Parmi les personnes tuées dans deux quartiers d’Alep figurent 6 enfants et 8 femmes, a précisé le responsable de l’Observatoire syrien des droits de l’homme.
Au moins 28 civils ont été tués au cours des dernières 24 heures par des bombardements rebelles sur Alep, dans le nord de la Syrie, a annoncé lundi soir l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Parmi les personnes tuées dans deux quartiers d’Alep contrôlés par les forces gouvernementales figurent « six enfants et huit femmes », a précisé Rami Abdel Rahman, responsable de cette ONG. Des dizaines de personnes ont également été blessées, a-t-il ajouté.
Les insurgés et leurs alliés jihadistes cherchent à desserrer le siège total imposé depuis le 17 juillet par les forces du régime aux quartiers rebelles. Selon l’agence officielle syrienne Sana, 20 civils ont été tués depuis dimanche par les bombes, les roquettes ou les tirs de snipers sur ces quartiers. Neuf personnes, dont trois enfants, ont été tuées lundi, et 11 autres dimanche, selon Sana.
Les bombardements d’hôpitaux par le régime syrien et son allié russe se sont encore intensifiés ces derniers jours en Syrie, où près d’un hôpital a été visé chaque jour la semaine dernière en zone rebelle, a annoncé lundi une ONG syrienne.
« Les bombardements d’hôpitaux et d’établissements médicaux s’intensifient », s’est alarmée dans un communiqué publié à Paris l’Union des organisations de secours et de soins médicaux (UOSSM), une ONG rassemblant des médecins de la diaspora syrienne et opérant dans les zones rebelles.
« Ce week-end encore, 3 hôpitaux et plusieurs établissements médicaux ont été touchés par les attaques aériennes.En une semaine, il y a eu près d’un hôpital bombardé tous les jours », a dénoncé l’UOSSM.
Le 31 juillet, un hôpital de fortune à Jassem dans la province méridionale de Deraa a été visé, ainsi que la clinique Hoor à l’ouest d’Alep, et un centre médico-légal à Alep même. La veille samedi, c’est l’hôpital d’Anadan (nord-ouest d’Alep) qui a été touché par une attaque aérienne.
Ce « week-end sanglant et meurtrier pour les hôpitaux en Syrie vient s’ajouter aux 4 hôpitaux bombardés la nuit du 23 au 24 juillet(les hôpitaux Al-Bayan, Al-Hakim, Al-Zahra, Al-Dakak ainsi qu’un centre de banque de sang) », toujours selon l’UOSSM.
« Le bilan est catastrophique, avec des dizaines de civils tués et de nombreux blessés qui affluent dans les hôpitaux de proximité, notamment à l’hôpital Bab Al-Hawa », principale structure sanitaire du nord-ouest du pays, gérée par l’UOSSM à la frontière avec la Turquie.
Les dernières attaques relèvent semble-t-il d’une pratique dont a rendu compte Amnesty International, qui consiste de la part des forces armées syriennes et russes à frapper délibérément des hôpitauxet infrastructures médicales syriennes, dans le cadre de leur stratégie militaire.
Attaquer délibérément des installations médicales peut constituer un crime de guerre. Ces attaques, qui ne font pas la distinction entre les bâtiments civils, tels que les hôpitaux, et les cibles militaires, sont interdites et constituent de possibles crimes de guerre.
« La Syrie et la Russie doivent mettre un terme aux attaques contre les hôpitaux et les structures médicales. Il faut enquêter sur ces agissements et déférer à la justice les responsables présumés de graves violations des lois de la guerre », a déclaré Philip Luther.
L’ONG Physicians for Human Rights (Médecins pour les droits humains) recueille des informations sur les attaques visant les professionnels de santé et les infrastructures médicales dans le cadre du conflit en Syrie.
Avant la frappe du 29 juillet, elle avait déjà recensé 373 attaques contre des infrastructures médicales, ayant fait 750 morts parmi le personnel. La grande majorité de ces attaques est imputable aux forces du gouvernement syrien et à leurs alliés.
Entre le Front national et la presse, les relations n’ont jamais été au beau fixe.Mécontent de son traitement médiatique, le parti d’extrême droite crie régulièrement à la persécution et ne manque pas une occasion de s’en prendre aux «journalistes militants». Et ces mauvais rapports ne concernent pas que la direction du parti : ils se prolongent dans certaines communes conquises par le FN en mars 2014, et dont les maires sont à couteaux tirés avec la presse locale.
