Des nationalistes ukrainiens de Kiev ont scandé « les juifs dehors » en allemand lors d’une marche du Nouvel an célébrant l’anniversaire d’un collaborateur nazi dont les troupes ont tué des milliers de juifs.
Des milliers de personnes ont assisté à l’évènement dans le centre de la capitale ukrainienne, pour rendre hommage à Stepan Bandera, un des responsables du mouvement nationaliste ukrainien des années 1930 et 1940. Ils ont présenté son portrait pendant qu’une personne restée anonyme criait le slogan antisémite dans un haut-parleur, poussant de nombreux participants à le répéter, selon une vidéo diffusée par Federal News Agency.
Le mouvement de Bandera comprenait une armée d’insurrection qui a combattu aux côtés des soldats nazis pendant une partie de la Seconde Guerre mondiale. Des partisans de Bandera affirment qu’ils ont choisi les nazis contre l’armée soviétique, pensant qu’Adolf Hitler accorderait son indépendance à l’Ukraine. Bandera a été assassiné en 1969 par le KGB soviétique en Allemagne de l’Ouest.
Bandera est considéré comme un héros national dans toute l’Ukraine. En juillet, une rue a été baptisée à son nom à Kiev, malgré les protestations de la communauté juive.
Plusieurs autres nationalistes ukrainiens liés à des actes et à des politiques antisémites avant et pendant l’Holocauste sont vénérés en Ukraine depuis quelques années, particulièrement depuis la destitution en 2014 du président Viktor Ianoukovytch dans une révolution sanglante. Il était accusé d’être corrompu et trop proche de la Russie.
En avril 2015, après avoir été visé par des tweets homophobes, l’adjoint communiste à la mairie de Paris, Ian Brossat, avait décidé de porter plainte «pour montrer que l’homophobie est une réalité». Selon nos informations, la plainte a abouti et un procès aura donc lieu le 11 janvier à la 17e chambre correctionnelle de Paris. Deux prévenus sont appelés à comparaître, précise à Libé l’élu du XVIIIe arrondissement.
Dans une tribune sur Le Plus, Ian Brossat évoque ces tweets et ces lettres qu’il reçoit régulièrement. Il écrit :
Comme tous les mois ou presque, un compte anonyme déverse sa bêtise crasse. Il y a quelques jours, c’était une lettre anonyme d’un électeur FN, par voie postale cette fois, qui avait pris le soin de découper et coller le visage de Marine Le Pen :‘Vive Marine, la seule à vous enculer, toi le petit pédé.’
Ce genre de mots tout à fait sympathiques, Ian Brossat dit en recevoir des tas. « J’en reçois régulièrement. Une rafale par mois, environ, sous des pseudos divers », explique-t-il au Lab.
Le conseiller de Paris a donc décidé de porter plainte, « pas seulement pour [lui], mais pour ceux qui n’osent pas ou ne peuvent pas« . Il ajoute :
Je porte plainte pour les centaines d’anonymes qui, sur les réseaux sociaux, ont reçu le même genre d’insultes et n’ont pas souhaité ou pu réagir. Comment ne pas voir que la Manif pour tous et ses alliés ont dramatiquement libéré la parole homophobe ?
Le parti populiste AfD refuse d’être taxé d’extrémiste, mais le profil de certains de ces élus apporte un démenti cinglant.L’un de ses représentants au Sénat de Berlin, élu dimanche dernier, est un extrémiste notoire, admirateur du nazisme et ancien membre de la « German Defence League », une organisation d’extrême-droite placée sous surveillance en 2013 par les services de renseignements intérieurs.
Kay Nerstheimer a quitté le groupe à ce moment-là, mais, comme le rapporte la Süddeutsche Zeitung, il n’a rien renié de ses opinions. Sur sa page Facebook, on trouve plusieurs messages à la gloire de l’Allemagne nazie, comme cette photo de soldats du IIIe Reich et ce commentaire: « chacun d’entre eux est un exemple pour le peuple ».
