusalem au personnel à l’ONU: non merci, répond leur chef

2010-04-27_0000039   Subscriber-false   Marketing-true   Newsletter-   RegYSNewsletter-  MicroTransactions-false

L’envoyé spécial de l’ONU au Proche-Orient a refusé samedi l’idée du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de donner un cours d’histoire au personnel des Nations unies, après que l’Unesco a appelé Israël à respecter la liberté du culte musulman sur l’esplanade des Mosquées.

Le mois dernier, l’Unesco avait « condamné fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée al-Aqsa » sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, troisième lieu saint de l’islam.

Pour les juifs, ce site, qu’ils appellent mont du Temple, est le lieu le plus sacré du judaïsme.

A chaque fête juive, des juifs, pour beaucoup motivés par des raisons nationalistes, se rendent sur l’Esplanade, provoquant des échauffourées et parfois l’interdiction d’accès des musulmans au lieu saint, dont toutes les entrées sont filtrées par les forces de l’ordre israéliennes.

Furieux que le terme de mont du Temple n’ait pas été mentionné et dénonçant une résolution « absurde » qui « ignore le lien historique unique entre le judaïsme et le mont du Temple », M. Netanyahu avait proposé vendredi d' »organiser personnellement » ce qu’il a décrit comme « un séminaire sur l’histoire juive pour l’ensemble du personnel de l’ONU en Israël » et pour des diplomates.

Non merci, a répondu le lendemain l’envoyé spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient Nickolay Mladenov.

L’Obs

Netanyahu lié au Français Arnaud Mimran, alias «l’escroc du siècle»

Le Premier ministre israélien serait bien lié à celui qu’on a surnommé « l’escroc du siècle », le Français Arnaud Mimran, mis en examen dans deux affaires – une vaste fraude présumée à la taxe carbone et la séquestration présumée d’un banquier suisse. Le journal israélien Haaretz fait de nouvelles révélations, en collaboration avec le site français d’information Mediapart.

2016-01-24T105828Z_462287640_GF20000105261_RTRMADP_3_ISRAEL-POLITICS_0

Benyamin Netanyahu en photo au restaurant avec des membres de la sulfureuse famille Mimran : preuve de plus, selon le journal Haaretz, de la complicité entre le Premier ministre israélien et le Français Arnaud Mimran, surnommé « l’escroc du siècle ».

M. Netanyahu aurait amplement bénéficié de ses largesses au début des années 2000. Il est question d’un appartement à disposition quand il venait à Paris, ou encore de ses vacances au ski, qui lui auraient été payées dans la très chic station de Courchevel.

Il aurait également reçu de grosses sommes d’argent d’Arnaud Mimran, en 2002. A l’époque, Benyamin Netanyahu n’était plus Premier ministre, et ne l’était pas encore redevenu. Il était un simple citoyen, qui « ne savait rien des ennuis judiciaires de la famille Mimran », fait aujourd’hui valoir son entourage.

D’après Haaretz, cependant, Arnaud Mimran était déjà inculpé dans différentes affaires lorsqu’il passait ses vacances avec Benyamin Netanyahu. Le Français doit comparaitre le mois prochain dans le scandale de la fraude à la taxe carbone. Il est soupçonné d’avoir détourné 282 millions d’euros de fonds publics.

RFI

Netanyahu accuse le Mufti de Jérusalem d’avoir incité Hitler à « brûler les juifs »

l04EfiA6fjVyLGYvoQ85TTl72eJkfbmt4t8yenImKBVvK0kTmF0xjctABnaLJIm9Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a suscité mardi un tollé, en affirmant que le Grand Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, a été celui qui a fait germer l’idée de l’extermination des Juifs d’Europe dans l’esprit d’Adolf Hitler, rapporte mercredi le quotidien israélien Haaretz.

Dans un discours prononcé mardi devant le Congrès sioniste mondial à Jérusalem, Netanyahou a affirmé que le dirigeant nazi n’avait pas l’intention de tuer les Juifs, mais seulement de les expulser.

Il a ainsi décrit une rencontre entre Husseini et Hitler qui a eu lieu en novembre 1941: « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs à l’époque, il voulait les expulser. Et Mohammed Amin al-Husseini est allé voir Hitler et lui a dit: si vous les expulsez, ils vont tous venir ici (en Palestine)« , a raconté Netanyahou.

« Hitler a alors demandé: Que dois-je faire?, et le Mufti a répondu: Brûlez-les », a-t-il poursuivi.

Les affirmations de Netanyahou ont très vite déclenché une tempête sur les réseaux sociaux, alors que le dirigeant israélien avait fait une affirmation similaire lors d’un discours prononcé à la Knesset en 2012, où il décrivait Husseini comme « l’un des principaux architectes » de la solution finale.

Le chef de l’opposition israélienne, Yitzhak Herzog (Union sioniste) a réagi en affirmant que Netanyahou faisait le jeu des négationnistes. Herzog a exigé que Netanyahou revienne sur sa déclaration, la qualifiant de « distorsion dangereuse de l’histoire ».

L’historienne en chef du mémorial Yad Vashem pour la mémoire de la Shoah, à Jérusalem, a estimé que les propos de M. Netanyahu n’étaient pas « historiquement exacts ». « Ce n’est pas le mufti, même s’il avait des positions antijuives très extrêmes, qui a donné à Hitler l’idée d’exterminer les juifs », a déclaré Dina Porat à l’AFP.

Le Parisien

Il est indispensable de rappeler que près de 150 000 juifs ont servi dans l’armée d’Hitler durant la guerre.