Ces derniers temps, c’est en vain que les lecteurs du quotidien Var-Matin y cherchent les annonces d’état civil concernant la ville de Fréjus :«Par décision de la municipalité FN, ces informations ne nous sont désormais plus communiquées», a annoncé le journal.Cette hostilité et cette stratégie de la tension sont assumées par le maire, David Rachline, mais aussi par d’autres édiles frontistes. Et les bulletins municipaux se transforment en instruments de combat contre les «médias du système».
Fréjus : «parole confisquée»
Entre David Rachline et Var-Matin, les choses n’avaient pourtant pas si mal commencé. «On n’avait pas encore vu le FN à l’œuvre, alors j’avais demandé à mon journal de ne pas tomber dans la caricature et de traiter ce parti comme les autres, raconte le journaliste Eric Farel, qui couvre l’actualité fréjussienne depuis 2013. Même après son élection, nous avons conservé des relations courtoises.» Mais, vexée du traitement de plusieurs actualités locales, la municipalité a coupé les ponts et Rachline tape avec volupté sur le quotidien. Plusieurs communiqués de la mairie accusent celui-ci de pratiquer un «journalisme aux relents de totalitarisme»,ou encore de relayer la «propagande immigrationniste».
«Il y a toujours eu des problèmes avec certains maires, mais en quarante ans de métier, je n’ai jamais vu cela, poursuit Eric Farel. Sur les réseaux sociaux, nous sommes régulièrement pris à partie par les sympathisants de Rachline, parfois relayés par des élus.Au conseil municipal, nous n’avons plus accès à la table de presse et devons suivre les débats depuis le public. Les élus et les chefs de service ont reçu la consigne de ne plus communiquer avec nous, même si certains le font quand même.» Sur les réseaux sociaux, le maire s’est récemment vanté d’avoir «retourné à l’envoyeur»une palette d’exemplaires du Guide de l’été produit par Var-Matin, adressé à l’office de tourisme de Fréjus et coupable de ne pas assez mentionner la programmation estivale de la ville.
Une alerte à la bombe à la gare de Roubaix mardi, la justice a été particulièrement ferme et a infligé une peine de prison ferme a l’auteur.
Le standard du 17 reçoit un appel. « Ce soir, la gare va péter ! », menace Jonathan V., 28 ans, « un garçon fragile, un peu paumé », selon son avocat. Périmètre bloqué, trafic ferroviaire suspendu. Un beau black-out de deux heures et demie.
Quatre mois ferme, sans mandat de dépôt. « Quand j’ai vu l’ampleur de cette histoire, j’ai voulu tout arrêter », assure de son côté Jonathan V. à la barre du tribunal lillois.
Des inscriptions à caractère raciste ont été découvertes lundi 1er août sur les murs d’un lieu de culte musulman et d’une boucherie hallalà Ghisonaccia (Haute-Corse), a-t-on appris de source proche de l’enquête.
Une dizaine d’inscriptions « IAF » et « I Arabi Fora » (les arabes dehors, ndlr)ont été découvertes par des riverains lundi matin sur les murs d’un commerce et d’une salle de prière attenante. Cette action n’a pas été revendiquée, aucun tract n’a été découvert sur place.
La brigade de recherches de la gendarmerie de Ghisonaccia a été chargée de l’enquête. Ce n’est pas la première fois qu’un lieu de culte musulman est visé par des actions racistes en Corse.
En janvier 2015, au lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo, la salle de prière de Baleone à Sarrola-Carcopino (Corse du Sud), l’une des plus grandes de Corse et siège du Conseil régional du culte musulman (CRCM), avait été visée par des tags à caractère raciste. Des croix gamées avaient également été tracées sur le portail de la mosquée.
Certains ont peu goûté au message de paix du pape après les JMJ, allant jusqu’à se désolidariser du pontife, voire réclamer sa démission. Revue de tweets.