En janvier de cette année, il qualifiait les réfugiés de « parasites » ou de « vermine »… La direction de l’AfD a refusé de dire si elle envisageait des sanctions ou une exclusion. Ce n’est pas la première fois que cela se produit au sein du parti. La section locale du Bade-Wurtemberg se déchire depuis des semaines sur le cas de l’un des leurs, auteur en 2012 d’un livre négationniste. Lui non plus n’a pas été exclu de l’AfD
C’était jusqu’ici une façade discrète au rez-de-chaussée d’un immeuble du square de Meeus, à Ixelles. Ces tags la désignent désormais comme les locaux d’un parti d’extrême-droite, en plein cœur du quartier européen.Nous avons voulu savoir qui se trouvait derrière les lettres APL mentionnées sur la sonnette.
Derrière ces trois lettres, on découvre d’abord une très rassurante « Alliance pour la Paix et la Liberté ». L’APL (APF en anglais) est, officiellement depuis 2015, un parti européen reconnu. Dans ses statuts, l’Alliance pour la Paix et la Liberté plaide pour une Europe des Nations, nourrie de valeurs chrétiennes. Elle affirme défendre la liberté, la démocratie et les droits humains fondamentaux. Rien à redire jusque là, mais deux « clics » sur la composition de l’équipe dirigeante ont de quoi surprendre. Le président de l’APL, Roberto Fiore n’est autre que le leader de Forza Nuova, un petit parti italien ouvertement néo-fasciste.
A ses côtés, on trouve un député européen du parti néo-nazi grec, Aube dorée, ou encore Jens Pühse du parti allemand d’extrême-droite NPD. Un Belge figure également dans l’équipe de l’APL. Il s’agit d’Hervé Van Laethem, fondateur et leader du groupuscule belge néo-nazi « Nation ». Cet ancien militaire a été condamné à plusieurs reprises pour des actes racistes ou des actions violentes.
Quelque soit l’idéologie réellement véhiculée par l’APL, sa reconnaissance comme parti européen lui ouvre le droit à un financement de la part du parlement européen. En 2016, un montant de 400 000 euros a été accordé à l’Alliance et 197 625 euros à la fondation « Europa Terra Nostra » qui lui est adossée.Soit au total, un montant de près de 600 000 euros.
Avec cet argent, l’Alliance peut financer des « voyages d’études » en « pays ami », comme en Russie ou en Syrie, organiser des conférences néo-nazies ou louer des locaux. Des activités qui lui assureront une réelle visibilité et ce coup de pouce ne manque pas de poser question, même si pour Manuel Abramowicz, animateur du site « RésistanceS » et spécialiste de l’extrême-droite, il n’y a là rien d’illégal. « On peut déplorer le financement d’un parti d’extrême-droite par le parlement européen, on peut trouver cela scandaleux, cela peut même créer des polémiques mais à l’heure actuelle, ils ont le droit de recevoir ces subsides« .
Des militants du Mouvement de Résistance Finlandais (Suomen Vastarintaliike, SVL) ont tabassé mortellement un passant lors d’un rassemblement le 10 septembre près de la Gare d’Helsinki. Le jour suivant, le SVL a publié sur son site des photos et une vidéo de la personne agressée accompagnées d’un texte glorifiant leur violence. D’après la famille de la victime, le jeune homme de 28 ans, Jimi Joonas Karttunen, est décédé à l’hôpital la nuit du 16 septembre 2016 à 22h des suites de ses blessures.
D’après les médias locaux, la police d’Helsinki « confirme qu’un cas d’agression a été constaté sur la place de la Gare le samedi 10 septembre, et qu’un décès y est lié ». D’après les informations données par le père de la victime, « [son] fils est tombé au sol après avoir été frappé. Sa tête a heurté le sol et il a perdu conscience, suite à quoi il a été emmené à l’hôpital de Töölö. Jeudi, il a pu rentrer à la maison avec la permission du médecin. Il ne se rappelait de rien, mais ses amis [lui] ont raconté l’histoire. Vendredi dernier, il a fait une hémorragie cérébrale à la maison, il est mort à l’hôpital à 22 heures ».
