Discrimination des musulmans à l’embauche

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Marie-Anne Valfort

Marie-Anne Valfort est économiste à l’Ecole d’économie de Paris et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Diplômée d’HEC et titulaire d’un doctorat de l’Ecole Polytechnique, elle est spécialiste de la discrimination sur le marché du travail.

Elle a consacré de nombreux articles de recherche à la discrimination envers les musulmans dont une synthèse sera publiée en janvier 2016 par Presses Universitaires d’Harvard : Why Muslim integration fails in Christian-heritage societies (avec Claire L. Adida de l’Université de San Diego et David D. Laitin de l’Université Stanford).

Consulter l’étude de l’Institut Montaigne

Une militante FN au procès de Marine Le Pen « Les musulmans vous êtes des chiens »

Une altercation est survenue mardi dans les couloirs du palais de Justice de Lyon, peu après le départ de Marine Le Pen qui y était jugée pour ses propos controversés sur les prières de rue.

« Vous êtes des chiens, des barbares« , a lancé une sympathisante du Front national à une femme de couleur, ont constaté des journalistes de l’AFP

20 Minutes

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Communiqué du Collectif contre l’islamophobie en France

Le Collectif contre l’islamophobie en France exprime son étonnement face à la teneur du réquisitoire du Procureur lors de l’audience qui jugeait les propos de Marine Le Pen au sujet des prières de rue auxquelles ont été parfois contraints les fidèles musulmans en raison de l’insuffisance de places dans les lieux de culte.

Bernard Reynaud considère qu’« elle n’a fait qu’exercer sa liberté d’expression », alors même qu’elle met en relation, dans ses propos, les prières de rue avec l’Occupation. La succession des mots est très claire (les soldats, les blindés…). Il s’agit d’ennemis qui viennent occuper le territoire, d’ennemis qu’il faut combattre et ces ennemis, ce sont les musulmans.

« La violence du verbe fait partie du quotidien des politiques » a également affirmé le Procureur. Pour autant, on ne peut pas ignorer la responsabilité et l’impact de la rhétorique utilisée par le responsable d’un parti politique sur son auditoire et à plus forte raison lorsque celui-ci se revendique comme le premier parti de France.

L’avocat de Marine Le Pen a par ailleurs reconnu que les réquisitions du Procureur étaient très semblables aux arguments que la défense souhaitait développer.

Si Marine Le Pen, ses sympathisants et ses avocats défendent aujourd’hui avec ferveur les déclarations mises en cause, il apparaît inconcevable que le représentant de l’intérêt général en fasse autant.

Dans une France multiculturelle encore meurtrie par les événements de janvier, il appartient à tous de ne pas favoriser la normalisation d’un discours stigmatisant, créateur de peur et de division entre les citoyens français.

Dans l’attente du jugement qui sera rendu le 15 décembre prochain, le CCIF en appelle à une justice impartiale, fidèle aux valeurs françaises de respect de toutes les croyances et des libertés fondamentales inhérentes à tous, ainsi qu’au renforcement de la cohésion nationale.

CCIF

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Jean-Luc Mélenchon accuse la justice et le gouvernement de complaisance envers Marine Le Pen

L’ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mardi une indulgence du parquet à l’égard de Marine Le Pen quand celle-ci est jugée dans des affaires où elle risque l’inéligibilité, au soir d’une relaxe requise à Lyon dans l’affaire des prières de rue.

« J’affirme que Mme Le Pen est instrumentalisée par le système UMP (devenus Les Républicains, ndlr) d’un côté et d’autre part par le PS, parce que c’est son principal et unique argument de vente« . « S’il n’y a plus Mme Le Pen, il n’y a aucune raison de voter PS« , a-t-il conclu.

Agence France Presse

Dans la peau d’une musulmane, une catholique expérimente l’islamophobie

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Les yeux bleus, cheveux blonds, type européen : Silke Raats, étudiante anversoise catholique de 21 ans, a le profil classique de la jeune flamande.