« Si je dois parler de violences islamiques, je dois aussi parler de violences chrétiennes. » Les propos du pape François, à son retour des Journées mondiales de la jeunesse de Cracovie, ont fait couler beaucoup d’encre. S’ils ont été largement salués comme un message de paix, d’autres les ont vus d’un très mauvais œil. À commencer par la fachosphère.
Ils ont beau se dire « catholiques » ou encore « chrétiens » dans leur biographie Twitter, rares sont ceux qui délivrent un discours de « paix et d’amour » comme le voudrait leur souverain pontife ou même la Bible.
« Ils », ce sont les internautes de la sphère réactionnaire et ultraconservatrice d’extrême droite à tendance xénophobe, connue sous le nom de « fachosphère ». Je crois que ce n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence, ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai (…). Je crois qu’il y a presque toujours dans toutes les religions un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons.
En délivrant un message où il refuse de faire l’amalgame entre violence et islam, rappelant que les chrétiens ont leur lot de fondamentalistes, le pape François s’est attiré les foudres de la fachosphère. Certains ont déclaré ne pas vouloir être « représentés par le pape François » (sic) tandis qu’un hashtag #PasMonPape a été lancé. D’autres réclament même sa démission.
Fin juin, le centre de détention d’Écrouves a récupéré un détenu de Metz qui n’a pas tardé à se faire remarquer. Dès son arrivée, il a en effet menacé la conseillère du service d’insertion et de probation. Il lui a demandé son adresse personnelle, si elle avait un mari et des enfants, et ce, après avoir évoqué devant elle le meurtre, le 13 juin dernier, d’un policier et de sa femme devant leur domicile de Magnanville (Yvelines). Un crime qu’il aurait encensé avant d’ajouter cette phrase : « Je vais rendre vos enfants hallal».
Baptiste Greinhofer, 36 ans, une unité de moins au casier (35 mentions…), ne s’est pas arrêté là. Il a également assuré qu’il avait récupéré les coordonnées personnelles de trois magistrats messins. « Et je vais aller chez eux les égorger».
L’homme a dégradé sa cellule avec diverses inscriptions à la gloire de Daech, a également menacé le directeur-adjoint de l’établissement. « Tu es un mécréant qui n’aime pas les musulmans ! Il faut se débarrasser de toi. Vous ne voulez pas me donner la promenade car je suis musulman, je fais le ramadan. C’est Daech qui a raison de vouloir tuer tous les Français… ».
À la barre, Baptiste Greinhofer assure qu’il n’est « pas musulman, mais juif». Il nie les faits, évoque un complot organisé par le directeur-adjoint. « Quand je suis arrivé, j’ai sonné lors de mon passage au portique, mais il n’a pas réussi à trouver mon téléphone portable et ça l’a énervé. Il a donc inventé tout ça ».
Au final, le tribunal va au-delà des réquisitions : deux ans ferme et maintien en détention.
C’est un geste symbolique largement applaudi par les catholiques présents. Ce dimanche matin, quatre habitants du Mâconnais, de confession musulmane, ont surveillé l’église Notre-Dame-de-la-Paix de Mâcon, durant la messe. Un acte qui fait suite à l’attentat de mardi, où un prêtre a été égorgé dans une église, près de Rouen.
Cette annonce a fait bondir toute la Suède. Un homme a été relaxé du viol d’une mineure après avoir déclaré qu’il était endormi au moment des faits.
En Suède, une affaire de viol a suscité un vif débat. Cette dernière implique un quinquagénaire qui avait agressé sexuellement une jeune baby-sitter. Mineure, cette dernière a porté plainte. Malgré tout, l’accusé affirmait ne pas se souvenir des faits. Mais un test ADN a confirmé qu’il était bien le père de l’enfant qui avait été conçu lors du rapport sexuel.
Si lors de son premier jugement, l’homme en question avait été condamné à deux et demi de prison pour viol sur mineur, il y a peu, il a finalement était acquitté. Pourquoi ? Parce que ce dernier a affirmé qu’il était dans un sommeil profond au moment des faits. Une raison qui paraît peu probable, mais qui a été confirmée par la jeune femme agressée qui a expliqué qu’elle espérait que la femme du Suédois qui dormait à côté d’eux se réveillerait. Le responsable du viol souffrirait de ce que l’on appelle sexomnie, une pathologie très rare qui se caractérise par une montée du désir sexuel pendant le sommeil.
