Canada : La pauvreté touche 2 fois plus les enfants autochtones que les autres

Un rapport s’attardant aux conditions de vie des jeunes autochtones au Canada déplore qu’ils aient au moins deux fois plus de risques de vivre dans la pauvreté que les enfants des autres communautés.

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Le rapport publié mardi par le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) constate d’ailleurs que la majorité des enfants des Premières Nations demeurant dans des réserves, 60 pour cent, vivaient en 2010 dans la pauvreté et que depuis, leur situation s’est aggravée. Ce taux a été mesuré à 51 pour cent chez ceux vivant hors réserves.

Chez les enfants d’immigrants, le taux de pauvreté atteignait 32 pour cent comparativement à 22 pour cent chez les enfants des minorités visibles.

Pour ce qui est des enfants qui n’appartiennent à aucune de ces catégories, le taux de pauvreté a été mesuré à 13 pour cent, similaire à celui des autres pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Dans des réserves, des taux qualifiés de révoltants de 76 et de 69 pour cent ont été relevés au Manitoba et en Saskatchewan. À l’opposé, au Québec, ce taux de pauvreté était de 37 pour cent. 

 

La Presse

Racisme(s) médiatique(s), racisme dans les médias

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Le lundi 4  avril 2016, le quotidien Libération publiait un dossier intitulé «   Ces visages contestés de l’antiracisme », consacré aux « nouveaux militants contre les discriminations », et qui a suscité des débats dans la mouvance antiraciste, l’éditorial de Laurent Joffrin (« Piège grossier ») faisant l’objet de la plupart des critiques. On pouvait en effet y lire, entre autres, ceci :

 Le « nouvel antiracisme » que nous décrivons pose plusieurs questions. D’abord parce qu’il est délibérément communautaire. Les musulmans défendent les musulmans, les Noirs défendent les Noirs. Ainsi chacun s’occupe de sa paroisse, de son clocher, de son origine. Au nom d’une légitime autodéfense ? Certes. Encore faut-il le faire aussi au nom de valeurs communes, et non de simples réflexes communautaires. Encore faut-il éviter cette malsaine concurrence des victimes qui attise les tensions au lieu de les apaiser.

Les reproches faits à Laurent Joffrin ont été de deux principaux ordres :
1. Accuser de «   communautarisme  » des militants antiracistes depuis une rédaction qui n’abrite en son sein quasiment aucun journaliste «  non-blanc ».
2. «   Donner des leçons » d’antiracisme depuis un journal qui a à plusieurs reprises été épinglé pour la publication d’articles ou de propos considérés comme racistes [1].

Nous ne nous attarderons pas ici sur le dossier de Libération, ni sur l’éditorial de Laurent Joffrin (qui ne reflète guère, au passage, le contenu mesuré du dossier), mais plutôt sur ces deux accusations récurrentes contre les «  grands médias  » : donner peu de place (dans les rédactions) et peu de visibilité (dans les productions) aux populations non-blanches ; relayer, diffuser, entretenir des préjugés racistes.

Qu’en est-il exactement ? C’est à ces interrogations, et à quelques autres, que nous entendons répondre dans ce dossier, en interrogeant non seulement les contenus médiatiques, mais aussi les pratiques journalistiques elles-mêmes, ainsi que le poids des routines professionnelles et les conséquences de la composition sociologique des rédactions. Précisons ici que tous les «  grands médias  » n’entretiennent pas le même rapport au racisme, et que l’on ne peut mettre sur un pied d’égalité des médias comme, d’un côté, Le Monde ou Libération et, de l’autre, Valeurs actuelles, Le Figaro ou Causeur. Il n’en demeure pas moins que les constats que nous dressons dans ce dossier n’épargnent aucun des grands médias qui, tous, à des degrés divers, participent de la diffusion et de la reproduction des clichés racistes et discriminatoires.

Des racistes dans les médias

C’est une évidence : les cas de racisme avéré au sein des médias dominants sont nombreux, et récurrents. Les «   Unes   » de certains hebdomadaires sont malheureusement là pour le rappeler, qu’il s’agisse du Point, de L’Express, de Marianne ou, hors concours, de Valeurs actuelles.

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L’anneau de Jeanne d’Arc acheté par Philippe de Villiers est un faux selon les historiens

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Tous les historiens sérieux, dont Philippe Contamine, émettent de sérieuses réserves sur la crédibilité des documents d’authenticité fournis avec l’anneau.