Choquée par les amalgames entre musulmans et extrémistes dont souffrent beaucoup de musulmans, Silke a décidé de réaliser une expérience peu banale en portant le voile pendant un mois, pour analyser la réaction de son entourage. “Outre le fait de porter le voile, j’ai décidé d’adopter le style de vie des musulmans, en ne buvant pas d’alcool, sans manger de viande. De plus, j’ai appris par cœur la sourate d’ouverture du Coran” , explique Silke à De Standaard.

Le premier soir de son expérience, le 29 septembre dernier, Silke a posté une photo d’elle sur Facebook, vêtue du voile, avant de désactiver son profil le lendemain matin. Je voulais voir à quelle vitesse l’information allait être véhiculée ”, justifie Silke. “Et cela a été très vite. J’ai rapidement été submergée de questions, les gens étaient très surpris”.

Les commentaires offensants n’ont pas tardé : “Tu réalises que tu ne trouveras jamais de boulot ?” ; “Pour son anniversaire, on doit lui offrir un ticket d’avion vers la Syrie !” ; “Je préfère qu’elle ne vienne pas dans mon quartier, je n’ai pas envie qu’elle y dépose une bombe” ; “Elle s’apprête à rejoindre les rangs de l’État Islamique” , etc.

Autant d’aberrations qui ont mis un terme prématuré à l’expérience. “Initialement, je devais rester voilée pendant un mois, mais cela n’aura duré que dix jours” , explique Silke, qui affirme avoir perdu trois quarts de son cercle d’amis suite à cette expérience. “Je me suis très rapidement sentie exclue. Ce que je voulais démontrer a rapidement été prouvé ”, constate la jeune étudiante, “beaucoup de Belges lient automatiquement le port du voile à un acte extrémiste, y compris mes meilleurs amis.”

Je sais désormais sur qui je peux vraiment compter : ma mère et ma meilleure amie”, ajoute Silke, écœurée par le fait que “ les gens vont uniquement prêter attention au voile, et pas à la personnalité qui se trouve en dessous”.

DH Net

Georges Bensoussan: « chez les arabes l’antisémitisme se tète avec le lait de la mère » le MRAP dépose plainte

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Considérant que les propos tenus par Georges Bensoussan, responsable éditorial du Mémorial de la Shoah, lors de l’émission Répliques, sont racistes, un groupe d’enseignants, chercheurs, et journalistes  demandent au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel d’intervenir en condamnant ses propos.

L’émission « Répliques » a une fois de plus franchi, ce matin du samedi 10 octobre, le seuil du tolérable. On sait que, depuis des années, son philosophe-animateur Alain Finkielkraut s’échine à mettre en scène un semblant de débat démocratique, en invitant des intellectuels aux positions antagonistes.

Bien qu’il ne sorte souvent pas grand-chose de ces face-à-face, certains se plaisent encore à y trouver quelques références, et l’opportunité d’un débat d’idées policé. Mais de fait, cette émission est devenue depuis longtemps l’antichambre faussement feutrée de la banalisation des idées les plus réactionnaires.

« dans les familles arabes en France, tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l’antisémitisme on le tète avec le lait de la mère »

C’est une invention de Bensoussan qui s’inscrit dans cette essentialisation du monde musulman.Le MRAP porte plainte !

Mrap

Quand Philippe Vardon, cadre du FN chantait des hymnes Nazi

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Avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2012, Philippe Vardon s’était montré au premier plan lors d’un meeting de Marine Le Pen à Nice. L’ancien porte-parole des Jeunesses identitaires, un mouvement d’extrême droite fondé après la dissolution d’Unité radicale, tentait alors un rapprochement avec le Front national.

Mardi, le patron de Nissa rebela, un mouvement régionaliste d’extrême droite basé à Nice, avait publié sur Twitter sa carte de membre du Rassemblement bleu marine (RBM). Selon lui, il est encarté dans ce mouvement.

Philippe Vardon est connu pour avoir longtemps fréquenté la mouvance skinhead, antisémite et négationniste. Comme on le voit sur ces images diffusées en 1998 par Arte : Philippe Vardon (chevelu et plus en chair que ses acolytes) y braille une chanson néonazie au milieu d’une forêt de bras tendus. Le documentaire s’appelle « Skin or Die ». Réalisé par Daniel Schweizer, il a été diffusé en 1998.

