Belgique: Crachat, insultes, étranglement…, un homme hystérique agresse 2 femmes voilées

Un grave incident a opposé, il y a quelques jours, un homme à deux femmes portant un foulard dans une école de Bourg-Léopold, dans le Limbourg. Cela s’est passé lors de l’inscription des enfants. L’homme a crié aux deux femmes de retirer leur foulard et leur a enjoint de retourner en Turquie. Il a même craché sur l’une d’elle.

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Il a d’abord crié aux deux femmes qu’elles devaient parler néerlandais. L’une d’elle explique parler correctement le néerlandais mais, ce jour-là, avec son amie qui vient de Liège et ne parle pas la langue de Vondel, elle s’exprime donc en turc.

«  Il a continué en disant que si nous ne parlions pas flamand, nous ferions mieux de retourner en Turquie. Puis il a dit à Hilal : ‘Retire ce chiffon de ta tête et si tu ne parles pas néerlandais, retourne en Turquie  », raconte Elif.

L’homme en est venu aux mains en attrapant l’une des mères de famille à la gorge. «  Emine a été projetée par terre et il s’en est pris à tous ceux qui voulaient l’aider  », poursuit Elif. Il y a aussi eu des crachats et des coups de pied dans un ballon en direction des deux dames.

C’est finalement un ouvrier de l’école qui est venu à la rescousse des deux mères de famille et qui a maîtrisé le fou furieux. La direction de l’établissement précise que cet homme ne remettra plus les pieds dans l’établissement. « Nous ne tolérons pas le racisme », a-t-il été précisé.

L’une des mamans a décidé de porter plainte. Quant à l’agresseur, il estime n’avoir rien à se reprocher.

Sud Info

Île Maurice : Employés dans un hôtel, 4 migrants français arrêtés pour travail clandestin

Ils sont âgés de 20 à 27 ans. Quatre ressortissants français ont été arrêtés, le lundi 29 août, dans un hôtel du Sud. Ils avaient pris de l’emploi sans permis de travail. Leur visa touristique a expiré en juillet.

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Les deux jeunes hommes et deux femmes ont débarqué à Maurice en tant que touristes en avril. Ils avaient obtenu un visa touristique pour trois mois auprès du Passport & Immigration Office (PIO). À son expiration, les quatre Français ont formulé une demande d’extension pour un mois. Alors qu’ils devaient quitter le sol mauricien en juillet, Nicolas Bouffart, 20 ans, Kerwan Bonnal, 21 ans, Michelle Lambert, 27 ans et Pauline Octave, 21 ans, ont pris de l’emploi comme animateurs sportifs et guides touristiques dans un hôtel du Sud.

Lundi, la Tracking Team du PIO, menée par le sergent Jayeprakash, le caporal Jhuboo et les constables Sewsurn et Roheemun, les ont arrêtés alors qu’ils travaillaient dans l’enceinte de l’hôtel. Ils ont avoué avoir pris de l’emploi contre rémunération. Les quatre Français ont été arrêtés et conduits dans les locaux du PIO pour leur interrogatoire.

La direction de l’hôtel a dit aux policiers que les Français étaient employés au sein de l’établissement, mais qu’elle croyait que leur permis était en règle pour rester à Maurice. « Nous les avons employés comme d’autres ressortissants étrangers. S’agissant des arrestations, nous ne sommes pas au courant », précise un responsable.

Après une nuit en cellule, les quatre Français comparaîtront devant la justice, ce mardi 30 août, pour violation de l’article 3 (1) de la Non-citizen (Employment Restriction) Act. Ils seront expulsés à l’issu de leur comparution en Cour. L’enquête est supervisée par le SP Boodhram du PIO.

Le DefiMédia

Jérusalem n’est plus la capitale d’israël dans les manuels tchèques

Tel Aviv remplacera Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël dans un atlas scolaire tchèque, après des plaintes palestiniennes.

