En Australie, des femmes en burkini peuvent vous sauver la vie

Alors que le débat sur le burkini agite l’opinion publique en France, avec deux maires ayant pris récemment un arrêté municipal l’interdisant sur leurs plages, un pays dans le monde a su particulièrement l’intégrer sur ses rivages: l’Australie.

9b2e534b1a19759cc6293cd052900a71.jpg

Afin de permettre à ses coreligionnaires de pouvoir elles aussi s’adonner aux joies de la plage, tout en respectant leurs convictions, c’est une musulmane australienne qui avait ainsi inventé le « burkini » dès 2007, croisement entre le bikini sexy et la stricte burqa. 

« Je la regardais jouer: elle portait un voile, une chemise longue et des pantalons. Et, par dessus tout, elle avait enfilé le maillot et la jupe de son équipe. Je me suis dit: ‘Mon Dieu, on doit pouvoir faire quelque chose' »: c’est en regardant sa nièce jouer au netball (sorte de basketball) qu’Aheda Zanetti avait décidé de concevoir elle-même une tenue qui serait à la fois pratique et « religieusement correcte ».

« Un si grand nombre de filles et de femmes ne pouvaient pas pratiquer de nombreux sports, dont la natation… Il n’y avait rien de vraiment pratique pour elles… Le tissu, la conception… ça n’allait pas », expliquait la Libanaise d’origine.

Cette mère de quatre enfants, qui n’a jamais porté la burqa, avait d’abord conçu un haut qui reliait un voile à une chemise, avant de se lancer dans des tenues de sport plus complètes et de jeter son dévolu sur les maillots de bain.

Dans un pays où la plage est une véritable « culture », que ce soit pour le surf ou la simple baignade, il y avait « un vide qu’il fallait combler », selon Aheda Zanetti.

Des commandes dans le monde entier

La styliste crée alors le « burkini »: un costume de bain en polyester, d’une rigoureuse couleur noire, qui enveloppe l’ensemble du corps, des cheveux jusqu’aux chevilles. 

Et à l’époque, sa société « Ahiida », installée dans une banlieue de Sydney, reçoit alors des centaines de commandes, venues de toute l’Australie mais également de l’étranger. Neuf ans après, le succès est toujours au rendez-vous. « Maintenant, nous avons des ventes partout dans le monde, et quand ils (des pays) l’interdisent comme au Maroc, cela va quand même très bien pour moi, explique-t-elle à Newsweek. Les gens l’achètent juste pour chez eux. »

En 2007, année coïncidant avec le centenaire des Surfeurs sauveteurs en mer d’Australie, Aheda Zanetti avait également sorti un burkini rouge et jaune, aux couleurs des sauveteurs.

Pour la jeune Mecca Laalaa, 20 ans, cela a été le déclencheur qui l’a convaincue de rejoindre le programme d’entraînement des maîtres-nageurs. « Ce que je portais pour nager m’empêcher de m’impliquer dans des activités nautiques… Pour moi, le burkini signifie que plus rien ne peut m’arrêter », témoignait-elle à l’époque.

Et le nouveau « maillot » avait reçu la bénédiction du mufti d’Australie, le cheikh Taj Aldin al-Hilali, dans un pays où les musulmans sont 300.000 sur une vingtaine de millions d’habitants.

Huffington

Rixe à #Sisco : « bandes d’arabes, retournez chez vous » un témoin décrit une agression raciste

Lynchage raciste à #Sisco : la famille musulmane se sent en danger de mort


Une rixe a causé cinq blessés légers samedi sur une plage du village de Sisco, en Haute-Corse. L’élément déclencheur du différend reste pour le moment inconnu.

Certains témoins parlent d’une bagarre liée à des photos prises par des touristes de baigneuses en burkini. BFMTV a recueilli le témoignage d’une personne qui évoque plutôt un phénomène haineux ciblé.