En première instance, la cour fédérale de Suède avait rejeté cette hypothèse car le dossier médical de l’accusé ne présentait aucun antécédent. Finalement, en appel, le prévenu a été acquitté car il y avait un « doute raisonnable » sur le fait qu’il était éveillé au moment des faits.
Dans un éditorial consacré à la mort du jeune noir à Beaumont-sur-Oise, le quotidien américain fustige le racisme de la police hexagonale et l’indifférence du gouvernement.
«Black Lives Matter in France, Too» : dans un éditorial, qui reprend en titre le nom du mouvement de lutte contre les violences policières né aux Etats-Unis, le New York Times dénonce le comportement de la police française dans l’affaire Adama Traoré – ce jeune Noir décédé le 19 juillet lors de son interpellation à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise).
Le décès de ce jeune homme de 24 ans, dont la mort reste toujours sans explication officielle, alors que deux expertises font état d’une «asphyxie», a entraîné «de violents affrontements entre les minorités en colère et des officiers de police», rappelle le quotidien américain, qui dresse un parallèle avec les émeutes d’octobre 2005 déclenchées après la mort de Zyed et Bouna dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois – dossier dans lequel les deux policiers poursuivis ont d’ailleurs été relaxés, rappelle le quotidien.
«Culture d’impunité profondément ancrée»
Depuis, les manifestants ont repris à leur compte le mouvement Black Lives Matter, né de l’autre côté de l’Atlantique, se félicite le New York Times, qui ne s’étonne pas de cette réappropriation : «Il y a des différences importantes entre les histoires des relations interraciales aux Etats-Unis et en France, où le racisme prend racine dans le passé colonial français, explique le quotidien. Cependant, il n’est pas surprenant que le mouvement Black Lives Matter trouve un écho en France : les organisations de défense des droits de l’homme ont fait état ces dernières années d’une culture d’impunité, profondément ancrée au sein de la police française, et donnant lieu à des abus à l’égard des minorités», détaille le quotidien américain, qui cite notamment une étude de 2009 sur le délit de faciès, selon laquelle un Noir ou un Arabe (ou perçu comme tel) à six à huit fois plus de chances de se faire contrôler à Paris.
Septuagénaire musulman agressé à Rouen : le procès de l’agresseur reporté au.. 4 octobre
L’agresseur du septuagénaire musulman, en menaçant de l’égorger, au lendemain de l’attentat jihadiste dans une église de Saint-Etienne du Rouvray (Seine-Maritime), a été présenté vendredi en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Rouen mais son procès a été reporté au 4 octobre.
Une famille dénonce l’agression raciste dont, selon eux, leur père, d’origine sénégalaise, a été victime au lendemain de l’attaque terroriste contre un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. Blessé, le septuagénaire a déposé plainte. Une enquête est en cours.
«Notre père musulman s’est fait agresser physiquement près de chez lui, raconte l’une des filles de la victime. Celui qui a fait cela, l’a aussi insulté et a tenu des propos racistes à son encontre. Il lui a dit : “Sale noir, c’est pas parce que t’es en robe et avec un chapeau que tout t’est permis. Si je descends, c’est pas pour te taper, c’est pour t’égorger”». (Sic).
Les faits se passent mercredi matin, dans un quartier populaire de Barentin, près de Rouen, au lendemain de la prise d’otage terroriste de Saint-Étienne-du-Rouvray. La victime, un septuagénaire musulman d’origine sénégalaise, portant djellaba et chechia, raccompagne ses deux filles en bas de sa barre d’immeuble. Il est 6 h du matin.
« Mes deux sœurs repartaient en voiture à Paris, mon père les aidait à charger leurs bagages dans le coffre, confie la deuxième de cette fratrie de neuf enfants. Un jeune homme qui passait à ce moment-là en voiture, a klaxonné et a commencé à les provoquer.»
« Je vais t’égorger comme vous nous faites »
Selon le musulman pratiquant qui a été hospitalisé, le jeune homme lui a dit : « Qu’est-ce que vous faites là ? » Avant de lui lancer des insultes à caractère raciste. Pour ses filles dont deux étaient présentes au moment des faits, « il ne fait aucun doute que ces violences sont liées aux événements de Saint-Étienne-du-Rouvray. Il lui a dit qu’il l’égorgerait comme eux l’ont fait. Et mon père était clairement identifié comme musulman, il portait sa tenue religieuse ».
