Définition erronée : L’Observatoire de la Laïcité interpelle l’éditeur d’un manuel scolaire

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Après le site d’extrême droite cité dans un manuel d’éducation civique de CAP, voici un autre malaise dans un autre manuel scolaire, cette fois celui d’histoire pour les terminales L, ES et S édité par Hatier en 2014. On y lit en effet, p. 348, que la laïcité «suppose aussi le refus de toute expression religieuse dans l’espace public». Une affirmation fausse puisque la laïcité suppose au contraire la libre expression des opinions religieuses dans l’espace public, à des conditions notamment d’ordre public.

Ce que rappelle l’Observatoire de la laïcité dans un courrier adressé ce mercredi aux éditions Hatier, en leur demandant quelles actions elles comptent mener «pour apporter les corrections nécessaires à ce manuel scolaire». Contactées hier par nos soins, les éditions n’ont pas encore donné suite.

Libération

Nouveau visage de l’immigration au Royaume-Uni, le Polonais a remplacé l’Indien

Les attaques et propos xénophobes se multiplient contre les Polonais au Royaume-Uni, renforcés par le succès du référendum sur le Brexit. Deux Polonais ont été agressés dans la nuit de samedi 3 à dimanche 4 septembre à Harlow, dans le sud-est de l’Angleterre, quelques heures après une veillée en hommage à un de leurs compatriotes, un ouvrier polonais tué en août. La Pologne a annoncé l’envoi en urgence de trois ministres à Londres.

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Si les xénophobes s’attaquent désormais aux Polonais, c’est parce qu’ils sont devenus, en quelques années, la première communauté d’immigrés au Royaume-Uni, passant de 81 000 en 2004, année de leur adhésion à l’Union européenne, à 831 000 personnes en 2015 (en comptant le pays de naissance). Depuis 2015, les Polonais supplantent même les Indiens (795 000 personnes).

Au Royaume-Uni, les Polonais ont dépassé les Indiens

Nombre de personnes nées en Pologne ou en Inde et habitant au Royaume-Uni, depuis 2004.

L’Inde a pourtant très longtemps formé la première communauté immigrée du Royaume-Uni, suivie d’autres anciens territoires appartenant à la Couronne, comme le Pakistan, l’Irlande, le Bangladesh, l’Afrique du Sud ou le Nigeria.

Davantage de Roumains que de Bangladais

Ces pays d’origine sont désormais rejoints par certains pays d’Europe de l’Est, notamment la Roumanie ou la Lituanie. En 2015, pour la première fois, les 220 000 Roumains sur le sol britannique ont dépassé le nombre de Bangladais (217 000).

Polonais et Indiens en tête de la population immigrée au Royaume-Uni

Les pays de naissance les plus représentés sur le territoire (hors Britanniques) en 2015.

Ces nouveaux arrivants sont plus dispersés sur l’ensemble du territoire britannique : alors que 36 % des Indiens et 42 % des Bangladais vivent à Londres, seuls 20 % des Polonais résident dans la capitale britannique.

Une forte immigration intra-européenne

Les ressortissants de l’Union européenne (y compris d’Europe de l’Ouest, comme les Allemands, Espagnols ou Français) sont toujours plus nombreux à s’installer outre-Manche. Alors qu’ils ne représentaient qu’un quart de l’immigration nette en 2004, les Européens sont désormais presque autant que l’ensemble des non-Européens, selon l’Office national des statistiques britanniques.

Migrations nettes vers le Royaume-Uni par nationalité d’origine (européens et non-européens) depuis 2004.

La maîtrise des flux migratoires et l’octroi d’aides sociales aux étrangers ont été des ressorts du vote pour la sortie de l’Union européenne (Brexit) en juin.

Le Monde

Ville FN d’Hayange : une fête du cochon ou les crânes rasés côtoient les personnes âgées

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Le maire Front national d’Hayange (Moselle) a fait sa rentrée politique ce dimanche lors de la traditionnelle Fête du cochon, fortement contestée par les opposants de l’élu frontiste. Le vice-président du parti, Florian Philippot, faisait parti des invités.

