Archives de Catégorie: Politique
Un ex-membre du Front national belge fonde une organisation néo-nazi

Dans les environs de Liège, un ex-membre du Front national belge a fondé la NS Wallonie. NS comme « National-Socialiste ». Ce groupuscule de fanatiques d’Adolf Hitler et de Léon Degrelle s’agite de plus en plus et multiplie ses relations avec des motards d’extrême droite belges et allemands.
Depuis plusieurs mois, un petit groupe néonazi s’active dans la province liégeoise. Formé de quelques individus, ce groupuscule est mené par Francis C, un ancien membre du service de sécurité interne du Front national belge, dit « FN réunifié » . Le journal RésistanceS.be avait déjà repéré Francis C, notamment lors de la dernière assemblée générale de ce FN, près de Charleroi, en octobre 2011.
Francis C et d’autres frontistes vont ensuite apporter leur soutien à Solidarité unitaire, un « parti citoyen » fondé par des dissidents du FN réunifié. C’est quelque temps après qu’ils mettront sur pied leur propre structure militante. Elle prendra le nom de « NS Wallonie »
Pour ce nouveau groupe néonazi : « l’unité de nos mouvements sera une priorité, nous éviterons tout conflit avec nos camarades issus d’autres tendances amies, nous devrons tous faire bloc contre l’ennemi commun » (sans préciser de qui il s’agit).
Si son style a des allures nostalgio-folkloriques et ses troupes sont maigrichonnes, néanmoins, la logorrhée du mouvement NS Wallonie démontre l’entretien d’une culture violente – de type néonazie – au coeur même de l’extrême droite belge francophone. Ses relations étroites avec d’autres groupes et mouvements politiques – en Belgique et en Allemagne – sont des preuves de l’existence d’alliances informelles entre les différentes composantes de la droite nationaliste radicale.
L’existence de la NS Wallonie rappelle que des « soldats politiques » se préparent toujours, y compris dans notre pays, à la « guerre des races ». Passeront-ils pour autant de leurs écrits aux actes ? A suivre de près…
Résistance
Donald Trump n’exclut pas une attaque nucléaire sur l’Europe

Puisqu’il refuse de se priver d’une quelconque « option », Donald Trump affirme qu’il serait prêt à bombarder l’Europe ou le Moyen-Orient avec l’arme nucléaire.
Lâcher une bombe nucléaire sur l’Europe ? Donald Trump refuse d’exclure cette option. Dans une interview à la chaîne MSNBC, le candidat à l’investiture républicaine s’est interrogé à voix haute : « pourquoi les Etats-Unis fabriquent-ils des armes nucléaires si ce n’est pas pour les utiliser ? ».
« Nègres » Europe Écologie les Verts exige des excuses de la part de Laurence Rossignol

Laurence Rossignol, en employant le mot Nègre a franchi les limites de l’acceptable. Ce n’est pas là une question de politiquement correct ou de littérature mais d’un mot qui ne fait plus partie du vocabulaire français courant parce qu’il est raciste.
Qu’il ait été employé par Montesquieu ne justifie en rien son emploi aujourd’hui. D’autres auteurs ont employé d’autres mots qui du fait de notre histoire et de nos valeurs ne peuvent plus être utilisés aujourd’hui.
Alors Madame la Ministre, au nom de l’universalisme dont vous êtes militante, des excuses s’imposent, des excuses simples et sincères à celles et ceux qui se sont sentis humiliés par vos propos mais au delà pour toutes celles et ceux qui défendent les valeurs de notre république : Liberté, Egalité, Fraternité
Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux
2 membres du Printemps Républicain exclues, elles dénoncent un mouvement noyauté par le PS

COMMUNIQUE DE CELINE PINA ET FATIHA BOUDJAHLAT
Nous avons été informées ce jour par Denis Maillard de notre congédiement du Printemps Républicain. Nous le regrettons. Cette séparation se fait sur une base politique et organisationnelle.(…)
Au niveau organisationnel, nous regrettons un fonctionnement des instances dirigeantes trop marqué par la présence de personnalités liées au PS parisien et un refus de clarifier la gouvernance : qui décide, dans quelles instances, comment se passe la prise de décision… Nous ne venons pas tous des mêmes organisations, n’avons pas la même culture politique et nous sommes persuadés que seule la transparence et la clarté permettront de créer un véritable collectif.
Michel Richard – Rossignol vs Morano : deux poids, deux mesures