Selon le père de la victime, son fils s’est approché du rassemblement organisé par le SVL afin de leur dire ce qu’il pensait des politiques d’extrême droite, suite à quoi il a été tabasséavec les conséquences tragiques que l’on connaît. Le Mouvement de Résistance Finlandais a publié sur son site une photo où l’on peut voir la victime gisant au sol près de taches de sang, avec le commentaire suivant : « une rapide restauration de la discipline ».
Par le passé, le Mouvement de Résistance Finlandais s’est déjà livré à des attaques de rue, comme ce fut le cas par exemple à Myyrmäki et Vantaa (banlieue d’Helsinki), ainsi qu’à Jyväskylä où le 30 janvier 2013, trois membres du Mouvement de Résistance Finlandais ont essayé de perturber une réunion politique et ont blessé un des organisateurs avec un couteau.
Fondé en 2008, le Mouvement de Résistance Finlandais est l’organisation sœur du Mouvement de Résistance Suédois (SRM) et existe également en Norvège et au Danemark. A noter que l’un des leaders de Mouvement de Résistance Suédois est le néo-nazi Stefan Jacobsson, chef de l’ex-Parti des Suédois, mais surtout actuel secrétaire général de l’Alliance For Peace and Freedom (APF – Alliance pour la Paix et la Liberté)qui regroupe l’Aube Dorée, le NPD, Forza Nuova, Democracia Nacional, Nation, etc.
Certaines des tactiques décrites ici ont déjà été repérées et détaillées dans cet article, preuve que cette stratégie n’est pas neuve, et que les Debunkers s’ étaient déjà attaqué:
Nous avons donc fureté de longues heures dans les pages de la fachosphère afin de trouver ces faux profils. Et nous avons trouvé.
Ces profils sont protéiformes et servent les intérêts du moment et de chaque page.
Décryptage.
Le profil inexistant
Plusieurs exemples comme celui ci. Des « petites frappes islamistes » interviennent sur une page facebook, balancent des insultes et des menaces en message privé à l’administrateur de la page. Qui n’a plus qu’à publier la capture d’écran de ce message privé.
Problème.
Ces profils n’existent pas… Conclusion? Message fabriqué de toutes pièces par l’administrateur de la page. Simple, efficace.
Exemple:
Deuxième exemple.
Cette fois le but est plus précis. Il s’agit d’attaquer une page « ennemie » de la vôtre. En l’occurrence, celle des Debunkers… Le but est alors de montrer la collaboration objective des « gauchiasses » que nous sommes avec les « islamistes ». Et de révéler qui est le véritable agresseur.
Problème. Ce profil n’a jamais commenté notre page, n’a jamais été inscrit chez les DbK… Et pour cause ce profil n’existe pas…
Peu importe le but est atteint et les lecteurs de « sos racisme anti blancs » s’emballent sur une manipulation du facho tenant cette page:
Un mur blanc. Casquette, torse nu. Assis sur une chaise, Ulcan (son pseudonyme) plante le décor. Face caméra. La sienne. Pour une conversation enregistrée d’une durée de 21’41’’. Soit la totalité de son entretien téléphonique avec le gendarme d’une brigade de l’agglomération nancéienne.
« Bonjour, gendarmerie de… » Ulcan, alias Grégory Chelli, un Parisien installé en Israël depuis trois ans, enchaîne. « Bonjour, c’est le commissariat de Bar-le-Duc, à l’appareil. Les collègues viennent de procéder à l’interpellation d’un individu fortement alcoolisé. On aurait souhaité le passer au FNPC (N.D.L.R. : Fichier national des permis de conduire) mais on a un problème avec Cheops (N.D.L.R. : logiciel d’accès aux fichiers police)».
Le Franco-Israélien qu’on retrouve décrit notamment comme « militant sioniste », donne trois (vrais) noms d’activistes qui appartiennent au groupuscule d’extrême droite« Lorraine nationaliste ». Groupe qui, fin août, s’était réjoui sur son site internet de l’état de santé désespéré de Simone Veil.
