La Slovaquie vote une législation qui restreint la liberté de culte à ses.. 2000 musulmans qui n’ont aucune mosquée

La nouvelle législation augmente le nombre de fidèles nécessaires pour devenir une religion d’Etat, de 20 000 à 50 000. Elle a pour but d’empêcher l’islam, qui compte 2 000 adeptes dans le pays, d’accéder à ce statut dans un avenir proche.

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En Slovaquie, les milices d’extrême droite anti-juifs, anti-roms… pullulent

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Depuis le succès électoral du parti fasciste en mars, les groupes paramilitaires sont de plus en plus actifs.

En tenue de camouflage, ils s’entraînent, une mitraillette non létale à la main, dans les forêts de Slovaquie. Techniques de survie, parachutage, entraînement à la guérilla, maniement des armes: les jeunes recrues ne sont pourtant pas des soldats de l’armée slovaque, loin de là.

Peter Švrcek, par exemple, est étudiant en archéologie à l’université. C’est lui qui dirige la principale milice du pays, Slovenskí Branci (SB, «les recrues slovaques»), un groupuscule de 200 membres actifs qui se veut apolitique mais que les services secrets surveillent étroitement et que les autorités considèrent comme étant affilié à l’extrême droite. «Nous sommes de vrais patriotes. Nous suivons un entraînement sophistiqué et nous sommes prêts à aider nos soldats et notre patrie», assure-t-il.

Infiltrer l’armée

En juin, le Ministère de l’intérieur a même officiellement reconnu une des branches de Slovenskí Branci. Pourtant, ce même ministère a rédigé des rapports établissant un lien direct entre ce groupuscule et les idées extrémistes. Et son collègue, à l’Education, lui a publiquement demandé de ne plus intervenir dans les écoles, au motif que «les leçons et l’entraînement dispensés par une organisation extrémiste peuvent représenter un danger pour le développement personnel des élèves». Des membres de SB avaient pénétré dans plusieurs établissements scolaires, avec l’accord des directeurs, pour initier les enfants au tir à blanc et leur donner un cours sur l’histoire slovaque.

Résistance, une autre milice, connue pour ses saillies anti-juifs et anti-roms, donne elle aussi de la voix. L’un de ses responsables, qui figurait sur la liste des candidats L’SNS aux dernières élections générales, a appelé «tous les nationalistes courageux et forts mentalement et physiquement à infiltrer s’ils le peuvent l’armée et la police».

Pour Jaroslav Nad’, ces gens posent un réel problème de sécurité en Slovaquie. «Le jour où ils auront de vraies armes, ils pourraient être vraiment dangereux.»

Tribune de Genève

Slovaquie : Xénophobe, nostalgique du IIIe Reich… la terrible ascension du néonazi « Vodca »

Marian Kotleba nazi slovaquie extreme droite

Dans ce pays, dirigé par le Parti social-démocrate, qui prendra la présidence de l’Union le 1er juillet prochain, une formation europhobe, xénophobe, ultranationaliste et nostalgique du IIIe Reich gagne du terrain sur les partis traditionnels… Reportage.

En ce week-end morne et pluvieux d’avril, il n’y a pas âme qui vive sur l’immense place Renaissance et baroque de Banska Bystrica, fief du néonazi relooké Marian Kotleba, dont le Parti populaire-Notre Slovaquie (LSNS) a fait une entrée remarquée au Parlement slovaque en mars dernier, avec 8 % des suffrages.

Pas un magasin n’est ouvert ce samedi après-midi, dans cette coquette ville de 79 000 habitants, située à 200 km au nord-est de la capitale Bratislava, où naquit, il y a soixante-douze ans, le soulèvement national slovaque (SNP) contre Hitler et son confetti local, l’Etat clérico-fasciste de Mgr Tiso (1939-1944). C’est sur cette place, dans un imposant bâtiment jaune, que siège l’administration de la région de Banska Bystrica (653 000 habitants), dirigée depuis 2013 par Marian Kotleba.

Un drapeau slovaque est fièrement planté au centre de sa façade, qui porte sur son flanc une plaque rappelant la visite de Jean Paul II, en 2003. En revanche, pas un drapeau européen, alors que la Slovaquie doit prendre la présidence de l’Union le 1er juillet. Nostalgique revendiqué du IIIe Reich, Kotleba est un pourfendeur déclaré de cette Europe dont il se plaît à dénoncer les « diktats de Bruxelles ».

