Procès en appel d’une agression d’extrême droite à Villeurbanne

6708137Le 15 janvier 2011, un couple identifié comme « gauchiste » avait été agressé à coups de batte de baseball et de barre de fer. Anne-Cécile et Léo avaient été laissés pour morts. Les neuf agresseurs gravitaient tous autour, voire militent encore, au sein de groupuscules de l’extrême droite radicale. Près de quatre ans après les faits, le tribunal correctionnel de Lyon a rendu son verdict, le 5 novembre 2014. Et pour la première fois s’agissant d’agressions d’extrême droite, de lourdes peines sont tombées.

Ce mardi, la cour d’appel de Lyon rejugera les deux principaux inculpés qui ont fait appel de leur condamnation.

Nous republions notre article du 5 novembre dernier.

Par Laurent Burlet et Laura Steen

« Nous estimons que ce déchaînement de violence aveugle doit être sévèrement puni (…) C’est parce que les victimes n’ont pas de séquelles irréversibles que vous avez échappé à la cour d’assises ».

Après avoir ainsi planté le décor, la présidente de la sixième chambre correctionnelle a commencé à égrainer les condamnations pour chacun des huit agresseurs (le neuvième, mineur au moment des faits, a déjà été condamné).
Les deux meneurs, Trakan et Malko, de leurs surnoms, ont écopé de cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Deux autres « actifs », David et Loris, ont également pris cinq ans de prison mais sans mandat de dépôt.

Dans le groupe des « passifs », ceux qui ont participé à l’expédition punitive mais n’ont pas porté de coups, trois ont été condamnés à dix huit mois de prison dont six avec sursis. Le huitième a été condamné à douze mois de prison avec sursis.

Après l’énoncé du verdict, Malko et Trakan ont voulu embrasser leur compagne avant de se rendre en prison. Empêchés par les policiers, ils se sont rebellés. La salle a dû être évacuée. Tandis que leurs soutiens sortaient de la salle, Malko et Trakan ont été conduits menottés au dépôt. En passant devant David, qui a reconnu une partie des faits, ils l’ont menacé. Le greffier a pu noter le langage fleuri.

David et ses parents ont dû attendre des policiers en renfort pour sortir du tribunal.

Identitaires ou nationalistes mais surtout hooligans

Lors du procès qui s’est tenu les 23 et 24 septembre, certains ont revendiqué leur appartenance à une organisation issue de l’extrême droite radicale. D’autres, qualifiés de « hooligans » sont interdits de stade, suite à des violences.

C’est d’ailleurs le stade qui les lie. Ces supporters « ultras » de l’OL, qui avaient 20 ans ou 21 ans au moment des faits, ne sont pas apparus comme des idéologues. Mais leurs tatouages parlent pour eux. « White pride » (fierté blanche), ou encore « SS » en mentions tatouées sur la cheville.

Quatre d’entre eux ont fait plusieurs mois de détention provisoire dans cette affaire.
Dans le cas de David, il a expliqué à la barre que son incarcération l’a changé, qu’il a coupé les ponts avec les autres prévenus, qu’il en a « fini avec la violence ». Mais il ne renie pas son idéologie nationaliste.

Loris, proche des identitaires lyonnais, a exprimé des remords. Il dit tenter aujourd’hui de passer à autre chose.

Pour les deux autres, Malko et Trakan, il n’en n’est rien. Ils restent actifs dans le milieu ultra-nationaliste. Malko participe régulièrement aux actions du GUD.

Quant à Trakan, il revendique une proximité avec le groupuscule d’Alexandre Gabriac et d’Yvan Benedetti qui subsiste après la dissolution de l’Oeuvre française et des Jeunesses nationalistes. D’où la présence d’Yvan Benedetti, lors du procès et, ce mardi, à l’annonce du délibéré.

Déjà de lourds casiers judiciaires

A 24 ans, Anthony (dit Trakan) a déjà été condamné à six reprises pour des faits de violence avec arme ou détention de stupéfiants. Dernière condamnation en date : quatre mois de prison ferme pour avoir tenté de mettre en place un projet d’évasion avec sa mère (condamnée à quatre mois avec sursis), lors de son année de détention provisoire.

Au procès, il a revendiqué son idéologie extrémiste, inscrite sur sa peau par le tatouage « White pride » :

« Ouais, je suis fier d’être blanc. Et alors ? »

Sur l’affaire, il a nié en bloc.