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Khaled Atlattrash, ambassadeur palestinien à Prague, avait soulevé le sujet en début de mois auprès du ministère tchèque des Affaires étrangères, puis du ministère de l’Education. Des parents palestiniens locaux l’avaient alerté des textes et des images décrivant Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Pour Israël, Jérusalem entière est sa capitale, alors que la communauté internationale considère que la partie est de la ville, y compris toute la Vieille Ville, est un territoire occupé.

« Les données de l’atlas seront corrigées pour le nouvel an », a déclaré Klara Bila, porte-parole du ministère tchèque de l’Education citée par le Daily Monitor de Prague.

« La République tchèque ne considère pas que Jérusalem Est fasse partie de l’Etat d’Israël », a déclaré Irena Valentova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Elle a ajouté que l’atlas, publié par Shocart, ne représentait pas la position officielle de Prague.

« Les états membres de l’Union européenne, y compris la République tchèque, considère que Jérusalem est la future capitale des deux états, l’Etat d’Israël et le futur Etat de Palestine », a déclaré Valentova.

Time Of Israel

« Mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus » tollé après une vidéo raciste au Brésil

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«Tu n’avais qu’à naître blanche», «mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus», «si tu te sens offensée je n’y peux rien ma chérie»… La vidéo de 1 minute où on entend cette bordée d’insultes racistes, proférée par une femme blanche à l’encontre d’une Noire, dimanche sur une plage de Rio, a été visionnée plus de 6 millions de fois sur Facebook en trois jours. L’auteure de ce florilège a été arrêtée en flagrant délit et conduite au commissariat, où un juge l’a inculpée pour injures raciales avant de la libérer contre une caution de 500 reais (139 euros). Cette femme de 54 ans, dont la presse brésilienne donne l’identité et la profession, enseignante, risque entre 1 et 3 ans de prison ferme et une forte amende.

 

La scène a été postée sur Internet par le petit ami de la victime des insultes. Celle-ci s’était rendue dimanche, avec deux amies (blanches), sur la plage de Recreio dos Bandeirantes, un quartier plutôt huppé de Rio de Janeiro. Sitôt la serviette posée sur le sable, des commentaires déplaisants fusent de la part d’un groupe de Blancs, du genre «une mulâtresse n’a rien à faire ici, elle n’a pas besoin de bronzer». La cible des quolibets sort alors son smartphone, ce qui fait enrager une quinquagénaire en bikini noir. «Tu peux filmer cette merde, éructe-t-elle, on ira au commissariat et je te foutrai la honte. Je sais qui je suis, et toi t’es qui?»

Le sentiment d’impunité totale de cette femme résonne désagréablement dans le contexte actuel au Brésil. La droite et le centre ont obtenu, par des manœuvres, la destitution de la présidente démocratiquement élue. Il flotte un parfum de revanche contre la gauche et les Noirs, principaux bénéficiaires des politiques de redistribution sociale imposées par Lula et poursuivies par Dilma Rousseff. En dix ans, 35 millions de personnes sont sorties de la pauvreté, et le taux d’étudiants noirs dans les universités est passé de moins de 2% au début du siècle à 9% en 2013. Une réalité mal vécue par une partie des classes moyennes blanches.

Libération

Ed Husic, Le premier député musulman d’Australie, prête à nouveau serment sur le Coran

L’instant était solennel mardi, à Canberra, la cité phare de l’Australie métissée et bigarrée, à l’heure de célébrer l’ouverture du 45ème Parlement au son des canons, selon un rituel immuable de la fumée empruntée à la culture arborigène, assorti d’un service religieux complet et de la déclaration traditionnelle de bienvenue prononcée par le Gouverneur-genéral, perpétuant ainsi une vieille tradition de Westminster.

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C’est au cours de ce cérémonial imposant, empreint de majesté et de gravité, que Ed Husic, 46 ans, cet Australien d’origine bosniaque entré par la grande porte dans l’histoire de la politique en 2010, en tant que premier musulman à siéger dans l’enceinte législative, devait à nouveau prêter serment et pas sur n’importe quel livre, mais sur le seul qui s’imposait à ses yeux : le Coran.