Le jeune Vardon, clairement identifiable micro au poing, chante « Nous sommes la Zyklon Army, l’armée des skinheads« , lors d’un concert privé en 1998. Cette « chanson » est l’oeuvre du groupe néonazi Evil Skins. Le Zyklon B fut utilisé comme gaz mortel dans les camps de concentration allemands.

http://www.dailymotion.com/video/x2b7a0q_quand-un-petit-nouveau-du-fn-entonnait-un-chant-nazi_news

Màj, Succès de la journée de solidarité pour la mosquée incendiée d’Auch, le diocèse d’Auch fait don de 5000€

Dimanche 23 août 2015, les fidèles venant accomplir la prière d’Alfadjr découvrent avec un grand désarroi et stupeur que la mosquée est quasiment toute brûlée et sa toiture effondrée. Le feu s’est déclaré vers 3h30 du matin. Le choc est terrible et l’émotion est profonde au sein de la communauté musulmane d’Auch.

Trois semaines après l’émotion soulevée par l’incendie criminel de la mosquée d’Auch, le diocèse invite à ne pas oublier trop vite la communauté musulmane. Aussi, pour aider à la reconstruction de leur lieu de culte, le diocèse a fait un don de 5000€.

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L’association musulmane d’Auch a organisé ce dimanche une journée de solidarité pour recueillir des fonds supplémentaires pour la réfection de la mosquée incendiée mais aussi pour remercier les nombreux donateurs

En fin de journée, c’est près de 25 000 euros que devraient avoir recueilli les organisateurs ce qui amènera un total d’environ 70 000 euros pour restaurer la mosquée d’Auch détruite en partie par un incendie criminel. Une semaine après l’incendie, les dons sont arrivés de partout, de France mais aussi de l’étranger, notamment de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Espagne mais aussi du Qatar.

Les organisateurs ont précisé que ces dons, de 3 euros à 2 000 euros, provenaient de musulmans mais aussi de nombreux non-musulmans. Les dons ont été envoyés par tous les moyens de paiement, espèces, chèques ou versement électronique. Pour l’instant, les prières ont lieu dans des locaux provisoires.

http://www.dailymotion.com/video/x37dllj_france-de-nombreux-musulmans-et-non-musulmans-solidaires-avec-la-mosquee-incendiee-d-auch_news

France 3

Suspicion de manipulation islamophobe dans une université française

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Le directeur de l’IUT de Saint-Denis Samuel Mayol est soupçonné d’avoir introduit lui-même des tapis de prières dans le local d’une association musulmane afin de corroborer ses accusations de dérives communautaires dans l’établissement.

L’université l’accuse d’avoir placé le 6 octobre une vingtaine de tapis de prières dans les locaux de l’association L’Ouverture avec l’appui de deux enseignants.

Le 16 octobre, la police judiciaire de Seine-Saint-Denis s’est  rendu à la faculté de Saint-Denis pour y récupérer les tapis mais également des bandes vidéo, après une main courante déposée par la direction. Sur les images, on voit Samuel Mayol entrer dans le local de l’association L’Ouverture avec un sac bandoulière rouge et un sac blanc, puis ressortir uniquement avec sa bandoulière.

La direction de l’université pense que Samuel Mayol serait à l’origine d’une fausse alerte à la bombe en 2014. La police avait également trouvé des tapis de prières dans les locaux de L’Ouverture.

Depuis son arrivée à la tête de l’IUT, Samuel Mayol, fervent partisan de l’interdiction du voile à l’établissement. Samuel Mayol accuse également deux enseignants d’avoir détourné les fonds de l’université, en étant payés pour des cours qu’ils n’assuraient pas, et d’avoir autorisé la fameuse association musulmane de faire du prosélytisme religieux

Les deux enseignants, Rachid Zouhhad, 57 ans, et Hamid Belakhdar, 59 ans, «clament depuis des mois leur innocence et l’absence de tout fondement aux poursuites disciplinaires engagées à leur encontre sur la base des allégations mensongères et farfelues» du responsable de l’IUT, a réagi Me Bouziane Behillil, l’avocat de M. Zouhhad.

