Contrairement a ce que dit Chevènement, les Français sont ultra-majoritaire à Saint Denis

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Lorsque Jean-Pierre Chevènement veut illustrer sur France Inter un échec du « processus de l’intégration » et des « problèmes d’équilibre de la société française », le futur président de la Fondation de l’Islam en France affirme qu’une des nombreuses nationalités présentes dans la ville de Saint-Denis a quasiment disparu. Et on comprend bien que l’ancien ministre parle de la nationalité française. Interrogé par le site Buzzfeed, l’entourage de Jean-Pierre Cheévènement évoque d’ailleurs « un lapsus ».

Mais quels sont les faits ?

Les chiffres du dernier recensement de l’Insee sont pourtant sans appel : la nationalité française est largement majoritaire à Saint-Denis. Sur près de 108.000 habitants en 2011, 76.000 ont la nationalité française, qu’ils soient Français de naissance ou qu’ils le soient devenus.

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Et ce rapport de 70%/30% entre population française et étrangère constaté par l’Insee en 2011 était identique lors du recensement de 2006. La nationalité française n’est donc pas en déclin à Saint-Denis.

Ceci dit, il y a effectivement plus d’étrangers dans cette commune francilienne que dans beaucoup d’autres villes du pays. Au niveau national, la France compte un peu plus de 6% d’étrangers (les Portugais étant les plus nombreux, devant les Algériens et les Marocains).

France TV

Un autre personnalité colporte cette fausse idée cher a l’extrême droite, il s’agit de Laurent Bouvet, fondateur de l’officine prônant une « laïcité de combat », le Printemps républicain.

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Le Figaro

« Molenbeek sur-Seine »: Les habitants de Saint Denis lancent une pétition contre Le Figaro

Que le Figaro Magazine reconnaisse ses mensonges sur Saint-Denis

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Nous demandons à la direction du Figaro Magazine de:

– s’excuser pour l’article du 20 mai 2016 stigmatisant Saint-Denis, ses habitant-es, notamment les musulman-es ;

– corriger les erreurs, manipulations et mensonges qui émaillent ce texte ;

– publier dans un prochain numéro les textes de référence de la déontologie du journalisme, dont de nombreux points ont été transgressés par la direction du journal quand elle a commandé, publié et défendu ce texte.

« Nous publions en complément de cette pétition l’analyse rédigée par des habitant-es de Saint-Denis, qui prouve que l’article ne répond pas aux règles du journalisme, est dictée par une idéologie d’ignorance et de haine envers les musulman-es et vise par ailleurs à invisibiliser la réalité sociale de Saint-Denis et les luttes qui y sont menées. Nous renvoyons par ailleurs aux nombreuses réactions et contre-enquêtes déjà menées. Il s’agit pour nous de lutter à la fois contre la stigmatisation des quartiers populaires, celle des musulman-es, contre l’invisibilisation de nos luttes, et contre le dévoiement du journalisme. »

Chang.Org

Suspicion de manipulation islamophobe dans une université française

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Le directeur de l’IUT de Saint-Denis Samuel Mayol est soupçonné d’avoir introduit lui-même des tapis de prières dans le local d’une association musulmane afin de corroborer ses accusations de dérives communautaires dans l’établissement.

L’université l’accuse d’avoir placé le 6 octobre une vingtaine de tapis de prières dans les locaux de l’association L’Ouverture avec l’appui de deux enseignants.

Le 16 octobre, la police judiciaire de Seine-Saint-Denis s’est  rendu à la faculté de Saint-Denis pour y récupérer les tapis mais également des bandes vidéo, après une main courante déposée par la direction. Sur les images, on voit Samuel Mayol entrer dans le local de l’association L’Ouverture avec un sac bandoulière rouge et un sac blanc, puis ressortir uniquement avec sa bandoulière.

La direction de l’université pense que Samuel Mayol serait à l’origine d’une fausse alerte à la bombe en 2014. La police avait également trouvé des tapis de prières dans les locaux de L’Ouverture.

Depuis son arrivée à la tête de l’IUT, Samuel Mayol, fervent partisan de l’interdiction du voile à l’établissement. Samuel Mayol accuse également deux enseignants d’avoir détourné les fonds de l’université, en étant payés pour des cours qu’ils n’assuraient pas, et d’avoir autorisé la fameuse association musulmane de faire du prosélytisme religieux

Les deux enseignants, Rachid Zouhhad, 57 ans, et Hamid Belakhdar, 59 ans, «clament depuis des mois leur innocence et l’absence de tout fondement aux poursuites disciplinaires engagées à leur encontre sur la base des allégations mensongères et farfelues» du responsable de l’IUT, a réagi Me Bouziane Behillil, l’avocat de M. Zouhhad.

«Il n’y a jamais eu de radicalisme de quiconque, de tapis de prières, de détournement de fonds au sein de l’IUT de Saint-Denis, mais une effroyable manipulation qui a dupé des intellectuels de renom», a-t-il ajouté.

Libération