Désireux de rester fidèle à sa religion, en toute circonstance, et parfois même contre vents et marées, ce juriste de talent plébiscité par les suffrages il y a six ans de cela, pour la plus grande fierté de ses parents, à qui le costume de député travailliste va depuis comme un gant, a décidé de renouer avec un geste fort qui, en 2013, lui valut certes des compliments d’une large partie de ses pairs, mais aussi des rancoeurs tenaces parmi la  frange nationaliste de la représentation nationale, ainsi que des commentaires désobligeants, voire injurieux sur des réseaux sociaux agités par une effervescence des plus malsaines.

Ed Husic, bravant les foudres du parti anti-islam et anti-immigration, représenté par sa figure de proue fulminante, Pauline Hanson, et trois de ses collègues, ne pouvait décemment choisir que le Coran pour sa promesse solennelle, et notamment  le précieux exemplaire appartenant à Saara Sabbagh, une figure très respectée de la communauté musulmane de Melbourne. Fondatrice de la Bienfaisance islamique australienne, ses contributions furent récompensées en  2013 par le prix prestigieux de la « Personnalité musulmane la plus remarquable de l’année ».

Faisant fi de la réprobation bruyante de la très prévisible Pauline Hanson, laquelle s’est vainement époumonée pour appeler à interdire l’usage de ce « livre de la haine » dans l’hémicycle, Ed Husic, stoïque dans la tempête, a préféré se réjouir de la portée positive et fédératrice du message qu’il a voulu délivrer, à travers une cérémonie de prestation de serment à laquelle le Coran de Saara Sabbagh a apporté une touche de nouveauté hautement symbolique.

« J’ai aussi voulu saisir cette opportunité pour mettre en valeur la richesse des contributions des musulmans australiens, afin de créer des ponts entre nos différentes communautés. Le travail et le dévouement de Saara sont loués unanimement, et j’ai été très heureux qu’elle accède à ma requête et me prête son exemplaire du Noble Coran à cet effet « , a-t-il déclaré avec le sentiment gratifiant du devoir accompli, qui l’a rendu imperméable à la véhémence de Pauline Hanson.

Oumma

Israël : pour le chef de la police, les juifs éthiopiens sont «naturellement» suspects

Alors qu’Israël connaît régulièrement des manifestations hostiles aux immigrés, le chef de la police justifie les contrôles au faciès, mettant en avant le caractère «criminogène» des juifs éthiopiens pourtant citoyens de plein droit de l’Etat Hébreu.

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«Toutes les études criminologiques du monde le prouvent : les immigrés sont plus souvent impliqués dans des affaires criminelles que les autres, et ce n’est pas surprenant», a estimé le chef de la police israélienne lors d’une convention à Tel Aviv. «Quand la police rencontre quelqu’un de plus suspect que d’autres, par nature, elle le suspectera plus, c’est naturel», a argumenté le chef de la police, Roni Alsheikh, en réponse aux accusations des défenseurs israéliens de la communauté des juifs éthiopiens. Les militants anti-racistes ont en effet accusé les forces de l’ordre de cibler plus particulièrement ces juifs et de procéder à des contrôles au faciès se fondant sur des préjugés racistes.

«De plus, il est prouvé que le taux de criminalité est plus élevé chez les jeunes. Quand vous mettez tout ça ensemble, cela crée une situation dans laquelle une communauté est plus criminogène» que les autres, a estimé Roni Alsheikh, qui a par ailleurs reçu le soutien du ministre israélien de la Sécurité publique, Gilad Erdan.

Israël compte quelque 135 000 juifs d’origine éthiopienne, dont 50 000 sont nés sur le sol de l’Etat hébreu. S’ils sont désignés du terme raciste de «Falachas», ils préfèrent s’appeler eux-même «Beta Israël», qui veut dire «maison d’Israël». Ces juifs éthiopiens, dont l’origine est mal définie, mais dont on sait qu’ils ont vécu pendant des siècles dans le nord de l’Ethiopie, ont commencé à migrer vers Israël dans les années 1980 et 1990 après la reconnaissance par l’Etat d’Israël de leur «judéité».