« En ce qui concerne l’Anneau, nous ne communiquons plus dessus, désormais nous avons tout dit, et nous ne réalisons plus de reportages à ce sujet. » C’est la réponse sèche faite au Point.fr par le service de presse du Puy du Fou. Pourquoi une telle fin de non-recevoir ?

Le 26 mars 2016, Monsieur le vicomte de Villiers ne boudait pourtant pas son plaisir en présentant son « Anneau de Jeanne d’Arc » arraché de haute lutte à ces maudits Anglais, lors d’une vente aux enchères à Londres pour 378 000 euros. Il l’avait même présenté à une foule extatique de 5 000 personnes réunies devant le château du Puy du Fou. C’est que, depuis, cette victoire sent le brûlé… L’authenticité dudit anneau est de plus en plus contestée.

Aucun historien spécialiste de Jeanne d’Arc ne se montre convaincu par les explications et les documents présentés par la société de vente aux enchères Timeline Auctions et le vendeur. Ni Olivier Bouzy, responsable du Centre d’archives Jeanne d’Arc à Orléans, ni l’historienne Colette Beaune, ni l’historien Philippe Contamine qui a consacré plusieurs ouvrage à la Pucelle. « Si on me l’avait demandé, je n’aurais pas conseillé l’achat. La traçabilité depuis 1425 jusqu’à nos jours me paraît non démontrée. Trop d’inconnu, trop de suppositions », affirme ce dernier. Mais qu’importe à notre preux chevalier le vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, patron du plus beau parc d’attractions du monde. Ce n’est pas une brochette d’historiens qui lui gâcheront ses certitudes. Lui, croit aux miracles.

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Lors d’une perquisition, Marine Le Pen planque son portable dans son soutien-gorge

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La scène peut paraître cocasse… Lors d’une perquisition au siège du Front national le 17 février à Nanterre, réalisée dans le cadre de l’enquête sur les assistants parlementaires européens, Marine Le Pen a trouvé une drôle d’astuce pour tenter de dissimuler des éléments aux enquêteurs sur place. La patronne du FN aurait planqué son téléphone portable dans son soutien-gorge.

Marine Le Pen aurait commencé à filmer avec son téléphone portable l’opération menée par des magistrats du parquet de Paris et par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.

Un ton provocateur

L’un d’eux aurait demandé à plusieurs reprises à la présidente du FN de cesser de filmer. Marine Le Pen aurait alors rangé son portable dans ses sous-vêtements, incitant les enquêteurs, sur un ton provocateur, à venir le chercher. D’après les informations recueillies, personne ne s’y serait risqué…

Dans ce dossier, les enquêteurs soupçonnent le Front national d’avoir versé des salaires à 20 assistants d’élus frontistes au parlement de Strasbourg, dont les noms figuraient aussi dans l’organigramme du FN.

20 Minutes

Grégory, membre du gang « Hell’s Angels », rejugé pour un trafic d’armes avec des jeunes de cités

Grégory Zmora, membre du gang Hell’s Angels, rejugé pour un trafic d'armes avec des jeunes de cités

Rejugé en appel dans le cadre d’un présumé trafic d’armes entre Hell’s Angels et délinquants de cités, le principal prévenu clame son innocence. Délibéré le 9 juin.

Le 30 juin 2015, le tribunal correctionnel de Reims condamne trois délinquants de Croix-Rouge et trois Hell’s Angels impliqués dans la vente d’un pistolet-mitrailleur.Accusé d’être le fournisseur, Grégory Zmora écope de la plus lourde peine – trois ans ferme – alors qu’il assure « que l’arme de guerre a été vendue à son insu par un tatoueur de son salon ».

«Je suis un ancien mercenaire, un ancien garde du corps. J’ai été chez les Hell’s Angels. Avec mon passé, c’est plus facile de m’accuser moi.», poursuit-il. Devant la cour, il a martelé son innocence.

L’Union

Brexit : de plus en plus d’immigrés Français veulent acquérir la nationalité britannique

De plus en plus d’expatriés vivant au Royaume-Uni cherchent à en obtenir la citoyenneté afin d’éviter les désagréments liés à une éventuelle sortie de l’UE.

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C’est le sujet de conversation favori dans les bars et les restaurants de South Kensington, le quartier londonien qui compte la plus forte densité de ressortissants français : le sort qui leur sera réservé si, lors du référendum du 23 juin, une majorité de citoyens britanniques se prononcent pour une sortie de l’Union européenne.