Voilà un sujet à n”aborder qu”avec d”infinies précautions, la main tremblante, l”esprit vigilant, pesant et repesant les mots à employer. Parce que, c”est ainsi, le poids des mots varie en fonction de qui les prononce. Ainsi vaut-il mieux s”appeler Laurence Rossignol que Nadine Morano quand on s”aventure sur des terrains glissants. Grâce à elles, c”est une expérience chimiquement pure qu”on a pu vivre dans le domaine de ce que l”on peut dire ou pas, de ce qui disqualifie ou pas, de ce qui tue ou pas.
Un jour, donc, Nadine Morano, la femme politique de droite que l”on adore mépriser pour ses airs de madame Sans-Gêne, affirme que notre pays est judéo-chrétien et de « race blanche ». Carton rouge, scandale, excommunication : aucune explication de la dame n”est simplement audible. Et la vague qui l”emporte est telle que ses propres amis, son propre parti des Républicains lui retirent son investiture pour les élections régionales.
Chiens de garde
Une secrétaire d”État, aujourd”hui, condamne les femmes qui portent le voile comme ces « nègres américains qui étaient pour l”esclavage ». Oups ! « Nègres, vous avez dit nègres » ? La ministre s”en excuse, plaide la maladresse. L”affaire fait quelques remous sur les réseaux sociaux. Rien de plus. Pas de carton rouge, pas de scandale, pas d”excommunication.
En fait, la ministre est censée n”avoir rien dit. Une femme de gauche ne peut pas avoir dit ce qu”elle a dit. Et si, admettons-le, elle l”a vraiment dit, elle ne l”a pas pensé, elle n”a pas pu le penser, il serait inconcevable de lui faire un quelconque procès en racisme, fût-il refoulé. Donc, on ne parle pas de ce qu”elle n”a pas pu dire parce qu”elle n”a pas pu le penser.
Pourquoi cette indulgence pour l”une, ce déchaînement pour l”autre ? Où l”on voit à l”oeuvre la seule vraie ligne de démarcation qui sépare désormais la gauche de la droite : la gauche reste le camp du coeur, celui du bon côté ; la droite, celui de l”égoïsme et du profit. Ce petit cas d”école Rossignol versus Morano illustre la vitalité des gardiens de ce temple-là, de ses chiens de garde et des professionnels hémiplégiques de l”aboiement.
Vidéo : Le maire FN Stéphane Ravier hué par les parents d’élèves en lutte a Marseille

La tentative de récupération de la colère des écoles marseillaise, à l’occasion du pique-nique organisé par treize organisations issue des mouvements de parents d’élèves et des syndicats de l’éducation, a tourné court. Le sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille, Stéphane Ravier, a été prié de s’en aller…
On l’entend déjà se plaindre du sort qui lui a été réservé ce mercredi 30 mars. Il n’empêche, comme il y a deux ans à la Busserine, Stéphane Ravier a été prié de partir, après avoir pointé le bout de son nez, en compagnie de ses adjoints du conseil d’arrondissement des 13e et 14e arrondissements de Marseille.
Après tout, qu’avait à faire le porte-parole d’un parti qui, sous ses discours populistes, ne cherche en réalité qu’à ronger un plus l’os des écoles publiques marseillaises. Rien. Il a donc reculé. Un recul net et franc, sans doute à la hauteur de sa motivation qui n’était à l’évidence ici qu’une façade.
Il y aurait entre 7 et 8.000 franco-israéliens dans les rangs de l’armée israélienne

Ils seraient entre 7 et 8.000 détenteurs de passeports français à faire leur service militaire obligatoire en Israël.
« Statistiquement, on se doutait qu’une histoire que celle-ci aller se produire« , confie un diplomate français en poste à Jérusalem. La question sur la perte de nationalité française pour les soldats binationaux avait été relancée pendant la dernière guerre de Gaza à l’été 2014 quand un soldat franco-israélien avait été tué au combat.
Censure : Le journaliste Joseph Mace-Scaron refuse de donner la parole aux femmes voilées

