Mode islamique : François Bayrou critique les propos d’Elisabeth Badinter

« On peut depuis chez nous, faire la loi pour d’autres sociétés que les nôtres ? » a-t-il questionné sur BFMTV.

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Elisabeth Badinter a fait carton plein à droite et à l’extrême-droite avec ses propos sur la « mode islamique », tentation de certaines grandes enseignes de prêt-à-porter. Selon elle, il s’agit d’une « régression du droit des femmes. » Si les Républicains ont applaudi la sortie, il reste François Bayrou pour prendre le courant inverse. Sur BFMTV, le président du MoDem s’est ainsi démarqué : « Il y a des moments où j’ai l’impression qu’en Occident, nous ne regardons que nous-mêmes » avance-t-il. « Il y a des centaines de millions de femmes dans le monde qui vivent selon les coutumes qu’on appelle l’islam, ou islamique – je ne sais pas si les deux mots on le même sens.

Elles vivent comme ça dans leurs sociétés à elles. Eh bien, que la mode s’y intéresse, comment voulez-vous que ça ne soit pas le cas ? »

Et de poursuivre :  » Du fait que la mode s’y intéresse, peut-être y a-t-il une ouverture, une autre manière de voir les choses ? Quelque chose qui n’est plus seulement dans l’enfermement ? Moi, c’est une polémique que je ne comprends pas bien. On peut depuis chez nous, faire la loi pour d’autres sociétés que les nôtres ? »

Le maire de Pau est aussi revenu sur une autre phrase de la philosophe : « être traité d’islamophobe est un opprobre, une arme que les islamo-gauchistes ont offerte aux extrémistes » expliquait-elle. François Bayrou a vertement répondu : « Je ne sais pas si on se rend compte ce que ce genre de phrase a comme signification pour des croyants sincères. (…) Cela débouche sur quoi, ‘je suis islamophobe’ ? Cela débouche sur les guerres de religion, c’est ce que veulent les extrémistes ! »

Atlantico

Tenues islamiques : une militante anti-racisme appelle au boycott d’Elisabeth Badinter

La philosophe s’est élevé samedi contre la « tenue islamique ». Pour une militante, « on ne peut pas se baser sur les fantasmes d’une femme clairement islamophobe ».

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Polémique autour des tenues dites « islamiques ». Après la ministre du Droit des femmes, Laurence Rossignol, c’est au tour d’Elisabeth Badinter d’estimer « qu’on ne peut pas défendre le port du voile et se dire féministe ». La philosophe appelle au boycott des enseignes qui en font un commerce comme H&M, Uniqlo ou encore Dolce & Gabbana. Au micro d’Europe 1, dimanche matin, Siham Assbague, militante anti-racisme, appelle, elle aussi au boycott mais d’Elisabeth Badinter.Elle « assume son islamophobie »« J »invite les médias à boycotter Elisabeth Badinter« , glisse la militante anti-racisme, créant une sorte d’effet miroir. La jeune femme s’insurge : « Elisabeth Badinter distribue des bons points en matière de féminisme. Il y a les mauvaises et les bonnes, ça devient ridicule. Qu’est-ce qu’elle y connaît ? On ne peut pas se baser sur les fantasmes d’une femme qui est clairement islamophobe et qui assume en plus son islamophobie« , lâche la militante.

« Il n’y a pas une seule manière d’être féministe ». La jeune femme regrette que la notion de féminisme soit aujourd’hui « dévoyée ». « Comment ça les féministes musulmanes restent à la maison ? Il y a des femmes aujourd’hui en France qui ont décidé, musulmanes ou non, d’être au foyer. C’est leur choix. Il y a des femmes qui travaillent, qui sont étudiantes, qui font d’autres choix. Il n’y a pas une seule manière d’être féministe, d’être libre contrairement à ce que l’on veut nous imposer. » La jeune femme ne comprend pas non plus « l’obsession française sur les marques ou les vêtements des musulmanes. » 

Europe 1

Élisabeth Badinter : « La bonne mère est naturellement incestueuse et pédophile »

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« Le lien érotique entre la mère et l’enfant ne se limite pas aux satisfactions orales. C’est elle, qui, par ses soins, éveille toute la sensualité, l’initie au plaisir, et lui apprend à aimer son corps. La bonne mère est naturellement incestueuse et pédophile. » Élisabeth Badinter, XY de l’identité masculine, © 1992 Éditions Odile Jacob, Le Livre de Poche, p. 76

Pourquoi Badinter n’a jamais appelé au boycott des enseignes exploitant des ouvriers et des enfants?