Une communauté de citoyens israéliens victime de discriminations racistes

L’intégration des «Ethiopiens» en Israël reste difficile. Ces derniers se retrouvent en effet ghettoïsés dans des quartiers spécifiques et considérés comme des juifs de deuxième catégorie. La minorité éthiopienne connaît un taux de chômage plus élevés que le reste de la population israélienne, compte moins de diplômés et, en revanche, se retrouve sur-représentée dans les affaires judiciaires. En 2013, le scandale de la «stérilisation» des immigrées éthiopiennes par les autorités israéliennes a éclaté au grand jour. Des femmes venues d’ethiopie s’était vues injecter de façon systématique des contraceptifs de longue durée pour des raisons sanitaires.

RT

Palestine : israël va construire 466 logements dans les colonies de Cisjordanie occupée

La construction de 466 logements dans des colonies de Cisjordanie occupé a été validée par l’État hébreu, a fait savoir l’organisation israélienne La Paix maintenant, mardi. 

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Israël a approuvé, mercredi 31 août, la construction de 466 logements dans des colonies de Cisjordanie, a indiqué l’organisation israélienne La Paix maintenant.

Cinquante logements ont reçu une approbation finale de la part de l’administration civile, et 237 un feu vert initial, a dit à l’AFP Hagit Ofran, une porte-parole de La Paix maintenant. En outre, 179 logements déjà construits dans la colonie d’Ofarim ont été validés rétroactivement, a-t-elle précisé.

Ces programmes « sont tous problématiques, ce n’est pas comme si l’un d’eux se distinguait », a affirmé l’organisation anticolonisation. Les Israéliens « continuent à planifier et à faire avancer la planification, et de manière générale, c’est mauvais pour la solution à deux États et pour Israël« , a-t-elle fait valoir.

La solution à deux États – la création d’un État palestinien coexistant en paix avec Israël – est la clé de voûte des grands projets internationaux de règlement du conflit israélo-palestinien, l’un des plus vieux au monde.

La colonisation, c’est-à-dire la construction de colonies civiles sur des terres occupées par Israël depuis 1967, passe pour un obstacle majeur à la paix. Elle est considérée comme illégale par la communauté internationale, mais s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens.

France 24

Une chanteuse expulsée pour port de bikini lors d’un concert de plage en Israël

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Le ministère de la Culture israélien a annoncé que les artistes qui se produisent à des concerts financés par le gouvernement devront respecter certaines règles de pudeur vestimentaire.

Lors d’un concert sur la plage d’Ashdod, la chanteuse israélienne Hanna Goor, qui chantait en short et haut de bikini avec chemise ouverte, a été sommée de se couvrir un peu plus. Suite à son refus, des organisateurs l’ont empêchée de finir sa performance, rapporte Haaretz.

«La musicienne israélienne @hannagoor sommée de couvrir son haut de bikini à un festival. Elle a refusé.»

Dans un communiqué, le ministère de la Culture a expliqué:

«Le festival est conçu pour le grand public et financé par de l’argent public. La performance de Goor ne respecte pas le grand public… et il est donc devenu nécessaire de l’expulser de la scène

Un officiel du ministère a précisé que désormais, les organisateurs d’événements culturels financés par le gouvernement seraient chargés de faire en sorte que les artistes respectent certaines règles de modestie car le «grand public est composé de diverses communautés».

Ces nouvelles règles reflètent l’influence croissante des juifs orthodoxes dans la société israélienne, comme le note Alona Ferber dans le journal Forward. Les tensions remontent fréquemment à la surface. Par exemple, certaines écoles publiques interdisent le port de shorts pour les filles, même en été, alors que les garçons y ont droit. En 2015, plusieurs lycénnes avaient manifesté pour le droit à porter des vêtements courts.