Pensant que ça allait dégénérer, la victime demande à ses filles de partir. « Son agresseur a tenté de lui foncer dessus à deux reprises au volant de sa voiture, explique sa seconde fille, âgée de 37 ans. Notre père a récupéré dans la cave de l’immeuble, une marmite pour se défendre. Il sentait qu’il allait être agressé.» Il n’a pas le temps de fermer les portes de l’ascenseur que l’individu se jette sur lui. « Mes autres frères et sœurs l’ont retrouvé presque inconscient. Il se plaignait de sa gorge. Il nous a expliqué que le mis en cause lui avait serré le cou.»
Victime d’un traumatisme crânien, le septuagénaire qui habite le quartier depuis cinquante ans avec sa famille, a été transporté au CHU de Rouen. Il en est ressorti hier et a été entendu par les gendarmes de la brigade de Pavilly. Une enquête a été ouverte pour « violences volontaires ».
Ce retraité, ancien ouvrier dans une usine de textile à Barentin, a eu trois jours d’incapacité totale de travail (ITT). Choqué, il bénéficie d’un suivi psychologique. Par pudeur, il ne souhaite pas que son nom apparaisse dans les médias.
A l’origine, il s’agissait d’une simple blague, certes un peu douteuse… Sur Twitter, Julie Le Goïc, une conseillère municipale de la ville de Brest, a ironisé sur l’assassinat du prêtre Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray. Cette élue de gauche, « qui ne fait plus partie de la majorité » selon le maire de Brest, a posté un tweet qui fait aujourd’hui polémique. Dans un post, le mardi 26 juillet, elle déclare : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? »
Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de choeur au Paradis ?
Un commentaire qui est très mal passé sur les réseaux sociaux. Les internautes se sont livrés à un flot d’insultes et de menaces de mort à l’encontre de l’élue. La plupart en provenance de l’extrême droite ou d’identitaires bretons.
Une juge de la Cour suprême de Colombie-Britannique a ordonné l’arrêt des procédures contre John Nuttall et Amanda Korody, reconnus coupables d’avoir comploté un attentat à la bombe devant le palais législatif de Victoria en 2013.
Leur condamnation avait été suspendue le temps d’un deuxième procès les opposant aux forces de l’ordre. Au cours de ce deuxième procès, la défense a prouvé que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et son agent d’infiltration avaient utilisé une manoeuvre visant à encourager le couple à passer à l’acte.
John Nuttall et Amanda Korodyont été libérés après le prononcé de la décision de la juge vendredi, mais ils ont rapidement été de nouveau arrêtés par les policiers pour répondre en Cour provinciale à une demande d’engagement de ne pas troubler l’ordre public se rapportant à une activité terroriste, déposée par le Service des poursuites pénales du Canada.
Ils ont été libérés une deuxième fois, mais sont soumis à des conditions de libération sévères pour la prochaine année.
John Nuttall et Amanda Korody ont déjà passé trois ans en détention.
La GRC est allée trop loin
Dans sa décision, la juge Catherine Bruce de la Cour suprême de la Colombie-Britannique affirme que la GRC est allée trop loin et qu’elle a piégé le couple pour l’inciter à commettre un attentat. Elle ajoute que les deux personnes ne disposent pas de capacités intellectuelles suffisantes pour organiser un attentat seules.
« Le monde a assez de terroristes, nul besoin pour la police de créer davantage de marginaux qui n’ont ni la capacité ni la motivation suffisante d’agir par eux-mêmes », a-t-elle déclaré lors de la lecture de la décision, vendredi.
Selon la juge Bruce, la GRC a profité de la fragilité mentale de John Nuttall et d’Amanda Korody pour les manipuler. « L’élaboration d’un tel plan demande un effort énorme, ce que les accusés sont incapables de réaliser », a-t-elle noté.
Canada : la police a créé un couple de terroristes
En 2013, la gendarmerie royale du Canada, alertée par les services de renseignement, a placé sous surveillance M. Nuttall, soupçonné de vouloir acheter du nitrate de potassium. Ce dernier, un marginal et ancien toxicomane, est ensuite contacté par des agents infiltrés.