Plus de 300 000 Français vivent au Royaume-Uni, dont les deux tiers à Londres, et ils commencent à s’inquiéter des éventuelles conséquences qu’aurait un Brexit sur leurs conditions de vie. Elles sont potentiellement considérables.

Le Point

Depardieu: « J’ai honte d’être français »

Gérard Depardieu était de retour dimanche sur la Croisette avec « Tour de France ». Présenté dans la sélection parallèle de la Quinzaine des réalisateurs, ce second film de Rachid Djaïdani -après « Rengaine », fiction coup de poing sur le racisme entre Noirs et Arabes remarquée à Cannes en 2012- a été abondamment applaudi dimanche. « J’ai honte d’être français », a lancé, chancelant, le monstre sacré du cinéma français en évoquant les souffrances causées en Algérie et en Indochine.

BFM

Une présentatrice météo américaine interrompue en plein direct à cause de sa tenue

Le puritanisme américain a frappé la chaîne de télévision KTLA et plus particulièrement sa présentatrice météo, Liberté Chan. 

Alors qu’elle entamait son bulletin samedi matin en direct sur le petit écran, la jeune femme a été interrompu par le présentateur Chris Burrous, qui lui a tendu un cardigan. « Que se passe-t-il? Tu veux que je mette ce gilet? C’est parce qu’il fait froid? », a demandé la miss météo perplexe, qui, a toutefois enfilé le gilet sans résistance. 

« Nous recevons beaucoup de mails », a alors rétorqué la voix masculine avant de disparaître. « J’ai l’air d’une libraire », a sobrement commenté Liberté Chan avant de reprendre son bulletin météo.

Dès le lendemain, la présentatrice a répondu à la polémique créée par les téléspectateurs de la chaîne, sur son site internet. « Pour ceux qui ont raté ce qu’il s’est passé samedi matin, je portais une robe noire brillante avec des perles et visiblement, la chaîne a reçu une série de plaintes par mails qui disaient que ma tenue était inappropriée« , a-t-elle d’abord expliqué avant de raconter l’envers du décor.

BFM

Après la censure d’un film Palestinien, Cannes rajoute à la dernière minute… un film de BHL

Le film Peshmerga de Bernard-Henri Lévy (BHL) sera présenté hors compétition à Cannes le 20 mai en séance spéciale, a annoncé la direction du festival qui a décidé de l’ajouter à sa programmation. Un film pourtant tourné il y a à peine trois mois.

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«Le Festival de Cannes a décidé d’ajouter à sa sélection officielle le film de Bernard-Henri Levy, Peshmerga», a annoncé le Festival de Cannes le 16 mai dans un communiqué de presse.

«Ce film, que nous venons de découvrir, se tient au plus près des combattants kurdes Peshmergas. Avec une équipe réduite, le réalisateur a remonté 1 000 kilomètres le long de la frontière irakienne, du sud au nord, filmant des situations de guerre, des paysages et des visages d’hommes et de femmes qui sont rarement donnés à voir», poursuit le communiqué.

Pour la troisième fois, BHL est donc invité en sélection officielle, après Bosna en 1994 et Le serment de Tobrouk en 2012.

RT

 

Israel détient un artiste de cirque palestinien depuis 5 mois sans procès

Un clown de l’école de cirque palestinienne de Cisjordanie est détenu sans procès par Israël depuis plus de cinq mois. Mohammed Abou Sakha a aidé des enfants handicapés avant d’être arrêté par des militaires israéliens sans avoir jamais été inculpé.

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Comme de nombreux autres enfants qui se rendent à l’école de cirque palestinienne, Mouhammad est handicapé. Mohammed Abou Sakha, 24 ans, faisait tout son possible pour améliorer le quotidien de ce jeune garçon.

 

De quoi Mohammed Abou Sakha est-il coupable?

Les malheurs de Mohammed Abou Sakha ont commencé le 14 décembre lorsqu’il a été arrêté alors qu’il se rendait à son travail en Cisjordanie, à Birzeit près de Ramallah. Il a ensuite été placé dans la prison de Megiddo, dans le nord d’Israël, avant d’être mis en détention administrative pendant six mois, le 25 décembre.

Le jeune homme a été arrêté par des membres du Shin Bet, l’agence israélienne de renseignement, qui pense que ce clown est lié au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) qu’Israël qualifie « d’organisation extrémiste ». L’école de cirque palestinienne dément pour sa part que Mohammed Abou Sakha soit relié à des groupes et a déclaré que sa vie était «dédiée au cirque» et que son seul crime était «de rendre des enfants heureux».