De nombreux éditorialistes ont fait le parallèle entre l’interdiction du bikini et l’interdiction du burkini en France, comme Alona Ferber, qui écrit que dans les deux cas, «on demande aux femmes de s’habiller ou de se déshabiller pour apaiser la nation.»

Slate

Parité à l’assemblée: la France se classe 60ème, au même niveau que l’Irak et Soudan du sud

Avec 26,2% de femmes élues à l’Assemblée nationale, la France a reculé en quatre ans de la 36e à la 60e place au niveau international et se trouve au même niveau que le Soudan du Sud et l’Irak.

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Le Haut conseil à l’égalité entre hommes et femmes (HCE) est inquiet. Et pour cause. Dans son troisième Guide la parité paru jeudi, la France fait figure de (très) mauvais élève.

Trente-sixième il y a quatre ans, le pays chute de 24 places. Avec 26,2% de femmes élues à l’Assemblée nationale, la France se classe donc en 60e position du classement international de la parité dans la chambre basse du Parlement.

Les États-Unis pires que la France

Entre le Soudan du Sud et l’Irak… Mais la palme du cancre revient sans hésiter aux États-Unis, 96e du classement avec 19,4% de femmes.

Cette chute est due au fait que « les autres pays progressent plus vite que la France », explique le HCE dans un communiqué, exprimant ses inquiétudes « alors que se jouent déjà les investitures pour les élections législatives de 2017 ».

Le Rwanda et Cuba dans le trio de tête

Le Rwanda se classe 1er avec 63,8% de femmes, Cuba 3e avec 48,9%. La France est également devancée par la plupart de ses voisins européennes: l’Espagne, l’Allemagne, le Portugal ou encore le Royaume-Uni.

Le HCE appelle les formations politiques « non seulement à présenter au moins 50% de femmes candidates, mais aussi et surtout à veiller à ne pas réserver aux hommes davantage qu’aux femmes les circonscriptions réputées gagnables ».

L’Alsace

Brussels Airlines cède aux pressions d’israël, et redistribue des produits issus de ses colonies

Comme nous vous l’annoncions la semaine dernière, Brussels Arlines fait face à une virulente campagne de boycott en Israël. Pour le ministre israélien du Tourisme, Yariv Levin, membre du Likoud, la compagnie belge n’a ainsi “pas sa place dans le ciel de l’Etat d’Israël” et “ son nom doit être effacé du tableau des vols de l’aéroport Ben Gourions (NdlR : de Tel-Aviv)”.

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Sur les réseaux sociaux, le transporteur belge est notamment accusé “d’antisémitisme”. Tout est parti d’une pâtisserie, du nom de Vanilla Halva, un temps distribuée dans les avions du transporteur belge, avant d’être retirée le mois dernier. Selon l’ASBL Palestina Solidariteit, ce dessert, à base de crème de sésame, était fabriqué dans une entreprise israélienne opérant “depuis la Cisjordanie occupée”. 

Or, sans parler de boycott, la législation européenne impose de différencier l’étiquetage des produits venant d’Israël de ceux issus des territoires occupés par Israël depuis 1967. A noter que c’est un passager qui a prévenu le transporteur de l’origine du produit. “Il s’agissait d’une faute du fournisseur. Nous l’avons depuis rectifiée”, a déclaré, dans un premier temps, une porte-parole de Brussels Airlines. Le produit a donc été retiré, ce qui a enclenché une polémique de taille en Israël. 

Une lettre a même été envoyée, ce vendredi, par l’ambassadeur israélien à Bruxelles à la compagnie belge, demandant des explications par rapport à ce retrait. Le groupe Lufthansa, qui détient 45 % de la compagnie belge, a également reçu une missive similaire provenant de l’ambassade de Berlin.

Cette pression a payé puisque, ce soir, Brussels Airlines est revenu sur sa décision. « En concertation avec le gouvernement israélien, nous avons décidé de rectifier notre faute« , explique une porte-parole de la compagnie.