Selon ce dernier, des jeunes l’auraient traité lui et sa famille « d’arabes, de bandes d’arabes, retournez chez vous » alors qu’ils n’avaient en leur compagnie « qu’une seule femme voilée ».

Alors qu’ils avaient décidé de partir « au parking », « quatre personnes » avec « des battes » les auraient frappés. Ils auraient notamment « poussé » sa « femme enceinte par terre ».

BFM

3 femmes verbalisées ce week-end. Un entrepreneur propose de payer les amendes anti-burkini

Suite à la validation de l’arrêté anti burkini, le quadragénaire spécialisé en immobilier a fait savoir qu’il s’acquitterait également des PV dressés à Cannes, où trois jeunes femmes ont déjà été verbalisées ce week-end.

burkini.jpg

Rachid Nekkaz se défend de toute polémique: « Bien qu’opposé à titre personnel au port du Niqab, je considère néanmoins que personne n’a le droit en démocratie d’empêcher une personne de porter l’habit de son choix dès lors que cet habit ne représente pas un danger pour la liberté d’autrui ou la sécurité du territoire. »

Nice Matin

Des prières de rue catholiques en plein Paris

Plusieurs milliers de fidèles ont défilé lundi dans le centre de Paris au départ de la cathédrale Notre-Dame à l’occasion de la traditionnelle procession de l’Assomption, événement placé sous sécurité renforcée, a constaté une journaliste de l’AFP.

30b5898d70991480fa2d788d83ea8.jpg

Dans la foule, les fidèles de tous âges, certains venus en famille et égrainant pour beaucoup des chapelets, marchaient dans les rues des îles Saint Louis et de la Cité en reprenant des chants à la gloire de la Vierge Marie, dont l’Assomption marque pour les catholiques la montée au ciel.

La procession s’est élancée peu avant 17 heures du parvis de la cathédrale, autour duquel les mesures de sécurité avaient été renforcées compte tenu de la menace terroriste en France.

Le parcours a été un peu changé par rapport aux années précédentes « en raison des impératifs de sécurité », a expliqué au micro le recteur archiprêtre de Notre-Dame, Mgr Patrick Jacquin.

La station de métro Cité avait été fermée et l’accès à la cathédrale interdit pendant la procession précédant la messe solennelle prévue à 18h30. 

 

Comme chaque année, le cortège pédestre avait été précédé dimanche soir d’une procession fluviale sur la Seine, avec une quinzaine de bateaux autour des îles de la Cité et Saint Louis.

BFM

Allemagne : les entrepreneurs immigrés ont créé 2 millions d’emplois

Une étude réalisée entre 2005 et 2014 montre que les entrepreneurs d’origine étrangère sont de plus en plus nombreuses à diriger des entreprises.
allemagne-turc.png

 

La Fondation Bertelsmann a publié jeudi une étude sur la proportion des emplois dus aux entrepreneurs d’origine étrangère, définis comme étant ceux possédant un passeport étranger ou ayant au moins un parent étranger (soit 20% de la population allemande). En 2014, l’Allemagne comptait 709.000 dirigeants d’entreprises dans ce cas. En comptant leurs salariés, la fondation estime qu’ils génèrent deux millions d’emplois, soit 5% des actifs du pays.

Depuis 2005, ce nombre d’emplois générés a augmenté de 32%, alors que dans le même temps, la hausse du nombre de personnes d’origine étrangère en Allemagne n’a progressé que de 9%. Les immigrés ont donc une forte propension à se mettre à leur compte, et pour la fondation Bertelsmann, c’est une bonne nouvelle : « Les entrepreneurs d’origine étrangère apportent une contribution précieuse à l’emploi et à la dynamique économique de l’Allemagne. »

Loin des clichés

De plus, ces entrepreneurs ne se concentrent plus dans le secteur des bas salaires, tels que les épiceries ouverte 24 heures sur 24. Pour preuve, en 2005, 38% des entrepreneurs ayant des origines étrangères travaillaient de le commerce de détail ou l’hôtellerie-gastronomie. Cette proportion est tombée à 28% en 2014, signe que les chefs d’entreprise se tournent vers les services à plus forte valeur ajoutée et vers le secteur industriel.