«Il n’y a jamais eu de radicalisme de quiconque, de tapis de prières, de détournement de fonds au sein de l’IUT de Saint-Denis, mais une effroyable manipulation qui a dupé des intellectuels de renom», a-t-il ajouté.

Libération

Démantèlement d’une cellule terroriste d’extrême droite qui projetait des attentats

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 Quatre Allemands membres présumés d’une « organisation terroriste d’extrême droite » ont été interpellés mercredi matin en Allemagne, soupçonnés de projets d’attentats anti-musulmans et contre des foyers de demandeurs d’asile.

Les suspects, trois hommes et une femme âgés de 22 à 56 ans, sont suspectés d’avoir pour « objectif de commettre, sur le sol allemand, en petits groupes, des attaques visant des mosquées et des foyers pour demandeurs d’asile« , a indiqué dans un communiqué le Parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme.

Les perquisitions ont permis de retrouver du matériel « pyrotechnique d’une forte puissance explosive ainsi que d’autres pièces à conviction« , a ajouté le Parquet basé à Karlsruhe (sud-ouest).

Les suspects ont été identifiés comme Andreas Hafemann, 56 ans, Olaf Ogorek, 47 ans, et Markus Wilms, 39 ans, Denise Vanessa Grüneberg, 22 ans Ces deux derniers sont respectivement « président » et « vice-président » d’une organisation visiblement structurée et hiérarchisée, selon la même source.

Les quatre personnes interpellées mercredi matin sont soupçonnées « de s’être associés avec d’autres inculpés, au sein de l’organisation terroriste Oldschool Society (OSS)« , a encore indiqué le Parquet de Karslruhe.

Oldschool Society terrorisme allemagne extreme droite naziSelon l’édition en ligne de l’hebdomadaire Der Spiegel, la « Oldschool Society » s’était dotée d’armoiries associant un char d’assaut stylisé, des runes germaniques et deux têtes de mort, renvoyant aux symboles classiques de l’extrême-droite allemande, l’association avait également pour devise : « une balle ne suffit pas« .

Les interpellations ont été conduites sur la base d’un mandat d’arrêt délivré mardi par un juge du tribunal fédéral de Karlsruhe et ont mobilisé environ 250 policiers, selon le Parquet fédéral, selon lequel les enquêteurs se sont basés sur des informations des services de renseignement intérieurs allemands.

En novembre 2011, l’Allemagne avait été choquée en découvrant l’existence d’une cellule néo-nazie, la « Clandestinité nationale-socialiste » (NSU), soupçonnée d’au moins dix meurtres dans différentes régions du pays entre 2000 et 2007, dont ceux de huit Turcs, en raison de leur origine étrangère.

Cette série de crimes racistes avait été en partie élucidée, après la mort de deux des trois principaux suspects Uwe Mundlos, 38 ans, et Uwe Böhnhardt, 34 ans. Leur complice, Beate Zschäpe, s’était livrée à la police et est jugée depuis deux ans à Munich (sud).

L’enquête a mis en évidence ces erreurs graves des services de renseignements intérieurs.

L’Express

Les services allemands se préparent a l’émergence d’un terrorisme d’extrême droite

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Le patron des renseignements intérieurs allemands a annoncé aujourd’hui qu’il redoutait l’apparition d’un « terrorisme d’extrême droite » en Allemagne où des groupuscules radicaux font campagne contre l’afflux massif de réfugiés.

Les campagnes antiréfugiés, menées notamment par de petits partis néonazis comme le NPD ou Der Dritte Weg (La troisième voie) pourraient conduire l’extrême droite (allemande) à se radicaliser encore plus.

Dans la première moitié de 2015, les actes de violences liés à l’extrême droite ont augmenté. Un changement de tendance pour la deuxième moitié (de 2015) n’est pas en vue », rapporte le patron des renseignements intérieurs allemands.

En juin, les renseignements intérieurs allemands avaient déjà indiqué qu’en 2014, les agressions imputables à l’extrême droite avaient déjà augmenté de près de 24%, leur plus haut niveau depuis 2008, avec une hausse importante des attaques contre les centres de réfugiés.