La décision de retirer ce produit, qui était correctement étiqueté, n’était pas la bonne car elle n’était pas politiquement neutre. Or c’est ce que nous désirons être. A l’avenir, nous réintégrerons donc, si notre fournisseur les propose, des produits provenant de ce producteur et issus de cette région « .

La Libre

Bloc identitaire, FN… Enquête sur ces mercenaires français qui font la guerre en Ukraine

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C’est la plus importante fuite de documents émanant du « gouvernement » séparatiste pro-Russe de Donetsk. Des milliers de pages qui nous permettent de raconter le rôle des Français, combattants ou propagandistes, engagés dans le Donbass.

Mercredi 3 août – Le compte Twitter de Tatiana Egorova, membre du service de presse du gouvernement de l’autoproclamée République Populaire de Donetsk (DNR), publie un étrange message, taguant au passage les services de sécurité ukrainiens (SBU) :

« Moi, Egorova Tatiana S., employée du MGB [ministère de la Sécurité nationale, ndlr.] de la DNR, je ne peux plus mentir et je ne veux plus permettre à d’autres de le faire. »

Le tweet comporte un lien Dropbox qui sera désactivé quelques heures plus tard. Il renvoie vers 1.449 mails et 2.773 pièces jointes issus de la boîte mail de Tatiana Egorova, soit la plus importante fuite de documents émanant du « gouvernement » de ce territoire de l’Est de l’Ukraine où des séparatistes prorusses ont pris le pouvoir au printemps 2014, déclenchant une guerre toujours en cours. StreetPress a pu consulter ces documents et les a consciencieusement épluchés.

Une correspondance qui permet de comprendre en détail l’implication de Français pour la plupart liés aux différentes chapelles de l’extrême droite dans le conflit. Combattants « volontaires » passés par Troisième Voie ou le Bloc Identitaire, propagandistes en charge du fichage des journalistes qui couvrent le conflit, humanitaires très politisés, proches de Marine Le Pen, chercheur ou barbouzes, grâce à ces docs nous découvrons qu’ils sont plusieurs dizaines de Français à venir dans le Donbass, servir la cause de ce petit état auto-proclamé soutenu par le Kremlin.

Rien ne permet cependant de confirmer que cette collaboratrice du service de presse de la république séparatiste est à l’origine de la fuite. Christelle Néant, une Française qui collabore à ce service depuis Donetsk, affirme à StreetPress que Tatiana Egorova a conservé ses fonctions. Elle défend la thèse d’un piratage. Une hypothèse crédible, d’autant que le groupe de nationalistes ukrainiens Mirotvorets a déjà par le passé mis en ligne plusieurs documents volés, dans le but de s’attaquer aux journalistes ayant mis les pieds à Donetsk.

Au fil des mails, StreetPress a recensé 23 noms de Français partis prendre les armes aux côtés des séparatistes. Une liste non-exhaustive, car selon Christelle Néant, ils seraient entre 35 et 40 à s’être engagés depuis 2014. Ex-militants de Troisième voie, du Bloc Identitaire ou du Parti de la France, adeptes de la quenelle… Sur le front, presque toutes les chapelles de l’extrême droite française sont représentées.

Lire la suite sur Street Press

Afrique du Sud : un lycée interdit aux jeunes filles noires leur coupe Afro

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Le nouveau règlement intérieur d’un Lycée de Prétoria en a surpris plus d’un. En effet, rapporte Jeune Afrique, « une pétition a rassemblée ce lundi près de 10.000 signatures » pour permettre aux jeunes filles de venir en classe avec leur « cheveux au naturel ». Beaucoup qualifient un tel règlement de « raciste » et relevant d’une époque que l’on pensait révolue.

La pétition adressée au ministre provincial de l’Education nationale, Panyaza Lesufi, , toujours selon l’hebdomadaire, réclame que des sanctions soient prises contre les enseignants auteurs de telles mesures humiliantes et racistes. Mais pour le moment, les autorités locales en charge de l’éducation privilégient la voie du dialogue.