Cette étude paraît alors que l’Allemagne doit intégrer de plus en plus de migrants – environ un million sont arrivés rien qu’en 2015. Elle suggère que l’entrepreneuriat peut être un moyen d’intégration et d’ascension sociale, dans un marché du travail souvent très attaché aux diplômes et aux titres.

La Tribune

Allemagne : Le grand remplacement dont personne ne parle

De plus en plus de Britanniques veulent devenir allemands

image.jpeg

Leur crainte? Se retrouver face à une montagne de difficultés administratives pour pouvoir continuer à vivre et travailler en Allemagne ou à se déplacer au sein de l’Union européenne une fois achevé le processus de retrait de la Grande-Bretagne. De plus en plus de citoyens britanniques résidant en Allemagne songent à obtenir une nouvelle nationalité. Il suffit de se pencher sur les statistiques des grandes villes allemandes pour prendre la mesure du phénomène, fait remarquer l’hebdomadaire Der Spiegel, chiffres à l’appui.

À Stuttgart, 29 citoyens britanniques domiciliés dans cette ville de l’ouest de l’Allemagne ont demandé à obtenir la nationalité allemande cette année, contre seulement 3 en 2015. À Hambourg, 120 demandes de naturalisation ont été déposées depuis le 23 juin 2016, date à laquelle les citoyens britanniques ont voté en faveur du Brexit, contre 38 entre le 1er janvier et le 22 juin 2016 et 52 l’année précédente. Le nombre de demandes de naturalisation a triplé à Cologne, passant de 10 dossiers en 2015 à 34 cette année. Comme l’explique une porte-parole de la mairie de Cologne au Spiegel:

«Dans les six semaines qui ont suivi le référendum, il y a eu presque autant de demandes que durant les six premiers mois de l’année.»

Assouplir la procédure?

La loi allemande autorise les citoyens de nationalité étrangère résidant sur son sol depuis au moins huit ans à déposer une demande de naturalisation. Les citoyens de l’UE ont le droit d’avoir la double nationalité, c’est-à-dire de conserver en parallèle leur nationalité de naissance. «Cela pourrait être une des raisons pour lesquelles tant de Britanniques déposent déjà, juste après le Brexit, une demande de naturalisation», écrit Der Spiegel, tout en rappelant qu’on ignore aujourd’hui si les citoyens britanniques perdront ou pas ce droit à la double nationalité une fois la procédure de retrait entérinée.

D’autres Britanniques établis en Allemagne songent même à se marier, là encore par crainte de complications administratives. Comme cet entrepreneur britannique qui a créé une start-up à Berlin en 2013 qui était interviewé peu avant le référendum par l’hebdomadaire Die Zeit:

«Ma compagne et moi ne sommes pas de gros fans du mariage, mais le Brexit pourrait nous y forcer. Ce serait bizarre qu’une décision aussi intime doive dépendre de luttes de pouvoir politiques. Ma compagne est finlandaise. Nous sommes donc tous les deux des immigrés en Allemagne, et cela ne pose aucun problème, grâce aux lois européennes nous pouvons tous deux vivre et travailler sans difficulté. Si la Grande-Bretagne quitte l’UE, j’aurai besoin d’un visa pour être en Allemagne, ou ma compagne en aura besoin d’un pour pouvoir travailler et vivre en Angleterre. Dans l’immédiat, ça ne pose pas de problème, mais sur le long terme, si.»

Le groupe des Verts allemands au Bundestag a d’ailleurs récemment proposé au ministère allemand de l’Intérieur d’assouplir la procédure de naturalisation pour les citoyens britanniques, proposant de diminuer de deux ans le délai de séjour minimum imposé pour pouvoir demander la nationalité allemande, faisant face à un refus catégorique.

