Violents affrontements entre la police et les identitaires d’extrême droite britannique
L’extrême droite anglaise a bloqué Dover et s’est heurté à la police suite à une manifestation, tandis que la veille, un énorme message de bienvenue était projeté sur des falaises à proximité. Symbole du clivage de la société britannique.
La manifestation rassemblant des dizaines de membres de groupes d’extrême droite a terminé en affrontements avec les forces de police ce samedi, à Dover, sur la côte Sud de l’Angleterre. Les autorités ont arrêtés 12 personnes, pour insultes et aussi pour certains d’avoir refusé de retirer leur masque.
Le PS face à la lente hémorragie de ses militants

Des sondages en berne, des défaites électorales, des fractures au sein de la majorité… En plus de toutes ces difficultés, le Parti socialiste est confronté à une lente hémorragie de ses militants. La baisse est sensible : on enregistre une diminution de 10 à 20 % des effectifs depuis 2012 dans plusieurs fédérations du Parti socialiste.
C’est le cas à Paris, où la fédération du PS revendique 7 800 adhérents, un recul de 10 % depuis 2012, en Haute-Garonne (baisse de 4 384 à 3 760 en début d’année), ou encore en Isère (2 400 à 2 000) et en Loire-Atlantique (3 311 à 2 895).
Cela s’aggrave dans les régions où le PS s’est retiré pour faire barrage au Front national aux régionales. « Dans le Pas-de-Calais, on est dans l’ordre de 5 000 à 6 000 militants contre 8 000 », dit un élu socialiste, sans préciser toutefois la période de référence. Mais, ajoute-t-il, « dans le département du Nord, ils sont exsangues, ils ont tout perdu, la région, etc. » La fédération PS du Nord, longtemps l’orgueil du PS, revendiquait 5 500 adhérents à jour de cotisation en février, loin de la moyenne de 10 000 de ces dix dernières années.
Dans les Bouches-du-Rhône, le secrétaire fédéral Jean-David Ciot attribue la baisse des effectifs « aux batailles internes au PS marseillais » aux municipales et aussi au départ de l’ex-premier secrétaire, Jean-Noël Guérini.
« Les départs se font peu à peu. Il y en a qui sont partis sans rien dire », constate une militante parisienne. Il s’agit d’un processus de « mort lente », évoluant « à bas bruit ». « Une érosion », abondent d’autres. « Vient un moment où les gens qui ne sont plus du tout d’accord s’en vont. On ne peut plus être à l’intérieur du parti en pensant à l’extérieur. Ce n’est plus possible », ajoute-t-elle.
Un homme de « type européen » recherché pour agressions sexuelles sur une jeune fille de 16 ans
Hier vendredi 1 avril à 8h40, une jeune fille âgée de 16 ans a été victime d’une agression sexuelle devant son lieu de travail dans le centre de Bressuire, bvd Anatole France. Elle a réussi à faire fuir son agresseur. La gendarmerie de Bressuire lance un appel à témoins.

La jeune fille a été agressée alors qu’elle patientait dans la rue en attendant à 9 heures l’ouverture du salon de coiffure du centre-ville où elle est employée comme stagiaire. Son agresseur, qui devait la surveiller, a pratiqué des attouchements sexuels en la plaquant contre la vitre du salon. La jeune fille a réussi à le faire fuir en criant. L’homme s’est enfui en courant par la rue Lorand, perpendiculaire au boulevard Anatole France. Les parents de la jeune victime ont porté plainte.
Un appel à témoins lancé par la gendarmerie
Après cette agression, la brigade de gendarmerie de Bressuire lance un appel à témoins.
L’agresseur, de type européen, est âgé entre 20 et 30 ans. Il mesure entre 1,70m et 1,80m et est de corpulence mince. Il a les cheveux bruns et les yeux marron. Au moment des faits, l’homme était habillé d’une doudoune gris clair, d’un jean bleu foncé, de chaussures gris clair.
Élisabeth Badinter : « La bonne mère est naturellement incestueuse et pédophile »

« Le lien érotique entre la mère et l’enfant ne se limite pas aux satisfactions orales. C’est elle, qui, par ses soins, éveille toute la sensualité, l’initie au plaisir, et lui apprend à aimer son corps. La bonne mère est naturellement incestueuse et pédophile. » Élisabeth Badinter, XY de l’identité masculine, © 1992 Éditions Odile Jacob, Le Livre de Poche, p. 76
Pourquoi Badinter n’a jamais appelé au boycott des enseignes exploitant des ouvriers et des enfants?