Chaque année, la Fête du Cochon remise au goût du jour par Fabien Engelmann, maire FN d’Hayange au lendemain de son élection aux municipales de mars 2014, fait polémique. Dans cette ancienne ville sidérurgique ou cohabitent plusieurs communauté – dont celle des musulmans de France – la remise en lumière de cette fête du cochon renvoie à la ligne dure de M. Engelmann, régulièrement présentée par islamophobe par ses détracteurs.

– Une « fête islamophobe », selon un collectif d’opposants –

Une fête qui n’est pas du goût de tous à Hayange. Dans un communiqué, l’association Hayange en Résistance ironise sur l’idée de rassemblement de l’événement. «A l’espace restauration, croix-gammées, crânes rasés, bombers, partageront comme chaque année leur table avec enfants, familles, et personnes âgées du coin “en toute convivialité» écrit le mouvement qui s’oppose au maire FN de la ville. «Sous couvert d’une fête traditionnelle d’apparence banale en Lorraine, ce rendez-vous évidemment politique rassemblera tout ce que le Grand-Est peut compter comme militants et groupuscules d’extrême-droite venus célébrer selon eux “le vivre-ensemble à la Française”. Et c’est encore l’image de Hayange qui est salie, et son patrimoine violé» fustige Hayange en Résistance.

En 2014, des militants l’Œuvre Française, groupuscule d’extrême droite interdit par l’ex-ministre de l’Intérieur (Valls, NDLR) en 2013 s’étaient invités à la manifestation. Le maire avait minimisé leur présence, affirmant qu’il y avait «deux ou trois personnes parmi des milliers d’habitants et de familles».L’année suivante, les identitaires s’étaient de nouveau invité à la fête.

Sur une affiche diffusée sur les réseaux sociaux, on pouvait y lire : «Montrons une nouvelle fois aux habitants d’Hayange que loin des trahisons du FN, les véritables nationalistes sont toujours là, avec eux !». Le maire d’Hayange avait qualifié les militants +d’imbéciles+, selon cette même affiche.

LorActu

« La bridée », « nem », « la chintok »… : D’origine asiatique, je suis constamment harcelée

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Lorsque j’étais au collège, les élèves, mes amis, les surveillants ne m’appelaient jamais par mon prénom. Tous préféraient utiliser des surnoms tels que « la bridée », « nem », « la chintok » ou encore « la jaune ». J’ai tellement subi le racisme anti-asiatique qu’il m’a fallu énormément d’années pour accepter et comprendre qu’il s’agissait effectivement de xénophobie. Les agressions et insultes pleuvaient en permanence et ce, dès mon plus jeune âge.

Un jour, un surveillant qui ne connaissait pas mon prénom s’est adressé à moi en m’appelant « Mulan » pour me dire que la cloche avait sonné. A ce moment-là, je n’ai rien dit. Je ne savais pas que je pouvais répliquer: « Monsieur, c’est raciste ».

« Je ne suis pas raciste, j’adore les mangas »

Chaque fois qu’un asiatique passait à côté de mes amis et moi, l’un d’eux plaisantait sur le fait que c’était forcément un membre de ma famille. Lorsqu’en cours, quelqu’un me faisait une remarque, toute la classe suivait.

Les années collège sont passées mais les moqueries de mes camarades n’ont pas cessé. Au contraire… Je subis toujours des stéréotypes concernant les asiatiques du type « vous êtes trop forts en mathématiques et en karaté ». Et si j’ai l’audace de répliquer, j’entends parfois: « je ne suis pas raciste, j’ai même un ami asiatique/j’adore les mangas ». Il y a peu, une connaissance m’a demandé de lui préparer des nems. J’ai refusé, arguant que je ne suis pas douée en cuisine. Elle m’a dit: « Mais ça sert à quoi d’être chinoise? » Accessoirement, je suis vietnamienne.

« Je me cachais pour parler vietnamien »

A chaque nouvelle rencontre, mon interlocuteur me demande d’où je viens, comme si lui fournir une réponse était absolument nécessaire. Si j’explique que je suis Française, il me demande quelles sont mes « vraies origines ». Par ailleurs, peu imaginent que je puisse être née en France. Il y a peu de temps, dans une boutique, un vendeur m’a demandé si j’avais fait un long voyage pour arriver jusqu’ici: « la Chine, tout ça… »

Lorsque je parle vietnamien, les gens rient. Ils me disent que c’est « moche », « bizarre », « rigolo ». Ils essaient d’imiter l’accent et disent n’importe quoi. Du coup, j’ai beaucoup complexé étant plus jeune. Pour téléphoner à mes parents lorsque j’étais accompagnée, je me cachais. Aujourd’hui, je regrette d’avoir eu honte.