Slate

Un caricaturiste faisant un parallèle entre la Shoah et Gaza fait la fierté de son école catholique

Un lycée catholique de Belgique a déclaré être « fier » de l’un de ses anciens enseignants pour son prix reçu lors du concours iranien controversé de caricatures de la Shoah, rapporte jeudi JTA.

919e03bec116a0076dc180ad57f3e602cffa6141

Luc Descheemaeker, qui a démissionné l’été dernier de l’école Sint-Jozefs Institut près d’Anvers, s’est vu décerner un « prix spécial » ainsi que 1.000 dollars lors de la deuxième édition du Concours International de Caricature de l’Holocauste, qui a eu lieu en mai à Téhéran.

L’enseignant belge a participé au concours en présentant un dessin de la barrière de sécurité entre la bande de Gaza et Israël arborant cyniquement la phrase « Arbeit macht frei » (« le travail rend libre »), en référence aux mots inscrits à l’entrée du camp d’extermination Auschwitz.

Interrogée par le journal communautaire juif Ragards, Martine De Zutter, membre du corps professoral de l’institut Sint-Jozefs a déclaré que l’école était « très fière d’avoir été associée à Luc » ajoutant que « son talent est d’une grande valeur pour l’éducation artistique » des étudiants.

Le directeur de l’école Paul Vanthournout a de son côté indiqué que l’Institut Sint-Jozefs n’avait pas de position sur le sujet.

Il a cependant confirmé que l’école était fière du travail de Descheemaeker au sein de l’institution, où il a enseigné les arts plastiques et les sciences de la culture.

« Je comprends que vous trouviez la critique sur les actions d’Israël en Cisjordanie et à Gaza désagréable, » a déclaré le directeur à JTA, « mais de là à appeler cela de l’antisémite c’est exagéré. »

 

 

I24

Colonies de vacances : La Caf supprime le financement aux musulmans et le maintient pour chrétiens et juifs

L’association musulmane privée de financement de la CAF lance un appel aux dons pour les familles


La caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) a décidé de retirer ses subventions à un centre de vacances qui prévoit d’accueillir, à la fin du mois d’août, un séjour organisé autour de thèmes liés à la foi musulmane.

Capture d’écran 2016-08-11 à 20.27.55

L’offre ne respectait pas la charte sur la laïcité adoptée par la Cnaf en 2015, ont déclaré ses responsables à l’AFP, confirmant une information du Figaro. «A partir du moment où ce séjour ne respectait pas la charte de la laïcité et plus basiquement la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, on a souhaité qu’un contrôle soit diligenté», a expliqué le directeur de Vacaf, l’organisme qui gère les aides aux vacances des Caf. «Quel que soit le culte, les problèmes se posent de la même manière» a-t-il dit. 

Dix-huit familles s’étaient inscrites pour ce séjour organisé par l’association Vacances Ethiques au centre de vacances Les Ecrins d’Azur à Pelvoux (Hautes-Alpes). La brochure, disponible sur son site, indique que «la spiritualité fait partie intégrante de ce séjour». Les aides versées au centre pourraient aussi lui être retirées rétroactivement, indique au Figaro le directeur de Vacaf.

Libe


La CAF accorde bien des subventions à des colonies de vacances catholiques et juives

Cela fait des années que la CAF finance des associations juives et catholiques qui organisent camps et séjours où le culturel se mêle au cultuel. C’est le cas par exemple d’un camp organisé par une association catholique en juillet dernier. Lors du camp Notre-Dame de Grâce organisé du 13 au 27 juillet, géré par des abbés, les participants ont eu droit à prières, messes et catéchisme.

Un lama abattu et décapité à la demande de Jean-Marie son propriétaire

À Walcourt, un lama vient d’être abattu sur la demande de son propriétaire. Les voisins ne supportaient plus de voir l’animal fuguer et arriver chez eux. Du coup, Jean-Marie a demandé à un chasseur d’intervenir !