Elisabeth Badinter appelle au boycott des marques se lançant dans la mode musulmane
Il n’y a pas que Laurence Rossignol qui exprime son opposition aux marques qui se lancent dans la « mode islamique » ou « musulmane ». Dans une interview au Monde, la philosophe Elisabeth Badinter a elle aussi fustigé ces enseignes, estimant « que la ministre du Droit des femmes a parfaitement raison sur le fond ».

« Je pense même que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes », a ajouté cette figure historique du féminisme hexagonal. Dans un entretien à l’AFP, Elisabeth Badinter persiste et signe, jurant que « pour ce qui regarde (ces) marques vestimentaires qui veulent vendre la tenue islamique, il n’y a qu’une seule réponse: le boycott« .
Elle considère en outre qu’on ne peut pas se dire féministe et défendre le port du voile. Les « dites ‘féministes islamiques’, elles oublient qu’en guise d’égalité elles doivent rester à la maison, que l’héritage est divisé par deux dans les pays musulmans et la polygamie admise dans le Coran dont elles se réclament », estime la philosophe.
« On ne doit pas banaliser un vêtement qui, quoi qu’on en pense, n’est pas anodin pour l’image de la femme », a confié la créatrice Agnès b. au Parisien. « La mode est laïque et universelle, porteuse de liberté et d’espoir. (…) Parler de mode et de religion me paraît discriminant », a réagi auprès de l’AFP Jean-Charles de Castelbajac, qui a dessiné des vêtements liturgiques catholiques.
Du côté des défenseurs de la mode islamique, on met en avant la réelle demande qui existe sur ce créneau ainsi que la dimension « multiculturelle » véhiculée par ces vêtements, qui pourraient (à long terme) faciliter le dialogue inter-religieux.
Des petits épargnants français escroqués de 4 milliards € par le milieu franco-israélien

« L’arnaque du siècle » n’aura finalement conservé son titre qu’une poignée d’années. Entre l’automne 2008 et le printemps 2009, l’escroquerie aux quotas de carbone avait coûté près de 2 milliards d’euros aux caisses de l’Etat, d’après les calculs de la Cour des comptes.
Un montant colossal qui lui a permis de se voir affubler du titre convoité de « casse du siècle » par la presse. Cette « performance » serait aujourd’hui détrônée par les arnaques liées aux sites illégaux de Forex (un des marchés mondiaux où s’échangent les monnaies) et d’options binaires (des instruments financiers très spéculatifs).
Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, ces fausses plateformes en lien avec « le monde de la criminalité organisée » auraient rapporté aux escrocs près de 4 milliards d’euros sur ces six dernières années. Derrière ces sites opérant depuis Chypre ou Israël se cacheraient notamment de vieux briscards de taxe carbone issus du milieu franco-israélien selon le procureur.
Le phénomène est exponentiel. En 2010, la première liste noire de l’AMF comptait quatre noms de sites douteux. Ils seraient près de 360 aujourd’hui dans le collimateur de l’autorité.En outre, ces plateformes abreuvent l’Internet de publicités racoleuses (« 100% de bonus », « comment investir 4 000 euros avec seulement 10 euros » et ont recours à des pratiques commerciales proches du harcèlement pour recruter ou garder un client.
Sans scrupules, les escrocs n’hésitent pas à usurper l’identité de médiateurs ou d’organismes de régulation pour arnaquer une seconde fois leurs victimes. Une cinquantaine d’enquêtes serait toutefois en cours au parquet de Paris (en tout, elles représenteraient près de 500 victimes).
La semaine dernière, une juge d’instruction du pôle financier s’est même déplacée en Israël pour mener une quinzaine d’interrogatoires de suspects et de témoins mais également procéder à cinq perquisitions dans le cadre de l’enquête sur une importante affaire d’escroquerie au Forex « Fuyez ces sites ! », conseille pour sa part le secrétaire général de l’AMF.
Actions anti-islam: deux identitaires armés d’extrême droite arrêtés à Molenbeek
Une trentaine de personnes ont mené de courtes actions à Dilbeek, Molenbeek-Saint-Jean et Bruxelles samedi matin.