Même son de cloche du côté de Malko, 25 ans, qui a rejeté toute participation. Lui, il a commencé son année de détention provisoire à la maison d’arrêt de Villefranche sur Saône par 15 jours d’isolement. Motif : lors de l’entretien d’entrée avec le chef d’établissement, il aurait revendiqué son appartenance à un groupe néo-nazi et aurait déclaré qu’il n’aimait pas les Arabes.

Deux ans avant la mort de Clément Méric

A Lyon, il ne s’agit pas du premier procès relatif à des violences d’extrême droite. Un identitaire s’est déjà fait condamné pour une agression commise près du local du Vieux Lyon et des membres du GUD pour une ratonnade à la Guillotière.

Mais, à Lyon, il s’agissait certainement du procès le plus attendu, vis-à-vis des deux victimes qui ne se sont pas encore remises de leur agression, comme nous l’expliquait leur avocat, Bertrand Sayn :

« Elle a quitté le pays et pense à cette agression tous les jours. Elle a beaucoup hésité à venir au procès car elle a peur de mettre un visage sur ces personnes et de leur faire face. Quant à lui, il a quitté Lyon. Depuis le 15 janvier 2011, il suit un traitement médical lourd à cause de crises d’épilepsie. Il a également du mal à supporter le fait de se trouver dans une pièce, entouré de plus de dix personnes ».

Deux ans avant la mort l’antifa Clément Méric, à Paris, le 5 juin 2013, cette agression de Villeurbanne du mois de janvier avait marqué le début d’une série de violences portant la marque de l’extrême droite radicale à Lyon.

Rue 89

Harcèlement sexuel au Front National

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Christopher D. est un déçu du Front national. Pas tel un électeur lambda. Il fut le coiffeur de Marine Le Pen, notamment durant la campagne présidentielle de 2012. La victoire, il y a cru. Il coiffe certes la présidente du parti, mais son rôle prend de l’importance, dit-il, au fur et à mesure de l’échéance électorale. « J’étais aussi une sorte de conseiller image« , précise-t-il. Visagiste, le jeune homme de 25 ans a fourbi ses armes chez Alexandre Zouari, le coiffeur des stars. Un excellent tremplin au temps de la « peoplisation » de la politique. Mais voilà, le jeune homme est gay, et si l’entente avec la fille de Jean-Marie Le Pen est parfaite, Christopher se heurte au harcèlement, dit-il, de l’entourage « gay » de Marine Le Pen.

« Chez les hétéros, on dénonce régulièrement et à juste titre le harcèlement sexuel. Chez les homosexuels, cela existe aussi, il faut le dire. » Alors, il est intarissable. Tel haut dirigeant le convie à déjeuner chez lui et lui propose la botte. Refus. Il va même jusqu’à donner l’adresse et détailler la déco intérieure de cette figure du Rassemblement bleu marine (RBM). Contacté par Le Point, l’intéressé dément le harcèlement sexuel. Il reconnaît toutefois que Christopher D. a bien été invité à son domicile, « mais comme d’autres ».

« Mon rêve s’est fracassé, car j’ai refusé les avances des chefs »

« J’ai toutes les preuves. J’ai rédigé un courrier à Marine relatant toutes mes mésaventures. Je lui avais remis en mains propres, mais je n’ai jamais obtenu de réponse. Pourtant, j’ai tout donné au parti, j’étais bénévole. Je souhaitais suivre le modèle de David Rachline qui était un petit cadre du Front avant de devenir maire de Fréjus. Je me disais qu’en étant entré dans l’entourage de Marine, je pouvais gravir les échelons, et pourquoi pas un jour me faire élire. Mon rêve est tombé à l’eau parce que j’ai refusé les avances des chefs.« 

Il a, dit-il, cherché de l’aide auprès d’autres figures gay du RBM. « Ils ont fait la sourde oreille, et du jour au lendemain, je n’ai plus eu de contacts avec la présidente« , déplore-t-il. Ce sont les photos de Florian Philippot avec son compagnon parues dans Closer qui ont déclenché chez lui l’envie de dénoncer « l’injustice » – comme il dit – qu’il a subie. Depuis sa mésaventure, Christopher est retourné vivre à Marseille, où il a ouvert deux salons de coiffure. « La politique ? Il faut coucher pour réussir, et ce n’est pas mon truc« , conclut-il.