Dans la même contestation, les étudiants affirment également qu’il leur ait interdit de s’exprimer dans une autre langue que l’anglais au sein de l’établissement. Evidemment, le premier soutien politique est venu du contestataire Julius Malema, responsable du parti des Combattants pour la liberté économique (Economic Freedoom Fighters, EFF).

« Il est regrettable qu’après 22 ans de démocratie, il y ait toujours des institutions qui cherchent à supprimer l’esthétique et la culture noire« , a dit le jeune leader politique qui a été crédit de près de 8% des voix lors des récentes élections locales.

360 Afrique

En Slovaquie, les milices d’extrême droite anti-juifs, anti-roms… pullulent

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Depuis le succès électoral du parti fasciste en mars, les groupes paramilitaires sont de plus en plus actifs.

En tenue de camouflage, ils s’entraînent, une mitraillette non létale à la main, dans les forêts de Slovaquie. Techniques de survie, parachutage, entraînement à la guérilla, maniement des armes: les jeunes recrues ne sont pourtant pas des soldats de l’armée slovaque, loin de là.

Peter Švrcek, par exemple, est étudiant en archéologie à l’université. C’est lui qui dirige la principale milice du pays, Slovenskí Branci (SB, «les recrues slovaques»), un groupuscule de 200 membres actifs qui se veut apolitique mais que les services secrets surveillent étroitement et que les autorités considèrent comme étant affilié à l’extrême droite. «Nous sommes de vrais patriotes. Nous suivons un entraînement sophistiqué et nous sommes prêts à aider nos soldats et notre patrie», assure-t-il.

Infiltrer l’armée

En juin, le Ministère de l’intérieur a même officiellement reconnu une des branches de Slovenskí Branci. Pourtant, ce même ministère a rédigé des rapports établissant un lien direct entre ce groupuscule et les idées extrémistes. Et son collègue, à l’Education, lui a publiquement demandé de ne plus intervenir dans les écoles, au motif que «les leçons et l’entraînement dispensés par une organisation extrémiste peuvent représenter un danger pour le développement personnel des élèves». Des membres de SB avaient pénétré dans plusieurs établissements scolaires, avec l’accord des directeurs, pour initier les enfants au tir à blanc et leur donner un cours sur l’histoire slovaque.

Résistance, une autre milice, connue pour ses saillies anti-juifs et anti-roms, donne elle aussi de la voix. L’un de ses responsables, qui figurait sur la liste des candidats L’SNS aux dernières élections générales, a appelé «tous les nationalistes courageux et forts mentalement et physiquement à infiltrer s’ils le peuvent l’armée et la police».

Pour Jaroslav Nad’, ces gens posent un réel problème de sécurité en Slovaquie. «Le jour où ils auront de vraies armes, ils pourraient être vraiment dangereux.»

Tribune de Genève

Belgique : une femme tente de mordre un policier parce qu’il est d’origine maghrébine

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Une femme, née en 1958, a été interpellée après avoir agressé le personnel soignant d’un hôpital ainsi qu’un policier vendredi en fin d’après-midi à Jemeppe-sur-Sambre, a révélé samedi le parquet de Namur. En état d’ivresse, elle a même tenté de mordre l’agent de police parce qu’il était d’origine maghrébine.

La quinquagénaire se promenait sur la voie publique en état d’ébriété avancé et sous un soleil de plomb. Elle titubait et faisait peine à voir, d’après le parquet. Une alerte a donc été donnée et 4,2 grammes d’alcool ont été relevés dans son sang, ajoute le parquet.

Elle a été transportée à l’hôpital où elle s’est illustrée par de la violence verbale envers le personnel soignant. Elle a agressé et insulté tout le personnel d’origine étrangère œuvrant aux urgences.