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Elisabeth Badinter appelle au boycott des marques se lançant dans la mode musulmane

Il n’y a pas que Laurence Rossignol qui exprime son opposition aux marques qui se lancent dans la « mode islamique » ou « musulmane ». Dans une interview au Monde, la philosophe Elisabeth Badinter a elle aussi fustigé ces enseignes, estimant « que la ministre du Droit des femmes a parfaitement raison sur le fond ».

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« Je pense même que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes », a ajouté cette figure historique du féminisme hexagonal. Dans un entretien à l’AFP, Elisabeth Badinter persiste et signe, jurant que « pour ce qui regarde (ces) marques vestimentaires qui veulent vendre la tenue islamique, il n’y a qu’une seule réponse: le boycott« .

Elle considère en outre qu’on ne peut pas se dire féministe et défendre le port du voile. Les « dites ‘féministes islamiques’, elles oublient qu’en guise d’égalité elles doivent rester à la maison, que l’héritage est divisé par deux dans les pays musulmans et la polygamie admise dans le Coran dont elles se réclament », estime la philosophe.

« On ne doit pas banaliser un vêtement qui, quoi qu’on en pense, n’est pas anodin pour l’image de la femme », a confié la créatrice Agnès b. au Parisien. « La mode est laïque et universelle, porteuse de liberté et d’espoir. (…) Parler de mode et de religion me paraît discriminant », a réagi auprès de l’AFP Jean-Charles de Castelbajac, qui a dessiné des vêtements liturgiques catholiques.

Du côté des défenseurs de la mode islamique, on met en avant la réelle demande qui existe sur ce créneau ainsi que la dimension « multiculturelle » véhiculée par ces vêtements, qui pourraient (à long terme) faciliter le dialogue inter-religieux.

Huffington Post

Les propos d’Elisabeth Badinter sur l’Islamophobie déchirent l’Observatoire de la Laïcité

A la suite de l’entretien donné par Elisabeth Badinter le 6 janvier dernier sur France Inter, le rapporteur général de l’Observatoire de la Laïcité, Nicolas Cadène, avait vertement critiqué sur Twitter les propos de la philosophe. La réaction ne s’est pas fait attendre. Trois personnalités, dont le député Jean Glavany, ont annoncé suspendre leur participation au travaux de l’Observatoire. Des tensions qui ne datent pas d’hier.

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Ambiance de scission au sein de l’Observatoire de la Laïcité. Le député socialiste Jean Glavany, Patrick Kessel, président du comité Laïcité République et ancien Grand Maître du Grand Orient de France, et Françoise Laborde, sénatrice (PRG) de Haute Garonne, ont annoncé dans un communiqué leur intention de suspendre leur participation aux travaux de l’institiution dirigée par Jean-Louis Bianco. En cause, ce tweet en date du 6 janvier de Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire, qui s’en prenait à la philosophe Elisabeth Badinter.

L’attaque du rapporteur général visait les propos tenues par la philosophe sur les ondes de France Inter le matin même. Elle en appelait à ne plus céder au politiquement correcte dans la défense de la laïcité : « On ferme le bec de toute discussion sur l’islam en particulier ou d’autres religions avec la condamnation absolue que personne ne supporte : ‘Vous êtes raciste ou vous êtes islamophobe, taisez-vous !’ Et c’est cela que les gens ne supportent plus : la peur, pour des gens de bonne foi, qu’on puisse penser que vous êtes raciste ou anti-musulman fait que vous vous taisez. C’est la meilleure arme qu’on pouvait trouver à l’égard des gens de bonne foi. »

Elisabeth Badinter : « Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe »

Une sortie du rapporteur que n’ont pas franchement goûtée Jean Glavany, Patrick Kessel et Françoise Laborde. Dans ce communiqué publié le 11 janvier, ils dénoncent « la réaction du Rapporteur Général (…) dérisoire, risible et innaceptable ». Et d’ajouter : « Un petit Monsieur qui s’attaque à une grande dame, c’est dérisoire et risible ». Avant d’annoncer leur décision de « suspendre [leur] participation aux travaux de l’Observatoire de la Laïcité tant que le rapporteur général ne se sera pas excusé ou qu’il n’aura pas été désavoué ».

Jean-Louis Bianco de son côté, a réagi en dénonçant un « communiqué mensonger, dérisoire, risible et innaceptable » de la part du trio. Quant à Nicolas Cadène, il a déploré « une sorte de chasse à l’homme organisée par des gens qui osent se dire « laïques » et des identitaires du FN. La Laïcité, c’est le respect mutuel ».

Marianne