Le Point

Un militant identitaire en garde a vue pour « apologie de la Shoah »

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Un militant du GUD (organisation étudiante d’extrême-droite) a été placé en garde à vue jeudi à Lyon après avoir posté sur Twitter et Facebook des images faisant l’apologie de la Shoah. «Un groupuscule d’extrême-droite a publié sur son site internet et son compte « Twitter » un document de haine, d’apologie de la Shoah et de crimes contre l’humanité. A ma demande, le préfet de la région Rhône-Alpes a saisi le procureur de la République à Lyon», a annoncé le ministre de l’Intérieur dans un communiqué.

Cet homme, connu comme étant un membre du Gud à Lyon, «a été interpellé et placé en garde à vue le temps de l’enquête», ouverte par le parquet pour «apologie de crime contre l’humanité».

Bernard Cazeneuve a «demandé à tous les préfets de systématiquement porter plainte au titre de l’article 40 du code de procédure pénale pour tout propos ou tout acte raciste ou antisémite».

Le compte Twitter du Gud Lyon avait posté mardi une affiche parodiant une publicité du soda Oasis, sur laquelle on pouvait lire: «Shoasis ananas», avec les mentions «Arbeit macht frei», «Teneur garantie: six millions», «Au Zyklon B» et «Sans goyim». Avec le message: «Joyeux anniversaire! #70 ans de Business, ça commence à faire #Auschwitz».

Le ministre de l’Intérieur participe jeudi soir à un dîner du Crif Rhône-Alpes dans le Rhône, à La Tour Salvagny.

Le Progrès

Agression de l’ex-Femen Amina à Paris par des islamistes: « C’était un mensonge »

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L’ancienne Femen tunisienne Amina Sboui, qui prétendait avoir été agressée début juillet par des salafistes à Paris, a reconnu dans une lettre avoir tout inventé, et « fait du tort à la cause du droit des femmes« .

Elle était déjà poursuivie pour dénonciation mensongère. L’ancienne Femen tunisienne Amina Sboui, qui prétendait avoir été agressée début juillet par des salafistes à Paris, reconnaît dans une lettre avoir tout inventé. La militante avait porté plainte le six juillet, affirmant que cinq « islamistes » avaient entrepris de lui raser les cheveux et les sourcils. Toutefois, quelques jours plus tard, elle avait été brièvement placée en garde à vue, soupçonnée de « dénonciation mensongère ». Elle maintenait jusqu’à présent sa version. « Aujourd’hui je publie cette déclaration pour dire devant toutes et tous que c’était un mensonge » affirme-t-elle dans sa « Lettre à tout

Après avoir reçu des marques de soutien des autres Femen, elle avait décidé de quitter ce mouvement féministe en dénonçant son « islamophobie », et en questionnant son financement.es et à tous » datée de mercredi.

Amina Sboui devra s’expliquer devant la justice dans les semaines qui viennent. Elle doit d’abord être jugée le 8 octobre pour dénonciation mensongère après cette fausse agression. Ensuite, elle devra comparaître au tribunal correctionnel pour violences en état d’ébriété après une bagarre en août à Paris.

L’Express

MàJ : Lutz Bachmann, leader de PEDIGA dans la peau d’Hitler (nouvelle démission)

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5 nouvelles démissions

Cinq dirigeants du mouvement anti-islam allemand Pegida ont démissionné mardi 27 janvier. Parmi eux, Kathrin Örtel, qui avait succédé à la tête de l’organisation à Lutz Bachmann, acculé au départ après la publication d’une photo le montrant grimé en Adolf Hitler. Le mouvement a par ailleurs annoncé l’annulation de sa prochaine manifestation prévue lundi, invoquant, sur sa page Facebook, des « raisons organisationnelles et juridiques »

Selon cette même page Facebook de Pegida, Kathrin Örtel a quitté ses fonctions en raison de « menaces » dont elle aurait été victime et parce qu’elle se sentait harcelée par les « photographes » rôdant autour de chez elle. Figurent également parmi les démissionnaires Rene Jahn, Achim Exner, Bernd-Volker Lincke et Thomas Tallacker.

Lors de sa dernière manifestation, dimanche, Pegida n’avait rassemblé que 17 000 personnes, bien moins que les 25 000 du 12 janvier.