Comme son nom l’indique, la mission de l’école de cirque palestinienne est de former des enfants et de jeunes palestiniens à l’art du cirque et par ce biais, de «renforcer le potentiel social, créatif et physique des Palestiniens», indique le site de l’école.

Mohammed Abou Sakha est l’un des 700 Palestiniens qui sont en détention administrative en Israël. L’Etat hébreu justifie ces mesures par le fait que ce sont des mesures préventives qui ont pour but d’empêcher les Palestiniens d’attaquer des Israéliens.

RT

Du sursis requis contre Adrien professeur de math pour agressions sexuelles

« Comment, avec votre bagage intellectuel et culturel, vous n’avez pas pu mettre le holà ? » s’interroge encore le juge du tribunal d’Evry. Face à lui, Adrien, 27 ans, cherche, pour l’instant sans succès, la réponse. Cet homme, poursuivi pour des actes de corruption de mineur et d’agression sexuelle commis à Yerres début 2015, a comparu ce mercredi.

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Le procureur a requis à son encontre une peine de 24 mois de prison avec sursis et une interdiction à vie d’exercer une activité en contact avec des mineurs. « Je ne crois pas ici à la rédemption. La société doit protéger ses petits bonhommes », assène le magistrat, évoquant les victimes à travers les mots d’une chanson de Pierre Bachelet.

Il navigue sur Internet, caché derrière plusieurs pseudos, se faisant passer pour une fille ou un adolescent de 15 ans pour le plus âgé, afin de « faciliter le contact », constate le juge. A Luc*, il envoie une photo de son sexe en érection. Il convie Etienne chez lui pour se masturber dans un lit devant un film pornographique.

Dans les vestiaires du club, il montre son sexe en érection à Fabrice. Adrien nie en revanche l’avoir touché. Fabrice, seule victime présente, s’avance, décidé, à la barre. « Je savais qu’il nierait. Je voulais être là pour répondre », clame le « petit bonhomme ».

Le Parisien

Tribune anti-harcèlement sexuel: Christine Boutin estime que c’est l’identité de la France qui est attaquée

Christine Boutin a « honte de ces anciennes ministres » qui, en publiant une tribune anti-harcèlement sexuel dans le Journal du Dimanche, laisse penser, selon elle, que tous les hommes politiques sont des obsédés sexuels. 

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Christine Boutin avance deux arguments contre « le puritanisme » qu’elle craint de voir s’installer après l’affaire Baupin. Le premier concerne les femmes elles-mêmes. Pour elle, si certaines femmes se font harceler, elles y sont un peu pour quelque chose. Voici son raisonnement :

« Mais vous savez, il y a des femmes avec lesquelles on peut aller plus loin et d’autres femmes avec lesquelles on ne peut pas aller plus loin. »

Et pour étayer ses propos, Christine Boutin se réfère aux mots d’une  participante des Grandes Gueules, Claire O’Petit, commerçante. Cette dernière expliquait juste avant Christine Boutin que certaines femmes sont « attirées par le pouvoir » et parfois « viennent se vendre aux messieurs et se pendent à leur cou »…

Elle estime que, quand il y a « des mots déplacés », « on remet les gens à leur place ». « Si ça va plus loin, on dépose plainte », ajoute-t-elle. Point barre. Et c’est tout. Non parce qu’à force de mettre tout le monde dans le même sac de pervers, c’est l’identité de la France qui est attaquée, Elle ajoute :

« Je ne sais pas si vous aimez la France avec certaines de ses caractéristiques. L’une d’entre elles, c’était la gauloiserie. Moi personnellement, j’aime bien la gauloiserie. »

« Je ne veux pas qu’on tombe dans le puritanisme. Je pense que la gauloiserie fait partie de l’identité française. Rigolote mais quand même bien là. Ça suffit. »

Le Lab

Benoît frappe mortellement son bébé de 2 mois car il ne supportait pas ses pleurs

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Il avait tué son bébé de deux mois, en 2013, en le frappant à coups de poings parce qu’il était excédé par ses pleurs. Un homme de 43 ans a été condamné, vendredi, à 18 ans de réclusion criminelle devant les assises à Nancy. La cour a acquitté la mère de l’enfant, âgée de 29 ans, qui était poursuivie pour non-dénonciation de mauvais traitements.