Il n’apprécie pas non plus le souvenir du SNP, qui permit pourtant de ranger cette petite République alliée de Hitler dans le camp des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. « Le SNP a signifié la fin de notre Etat slovaque indépendant », a ainsi déclaré le gouverneur de Banska Bystrica.

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Euro 2016 : un blessé à Lille après le match Russie – Slovaquie

Une personne a été blessée à la suite d’échauffourées entre des supporters britanniques et les forces de l’ordre, une heure après la fin de la rencontre entre la Russie et la Slovaquie.

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Des échauffourées, qui ont fait au moins un blessé, ont éclaté entre supporters britanniques et forces de l’ordre dans le centre de Lille, mercredi une heure après la fin du match de l’Euro 2016 Russie – Slovaquie, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Un journaliste de l’AFP a vu un homme en sang en train de courir. Un autre était étendu au sol devant la gare, sans qu’on sache si cet incident était lié aux violences. Des secouristes lui prodiguaient un massage cardiaque.

Les incidents ont commencé à une centaine de mètres de la gare de Lille-Flandres, où une voiture en stationnement a été sérieusement endommagée, selon les mêmes sources. Puis une forte détonation provoquée par un engin incendiaire a retenti, provoquant un mouvement de panique, notamment parmi des groupes de supporters qui se sont mis à courir en tous sens.

Ouest France

« L’Islam n’a pas sa place en Slovaquie », dit le Premier ministre

Le Premier ministre slovaque Robert Fico a exprimé son inquiétude à propos du « changement d’aspect du pays » engendré par l’arrivée massive de migrants musulmans, a rapporté le site Politico.

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« Cela peut sembler étrange, mais désolé… l’islam n’a pas sa place en Slovaquie »Le premier ministre slovaque, Robert Fico, n’a pas mâché ses mots au moment de commenter l’arrivée massive de migrants musulmans sur le territoire.

Alors que le pays va prendre la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne au mois de juillet pour la première fois depuis son adhésion en 2004, l’homme politique a détaillé son point de vue dans des propos rapportés par Politico.

Selon lui, le problème n’est pas en soi l’entrée d’un migrant sur le territoire, mais le fait que ceux qui entrent « changent l’aspect du pays ». La Fondation islamique de Slovaquie a déclaré au Slovak Spectator que « ces déclarations ne nuisent pas seulement aux musulmans slovaques, mais aussi aux intérêts du pays en tant que pays souverain, et à sa position sur la scène internationale ».

Valeurs

Slovaquie: percée néonazie, alimentée par la peur des migrants

Bratislava – La percée opérée aux législatives slovaques par un parti néonazi s’explique surtout par la peur des migrants et l’exploitation qu’en a fait le Premier ministre sortant Robert Fico, pensent des politologues à Bratislava.

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Pour l’analyste Samuel Abraham, le chef de Notre Slovaquie (LSNS), Marian Kotleba, « est un néonazi » ayant profité de la « rhétorique nationaliste » de M. Fico.

« Le soutien grandissant qu’il obtient ne me surprend pas, observe-t-il. Toute société compte entre 10 et 12% d’extrémistes et la Slovaquie ne fait pas exception« .

De fait, l’expansion de l‘extrême droite slovaque s’inscrit dans le contexte de l’arrivée de plus d’un million de personnes dans l’UE l’année dernière – même si la Slovaquie n’en accueille que 700, selon l’ONU – et de la montée du nationalisme en Europe, du Front National en France au Jobbik en Hongrie.

D’après les réactions des autres partis, le LSNS, qui entre pour la première fois au parlement, où il aura 14 députés, n’a aucune chance de participer à un gouvernement de coalition.

Les sociaux-démocrates de M. Fico, tout comme la droite, très fragmentée, refusent de l’envisager.

Et ce d’autant plus fermement que leur pays de 5,4 millions d’habitants, membre de la zone euro à la croissance économique solide, doit assumer la présidence tournante de l’Union européenne à partir de juillet.

L’Express

Qui sont ces néo-nazis au parlement de Slovaquie ?