Le Monde

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Le mouvement anti-islam allemand Pegida a perdu un deuxième dirigeant en une semaine, avec la démission aujourd’hui de Kathrin Örtel, qui avait succédé à Lutz Bachmann, acculé au départ après avoir posté une photo où on le voit imitant Hitler. Le mouvement a annoncé sur sa page Facebook que Kathrin Örtel, 37 ans, ainsi qu’un autre membre du conseil dirigeant, avaient renoncé à leurs fonctions.4565305_7_aae1_kathrin-ortel-va-se-mettre-en-retrait-du_530d9ba1f094dfe8f101037b5372addd

Kathrin Örtel, qui avait succédé à Lutz Bachmann la semaine dernière seulement, a démissionné « à cause d’une hostilité massive, de menaces(…) ».

Le Figaro

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Le leader du mouvement anti-islam allemand Pegida, Lutz Bachmann, a annoncé mercredi soir sa démission après la parution dans la presse d’une photo le montrant affublé d’une petite moustache et d’une coiffure à la Adolf Hitler.

«Oui, je quitte la direction» du mouvement, a déclaré Bachmann au quotidien populaire Bild, une information confirmée à l’AFP par la porte-parole de Pegida, Kathrin Oertel.

20 Minutes

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Une photo montrant le leader du mouvement anti-islam Pegida, Lutz Bachmann, affublé d’une petite moustache et d’une mèche à la Adolf Hitler, figurait aujourd’hui dans plusieurs journaux allemands. Interrogée par le quotidien à gros tirage Bild, Kathryn Oertel, porte-parole de Pegida, a confirmé l’authenticité de la photo, la qualifiant de « blague ».

La photo, publiée notamment par le Dresdner Morgenpost, un journal de Dresde, fief de Pegida, et par Bild, montre Lutz Bachmann de profil, les cheveux humides plaqués sur le côté et arborant une petite moustache « en brosse à dents », à l’image du dictateur nazi. Selon le Dresdner Morgenpost, la photo aurait été prise « il y a quelque temps » et postée sur la page Facebook de Lutz Bachmann.

Le Figaro

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Déjà condamné pour divers délits à trois ans et huit mois de prison, il s’était dans un premier temps réfugié en Afrique du Sud pour échapper à la justice. Après son extradition en Allemagne et un séjour de deux ans derrière les barreaux, ce partisan de la « tolérance zéro » pour les immigrés qui commettent des délits s’est fait à nouveau condamner pour détention de 40 grammes de cocaïne. Il est actuellement en liberté conditionnelle.

Le Monde

Financement de Marine Le Pen : un proche mis en examen pour escroquerie

Marine-Le-Pen-reagit-a-la-mise-en-examen-de-Frederic-Chatillon-Ca-ne-me-concerne-pas-juridiquementFrédéric Chatillon, rouage essentiel de l’équipe de Marine Le Pen, a été mis en examen vendredi 23 janvier, à l’issue d’une garde à vue de quarante-huit heures, pour « faux et usage de faux », « escroquerie », « abus de biens sociaux » et « blanchiment d’abus de biens sociaux ».

Cette mise en examen intervient dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en avril 2014 et confiée aux juges Renaud van Ruymbeke et Aude Buresi concernant le financement des campagnes électorales du FN pour les cantonales de 2011 et les législatives de 2012. En septembre, l’enquête a été élargie à la présidentielle par le biais d’un réquisitoire supplétif.

Les juges cherchent à faire la lumière sur le rôle joué auprès des candidats frontistes par le microparti de Marine Le Pen, Jeanne et la société Riwal fondée par Frédéric Chatillon. Lors des législatives de 2012, c’est la double fonction de Jeanne qui a intéressé les enquêteurs : le microparti prêtait de l’argent aux candidats pour faire campagne, avec un taux d’intérêt, et dans le même temps leur vendait des kits de campagne (photo, tracts, etc.). La justice estime à 10 millions d’euros l’argent détourné par Riwal et Jeanne pour le financement des campagnes frontistes de 2012.

Agé de 46 ans, désormais installé à Rome, M. Chatillon est devenu le principal prestataire de service du Front national par l’intermédiaire de sa société de communication Riwal, depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti début 2011. C’est Riwal qui conçoit, fait imprimer le matériel électoral frontiste (affiches, tracts) et fabrique les fameux kits obligatoires destinés aux candidats du parti d’extrême droite.