La police a donc été prévenue et lorsqu’elle s’est retrouvée en cellule de dégrisement, la quinquagénaire s’en est prise là aussi à un policier d’origine maghrébine, en tentant de le mordre.

La Nouvelle Gazette

Steve Bannon, le nouveau directeur de campagne de Donald Trump accusé d’antisémitisme

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Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour Donald Trump. Distancé dans les sondages face à sa rivale démocrate Hillary Clinton dans la course à la Maison-Blanche, le candidat républicain est confronté ces derniers jours à d’embarrassantes révélations sur la passé de son nouveau directeur de campagne, Steve Bannon.

Dernières en date, les accusations d’antisémitisme proférées par son ex-femme, Mary Louise Piccard. Selon elle, Steve Bannon s’était opposé, en 2007, à la scolarisation de leurs filles jumelles dans un établissement d’élite à Los Angeles car « il ne voulait pas que les filles aillent en cours avec des juifs ».  

Ces déclarations ont été tenues à lors d’une audience en 2007 devant une cour qui examinait leur divorce. Et elles ont été récupérées par le Guardian qui les a publié ce samedi. « Il a dit qu’il n’aimait pas les juifs et qu’il n’aimait pas la façon dont ils élèvent leurs enfants », a à l’époque fait savoir Mary Louise Piccard. Des accusations rejetées par la porte-parole de Donald Trump: « M. Bannon n’a jamais tenu de tels propos ».

Poursuivi pour violences conjugales

Ces révélations du Guardian interviennent au lendemain de celles publiée par le New York Times et le New York Post. Les quotidiens américains annoncent depuis vendredi que Steve Bannon a été poursuivi en 1996 pour violences conjugales contre Mary Louise Piccard. Le directeur de campagne de Donald Trump avait été inculpé de violences domestiques, voies de fait et tentative d’intimidation. Mais l’affaire avait été classée lorsque son épouse ne s’était pas présentée pour témoigner.

Steve Bannonn directeur de campagne de Donald Trump, depuis la mi-août, est aussi le patron du site d’informations conservateur Breitbart News, qui relaye régulièrement des informations et des rumeurs anti-Clinton. Ses ardents supporters sont d’ailleurs très proche de la mouvance du Tea Party.

L’Express

Canada : Justin Trudeau prend la défense du burkini, invoquant les libertés de culte

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu le port du burkini, invoquant les libertés de culte, en plein débat en France.

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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu lundi les libertés de culte garantissant le droit à porter le burkini, symboles selon lui de « l’acceptation » de l’autre de la part d’une société ouverte.

« Au Canada, on devrait être rendu au-delà de la tolérance. Tolérer quelqu’un, c’est d’accepter qu’il ait le droit d’exister mais à condition qu’il ne vienne pas nous déranger trop, trop, chez nous », a regretté en conférence de presse le dirigeant libéral, chantre du multiculturalisme.

Interrogé sur la controverse entourant en France le burkini, un costume de bain enveloppant à l’usage des femmes musulmanes dont le port a été interdit sur certaines plages hexagonales, M. Trudeau a appelé au « respect des droits et des choix des individus », un principe qui « se doit d’avoir la première place dans nos discours et débats publiques ».

« Il y a des petites controverses ici et là comme toujours »

Dans la foulée de la controverse qui agite la France, où une poignée de mairies de localités côtières ont interdit le burkini, des élus québécois ont appelé à une telle mesure dans la Belle Province au nom du principe de la laïcité.

« Oui, sûrement, il y a des petites controverses ici et là comme toujours, des conversations que nous allons continuer d’avoir », a observé le Premier ministre canadien. Toutefois, a-t-il asséné, « au Canada, on devrait être rendu au-delà de la tolérance ».

« Au Canada, peut-on parler d’acceptation, d’ouverture, d’amitié, de compréhension ? C’est vers là que nous allons et c’est ce qu’on est en train de vivre tous les jours dans nos communautés diverses et riches, non en dépit, mais à cause de ces différences », a conclu Justin Trudeau.

Paris Match