Les trois noms sont entrés et digérés dans la base de la gendarmerie et le faux policier meusien se voit alors délivrer une foule de renseignements confidentiels. Age, adresse, noms des parents, antécédents judiciaires… Face caméra, Ulcan jubile, danse avec un masque des Anonymous sur le visage, gonfle les biceps. « On les check au FPR (N.D.L.R. : fichier des personnes recherchées) pour vérifier ? », relance-t-il. Quelques secondes d’attente. « On a bien fait de les passer… », lâche le gendarme, en confiance. Ulcan apprend que deux des trois Lorrains sont fichés S. Avant de couper sa caméra, il clôt l’échange de façon amicale. « Je te remercie, c’est toujours un plaisir… »
Depuis le 26 août, la totalité de l’entretien filmé est toujours accessible en ligne (le cas hier encore) par le biais des partages, même si des démarches ont été engagées pour le supprimer. Au moins l’un des trois individus, un Nancéien, cités par Ulcan, a déposé plainte.
En détention provisoire depuis janvier 2015, Claude Hermant, 53 ans et figure de l’ultra-droite lilloise, a dû être hospitalisé en urgence lundi. Selon ses proches, le détenu aurait avalé des lames de rasoir. Mis en cause dans un trafic d’armes ayant pu, soupçonnent les enquêteurs, fournir notamment Amedy Coulibaly, Hermant devait comparaître de nouveau ce lundi matin devant un juge des libertés et de la détention. Il était convoqué en vue d’une prolongation de détention provisoire.
Le militant nationaliste aurait commis son geste pour protester contre ses conditions de détention et contre la lenteur de l’instruction de son dossier. « On en est au troisième ou au quatrième juge, proteste un proche. En prison, Claude Hermant a passé six mois à l’isolement et, aujourd’hui, il est privé d’activités. »
Reste à clairement établir la gravité des blessures du détenu. Si elles sont superficielles, il pourrait regagner la prison d’Annœullin rapidement.
Pour sa rentrée, le GUD fait parler de lui. Deux membres de ce groupuscule d’extrême droite radicale ont agressé un enseignant qui passait, alors qu’ils distribuaient des tracts devant la Manufacture des tabacs (université Lyon 3).
Ce lundi 5 septembre, vers 9h, un professeur d’un collège de Lyon passe devant l’entrée de la Manufacture des tabacs. C’est un jour de rentrée et le GUD qui aimerait faire de cette université un fief compte marquer les esprits. Sur le mur qui fait face à l’entrée principale ont été collées plusieurs affiches du mouvement et un message en lettres capitales « bienvenue chez nous » avec une croix celtique.
Tout le long de la rue du professeur Rollet, des autocollants ont fleuri.
Syndicaliste au SNES-FSU, l’enseignant connait ce mouvement d’extrême droite et sa manière de marquer le terrain. Il décide d’arracher quelques autocollants. Mais des militants du GUD sont encore là, à distribuer des tracts.
Souhaitant rester anonyme, ce prof témoigne :
« J’ai vu qu’ils m’avaient repéré. Je suis alors parti en direction du métro Sans-Souci mais j’ai été suivi par deux d’entre eux ».
C’est dans les escaliers du métro que l’agression a lieu.
« L’un d’eux est passé devant moi pour me bloquer et l’autre est resté derrière. Le premier m’a demandé ce que j’avais contre le GUD. Il n’a pas attendu la réponse et m’a mis des coups de poing dans la tête. L’autre a fait de même ».
L’homme tombe et, après un dernier coup de pied, ses agresseurs prennent la fuite. Une fois seul, il appelle la police.
En quelques minutes, plusieurs équipages sont sur les lieux. Aidés par la description donnée par la victime et par le témoignage d’une étudiante qui a assisté à la scène, les policiers interpellent les deux individus qui sont retournés devant Lyon 3. Une source policière confirme qu’il s’agit bien de deux membres du GUD.
