Mort de Clément Méric: Le parquet de Paris demande un procès aux assises pour quatre skinheads

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Vers un procès pour quatre skinheads. Trois ans après la mort du militant antifasciste Clément Méric, en juin 2013, le parquet de Paris a demandé le renvoi aux assises de quatre hommes mis en examen, a révélé l’AFP ce jeudi.

Deux des mis en examen, Esteban Morillo et Samuel Dufour, sont plus directement visés, car le parquet demande leur renvoi pour avoir frappé l’étudiant et pour avoir causé sa mort sans intention de la donner. Il appartient maintenant aux juges d’instruction de décider d’ordonner un procès.

Un symbole pour les « antifas »

L’enquête judiciaire s’était achevée en mars. Quatre skinheads avaient été mis en examen, dont pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, des faits passibles de la cour d’assises, et deux autres pour violences.

La mort de Clément Méric, 18 ans, devenu un symbole pour les « antifas », avait causé un vif émoi, faisant resurgir le spectre des violences de l’extrême droite, à l’époque où des groupuscules causaient déjà des incidents lors des manifestations contre le mariage homosexuel.

20 Minutes

Un colistier de Marion Maréchal-Le Pen a aidé un skinhead en cavale

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Loin de la « dédiabolisation » voulue par Marine Le Pen, Guillaume Pradoura, colistier de Marion Maréchal-Le Pen et assistant parlementaire du numéro 3 du FN, Nicolas Bay, a entretenu, jusqu’en 2010 au moins, des relations très amicales avec un skinhead raciste violent, proche du Ku Klux Klan. Il l’a même aidé à trouver des points de chute à l’étranger, alors qu’il était recherché par la police. 

Colistier de Marion Maréchal-Le Pen aux dernières élections régionales, Guillaume Pradoura avait échappé aux écrans radars médiatiques. Marion Maréchal-Le Pen l’avait présenté à la presse le 28 novembre dernier comme l’un de ses « experts », appelé à l’aider à diriger la région si elle l’emportait – mais elle a perdu. Il est aussi l’assistant parlementaire à Strasbourg de l’eurodéputé Nicolas Bay, secrétaire général et numéro 3 du parti.

Il est enfin l’un des animateurs du Collectif liberté et création (Clic), le cercle culturel lancé en juin par le Front national. À l’heure de la « dédiabolisation » du FN, ses liens étroits avec un skinhead violent, auquel il a porté assistance quand il était recherché par la police, font un peu désordre.

Médiapart

 

Quand Philippe Vardon, cadre du FN chantait des hymnes Nazi

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Avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2012, Philippe Vardon s’était montré au premier plan lors d’un meeting de Marine Le Pen à Nice. L’ancien porte-parole des Jeunesses identitaires, un mouvement d’extrême droite fondé après la dissolution d’Unité radicale, tentait alors un rapprochement avec le Front national.

Mardi, le patron de Nissa rebela, un mouvement régionaliste d’extrême droite basé à Nice, avait publié sur Twitter sa carte de membre du Rassemblement bleu marine (RBM). Selon lui, il est encarté dans ce mouvement.

Philippe Vardon est connu pour avoir longtemps fréquenté la mouvance skinhead, antisémite et négationniste. Comme on le voit sur ces images diffusées en 1998 par Arte : Philippe Vardon (chevelu et plus en chair que ses acolytes) y braille une chanson néonazie au milieu d’une forêt de bras tendus. Le documentaire s’appelle « Skin or Die ». Réalisé par Daniel Schweizer, il a été diffusé en 1998.

Le jeune Vardon, clairement identifiable micro au poing, chante « Nous sommes la Zyklon Army, l’armée des skinheads« , lors d’un concert privé en 1998. Cette « chanson » est l’oeuvre du groupe néonazi Evil Skins. Le Zyklon B fut utilisé comme gaz mortel dans les camps de concentration allemands.

2 skinheads condamnés après avoir tabassé un homme a coup de chaine

skinhead francais lonsdale france haine racisme bagare identitaireIl avait été condamné en juillet pour une agression homophobe. Remis en liberté, un jeune skinhead de 23 ans a été à nouveau condamné à une peine de prison ferme pour des violences, hier. Le jeune homme qui l’accompagnait écope de la même peine assortie du sursis.

« Il y a le même goût détestable à chaque affaire qui concerne ce type d’individus. Ils considèrent qu’ils ont plus de droits et se sentent socialement, ethniquement supérieurs », s’inquiète le procureur Métivier, dénonçant le discours nauséabond des skinheads.

Crâne rasé et veste de survêtement, le jeune Brestois de 23 ans est inconnu de la justice. Pas son copain qui l’accompagnait le 29 mars dernier, au petit matin, dans une rue du centre-ville quimpérois. Même âge et même coupe de cheveux, il a été condamné le 15 juillet dernier pour l’agression homophobe de la rue Jean-Jaurès. Condamné à trois mois de prison et incarcéré à la maison d’arrêt de Brest, il a retrouvé la liberté le 4 septembre dernier.

Pour le procureur, le jeune fasciste n’avait pas tout dit de ses tatouages. « Les marteaux croisés tatoués sur sa main droite représentent bien une croix gammée en fonction de la position de la main », dénonce le magistrat pour souligner la personnalité du prévenu. « Leur comportement doit être condamné, même si ce sont des faits de violences et de vol que vous avez à juger ».

Le 29 mars, à Quimper, les deux prévenus, en état d’ébriété avancée, s’en étaient pris à un homme qui avait eu le tort de photographier leur voiture. En tentant de récupérer son appareil photo, la victime aurait reçu un coup de chaîne sur le crâne et deux coups de poing au visage, le prévenu jure ne pas s’être servi du poing américain retrouvé dans sa veste par les policiers qui les avaient interpellés à l’angle de la rue.

« Moi, je n’ai de haine envers personne », affirme le skinhead, pour toute défense face aux réquisitions de six mois de prison avec sursis prononcées à son encontre par le procureur, six mois ferme à l’encontre de son ami. Le tribunal les a condamnés à trois mois de prison ferme et trois mois de prison avec sursis.

Le Télégramme