Sa mise en examen est un coup dur pour Marine Le Pen, dont Frédéric Chatillon est un intime de longue date.

Le Monde

Une rumeur Internet sur deux est islamophobe

Rumeur93-HoaxbusterLe nombre de «  hoax  » évolue-t-il avec le temps ?

Guillaume Brossard : « Avec l’explosion des réseaux sociaux, la diffusion des hoax est beaucoup plus massive. Avant cela se limitait aux emails, aux forums et aux blogs… avec Facebook et Twitter, la «  viralité » est encore plus extrême. De plus, on est sur le fondement même de la rumeur : elle ne meurt vraiment jamais, elle se recycle, se transforme. L’exemple de Facebook est assez parlant. Sur ce réseau, les gens n’ont pas toujours grand-chose à raconter. Alors certains réutilisent, inconsciemment ou non, d’anciens messages ou en transfèrent d’autres sans se poser de question. Au fond, ce n’est pas vraiment différent des conversations à la machine à café où on se raconte les dernières rumeurs. Sauf qu’avant on touchait une à cinq personnes maximum et qu’aujourd’hui on peut même atteindre un million de personnes, sans lien temporel ni géographique. »

Leur thématique évolue-t-elle ?

« Depuis quelques années, le nombre de hoax est en hausse importante et ils sont de plus en plus à coloration politique et sociétale. Alors qu’ils n’existaient presque pas il y a dix ans. Avant, c’était surtout des légendes urbaines, les faux virus d’Internet… qui au final étaient faciles à démonter. Ce qui n’est pas le cas des hoax politiques. »

Constatez-vous des dérives ?

« Ce qui m’inquiète, c’est l’usage d’Internet pour diffuser des idéologies et notamment rependre l’islamophobie. Cela fait deux ou trois ans que nous le disons. Les messages qui mettent en cause l’islam ou les musulmans sont en augmentation très importante. Et ce n’est pas seulement un ressenti, c’est factuel.
« Aujourd’hui, 50 % des demandes de vérification de hoax qui nous sont envoyées concernent des faits islamophobes ou anti-musulmans. Ça en est même pénible pour nous car nous ne pouvons pas faire que ça. Nous sommes une ressource de bénévoles et on ne peut traiter que les plus grosses rumeurs. On est aujourd’hui malheureusement submergés par ces rumeurs. »

Hoax. C’est une information fausse, périmée ou invérifiable propagée spontanément par les internautes. www.hoaxbuster.com : le principal site de ressources contre les « hoax ». www.hoaxkiller.fr et www.rue89.com/hoax travaillent également à démonter les rumeurs d’Internet.

La Nouvelle Repblique

Une candidate FN perd son investiture pour des propos racistes

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Investie par le FN pour les prochaines départementales dans les Pyrénés-Atlantiques, Marie-José Dussaucy n’est «plus candidate», a annoncé le secrétaire départemental du parti frontiste, après la publication sur son compte Facebook de propos «qui dépassent l’entendement».

L’ex-candidate avait suscité la polémique vendredi en publiant sur son compte Facebook :

«Vos grands-parents se sont battus afin que vous ne soyez pas allemand… battez vous pour ne pas devenir arabe»

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«Qu’on les mettent (sic) sur un bateau et qu’on le fassent (sic) couler au milieu de la mer ou de l’océan»

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La direction locale du Front national avait dans un premier temps défendu la candidate en indiquant que son compte Facebook avait été victime d’un piratage. Dimanche, Georges de Pachtère a estimé que le «délégué qui l’a investie a pu passer à côté de quelque-chose» et réclame des explications auprès de son ex-candidate: «Si elle n’apporte pas une preuve du piratage, nous demanderons son exclusion du parti pour ces propos qui dépassent l’entendement», a-t-il dit.

Le Parisien

 

MàJ: Les armes des attentats de Paris seraient liées a l’extrême-droite

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Les trois personnes entendues la semaine dernière dans le cadre de l’enquête sur un trafic d’armes en bande organisée entre le Nord et la Belgique ont été mises en examen et écrouées, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Etaient cités en vue d’une mise en examen les chefs « d’exercice sans autorisation, en bande organisée, d’activité intermédiaire pour la fabrication ou le commerce de matériels de guerre, armes ou munitions » et « d‘association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et de délits punis de dix ans d’emprisonnement« , notamment, dans un communiqué du parquet de Lille.