« Les asiatiques, c’est mon truc, tu comprends? »

Dans la rue, le harcèlement est quasi-quotidien: remarques, insultes et propos graveleux. Car les femmes asiatiques ou d’origine asiatique subissent également de plein fouet une fétichisation. « Les asiatiques, c’est mon truc, tu comprends? » Non. Je ne suis pas seulement un « truc », qui permet aux hommes d’assouvir leurs fantasmes.  

Un jour, l’un d’eux m’a suivi en chuchotant « tes fesses de chinoise » à mon oreille. Un autre m’a affirmé que « les asiatiques sont belles et calmes » et qu’elles « aiment bien manger des nems ». Métaphore consternante pour évoquer le sexe des hommes…

Constamment erotisée (et « exotisée »), je suis vue comme un objet sexuel ou un objet de curiosité. Je ne veux plus me justifier. Je ne veux plus me taire non plus.

L’Express

Corse : des parents d’élèves bloquent l’accès à 5 femmes voilées dans une école de Bonifacio

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Rentrée mouvementée ce matin, dans les écoles de Bonifacio. Certains parents d’élèves ont bloqué l’accès à cinq femmes voilées, « portant une djellaba et un voile sur les cheveux », rapporte l’un de ces parents d’élèves.

La gendarmerie est intervenue, ainsi que la direction de l’école maternelle. Une réunion-débat a lieu en mairie cet après-midi. Les parents d’élèves réclament « une explication, car nos enfants sont réprimandés si l’on voit leur croix ».

La Provence

Le rabbin de la Grande Synagogue de Paris a soutenu l’interdiction du Burkini

Un rabbin de Paris a défendu les interdictions municipales controversées en France sur le port en public du maillot de bain qui recouvre complètement le corps connu sous le nom burkini.

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Moshe Sebbag, le rabbin de la Grande Synagogue de Paris, a déclaré au JTA mardi qu’il soutenait en principe les arrêtés adoptés plus tôt ce mois-ci par 15 municipalités françaises, y compris les célèbres Cannes, contre le port du burkini alors que le Premier ministre français Manuel Valls déclarait la semaine dernière que le burkini faisait partie d’un « projet politique » pour perpétuer l’asservissement des femmes.

« C’est un sujet complexe et les deux parties ont des arguments convaincants », a précisé Sebbag dans une interview. Alors que l’Etat français est un « pays laïc avec la liberté de religion », a-t-il expliqué les maires en question « ont compris que cela ne concernait pas la liberté des femmes à s’habiller modestement mais que c’était une déclaration sur qui régnera demain », a analysé Sebbag.

« Ils comprennent aujourd’hui qu’il y a une guerre de religion, une prise de contrôle de l’establishment laïc de la République française, c’est cela qu’ils trouvent inacceptables », a déclaré Sebbag. Interrogé pour savoir s’il est d’accord avec les interdictions du burkini, il a répondu : « Oui, parce que vous voyez que mettre [un burkini] n’est pas innocent, cela envoie un message ».

Le soutien de Sebbag à l’interdiction du port du burkini fait suite à la critique de cette interdiction par certains Juifs de gauche, y compris par l’Union juive française pour la paix – une organisation qui soutient le boycott d’Israël et dont le co-président, Pierre Stamboul, s’oppose à l’immigration juive en Israël qu’il considère comme une forme de « colonisation de la Palestine ». 

Son groupe dans un communiqué la semaine dernière a qualifié les interdictions du port du burkini de « racistes envers les Musulmans » et potentiellement dommageables pour les communautés juives. Le groupe a condamné « le silence des chefs religieux chrétiens et juifs en particulier ».

« l’interdiction du Burkini n’a pas d’effet sur la population juive »

Sebbag est persuadé que l’interdiction du burkini n’aura pas d’effet sur la population juive locale, où a-t-il dit que les femmes qui le jugent impudique de porter un maillot de bain « trouvent d’autres solutions » à la question que le port d’un habit ressemblant au burkini.