1187997421_B979407070Z.1_20160810100332_000_GMB7C9JV0.3-0

Le lama fugueur de Walcourt ne rejoindra pas sa pâture puisqu’il a été abattu par un chasseur à la demande de son propriétaire.

L’animal avait fugué plusieurs fois déjà en sautant par-dessus des clôtures de deux mètres de haut. Il finissait soit sur la route, soit dans les prés des agriculteurs voisins qui ont fini par se lasser de ces intrusions répétées. Lundi, c’était la fois de trop, et la police a été avertie et a prévenu le propriétaire du lama qu’il devait maîtriser son animal sans quoi il devrait payer une amende de 350 euros !

«  Pour la paix dans Walcourt j’ai donc demandé à un chasseur de le tuer  », explique Jean-Marie De Groote.

Durant un moment Jean-Marie De Groote avait pensé revendre l’animal à un cirque et même de le donner à un particulier. Mais il a finalement choisi de le faire abattre ce mardi. «  Le chasseur a été, seul, chercher la bête qui représentait un danger sur la route  », précise Jean-Marie. «  Le lama est mort d’une balle dans la tête et il n’a pas souffert. La tête a été coupée proprement de telle sorte que le sang s’écoule avant de transporter le corps du petit camélidé.  »

La Nouvelle Gazette

Français et noir de peau, je me fais contrôler au moins une fois par semaine par la police

LYON : Operation de controle et de securite a la gare routiere de Perrache

J’ai 20 ans et je suis Français. Je suis né et j’ai grandi à La Rochelle et, depuis mes 18 ans, j’étudie à Lille. J’ai toujours évolué dans un milieu plutôt bourgeois, fréquenté des écoles privées et vécu dans des quartiers favorisés. J’ai 20 ans et je suis Français… de couleur. Cette dernière information à mon sujet devrait n’être qu’un détail physique, superficiel. En réalité, cela me pourrit la vie.

24 contrôles au faciès en 6 mois

Depuis le mois de février, je me suis déjà fait contrôler 24 fois par la police, soit à peu près une fois par semaine. Ce n’est pas tout, depuis un an environ, je vois aussi l’angoisse que suscite ma présence dans une rame de métro ou dans une gare bondée un jour de départ en vacances. Plus il y a d’attentats, plus les choses empirent.

Si la situation s’est aggravée, elle ne date pourtant pas d’hier. Le racisme, je le vis depuis l’école primaire. Je me souviens encore des autres enfants qui me frottaient la peau pour voir si « ça partait »… Puis plus tard, des lycéens de mon établissement hôtelier de La Rochelle, tous blancs (j’étais le seul noir sur 600 élèves), qui votaient Front national à l’unanimité et qui, clairement, se seraient bien passés de ma présence.

Je me rappelle aussi de cette professeure d’histoire qui, commentant une photo d’esclaves pieds nus, avait dit à la classe :

« Comme on peut le voir, les nègres sont pieds nus. Ils ont l’habitude »

J’avais vivement réagi en expliquant que non, on ne pouvait pas parler ainsi, et encore moins utiliser ces mots-là. L’enseignante avait alors jugé mon intervention suffisamment insolente et déplacée pour me mettre à la porte de son cours.

Lire la suite sur L’OBS

Texas : une université accusée d’avoir voulu étouffer des faits d’agression sexuelle

4979985_6_ea84_le-campus-de-l-universite-baylor-a-waco_65e09a2459fa5554d3177d4d3c103cfc.jpg

Personne n’a oublié l’émotion provoquée aux Etats-Unis au début de juin par l’affaire Brock Turner. La condamnation pour viol de cet étudiant de l’université Stanford à six mois de prison, dont trois ferme, alors que le procureur requérait six ans de réclusion, avait déclenché une vague d’indignation. Deux mois après, une autre université se trouve au cœur d’un nouveau scandale en passe de prendre de l’ampleur, comme le révèle la presse américaine.