Selon la RTBF, la police aurait interpellé deux militants d’extrême droite qui se trouvaient dans une voiture à proximité de la place communale. Les deux individus étaient en possession d’armes prohibées et de cocktails molotov.
Les manifestants anti-islam se sont rassemblées au centre culturel Westrand, dans la commune brabançonne de Dilbeek. Ils se sont ensuite rendus à Molenbeek, où ils ont brandi une banderole et ont scandé des slogans. Après un quart d’heure, le groupe s’est dirigé vers l’Atomium.
Cette action survient alors que la manifestation annoncée par le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire ce samedi à Molenbeek a été annulée. Le cabinet du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort a en effet annoncé qu’un « arrêté d’interdiction de manifestation sur le territoire régional a été officiellement pris ce vendredi ».
Deux filles voilées agressées par 5 personnes dans la rue à Bucarest
Un enquête pénale a été ouverte aujourd’hui à Bucarest après l’agression mercredi, sur un boulevard fréquenté de la capitale, de deux musulmanes qui portaient le voile, une première selon la police.

« Les deux adolescentes ont été accostées sur la Calea Mosilor par un groupe de cinq personnes inconnues, qui leur ont arraché leur voile du visage et les ont agressées physiquement en leur tirant les cheveux« , indique un communiqué du parquet du 2e arrondissement de Bucarest. Les deux victimes n’ont pas eu besoin de soins médicaux et n’ont pas déposé plainte.
« C’est la première fois que je rencontre ce genre de situation à Bucarest », a expliqué à l’AFP un responsable de la police de Bucarest, en parlant du caractère religieux de l’agression. Les agresseurs, trois garçons et deux filles, étaient âgées de 16 à 18 ans, selon le témoignage des deux victimes. L’association des soeurs musulmanes de Bucarest s’est déclarée profondément inquiète et a accusé les médias de faire l’amalgame entre « terroristes et simples musulmans », dans un communiqué.
Sur ses vingt millions d’habitants, la Roumanie compte 65 000 musulmans, principalement d’origine tatare et turque. Ils sont dans leur grande majorité installés sur les bords de la Mer Noire depuis plusieurs générations.
Mohamed, agent SNCF victime de racisme ordinaire, menacé de radiation

Son chef reconnu coupable par la justice d’injures racistes, sa hiérarchie accusée par l’inspection du travail de « harcèlement moral » à son encontre : c’est un véritable calvaire que vit depuis des années Mohamed Moussa Benyacine, agent SNCF de la police ferroviaire à Valenciennes et militant CGT. C’est pourtant sur sa tête que la direction de la SNCF fait pleuvoir les sanctions, jusqu’à une mutation disciplinaire prononcée le 25 mars. En arrêt depuis presque sept mois, Mohamed ne se laisse pas démolir et contre-attaque aux prud’hommes.
L’inspection du travail, elle, conclut, le 19 février, que son cas « s’apparente effectivement à une situation de harcèlement moral, les agissements répétés dont (il a fait) l’objet ayant pour effet d’altérer (sa) santé mentale ». La SNCF l’a pourtant traîné en conseil de discipline le 2 mars, aoù il risquait la « radiation des cadres ». En clair, un licenciement pour faute.
En janvier 2011, Mohamed fait condamner son supérieur pour insultes racistes (lire ci-contre). En septembre 2015, Mohamed craque : « Je suis père de trois enfants, quand on voit sa femme pleurer tous les jours, c’est dur, après treize années d’ancienneté. » Indispensable pour sa santé mentale, son arrêt de travail le prive cependant de toutes ses primes, soit « 400 à 500 euros par mois », estime-t-il.
« grand malaise » au conseil de discipline
Le dossier contient le certificat d’un psychiatre attestant de « l’état de détresse » de Mohamed et de son épouse, ajoute Nicolas Pavard, qui se souvient également du « grand malaise de la direction » quand il a lu le rapport de l’inspection du travail.
Le « bougnoule de service » et le chef raciste
« Bougnoule de service », « mangeur de loukoums », grossesse de son épouse comparée à « une portée de rats »… Mohamed avait déjà subi, en 2009 et 2010, les injures racistes répétées de son supérieur hiérarchique, qui affichait dans son bureau son appartenance au Front national.Après un véritable parcours du combattant pour Mohamed, son chef était condamné en janvier 2011 par la cour d’appel de Douai, pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion », à une amende de 600 euros. Les réquisitions étaient d’un mois de prison avec sursis.
Le coupable a été muté… avec une promotion. « La SNCF vit très mal que les victimes de propos racistes ne vivent pas dans l’ombre et demandent réparation », commente Jean-Claude Dulieu, conseiller départemental communiste du Valenciennois et responsable national du Mrap, qui s’était porté partie civile et soutie
Viols : En Centrafrique le sentiment anti-Français est en progression