Après une nuit en garde à vue et une confrontation au cours de laquelle le prof a reconnu ses deux agresseurs, ils ont été présentés au parquet. Ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel pour violence en réunion. L’audience doit se tenir le 1er juin.
La victime qui s’en sort avec 2 jours d’ITT et elle a porté plainte. Cette agression vient s’ajouter à une liste déjà longue. À Lyon, le Groupe Union Défense (GUD), qui s’est reformé en septembre 2011, est un groupuscule connu pour ses actions violentes.
Lettre ouverte de Mezri Haddad, Philosophe et directeur du Centre International de Géopolitique et de Prospective Analytique (CIGPA)
Il n’y a pas si longtemps, cette « petite caste politico-médiatique » que tu fustiges aujourd’hui, tu en faisais bien partie. Tu en étais même la coqueluche vénérée, l’une des figurines parisiennes les plus emblématiques, lorsqu’en maître absolu, tu régnais sur Reporters Sans Frontières comme certains autocrates arabes ou africains gouvernaient leurs peuples. Cette « meute médiatique » ne te dérangeait pas outre mesure lorsque tu en étais le loup dominant. Dans toutes les actions que tu as menées contre les Etats dits prédateurs de la sacro-sainte liberté d’expression dont tu avais usurpé le leadership, toutes les télévisions, toutes les radios, l’ensemble de la presse écrite, la classe politique de droite comme de gauche relayaient ta catéchèse droit-de-l’hommiste et ta gnose hautement humanitaire.
Que s’est-il donc passé depuis pour que ta métamorphose indigne tes ex-frères gauchistes et trotskistes, et indispose même tes nouveaux amis du Front national ? En si peu de temps, tu es passé avec armes et bagages du droit-de-l’hommisme le plus flamboyant au racisme le plus crasseux.
Autrefois, lorsque tu étais l’inamovible secrétaire général de RSF que tu as subtilisé à deux authentiques intellectuels et militants des droits-de-l’homme, Jean-Claude Guillebaud et Rony Brauman, tu comptais chez l’Arabe et chez l’Africain le nombre d’atteintes à la liberté d’expression, et te voilà aujourd’hui recyclé dans le comptage des têtes d’enfants arabes et africains dans les écoles publiques françaises.
Mais était-ce bien un passage, un reniement idéologique, une reconversion politique, ou juste un retour aux sources refoulées? « Être Français, c’est être blanc » as-tu affirmé dans la matinale de LCI, le 5 septembre dernier, en ajoutant que « dans une classe du centre-ville de chez moi, 91% d’enfants musulmans, évidemment que c’est un problème, il y a des seuils de tolérance ».
Hippodrome de Dozulé, dans la nuit de samedi 10 à dimanche 11 septembre 2016. La fête bat son plein, à l’occasion d’un rassemblement de collectionneurs de voitures. Un homme de 31 ans, habitant juste en face, dans la commune d’Angerville, s’invite au buffet. Visiblement alcoolisé, vers 2 h du matin, il sort un pistolet d’alarme (une arme factice qui tire à blanc), et tire deux fois en l’air.
Il pointe ensuite l’arme dans le dos d’un homme, et tire. Le tout, en exécutant des saluts nazis, et en scandant des phrases telles que « Sieg Heil» (une phrase à la gloire d’Hitler), ou « Il faut tous les exterminer ! ». Rentré chez lui, il a été interpellé dimanche matin, vers 10 h, par les gendarmes de la compagnie de Deauville.
Le prévenu avait déjà été condamné à trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis de mise à l’épreuve pour trafic de stupéfiants, avec une interdiction de porter une arme. Or, deux armes factices, dont celle utilisée sur l’hippodrome, ont été retrouvées à son domicile. Lors d’une perquisition chez lui, les gendarmes ont retrouvé des vêtements de la marque Lonsdale, « dont sont friands les néonazis ».