L’université Baylor, à Waco, au Texas, est accusée d’avoir cherché à étouffer plusieurs affaires d’agressions sexuelles impliquant des joueurs de son club de football américain. Le 31 juillet, l’agence Associated Pressrévélait que les responsables de l’université avaient tenté à plusieurs reprises de faire pression sur les victimes pour les contraindre au silence.

« Huit anciennes étudiantes de Baylor ont engagé des poursuites contre l’université, faisant état d’agressions sexuelles, dont la plus ancienne remonte à 2005. Elles affirment que leurs plaintes ont été ignorées ou qu’on a tenté de les dissuader de poursuivre les coupables », écrit l’agence de presse. Or, une loi fédérale oblige les universités à enquêter sur les faits de violence et de harcèlement sexuels, même lorsqu’ils ont été commis hors du campus.

Le Monde

L’Union des musulmans de Rouen lance une collecte pour les proches du père Hamel

L’Union des musulmans de Rouen (UMR) a lancé sur Facebook une collecte de fonds en faveur des proches du père Jacques Hamel, assassiné il y a deux semaines dans son église par deux djihadistes.

15397877

« En hommage au père Jacques Hamel et en soutien à ses proches, l’Union des musulmans de Rouen fait appel à votre générosité », annonce l’UMR. « L’ensemble des fonds collectés seront reversés aux proches » du prêtre assassiné, ajoute-t-elle. L’association indique vouloir apporter un soutien aux proches du prêtre « au-delà des prières » et précise les modalités de paiement.

Prêtre auxiliaire de Saint-Etienne-du-Rouvray, au sud de Rouen, le père Hamel, 85 ans, a été tué par deux djihadistes le 26 juillet dernier alors qu’il célébrait une messe matinale, en présence de cinq personnes : un couple de paroissiens, dont l’homme avait été gravement blessé, et trois religieuses.

L’émotion suscitée par cet assassinat a gagné la communauté musulmane de l’agglomération rouennaise. Des scènes de fraternisation ont eu lieu, notamment à Saint-Etienne-du-Rouvray et à Rouen. Des musulmans sont venus prier dans des églises et des catholiques se sont rendus dans des mosquées.

L’Obs

Paris : un couple musulman éjecté d’un avion car il était en «sueur» en disant «Allah»

Un couple musulman qui a accusé Delta Air Lines d’islamophobie pour les avoir débarqué hors d’un vol, témoigne.

mrsandmrsali2

Le couple a affirmé qu’il a été choisi parce que l’équipage a remarqué qu’il «transpirait» et disait le mot « Allah », ce qu’ils ont nié.

Faisal Ali et Nazia Ali ont attendu 45 minutes sur un vol Delta Air Lines à Paris pour rentrer dans l’Ohio, quand un employé de Delta a demandé au couple de quitter l’avion, il avait besoin de leur poser des questions.

ils nous ont dit: « prenez toutes vos affaires, vous ne serez pas sur ce vol « .

Un officier de police française attendait devant la porte.

«J’avais peur parce qu’il prenait des photos de nos passeports sur son téléphone personnel, ».

Après les avoir interroger au sujet de leur séjour à Paris – le couple avait bénéficié d’une brève période de vacances dans la capitale pour leur 10ème anniversaire de mariage – l’officier a dit qu’il n’a eu aucun problème avec eux.

L’employé de Delta a ensuite expliqué que le pilote leur a demandé de quitter l’avion car l’un des membres de l’équipage s’est senti « mal à l’aise » en leur présence, après avoir vu M. Ali « en sueur » cacher son téléphone en marchant et en disant « Allah ».

Independent

 

Etats-Unis : 2 femmes expulsées d’un avion d’American Airlines car musulmanes

« Ne demandez pas un verre d’eau si vous êtes un(e) musulman(e) à bord d’un avion d’American Airlines », a ironisé hier le site d’information Business Insider, qui rapporte l’histoire de deux femmes musulmanes expulsées mercredi matin d’un vol aux Etats-Unis.