Le Figaro

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Ce trafic d’armes aurait un lien avec les actes terroristes qui ont secoué la France en ce début d’année, porte de Vincennes, dans le magasin Hyper Cacher. Entre les mains de Coulibaly, des armes de guerre fournies par un radical installé chez nous, en Belgique..

Le domicile cominois de Claude Hermant a été ciblé par les autorités car il était suspecté d’être une cache d’armes. Si l’opération n’a pas permis de mettre la main sur les armes recherchées, plusieurs « documents pouvant intéresser l’enquête » ont été saisis.

Selon de nouvelles informations fournies par nos confrères de la Voix du Nord, certaines armes de ce trafic auraient servi aux actes terroristes survenus à Paris entre le 7 et le 9 janvier. La police judiciaire de Lille se penche sérieusement sur l’affaire de la prise d’otage dans l’Hyper Cacher. Les armes en possession de Coulibaly pourraient provenir des stocks de Claude Hermant.

Sud Info

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La spectaculaire opération policière menée dans la soirée de mardi à Comines, à la frontière franco-belge, serait liée à un «trafic d’armes» et a été menée à la demande des autorités françaises, a indiqué mercredi le parquet de Tournai (ouest de la Belgique).

C’est la mouvance identitaire qui semble visée puisque, selon le journal Nord Eclair, une figure locale des ultras d’extrême droite, un certain Claude Hermant, ainsi que son épouse, sont en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Lille.

L’opération a été exécutée par des policiers belges, accompagnés de deux collègues français. Les forces de l’ordre craignant la présence d’explosifs dans une maison, identifiée comme la possible cache d’un trafic d’armes, le service de déminage avait été appelé en renfort. Une trentaine d’habitations et plus de 80 personnes avaient été évacuées pendant plus de trois heures dans cette commune proche de la frontière française.

Début janvier, dans une enquête sur les extrêmes dans le Nord, Nord Eclair dressait le portrait de Claude Hermant : «mercenaire en Angola, Congo et Croatie, leader officieux de l’ex-Maison flamande à Lambersart, professionnel de la sécurité, notamment pour le Front national» lillois. Tout un CV.

Le Parisien

L’élu FN Jean-Marc Degioanni déclaré inéligible

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Elu conseiller municipal à Grasse en mars dernier, puis conseiller communautaire, le frontiste Jean-Marc Degioanni vient d’être déclaré inéligible pendant dix-huit mois par le tribunal administratif, qui a invalidé ses comptes de campagne et l’a démissionné de ses mandats.

Motif: ses comptes sont considérés comme insincères car il n’a pas mentionné les frais de huit réunions publiques, pas plus que des frais de déplacements ou de téléphone. L’élu, qui annonce son intention de faire appel, explique que certaines salles étaient mises à disposition gratuitement, qu’il ne faisait pas de pots lors de ses réunions, qu’il a utilisé son téléphone personnel et fait campagne… à pied.

Nice Matin

Explosion des actes islamophobes Et derrière, quelles condamnations ?

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Chaque jour, la liste des peines exemplaires (voire d’exception) infligées aux personnes coupables d’avoir loué les actions terroristes des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly s’allonge.

Chaque jour aussi, la liste des délits ou crimes commis contre la communauté musulmane du pays explose. Mais on ne connaît que très rarement l’issue judiciaire de ces dernières procédures.

Le ministère de la Justice recense 399 procédures pénales ouvertes depuis l’attaque contre Charlie Hebdo. Sur ce total, 126 procédures pour « apologie d’acte de terrorisme » et « provocation à la haine raciale » ont été ouvertes. Mais les actes islamophobes ne sont pas comptabilisés en tant que tels. Le cabinet de Christiane Taubira explique à Rue89 :

« Les actes islamophobes sont intégrés aux 399 procédures, mais nous n’avons pas les détails. Si c’est une mosquée taguée, cela sera considéré comme une atteinte à un bien, conformément au code pénal. »

128 actes islamophobes depuis les attentats

L’Observatoire national contre l’islamophobie tient toutefois une comptabilité précise, communiquée sur la base des plaintes déposées auprès de la police et de la gendarmerie hors Paris et petite couronne. Au total, ils recensent entre le 7 et le 20 janvier, 128 actes islamophobes :

  • 33 actions (contre des mosquées notamment) ;
  • 95 menaces (insultes, etc.).

https://i0.wp.com/www.ism-france.org/photos/islamophobie%20270813.jpgUn chiffre record qui devrait largement dépasser la totalité des actes islamophobes – les chiffres concernant Paris et sa banlieue seront intégrés en février – recensés sur toute l’année 2014 (133).