Pendant cinq mois, l’opération policière a « monté 28 scénarios allant d’un simple appel téléphonique à des rencontres complexes sur plusieurs jours », a rappelé la Cour suprême. Cette opération s’est terminée au matin du 1er juillet 2013 avec la pose de trois autocuiseurs avec des détonateurs désactivés devant le Parlement provincial, et l’arrestation du couple. Le Monde
Le 6 juillet, le prévenu, en détention au centre pénitentiaire de Béziers où il purge une peine de 2 ans, lance aux gardiens : « Je sors dans quinze jours, vous allez entendre parler de moi sur BFMTV, je vais tout faire péter au Cap-d’Agde« .
En décembre 2015, déjà, il avait proféré des menaces d’attentat terroriste : « Je vais me faire sauter, je suis de Daesh et je vais emporter du monde avec moi« . Autant dire que l’on prend très au sérieux ce genre de propos, même si à la barre du tribunal correctionnel, le prévenu tente de dégonfler les faits. Il comparaît d’ailleurs le jour où il devait être libéré.
Atteint de la maladie de Crohn
« J’ai parlé sous la douleur. Je ne pensais pas ce que j’ai dit. Je voulais qu’on s’occupe de moi car j’étais mal soigné. Je souffre continuellement, la douleur est trop forte, elle me fait passer des nuits blanches. Je réclamais en vain une hospitalisation », explique le prévenu, un homme de 34 ans, au visage osseux. Il souffre de la maladie de Crohn qui provoque une inflammation et une irritation d’une partie de l’appareil digestif.
Le prévenu a déjà été condamné à sept reprises pour des vols aggravés, avec effraction, avec destruction, recels de vols, refus d’obtempérer, affaires de stupéfiants, destruction par moyen dangereux… Examiné par un expert psychiatre, il lui a lancé : « Il me demandait mon adresse. J’avais beau lui répéter que je n’en avais pas, il continuait. Alors j’ai lancé que j’irai en Syrie ». L’expert ne note pas de signe de radicalisation. Le prévenu se dit de confession catholique. Sa famille habite au Cap-d’Agde.
Il a été relaxé de provocation directe d’acte terroriste et condamné pour les menaces de crime, à dix mois de prison avec mandat de dépôt
On le sait, Internet est le canal privilégié de l’Etat islamique pour diffuser sa propagande soignée et pour embrigader de nouvelles recrues. Mais comment l’organisation terroriste, basée dans des zones de guerre où il ne reste souvent plus grand chose des infrastructures de télécommunication, peut-elle être aussi connectée ?
Une enquête parue vendredi sur le site du Spiegel révèle que des sociétés européennes fournissent à l’organisation jihadiste un accès internet via satellite. Ses prestataires le font sciemment, d’après des documents obtenus par le journal allemand, selon qui ils pourraient relativement facilement couper cet accès.
Le Spiegel explique que pour se connecter en Syrie ou en Irak, les membres de Daech achètent du matériel à Antioche, une ville située dans une province de Turquie limitrophe de la Syrie, où des milliers de paraboles permettent d’accéder à internet par voie satellitaire (contrairement à notre ADSL, qui est une connexion de type terrestre).
Révélation gênante : l’implication du groupe français de satellites Eutelsat (dont la Caisse des Dépôts, bras financier de l’Etat, est actionnaire). Contacté par le Spiegel, l’opérateur affirme qu’il ne peut pas contrôler à quelles fins sont utilisées ses terminaux et qu’il n’est pas en contact direct avec ses clients en bout de chaîne.
A Alençon (Orne), lundi 25 juillet vers 20h, à la suite de violences conjugales, la police a interpellé un homme âgé de 32 ans, à son domicile. Lors de son interpellation, l’Alençonnais, déjà bien connu des services de police, a outragé les forces de l’ordre, avant de se réjouir de l’attentat de Nice, qui a fait 84 morts annonçant qu’il « ferait la même chose, mais sur les Champs-Élysées ».
24 mois de prison
Jugé ce mercredi après-midi 27 juillet par le tribunal correctionnel d’Alençon, Sébastien Rochet a été condamné à vingt-quatre mois de prison, dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve de trois ans, le tout assorti d’un mandat de dépôt.