Le Figaro

Henriette Reker, femme politique poignardée par un militant identitaire

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Henriette Reker, candidate à la mairie de Cologne, a été poignardée, samedi 17 octobre, sur un marché où elle faisait campagne. La femme politique se trouvait sur un stand d’informations de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti d’Angela Merkel qui la soutient pour l’élection, quand elle a été attaquée par un homme qui l’a grièvement blessée au cou.

Mme Reker, 58 ans, souffre de « blessures sérieuses » mais son état est « stable », a assuré un responsable de la police. Une autre femme a également été grièvement blessée lors de cette attaque, tandis que trois autres personnes l’ont été plus légèrement.

L’agresseur, interpellé juste après les faits, est un Allemand de 44 ans, chômeur de longue durée. Il « a dit qu’il avait commis cet acte avec une motivation raciste », a annoncé la police. Selon le quotidien régional Kölner Stadtanzeiger, l’agresseur a ainsi déclaré aux enquêteurs que « Recker et Merkel nous inondent d’étrangers et de réfugiés ».

Si la police a indiqué qu’il n’était « pas actif politiquement », l’hebdomadaire Spiegel écrit sur son site que l’homme, originaire de Bonn, était membre au début des années 1990 d’un parti d’extrême droite allemand interdit depuis. Il aurait été repéré pour ses commentaires xénophobes sur divers forums sur Internet.

Mme Reker est notamment chargée de l’accueil des réfugiés à la ville de Cologne. Elle est l’une des prétendantes les plus sérieuses à la mairie de la quatrième ville d’Allemagne (980 000 habitants) à l’élection qui aura lieu dimanche.

Le Monde

Nouveau revers judiciaire pour Cyril Nauth, maire FN de Mantes-la-Ville

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Le maire FN de Mantes-la-Ville, dans les Yvelines, qui voulait préempter un local a essuyé vendredi un nouveau revers judiciaire devant la cour administrative d’appel (CAA) de Versailles.

Dans son ordonnance consultée par l’AFP, le juge des référés de la CAA considère que le maire « a nécessairement exercé son droit de préemption pour faire échec » au projet de transfert d’une salle de prière musulmane, validé par l’ancienne mairie PS fin 2013 mais ardemment combattu par le maire élu en mars 2014.

A cette époque, Cyril Nauth avait affirmé à la presse qu' »il allait étudier toutes les possibilités juridiques et légales pour que le projet n’aille pas à son terme« , a relevé le juge d’appel.

La CAA confirme ainsi une ordonnance du 21 août par laquelle le juge des référés du tribunal administratif a suspendu la décision de Cyril Nauth du 22 juillet de préempter le local devant accueillir la salle de prière, et une délibération du 29 juin instaurant une étude de travaux pour un poste de police municipale.

Le juge d’appel, donnant une nouvelle fois raison au préfet des Yvelines qui avait attaqué ces décisions, a retenu que « le moyen tiré du détournement de pouvoir était de nature à faire naître un doute sérieux quant à (leur) légalité ».

Europe 1

Les discours de haine sur internet dans le viseur de l’Union européenne

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 Les ministres de la Justice de l’UE, réunis vendredi à Luxembourg, s’inquiètent de la propagation des discours d’incitation à la haine et à la xénophobie sur les réseaux sociaux.

« Nous avons constaté en Allemagne une hausse importante de propos haineux criminels sur les plate-formes sociales », a déclaré le ministre allemand de la Justice Heiko Maas à son arrivée à Luxembourg. Facebook a promis le mois dernier de lutter contre un regain de racisme sur son réseau en langue allemande.

Heiko Maas devait faire le compte-rendu à ses homologues européens de ses discussions avec Facebook et d’autres sites web, ainsi que des initiatives prises en Allemagne pour lutter contre ce qu’il considère être un problème paneuropéen.

« Si quelqu’un appelle à tuer des réfugiés ou à brûler des juifs, cela n’entre pas dans le cadre de la liberté d’expression. C’est un acte criminel qui doit être poursuivi en justice« , a-t-il affirmé.