Pour avoir des détails sur ces procédures, mieux vaut être très très patient. D’abord parce que dans la plupart des 128 cas, les auteurs des crimes ou délits n’ont pas encore été interpellés. Et lorsque les principaux suspects sont retrouvés, les parquets ne souhaitent pas communiquer sur les affaires en cours. Joint par Rue89, le président de l’Observatoire national contre l’islamophobie, Abdallah Zekri, le regrette :

« Lors d’une réunion avec le ministère de l’Intérieur jeudi, j’ai demandé à ce que l’on puisse avoir un compte-rendu de la Chancellerie sur les procédures et les condamnations. »

Le plus souvent, il s’agit de mosquées taguées (des croix gammées dessinées sur celles de Chalon-sur-Saône ou de Louviers par exemple) ou de musulmans insultés et parfois agressés.

Interpellés, mais laissés libres

Des incendies criminels ont également touché certains lieux de culte comme à Poitiers , Aix-les-Bains… Plus grave encore, certaines mosquées ou commerces tenus par des musulmans ont essuyé des tirs ou subi des explosions.

Rue89 a donc entrepris de recenser des détails sur les interpellations et condamnations judiciaires liées à ces procédures. Nous avons contacté plus d’une dizaine de parquets, différentes associations et le ministère de la Justice. Quatre cas sont déjà documentés :

  • A Poitiers, un homme de 38 ans a tagué « Mort aux Arabes » sur le portail de la mosquée. Interpellé le lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, le suspect s’est excusé en évoquant « un acte imbécile ». « Bouleversé par cet acte terroriste », il est passé à l’acte très alcoolisé, a rapporté le procureur de Poitiers. Le parquet a toutefois estimé qu’il pouvait rester en liberté :

« Il sera convoqué devant le tribunal correctionnel, mais nous le laissons libre jusqu’à sa comparution. »

  • Le 12 janvier dernier à Rodez (Midi-Pyrénées), un homme aurait, selon le site Centre Presse, fait irruption dans la mosquée de la ville, muni d’un bâton, et aurait proféré des insultes à l’encontre de plusieurs pratiquants. Interpellé le soir même alors qu’il tentait de prendre la fuite, il a été relâché. Le parquet précise à Rue89 :

« Nous avons procédé à une perquisition chez cet individu qui semble par ailleurs souffrir de problèmes psychiatriques. Mais nous n’avons trouvé aucun bâton et personne n’est venu pour témoigner au commissariat. Le dossier sera donc classé sans suite. »

  • A Toulouse, c’est un homme armé d’un couteau de cuisine qui aurait fait irruption devant la grande mosquée pour « tuer un musulman ». Interpellé le 9 janvier, l’homme attendait une éventuelle expertise psychiatrique. A-t-il été remis en liberté en attendant son procès ? Est-il déjà passé en comparution immédiate ? Le parquet de la ville rose ne souhaite faire « aucun commentaire ».
  • La salle de prière musulmane de Delle dans le Territoire de Belfort a peut-être elle aussi évité le pire. Un homme de 45 ans a été mis en examen pour menaces contre un lieu de culte et détention de produits dangereux. Lors de la perquisition de son appartement le 12 janvier, les gendarmes ont retrouvé une armoire pleine de produits chimiques dont le mélange peut constituer un engin incendiaire ou explosif, ainsi que deux détonateurs. L’homme est « très très connu des services de police, notamment pour avoir détruit par explosif un bâtiment voici une quinzaine d’années à Belfort » mais le procureur a toutefois estimé qu’il n’était pas nécessaire de le placer en détention et a ordonné un simple contrôle judiciaire. Sollicité, le parquet n’a pas voulu donner suite.

Une justice laxiste face à l’islamophobie ?

Islamophobie-à-Martigues-Restaurant-interdit-aux-femmes-voilées-mais-pas-aux-chiensSi ces procédures ne sont pas nombreuses par rapport à la totalité des actes islamophobes, elles interpellent. En effet, les personnes poursuivies pour apologie du terrorisme ont, elles, dans la majorité des cas, été placées en détention avant de comparaître devant un juge. Et pour les personnes jugées, les condamnation à de la prison ferme s’accumulent.