En France et à Paris en particulier, certaines communautés juives organisent des horaires destinés seulement aux femmes seulement des heures avec les gérants de la piscine, où les femmes juives nagent habituellement avec maillots de bain typique – généralement un maillot de bain une pièce et des bonnets.

En Israël, de nombreuses femmes juives pratiquantes portent un maillot de bain robe lorsqu’elles fréquentent des plages réservées aux femmes. Son ourlet se terminant au-dessus du genou, il est plus révélateur que les burkini, qui sont généralement portés avec des leggings de natation et du tissu recouvrant la tête.

Time Of Israel

Un commissaire de police encourage à «sauvegarder les valeurs de l’Occident» après contrôle d’une femme en niqab

Dans une lettre, un commissaire félicite un policier après le contrôle d’une femme en niqab et « encourage vivement à poursuivre dans cette voie, la seule permettant de sauvegarder les valeurs de l’Occident ». La préfecture de police a estimé que « les termes employés dans ce document sont inappropriés.

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Dans un courrier daté du 3 juin, le commissaire de police adresse ses félicitations à un policier après le contrôle d’une femme vêtue d’un voile intégral le 1er juin dans une rue du district de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).

Ce contrôle avait donné lieu à un procès-verbal

« Je tiens à vous exprimer ma reconnaissance pour votre action, laquelle s’inscrit dans la lutte contre tous les phénomènes de communautarisme qui s’inscrivent délibérément hors des fondements de la République française », écrit le chef de service. « Je vous encourage vivement à poursuivre dans cette voie, la seule permettant de sauvegarder les valeurs de l’Occident », conclut-il.

Sollicitée par l’AFP, la préfecture de police de Paris a estimé que « les termes employés dans ce document sont inappropriés ». « Le chef de service va faire l’objet d’une lettre de son directeur afin que ce type de propos ne soient pas réitérés », a-t-elle affirmé.

Le voile intégral interdit en France depuis 2010

La France a été le premier pays européen à interdire le voile intégral (burqa, niqab), avec une loi de 2010 qui interdit « la dissimulation du visage dans l’espace public » (rues, mais aussi commerces, transports, mairies etc). Validée par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) en 2014, la loi prévoit jusqu’à 150 euros d’amende en cas d’infraction. En cinq ans d’application, un peu plus de 1.500 verbalisations ont été recensées.

France 3

Avignon : elles défilent voilées contre l’islamophobie

Une trentaine de femmes voilées ont participé samedi à la « marche du foulard » à Avignon.

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Plusieurs dizaines de femmes ont répondu à l’appel lancé par le mouvement « Respect, égalité, dignité » samedi à Avignon. Elles ont défilé de la Gare au Pont d’Avignon afin de s’insurger contre l’islamophobie dont elles sont, selon leurs dires, victimes.

L’affaire des arrêtés municipaux anti-burkini est encore dans toutes les têtes. Selon Illam, une des participantes, cette polémique est le signe d’un recul des libertés religieuses mais également une atteinte aux droits des femmes à se vêtir comme elles l’entendent:

Ce sont toujours les femmes que l’on pointe du doigt. […] Mais grâce à la laïcité, on devrait pouvoir s’habiller comme on le veut. »

Du côté de l’organisateur de la manifestation, Abdel Zahiri, le voile ne devrait plus choquer en France:

Quand on voit une femme avec un foulard, on ne doit pas se demander pourquoi. On doit se dire que c’est normal.

Mais autour des manifestants, les avis divergent sur le bien-fondé de ce rassemblement. Fatima Barachi est une militante féministe, tombée par hasard sur cette « marche du foulard »:

Certes il y a parfois des discriminations contre les musulmans mais ces rassemblements participent à créer encore plus de communautarisme. Et en plus, ça énerve les gens.

A noter qu’aucun incident n’est venu émailler le parcours du cortège.

Une auto école refuse à une femme de passer son code de la route à cause de son voile

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Des consignes de sécurité

Que s’est-il passé exactement devant ce centre d’examen ? Pour le savoir, LCI a contacté le centre SGS Objectif Code de Paris. Notre interlocutrice, responsable marketing et communication du pôle « transportation », a bien eu vent du différend.