Dans la scène, filmée le jour de l’investiture du nouveau président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, des habitants font de grand signes « non » en agitant les bras au passage de militaires à bord de chars arborant le drapeau français.
Les slogans sont variés. Ils vont de ‘On ne veut plus de vous’, à ‘Voleurs de diamants’ ou encore ‘Violeurs d’enfants’
Jeudi, de nouvelles allégations visant des soldats français qui auraient forcés des enfants à avoir des relations sexuelles avec des animaux, ont été lancées par une ONG américaine]. D’autres scandaient même ‘On préfère les Chinois’.
Ces slogans, on les a toujours entendus. Mais depuis l’annonce du retrait total de Sangaris, le sentiment anti-Français est en progression. Beaucoup de Centrafricains accusent la France d’être à la base de nos problèmes : d’être intervenus trop tard pour contrer l’avancée de la Séléka, de ne pas avoir participé activement au désarmement des groupes rebelles…
La présence de la Sangaris n’a d’ailleurs par évité des cycles de violence, comme en octobre 2014, ou, plus récemment, en octobre et en novembre 2015. Les espoirs ont été déçus. Entre les Centrafricains et les Français, c’est un peu ‘je t’aime, moi non plus’, et cela concerne toutes les communautés, chrétiens ou musulmans. Ils sont un peu devenus un bouc-émissaire qui réunit les Centrafricains.
La Brigade Anti Négrophobie appel a manifester pour dénoncer les propos de Laurence Rossignol
Un ex-membre du Front national belge fonde une organisation néo-nazi

Dans les environs de Liège, un ex-membre du Front national belge a fondé la NS Wallonie. NS comme « National-Socialiste ». Ce groupuscule de fanatiques d’Adolf Hitler et de Léon Degrelle s’agite de plus en plus et multiplie ses relations avec des motards d’extrême droite belges et allemands.
Depuis plusieurs mois, un petit groupe néonazi s’active dans la province liégeoise. Formé de quelques individus, ce groupuscule est mené par Francis C, un ancien membre du service de sécurité interne du Front national belge, dit « FN réunifié » . Le journal RésistanceS.be avait déjà repéré Francis C, notamment lors de la dernière assemblée générale de ce FN, près de Charleroi, en octobre 2011.
Francis C et d’autres frontistes vont ensuite apporter leur soutien à Solidarité unitaire, un « parti citoyen » fondé par des dissidents du FN réunifié. C’est quelque temps après qu’ils mettront sur pied leur propre structure militante. Elle prendra le nom de « NS Wallonie »
Pour ce nouveau groupe néonazi : « l’unité de nos mouvements sera une priorité, nous éviterons tout conflit avec nos camarades issus d’autres tendances amies, nous devrons tous faire bloc contre l’ennemi commun » (sans préciser de qui il s’agit).
Si son style a des allures nostalgio-folkloriques et ses troupes sont maigrichonnes, néanmoins, la logorrhée du mouvement NS Wallonie démontre l’entretien d’une culture violente – de type néonazie – au coeur même de l’extrême droite belge francophone. Ses relations étroites avec d’autres groupes et mouvements politiques – en Belgique et en Allemagne – sont des preuves de l’existence d’alliances informelles entre les différentes composantes de la droite nationaliste radicale.
L’existence de la NS Wallonie rappelle que des « soldats politiques » se préparent toujours, y compris dans notre pays, à la « guerre des races ». Passeront-ils pour autant de leurs écrits aux actes ? A suivre de près…
Résistance
Donald Trump n’exclut pas une attaque nucléaire sur l’Europe