« Ce sont des faits extrêmement graves, estime le procureur.Tous les participants ont eu peur comme si c’était une vraie arme». Le ministère public requiert neuf mois de prison ferme avec mandat de dépôt, et une révocation de trois mois du sursis de mise à l’épreuve.
Le tribunal de Lisieux a reconnu le prévenu coupable de violence avec usage ou menace d’une arme, et le condamne à une peine de six mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, et une révocation de trois mois de son sursis de mise à l’épreuve.
Parmi les Lillois que ce projet laisse perplexes, Josiane Dabit, conseillère Europe Écologie- Les verts du quartier Moulins. La pétition qu’elle a lancée sur Change.org pour s’opposer à l’inauguration de cet établissement a récolté plus de 4400 signatures en à peine trois jours.
Un retentissement auquel Josiane Dabit, de son propre aveu, ne s’attendait pas. « J’ai réagi à chaud à peine lu l’article sur La Voix du Nord« , explique-t-elle à LCI ce lundi après-midi. « Cette pétition, je l’ai lancée avec le cœur, en tant que citoyenne, en tant que Lilloise, pas en tant que conseillère politique. D’ailleurs, au départ, je l’ai simplement relayée sur ma page Facebook. Mais cet engouement prouve bien que le peuple n’en veut pas, de ce bar ! Génération Identitaire, on n’en veut pas ! »
Évidemment, il faudra être Français Aurélien Verhassel
Représentant d’un groupe connu pour ses positions anti-immigrés, il poursuit : « Evidemment, il faudra être Français. Pour Génération Identitaire, un étranger n’a rien à faire sur notre territoire, encore moins dans notre bar. » Le message a le mérite d’être clair. D’ailleurs, un coup d’œil sur la page Facebook du groupe confirme l’ouverture imminente de ce bar réservé aux Français… et rien qu’à eux.
Bar identitaire pour les « Français blancs » à Lille : une pétition demande sa fermeture
Le groupe d’extrême droite Génération identitaire ouvrira, fin septembre, un bar-estaminet à 200 mètres de la Grand-Place de Lille. Une militante lilloise lance une pétition pour sa fermeture, craignant « un déferlement de haine ».
On a connu la « Maison flamande » de Lambersart, fermée il y a quatre ans ; voici la « Citadelle », le nouveau QG des identitaires (mais d’une autre branche). Ce bar-estaminet associatif ouvrira le 24 septembre dans le Vieux-Lille, à 200 mètres de la Grand-Place. Génération identitaire Flandres-Artois-Hainaut, et son leader Aurélien Verhassel, y cultiveront les grands thèmes de ce mouvement de jeunesse « flamand, français et européen », placé à l’extrême droite : la défense du « Français blanc » contre la « racaille », la « reconquête » de nos villes « occupées » par les « populations étrangères », etc. Dans ce nouveau bastion lillois, les militants, qui seraient près de 300 dans la région, profiteront également d’un espace cinéma, d’une bibliothèque, d’une salle d’entraînement à la boxe de rue…
« J’ai été effarée »
Un vaste programme que Génération identitaire dévoilait, vendredi soir, dans une interview publiée sur notre site, provoquant la réaction immédiate de Joe Dabit, conseillère du quartier de Moulins. « J’ai été effarée en lisant cet article, explique la militante EELV. Ces thèses (des identitaires), c’est une incitation à la haine, également punissable par la loi. C’est trash et ça choque tout le monde. »
« Dérives incontrôlables »
Dès vendredi soir, Joe Dabit a lancé une pétition sur change.org pour demander la fermeture de la Citadelle, avant son ouverture. À 19 h 30, ce samedi soir, elle cumulait déjà plus de 3000 signatures.
« J’ai agi en tant que citoyenne, militante pour les droits humains, et j’adresse cette pétition à Martine Aubry. Elle ne peut pas accepter l’implantation d’un bar d’identitaires en plein centre de Lille.Je suis profondément inquiète. Ce lieu va propager de la haine, provoquer des dérives incontrôlables et des incidents (notamment avec les militants de gauche). Dans une ville où on prône le vivre ensemble, ce bar n’a pas d’avenir. »
Ce samedi après-midi, les jeunes socialistes ont aussi exprimé leur « consternation » en apprenant l’ouverture de « ce lieu de rassemblement des extrémistes et des extrémismes ». Ils réitèrent leur appel à la dissolution de Génération identitaire.