« L’examinateur nous a appelés tout de suite pour expliquer la situation », précise-t-elle, avant de détailler : « Nous avons reçu des consignes de sécurité de la part du ministère de l’Intérieur. Il nous faut vérifier que les oreilles sont bien dégagées à l’entrée de la salle d’examen, afin d’éviter la triche. »

Et de récuser toute éventuelle discrimination à l’entrée de la salle : « Bien évidemment, les femmes voilées sont autorisées à venir passer le code. Nous leur demandons simplement de dégager leurs oreilles. Il me semble que cette personne a refusé de le faire, dans un premier temps. C’est pourquoi la situation a un peu duré. »

Deux heures après la publication de son premier post, Lilia a précisé, toujours via Facebook, avoir été finalement autorisée, avec son amie, à passer le code en deuxième session, « après une heure de discussion sur ‘malentendu’ selon la personne en charge de l’examen », dit-elle.

Du côté du centre SGS, on confirme que la femme voilée a finalement pris place dans la salle, au cours d’une session plus tardive. « Elle a été reçue à l’examen » précise-t-on à LCI.

LCI

Isère: la médecin qui avait refusé de soigner une femme voilée risque la radiation

Il y a un an, une médecin en Isère avait refusé de soigner une femme voilée. Ce samedi 3 septembre, le Conseil régional de l’Ordre des médecins de Rhône-Alpes examine la plainte déposée par la patiente. La médecin risque la radiation.

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«Tu n’as rien à faire dans ce bar du FN» la gérante d’un bar refuse de servir un client d’origine turque

Une gérante de bar de Belleville a été condamnée à 800 euros d’amende ce mardi pour avoir refusé de servir un client d’origine turque.

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Le 1er avril dernier, un jeune homme d’origine turque était en train de rejoindre ses collègues pour boire un verre dans l’établissement de Belleville. Mais, une fois sur place, la gérante du bar a refusé de le servir à cause de ses origines. « Tu n’as rien à faire dans ce bar du FN », aurait-elle lancé. Les gendarmes ont alors été prévenus. Arrivés sur place, ils n’ont pas pu faire changer d’avis la tenancière, qui était visiblement alcoolisée.

Elle a été jugée ce mardi. Pour sa défense, elle a expliqué qu’étant elle-même d’origine maghrébine elle aurait reçu des menaces de sa communauté parce qu’elle servait de l’alcool et de la charcuterie dans son établissement, indique Le Progrès. Elle a été condamnée à une peine de 800 euros d’amende pour “discrimination à raison de la race”.

Lyon Capitale

Une chanteuse expulsée pour port de bikini lors d’un concert de plage en Israël

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Le ministère de la Culture israélien a annoncé que les artistes qui se produisent à des concerts financés par le gouvernement devront respecter certaines règles de pudeur vestimentaire.

Lors d’un concert sur la plage d’Ashdod, la chanteuse israélienne Hanna Goor, qui chantait en short et haut de bikini avec chemise ouverte, a été sommée de se couvrir un peu plus. Suite à son refus, des organisateurs l’ont empêchée de finir sa performance, rapporte Haaretz.

«La musicienne israélienne @hannagoor sommée de couvrir son haut de bikini à un festival. Elle a refusé.»

Dans un communiqué, le ministère de la Culture a expliqué:

«Le festival est conçu pour le grand public et financé par de l’argent public. La performance de Goor ne respecte pas le grand public… et il est donc devenu nécessaire de l’expulser de la scène

Un officiel du ministère a précisé que désormais, les organisateurs d’événements culturels financés par le gouvernement seraient chargés de faire en sorte que les artistes respectent certaines règles de modestie car le «grand public est composé de diverses communautés».

Ces nouvelles règles reflètent l’influence croissante des juifs orthodoxes dans la société israélienne, comme le note Alona Ferber dans le journal Forward. Les tensions remontent fréquemment à la surface. Par exemple, certaines écoles publiques interdisent le port de shorts pour les filles, même en été, alors que les garçons y ont droit. En 2015, plusieurs lycénnes avaient manifesté pour le droit à porter des vêtements courts.