« Facebook, Google, YouTube et Twitter ont la responsabilité de s’assurer que de telles déclarations sont supprimées. Ce n’est pour l’instant pas encore assez souvent le cas« , a regretté le ministre.

RTS

Des identitaires exhibant le drapeau confédéré inculpés pour « terrorisme »

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Quinze personnes qui avaient brandi le drapeau confédéré, symbole du sud esclavagiste remis en cause aux Etats-Unis après une tuerie raciste, ont été inculpées pour « menaces terroristes » et « terrorisme de gang« , a annoncé lundi un procureur de Géorgie, dans le sud.

Les inculpés sont « associés à un groupe appelé ‘Respectez le drapeau’, ils avaient circulé dans notre comté en brandissant le drapeau confédéré« , écrit le bureau du procureur du comté de Douglas, Brian Fortner, dans un document mis en ligne par un centre américain spécialisé dans la lutte contre le racisme, le SPLC.

« Ces individus s’étaient arrêtés près d’une maison (…) où un groupe d’habitants fêtait un anniversaire et une dispute avait suivi » le 25 juillet, précise le procureur. Après enquête, il a décidé de les inculper.

Ces faits s’étaient produits un peu plus d‘un mois seulement après le massacre, en juin, de neuf Noirs dans une église emblématique de Charleston en Caroline du Sud

Des photos montrant le tueur, Dylann Roof, portant le drapeau confédéré – fond rouge barré d’une croix diagonale bleue avec des étoiles blanches – ont ensuite été publiées, provoquant un débat sur cet emblème perçu par beaucoup d’Américains comme un symbole de racisme et d’esclavage.

RTBF

Un policier condamné pour incitation a la haine sur facebook « Un barbu une balle »

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Pour avoir tenu des propos racistes sur Facebook, ce policier est condamné par le tribunal à payer une amende de 5 000 euros, et risque de tout perdre. Le coupable en cause, un policier lyonnais de 43 ans condamné par le tribunal correctionnel de Lyon à 5 000 euros d’amendes pour « provocation à la discrimination raciale ».

Cette accusation tient ses origines de la page Facebook créée par ce dernier, il y a plus d’un an, pour débattre sur des sujets divers et variés. Il avait alors invité environ de 1 300 amis Facebook à venir y participer. Les discussions se sont vite embrasés, et les opinions sont devenues hors de contrôle.

A partir de ce moment-là, la page à vu apparaître des propos et des idées xénophobes. Comme une image de Marianne bâillonnée avec la légende « Non à l’islamisation de la France « . Une autre publication comportant la légende « Un barbu – une balle ». Tous ces éléments ont ensuite été repris par le tribunal correctionnel de Lyon pour effectuer sa condamnation.

Le tribunal compte inscrire cette condamnation dans le casier judiciaire du policier. Cette décision le plaçant alors sous le risque d’une révocation de ses fonctions, qui requiert un casier judiciaire vierge.

Actu Mobile

Un patron à son salarié : « Je n’aime pas les Arabes, je vais t’égorger »

Mustafa, qui endure depuis des semaines les brimades de son chef, a filmé avec son téléphone portable une scène d’une violence inouïe. Pendant une demi-heure, ce chauffeur dans une entreprise de transport routier va subir un déluge d’insultes de la part de son patron.

« Ferme ta grande gueule ! (…) Moi, depuis qu’un patron s’est fait trancher la gorge, j’en ai jusque-là ! T’as compris, ça ? – Mais c’est pas pareil… risque Mustafa.Si, c’est pareil ! C’est exactement pareil ! Et j’ai envie, moi, moi… (il crie) de prendre un Arabe et de crac !, et de le mettre en haut de mon bâtiment. »

« Et… t’as de la chance, poursuit le patron, enragé. Je n’aime pas les Arabes. Je N’AIME PAS les Arabes. Alors fais gaffe à toi, hein ! »

De même que les discriminations raciales à l’embauche (qui peuvent être punies de trois à cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 à 75 000 euros d’amende), les injures ou diffamations raciales, même non publiques, sont réprimées par la loi, et exposent à une amende (de 750 euros pour une injure « non publique« ).

France TV