Les jurés ont suivi le représentant du ministère public qui avait estimé que, bien que coupable à ses yeux, cette femme « purge déjà sa peine en ayant perdu son enfant ». Le couple était connu des services sociaux pour ses problèmes de toxicomanie et le petit Noa avait dû être placé sous sevrage à sa naissance.

Le 22 septembre 2013, à Vandœuvre-les-Nancy, alors qu’il venait de changer son fils de deux mois, Benoît Reichhart avait réveillé sa compagne en lui présentant le bébé en arrêt cardio-respiratoire, lui expliquant qu’il avait fait une chute dans la salle de bain. La mère, Julie Schweitzer avait alors prévenu les secours qui n’avaient pu que constater le décès de l’enfant.

20 Minutes

Anti-roms, anti-réfugiés… des milices d’extrême droite sèment la terreur en Bulgarie

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Cette fois, sur ce fond de désespérance sociale s’ajoute une terreur nouvelle : les milices anti-migrants, armées et menées par le nouveau héros bulgare Dinko  (Dinko Valev). À plusieurs, ils surveillent la frontière avec la Turquie déjà bien verrouillée par petits groupes volontaires de « bandits ».

Ils se font fort de partir à la chasse aux nouveaux arrivants. De vrais voyous, nous dit-on, des mutri qui se sont reconvertis dans un nouveau business rentable car couvert par les autorités, même si les policiers avouent que tout cela est « illégal ». Le Premier ministre du parti de droite (GERB) Boyko Borissov l’a déclaré : « J’ai rencontré les miliciens citoyens et j’ai dit “merci”. C’est notre pays. Il nous appartient. Tous ceux qui aident méritent d’être remerciés[1] ».

Si l’on en croit les politiques, les télévisions privées et la plupart des journaux bulgares, le pays est envahi. Les « terroristes », ainsi que les nomment les miliciens en les arrêtant et en les filmant[2], sont à deux doigts de déferler sur le pays… Alors ces protecteurs de la nation entament leur sombre guerre à eux. Même si, comme le rappelle un ami philosophe de Sofia, dans le cadre des « quotas » européens, ce ne sont pas plus de deux personnes qui sont arrivées dans la capitale, dont une est déjà repartie !

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Présidentielle 2017 : les proches de Marine Le Pen ne croient pas en sa victoire

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Marine Le Pen communique depuis le début de l’année sur « l’apaisement » qu’elle voudrait apporter si elle arrivait au pouvoir après la présidentielle de 2017. Une éventualité à laquelle le cercle rapproché de la présidente du Front national croit de moins en moins.

Dans ses rangs, on ne se prépare pas franchement par exemple à devenir ministre. Inutile aussi de chercher à savoir ce qu’ils feraient de leurs 100 premiers jours à l’Élysée. Rares sont ceux qui croient à une victoire de Marine Le Pen, même si elle se qualifie pour le second tour de l’élection suprême. « Gagner en 2017 ? Ce n’est franchement pas le plus probable », nous a confié l’un de ses proches.

Même Jean-Marie Le Pen donne sa fille perdante. Lors de son allocution du 1er mai, devant la statue de Jeanne d’Arc de la Place des Pyramides à Paris, le président d’honneur exclu du FN a appelé une nouvelle fois Marine Le Pen à l’unité, « condition sine qua non du succès » en 2017. Regrettant qu' »aucun signe n’a été émis dans le sens de la conciliation », il a pronostiqué que la présidente du FN puisse dès lors être « battue au deuxième tour et peut-être même au premier » l’an prochain.

RTL

Dijon : Un maire jugé pour agression sexuelle sur une employée municipale

Le procès du maire de Chevigny-Saint-Sauveur pour agression sexuelle s’ouvre mercredi. Dans la ville, les habitants sont dubitatifs.

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Les appels à briser la loi du silence dans les affaires d’agressions sexuelles se multiplient suite après les révélations de Mediapart sur Denis Baupin. Dans le même temps, le procès d’un élu de Côte d’Or pour harcèlement et agression sexuelle s’ouvre mercredi près de Dijon.

L’affaire avait éclaté en mars 2014 juste avant le premier tour des élections municipales. Michel Rotger, maire de Chevigny-Saint-Sauveur dans la banlieue de Dijon, est soupçonné d’avoir agressé une employée municipale. Cette affaire montre bien à quel point il est difficile de parler quand on a été victime, et difficile aussi de subir ensuite le jugement de l’entourage.

 

Europe 1