De nombreux éditorialistes ont fait le parallèle entre l’interdiction du bikini et l’interdiction du burkini en France, comme Alona Ferber, qui écrit que dans les deux cas, «on demande aux femmes de s’habiller ou de se déshabiller pour apaiser la nation.»

Slate

Parité à l’assemblée: la France se classe 60ème, au même niveau que l’Irak et Soudan du sud

Avec 26,2% de femmes élues à l’Assemblée nationale, la France a reculé en quatre ans de la 36e à la 60e place au niveau international et se trouve au même niveau que le Soudan du Sud et l’Irak.

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Le Haut conseil à l’égalité entre hommes et femmes (HCE) est inquiet. Et pour cause. Dans son troisième Guide la parité paru jeudi, la France fait figure de (très) mauvais élève.

Trente-sixième il y a quatre ans, le pays chute de 24 places. Avec 26,2% de femmes élues à l’Assemblée nationale, la France se classe donc en 60e position du classement international de la parité dans la chambre basse du Parlement.

Les États-Unis pires que la France

Entre le Soudan du Sud et l’Irak… Mais la palme du cancre revient sans hésiter aux États-Unis, 96e du classement avec 19,4% de femmes.

Cette chute est due au fait que « les autres pays progressent plus vite que la France », explique le HCE dans un communiqué, exprimant ses inquiétudes « alors que se jouent déjà les investitures pour les élections législatives de 2017 ».

Le Rwanda et Cuba dans le trio de tête

Le Rwanda se classe 1er avec 63,8% de femmes, Cuba 3e avec 48,9%. La France est également devancée par la plupart de ses voisins européennes: l’Espagne, l’Allemagne, le Portugal ou encore le Royaume-Uni.

Le HCE appelle les formations politiques « non seulement à présenter au moins 50% de femmes candidates, mais aussi et surtout à veiller à ne pas réserver aux hommes davantage qu’aux femmes les circonscriptions réputées gagnables ».

L’Alsace

Afrique du Sud : un lycée interdit aux jeunes filles noires leur coupe Afro

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Le nouveau règlement intérieur d’un Lycée de Prétoria en a surpris plus d’un. En effet, rapporte Jeune Afrique, « une pétition a rassemblée ce lundi près de 10.000 signatures » pour permettre aux jeunes filles de venir en classe avec leur « cheveux au naturel ». Beaucoup qualifient un tel règlement de « raciste » et relevant d’une époque que l’on pensait révolue.

La pétition adressée au ministre provincial de l’Education nationale, Panyaza Lesufi, , toujours selon l’hebdomadaire, réclame que des sanctions soient prises contre les enseignants auteurs de telles mesures humiliantes et racistes. Mais pour le moment, les autorités locales en charge de l’éducation privilégient la voie du dialogue.

Dans la même contestation, les étudiants affirment également qu’il leur ait interdit de s’exprimer dans une autre langue que l’anglais au sein de l’établissement. Evidemment, le premier soutien politique est venu du contestataire Julius Malema, responsable du parti des Combattants pour la liberté économique (Economic Freedoom Fighters, EFF).

« Il est regrettable qu’après 22 ans de démocratie, il y ait toujours des institutions qui cherchent à supprimer l’esthétique et la culture noire« , a dit le jeune leader politique qui a été crédit de près de 8% des voix lors des récentes élections locales.

360 Afrique

En Israël, les femmes juives ont aussi leur burkini

La mode dite «pudique» a fait un bond, ces dernières années, dans le pays. A la plage, cela se traduit par des vêtements proches de ceux portés par les musulmanes très pratiquantes. Mais on ne les voit pas puisque les juifs religieux se baignent dans des espaces séparés, préservés des regards extérieurs.

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Sur des plages en israël, hommes et femmes se baignent séparément

Trentre-quatre degrés à l’ombre ce dimanche sur les plages de Tel-Aviv. Avec un taux d’humidité tournant autour des 70%, on se croirait presqu’à l’orée d’une forêt tropicale. A côté de la «hof hametsitsim» (la « plage des voyeurs») où les ados venaient, dans le courant des années 1960-70, observer les premières Israéliennes à oser se baigner topless, une sorte d’enclos protégé par de hautes murailles s’enfonçant dans l’eau. C’est la plage séparée, celle où les juifs religieux viennent se baigner à l’abri des regards extérieurs. Le dimanche, le mardi et le jeudi sont réservés aux hommes, le reste du temps aux femmes et aux enfants en bas âge. Et pas question de se tromper, l’entrée est filtrée.