Jokarjo domine le marché suédois de l’hébergement des demandeurs d’asile, en partie confié au privé. A sa tête, Bert Karlsson. Un self-made-man qui, il y a vingt-cinq ans, avait fondé un parti anti-immigration.
« Hej ! » lance un garçonnet aux cheveux de jais, tout fier de pouvoir dire bonjour en suédois. Bert Karlsson lui répond du tac au tac et pénètre dans le réfectoire. Des visages se tournent. L’arrivée du propriétaire des lieux ne passe pas inaperçue. Bert Karlsson a l’habitude de parler fort. « Ici, on sert 1.800 repas par jour ! » se congratule-t-il, avant de filer vérifier avec le concierge que tout se passe bien.
Haut de quatre étages, l’ancien sanatorium de Stora Ekeberg est le navire amiral de son groupe, Jokarjo AB. Un acteur inconnu en France, mais leader incontesté, en Suède, d’un secteur qui a connu une forte expansion ces dernières années : les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, confiés en partie au privé en raison des besoins importants.
Celui de Stora Ekeberg, à la limite de ses capacités, héberge quelque 570 personnes. « Elles savent tout sur moi, elles m’ont « googlisé »… » glisse l’entrepreneur, pas mécontent de son anglicisme. Si tel est le cas, Syriens, Irakiens, Somaliens et autres vivant ici, à la campagne, à 350 kilomètres de Stockholm, ont pu découvrir que Bert Karlsson a, naguère, cofondé le premier parti contestataire de l’histoire moderne du royaume. Un parti populiste qui, entre deux grosses baisses d’impôts, promettait une politique nettement plus restrictive en matière d’immigration. L’époque – la première moitié des années 1990 – était à l’arrivée des réfugiés fuyant la guerre dans l’ex-Yougoslavie. Un quart de siècle plus tard, c’est une nouvelle crise humanitaire qui profite au même personnage.
De toutes les affaires dans lesquelles ce Suédois de soixante et onze ans s’est lancé durant sa carrière de self-made-man (loisirs, musique, télé-réalité, etc.), l’accueil des réfugiés est, de son propre aveu, « la plus rentable, sans aucun doute ». Fort de 60 centres, Jokarjo revendique un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros, et un bénéfice approchant les 10 millions.
L’agression s’est produite le 29 août, alors que la femme se promenait dans le centre de Barcelone accompagnée de son mari et de leurs deux enfantset a été prise à partie par les deux hommes qui ont critiqué sa tenue, un voile intégral ne laissant apparaître que les yeux, selon la police.
Le mari de la femme a réagi aux provocations et a été agressé par les deux individus, liés aux Brigadas Blanquiazules (Brigades Bleu et blanc), groupe de supporters ultras d’extrême-droite de l’Espanyol, interdits d’entrée dans le stade depuis 2010.
La femme, tentant de s’interposer, a reçu un coup de pied dans le ventre. Des agents de la police municipale ayant vu la scène sont alors intervenus et ont arrêté les agresseurs, précise la police municipale dans un communiqué. La femme a été transportée à l’hôpital où les médecins ont constaté l’absence de danger pour la femme et son fœtus. Les deux ultras sont accusés de « délit de haine », « discrimination » et « délit de blessures ».
Pour Mounir Benjelloun, président de la Fédération espagnole d’entités religieuses islamiques (Feeri), de tels actes arrivent « tous les jours en Espagne ». Selon un rapport publié en avril par la plateforme citoyenne contre l’islamophobie, les actes islamophobes ont été multipliés par dix en un an, passant de 48 en 2014 à 534 en 2015. Selon les données du gouvernement, les agressions à motif religieux ou raciste sur cette période sont passées de 538 à 575.