21c2e125ef8557ba26ad2abe79abfba1_thumb_565

Niala Khalil, une journaliste et productrice de « Voice of America » et son amie se trouvaient à bord d’un vol de la compagnie aérienne américaine mercredi matin au départ de Miami à destination de Washington lorsqu’elles ont été priées de quitter l’avion.

« Après plus de 5 heures de retard, on nous a seulement offert un verre d’eau et un sac de bretzels et on nous a indiqué qu’il n’y aurait plus de repas et de boissons jusqu’à ce que l’avion quitte l’aéroport. On nous a aussi interdit de quitter l’avion pour acheter à manger ou utiliser les toilettes de l’aéroport », raconte l’américaine d’origine pakistanaise sur sa page Facebook.

Son amie, qui travaille pour le gouvernement américain, n’a pas manqué d’exprimer son mécontentement auprès d’un autre voyageur. « Si vous avez un problème, vous pouvez descendre de l’avion », lui aurait rétorqué un membre de l’équipage.

Un commentaire qui n’a pas laissé indifférentes les deux passagères : celles-ci l’auraient pris en photo pour l’identifier auprès d’une hôtesse de l’air afin d’adresser une plainte à American Airlines. Une représentante de la compagnie serait alors montée à bord de l’appareil, invitant les deux femmes à l’accompagner.

Des agents du service fédéral de la police de l’air (Federal Air Marshal Service) et d’autres officiers de la police de Miami les auraient accueillies à l’extérieur, auprès desquels le membre de l’équipage en question se serait plaint de « menaces »adressées par les voyageuses.

Ce n’est pas la première fois qu’American Airlines refoule des individus en raison de leurs origines ou leur religion. En avril dernier, Cenk Uygur, un passager musulman qui se plaignait d’un retard de quatre heures a été expulsé d’un vol. Motif ? Sa présence avait mis « mal à l’aise » le capitaine. En décembre 2015, trois autres musulmans avaient également été expulsés pour la même raison.

Yabiladi

Insultes racistes : six plaintes contre la police en Seine-et-Marne

Les faits reprochés remontent à la nuit du 30 au 31 juillet dans la petite commune d’Emerainville (Seine-et-Marne), où un groupe d’individus s’en était pris à la police. Une voiture de patrouille avait reçu « des jets de projectiles divers, dont des cailloux et des casques de moto », a expliqué une source policière, qui a affirmé ne pas être au courant des suites judiciaires. 

POLICE

Insultes et arrêt de travail

Car quelques jours après, six personnes ont déposé plainte à l’IGPN (Inspection générale de la police nationale). Cinq membres d’une même famille et une jeune femme âgée de 27 ans, assurent n’avoir rien à voir avec les heurts. « Ils nous ont tous mis dans le même sac », a résumé Moussa, éducateur spécialisé de 31 ans. Son frère, Makan, 29 ans, ambulancier, dit avoir reçu plusieurs coups de matraque de la part de policiers, notamment au poignet et sur le crâne. Ce qui lui a occasionné trois points de suture et une contusion au poignet. Il s’est vu prescrire un jour d’interruption totale de travail (ITT).

Selon lui, son père, septuagénaire, souffrirait également d’une contusion au poignet, après avoir lui aussi reçu des coups de matraqueMoussa a assuré à avoir été traité de « singe » par les policiers. Il a reconnu les avoir également insultés « après avoir vu les coups portés sur mon père et mon frère ».

La jeune femme de 27 ans, qui souhaite rester anonyme, contrôlée au cours de ces échauffourées et placée en garde à vue pour outrage, a elle porté plainte contre un policier pour « violences illégitimes ». « Il m’a arraché mon voile, m’a dit “Tu vas payer pour les autres” », a-t-elle raconté.

L’Alsace