Ces juifs pratiquants respectent les règles de la «tsniout» (la «pudeur» ou «modestie») qui est censée guider la conduite de chacun d’entre eux et qui interdit à des personnes de sexes différents de frayer ensemble en position allanguie s’ils ne sont pas mariés.

Appliquée aux femmes, la «tenue modeste» se concrétise par le port d’un «kissouï roch» (couvre-chef) masquant la chevelure.

L’important étant qu’il masque bien cette toison capillaire symbole de volupté. Quant aux vêtements, ils cachent bien ce qu’il faut cacher. Les robes, les jupes et les chasubles plus ou moins longues mais toujours au-dessous du genou. Les jeunes filles célibataires portent cependant des vêtements qui ne couvrent pas la tête, puisqu’il faut bien trouver un futur mari…

«Nous, c’est nous, eux, c’est eux»

Des burkinis portés par des musulmanes, on en voit beaucoup sur les plages israéliennes et personne n’y trouve à redire. En revanche, les juives portant des vêtements de bain «pudiques» sont invisibles, puisqu’elles restent confinées entre elles. «Ne confondez surtout pas la « tsniout » avec le burkini des musulmans. Nous, c’est nous, eux, c’est eux», lâche un rabbin francophone de Netanya désireux de rester anonyme «pour ne pas ajouter à la polémique en cours» «Les juifs, ne sont pas prosélytes. Ils ne cherchent pas à convertir à tout prix et par la force comme l’islam. Chez nous, les comportements et l’habillement « modestes » expriment le respect de Dieu. Ceux qui les adoptent démontrent qu’ils veulent se consacrer à l’essentiel.»

La « mode pudique » à la plage

Ces dernières années, la mode dite «pudique» s’est en tout cas développée de manière exponentielle en Israël. De Bnei Brak, la grande ville ultra-orthodoxe située au nord-est de Tel-Aviv, en passant par les quartiers religieux de Jérusalem et le centre de Netanya, la station balnéaire la plus francophone d’Israël, on trouve des dizaines de magasins consacrés à la «tsniout». Pour tous les goûts et tous les styles. Au sein de la diaspora, quelques créatrices telles Mimi Hecht et Mushky Notik sont d’ailleurs devenues des stars de la mode «pudique». Elles sont aussi incontournables qu’Alber Elbaz ou Jean-Paul Gaultier pour la haute couture française.

Basés à Jérusalem, à New-York, à Montréal ou à Paris, des sites internet proposent désormais de la mode «pudique» à tous les prix et pour tous les usages. Y compris différents modèles de tenues de plage : l’ «intégral» est l’exacte copie du burkini tant décrié des musulmanes, d’autres gardent le cou dégagé. Interviewée la semaine dernière par l’Agence télégraphique juive (ATJ), la fondatrice de l’une de ces entreprises (une ultra-orthodoxe mère de neuf enfants) a d’ailleurs estimé que la polémique française sur le burkini «est la meilleure des publicités pour les maillots de bain pudiques». Et que son business, qui se porte déjà très bien comme cela, va en bénéficier.

Chanteuse en short éjectée

Jusqu’à ces derniers jours, ceux qui respectent la «tsniout» et les laïcs ont toujours bien cohabité en Israël. Mais les temps changent. Le 26 août sur la plage d’Ashdod, des partisans de la «modestie» ont obligé les organisateurs d’un festival local à éjecter de la scène la chanteuse Hanna Goor qui se produisait vêtue d’un short ultracourt et d’un soutien-gorge cachant péniblement son opulente poitrine.

Il n’en a pas fallu davantage pour qu’un nouveau point de friction se développe entre laïcs et religieux. Et que des politiciens tentent, comme en France, de surfer sur la vague en prenant des positions clivantes. Figure de l’aile droite du Likoud, la ministre de la Culture et des Sports, Miri Regev, a en effet promis d’édicter des «règles de modestie» obligatoires pour les artistes dont les spectacles bénéficient de subventions de l’Etat

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