Puisqu’il refuse de se priver d’une quelconque « option », Donald Trump affirme qu’il serait prêt à bombarder l’Europe ou le Moyen-Orient avec l’arme nucléaire.
Lâcher une bombe nucléaire sur l’Europe ? Donald Trump refuse d’exclure cette option. Dans une interview à la chaîne MSNBC, le candidat à l’investiture républicaine s’est interrogé à voix haute : « pourquoi les Etats-Unis fabriquent-ils des armes nucléaires si ce n’est pas pour les utiliser ? ».
« Nègres » Europe Écologie les Verts exige des excuses de la part de Laurence Rossignol

Laurence Rossignol, en employant le mot Nègre a franchi les limites de l’acceptable. Ce n’est pas là une question de politiquement correct ou de littérature mais d’un mot qui ne fait plus partie du vocabulaire français courant parce qu’il est raciste.
Qu’il ait été employé par Montesquieu ne justifie en rien son emploi aujourd’hui. D’autres auteurs ont employé d’autres mots qui du fait de notre histoire et de nos valeurs ne peuvent plus être utilisés aujourd’hui.
Alors Madame la Ministre, au nom de l’universalisme dont vous êtes militante, des excuses s’imposent, des excuses simples et sincères à celles et ceux qui se sont sentis humiliés par vos propos mais au delà pour toutes celles et ceux qui défendent les valeurs de notre république : Liberté, Egalité, Fraternité
Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux
« Nègre » Le club philanthropique le Lion’s club secoué par un scandale de racisme

Des propos haineux tenus au sujet d’un adhérent pressenti pour être vice-président ont déclenché une avalanche de démissions. Une crise qui ternit l’image de l’association.
Bachir Laouar, figure du monde associatif local, est amer. C’est lui qui a parrainé le membre d’origine sénégalaise. « On l’a traité de nègre, se désole le vice-président démissionnaire. Des propos hyperracistes. Je ne retrouve plus mes valeurs. Je ne peux plus rester dans le club. »
Tout a commencé en juillet 2015, quand Philippe Le Hors prend la présidence. Il choisit un adhérent, depuis 2012, comme vice-président du club. Le bureau de l’associaton approuve ce choix à deux reprises.
« J’ai quitté la salle »Mais, « en novembre, lors d’une assemblée générale », les propos dégradants sont tenus par un membre, raconte l’adhérent pressenti pour être vice-président. « D’autres membres se sont ralliés à lui. J’ai quitté la salle. »
Le 3 mars, le même groupe s’oppose ouvertement à la désignation de l’adhérent visé par les propos racistes comme vice-président. Sans justifier leur position. Les membres soutenant la victime des propos interprètent cette position comme étant basée sur des fondements racistes.
« Une institution respectable »Des bénévoles de la première heure n’en reviennent pas. L’image du Lion’s club est sérieusement écornée. « Le racisme et ce genre de propos, les statuts interdisent cela », souligne Bachir Laouar. Et d’insister : « C’est une institution respectable. »
Il pointe le décalage entre la mission caritative du club et les propos en son sein.« Quand on est dans l’associatif, on est là pour aider. Pas pour se bagarrer. » Ce dernier affirme avoir déjà rencontré « des problèmes de racisme » quand il a occupé la présidence du club local, il y a deux ans.
Le président actuel s’interroge sur l’opportunité de quitter ou non le Lion’s club. Au niveau du district, le conseil des sages suit le dossier depuis huit jours. Il va se réunir en convoquant les deux parties en présence et une décision sera prise. Le gouverneur de district déplore cette situation, qui ne correspond pas à l’image du Lion’s Club.