Contactée par Rue89, la porte-parole du collectif contre l’islamophobie en France, Elsa Ray, se dit « même pas étonnée par ce déséquilibre » :

« Hélas, sur le terrain nous remarquons qu’il y a souvent deux poids, deux mesures. Il y a des peines fermes s’agissant des autres délits et crimes racistes ou d’apologie du terrorisme et nous nous en félicitions.

Mais lorsqu’il s’agit d’islamophobie, les victimes peinent à déposer plainte (la police décide souvent d’une simple main courante). Et lorsqu’il y a des condamnations, elles sont souvent très faibles. »

Rue 89

Le militaire Stéphane Richardot voulait faire sauter une mosquée

Police demainage sauter mosqueL’annonce d’un attentat à l’explosif à l’heure où la mosquée Essalam était remplie de fidèles a engendré une forte mobilisation des services de police dans le quartier La Conte à Carcassonne. Quelques minutes avant de se présenter dans l’entrée du lieu de culte, Stéphane Richardot, 67 ans, militaire en retraite, s’était rendu à la maire de Pezens, où il réside. «Il est venu deux fois ce matin (Ndlr : hier), explique un membre du conseil municipal. Vers 9 h 30, il avait rendez-vous avec un adjoint mais il souhaitait pouvoir le rencontrer à un autre moment».

Stéphane Richardot quitte alors la mairie, où ses passages sont fréquents (lire encadré). Mais peu avant midi, il revient vêtu d’un treillis et d’un pull kaki. «Il est arrivé à bord de sa voiture, les warnings allumés et de la musique militaire à fond», explique un témoin.

«Là, relate un élu, il nous a dit : à 13 heures, je fais péter la mosquée de Carcassonne, à 13 h 30 je mange à La Comédie, et à 14 heures, je vais place Carnot».

Quelques minutes plus tard, Stéphane Richardot remonte dans son Audi. Les services de la mairie de Pezens alertent les gendarmes qui relaient aussitôt l’information aux policiers.

Peu avant 12 h 30, l’ancien militaire du 3e RPIMa de Carcassonne stoppe son véhicule de couleur grise, le long d’une clôture longeant le lieu de culte. Se mêlant à la foule très dense des fidèles venant assister à la prière du vendredi, le sexagénaire était intercepté dans l’entrée par le président de la mosquée, Abid Bammou, qui raconte :

«Il m’a dit être là pour accomplir une mission, puis il a déposé sur la table se trouvant habituellement à cet endroit des tracts mentionnant «La France, on l’aime ou on la quitte !».

Les policiers, une fois sur place, n’ont eu aucune difficulté pour interpeller Stéphane Richardot. L’homme a été conduit immédiatement dans les locaux du commissariat de police pour y être interrogé, en même temps qu’était dressé un périmètre de sécurité autour du lieu de culte. Moins d’une demi-heure plus tard, un véhicule de la Sécurité Civile dépêché depuis Toulouse sur demande du préfet de l’Aude, avec à son bord deux spécialistes du déminage, arrivait sur les lieux. En l’espace de quelques minutes, la crainte d’une mallette piégée avec de l’explosif, qui était posée sur les sièges rabattus à l’arrière du véhicule, était dissipée.

Ce bagage ne contenait que des tracts, signés «Voix des Français – Renaissance 95», une association se disant indépendante des partis politiques, réputée d’extrême droite.

La Dépêche

Maxime Brunerie mis en examen pour violence conjugale

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L’ex-militant d’extrême droite Maxime Brunerie, qui avait tenté de tuer Jacques Chirac en 2002, a été interpellé il y a une quinzaine de jours et mis en examen selon RTL.

Il est soupçonné d’être à l’origine de violences contre sa compagne. Après sa garde-à-vue au commissariat de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

Lors du défilé sur les Champs-Élysée du 14 juillet 2002, Maxime Brunerie avait tiré à la carabine en direction de la voiture présidentielle où se trouvait Jacques Chirac, et avait ensuite essayé de retourner l’arme contre lui avant d’être maîtrisé par des spectateurs. Cette tentative d’assassinat ratée lui avait valu d’être condamné à 10 ans de prison ferme en 2004. A la faveur d’une remise de peine, il était sorti du centre de détention du Val-de-Rueil (Eure) en 2009.

Le Parisien