Raciste, xénophobe, se revendiquant ouvertement du IIIe Reich allemand, le parti LS Notre Slovaquie va envoyer quinze députés à la nouvelle assemblée élue samedi.

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Fine moustache, regard barré par ses certitudes, Mariant Kotleba est la mauvaise surprise des élections législatives de samedi en Slovaquie. Les sondages le donnaient à 2 % ou 3 % des voix. Son parti LS Notre Slovaquie en a obtenu 8 %. Avec le système proportionnel, cela va lui permettre de compter quatorze députés sur les 150 qui siègent à l’Assemblée.

La réussite de l’extrême droite, confortée par le bon score obtenu par le parti xénophobe de Boris Kollak, le prive de majorité. Il ne pourra exercer le pouvoir seul, comme il le faisait.

« Fraternité slovaque »

Âgé de 38 ans, Marian Kotleba n’en est pas à son coup d’essai, en matière de scrutin surprise. En 2014, ce prof d’informatique a été élu gouverneur de Banska Bystrica, une région peu développée du centre de la Slovaquie. ll avait fait campagne sur la promesse d’expulser les Tsiganes, qui représentent 9 % de la population slovaque (plus fort taux de l’Union européenne) et font l’objet de discriminations. Au second tour, marqué par une abstention de plus de 75 %, il avait triplé ses voix et battu le gouverneur sortant, un social démocrate également député européen.

C’est pourtant un authentique néo-nazi que les électeurs avaient alors choisi, un nostalgique avoué de l’État clérical fasciste, mis en place de 1939 à 1945, par un prêtre, avec l’accord d’Hitler. Ancien propriétaire d’un magasin de vêtements pour nostalgiques du IIIe Reich, appelé KKK, en référence au Klux klux klan, Kotleba est aussi le fondateur en 2003 d’un groupuscule violent, Fraternité slovaque.

Jusqu’à sa dissolution après trois ans d’existence, ses membres arboraient des uniformes noirs rappelant la Garde Hlinka, la milice pro-nazie active pendant la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui, le LS Notre Slovaquie rejette tout lien avec l’idéologie nazie et concentre ses critiques contre les Roms, les immigrés, la corruption, l’Union européenne et l’Otan. « Nous ne sommes pas fascistes ni néo-nazis mais on passe peut-être pour des extrémistes à côté des autres partis tièdes », minimise, Milan Uhrik, député élu samedi.

La Slovaquie surveillera tous ses musulmans

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Après les attentats de Paris, le Premier ministre populiste Robert Fico veut tous les faire « surveiller ». Au grand dam des associations de défense des droits de l’Homme.

L’histoire

Robert Fico n’a décidément pas peur des amalgames. « Nous surveillons chaque musulman de Slovaquie », a déclaré le Premier ministre slovaque, un populiste de centre-gauche, dans la foulée des attentats de Paris. Il justifie ainsi sa décision : « À chaque fois qu’il y a eu une attaque terroriste en Europe, des musulmans en étaient responsables ». Ce serait donc son devoir « de vérifier si les musulmans qui vivent dans notre pays ont des contacts avec des gens suspects ».

Croissant vert ?

La Slovaquie, petit pays d’Europe centrale à majorité chrétienne, selon les estimations, compte entre 2 000 et 5 000 musulmans, essentiellement des immigrés albanais, bosniaques et afghans. Soit moins de 1 % de sa population. Et pas une seule mosquée.

Le Premier ministre, qui briguera un troisième mandat aux législatives de mars 2016, a aussi précisé que « les camps de réfugiés en Slovaquie allaient être eux davantage surveillés »,établissant ainsi un lien direct entre migrants et terroristes. Et la presse le soutient soutien. « Fermer les yeux sur la réalité est peut-être politiquement correct mais c’est absolument irresponsable » assure ainsi le quotidien Pravda.

La Fondation islamique slovaque se dit profondément choquée que le chef du gouvernement veuille placer sous surveillance « non pas des radicaux ou des extrémistes » déjà condamnés par la justice, mais « chaque musulman » qu’il considère comme une menace en raison de sa foi. « Les musulmans de Slovaquie, demande l’organisation, devront-ils bientôt porter le croissant vert, comme les juifs furent contraints de porter l’étoile jaune ? »