Tiens c’est vrai pour débattre de la liberté. Il faut :
1mn pour l’aliénation
Et 1mn pour la liberté 😳 pic.twitter.com/ux2LrexheL— Mace-Scaron Joseph (@MaceScaron) 31 mars 2016
« Nègres » « voile » l’humoriste Kevin Razy réagit « Les nègres commencent à fatiguer »

Hypersexualisation, attentats, racisme… Kevin Razy fait de l’actualité le coeur de ses sketchs, mais aussi de ses coups de gueule. Aujourd’hui, l’humoriste a dévoilé une nouvelle vidéo sur sa page Facebook dans laquelle il exprime sa colère, mais aussi sa lassitude.
« Ça commence à fatiguer là un peu le manque de respect qu’on a pour la communauté noire en France.
C’est incroyable quand même, en France, on est dans un pays où on peut traiter une ministre qui vient d’Outre mer de singe et lui lancer des bananes sans que personne ne monte au créneau, où on peut utiliser le mot nègre dans le plus grand des calmes à la télévision, sans que la personne derrière ne soit inquiétée. ».
Vous l’aurez compris, l’humoriste fait ici référence au dérapage de Laurence Rossignol sur les « nègres », qui a également suscité la colère de Jhon Rachid.
Pour rappel, la ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes a fait le rapprochement entre le port du voile par les musulmanes et l’esclavage, suscitant ainsi la polémique. « On n’est pas à l’abri que le mot bamboula revienne à la mode », s’exprime-t-il, revenant ensuite sur l’excuse que la ministre a donné et qu’il considère comme « une excuse de merde » :
« Le mot nègre est un mot péjoratif qui ne s’emploie plus que pour évoquer l’esclavage en référence à l’ouvrage abolitionniste de Montesquieu. », se justifiait-elle. « On dirait Nadine Morano qui se justifie en parlant de De Gaulle. (…) Excusez-moi madame la ministre, mais là c’est première à droite, porte à gauche, ça dégage. », lui balance-t-il sans détour.
« Mais respectez-là un peu ! », lance-t-il en parlant de la communauté noire en France. « ça suffit les sorties, les dérapages à outrance. Là je préfère vous le dire, les nègres commencent à fatiguer ».
Sarkozy sur l’islam : « La religion des barbus n’est pas drôle »
En librairies vendredi, Le Mystère Sarkozy de Samuel Pruvot revient sur les rapports complexes entre l’ancien chef de l’Etat et les principales communautés religieuses.

Samuel Pruvot brosse un portrait ambigu de Nicolas Sarkozy. D’une part, l’homme est attaché à ses racines chrétiennes et, après avoir découvert des origines juives par son grand-père maternel, il a souvent fait part d’un profond attachement à la communauté juive. D’autre part, le responsable politique a toujours traité la question religieuse de façon « pratique ».
Le cardinal Barbarin, qui se trouve aujourd’hui au cœur d’un scandale pour non-dénonciation d’actes pédophiles présumés, décrit Nicolas Sarkozy en ces termes : « C’est un pragmatique et le défaut de cette qualité, c’est parfois de manquer de lisibilité dans les convictions profondes et personnelles. »
« Vous connaissez quelque chose aux musulmans? »
Un pragmatisme politique qui a souvent dérangé, voire choqué les responsables religieux. Entre autres exemples, Samuel Pruvot évoque par exemple la création du Conseil français du culte musulman (CFCM) en 2002, quand Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur.
Ce dernier n’a jamais caché son désintérêt pour l’islam. Ainsi demande-t-il, lors de son arrivée place Beauvau, à sa conseillère Emmanuelle Mignon : « Vous connaissez quelque chose aux musulmans? Non? Moi non plus. » « La religion des barbus n’est pas drôle! Je n’ai pas envie de me retrouver avec des gens aussi sinistres », lance-t-il même à son autre conseiller Vianney Sevaistre.
Mode islamique : Aïda Touihri dénonce l’approche colonialiste du sujet

Hapsatou Sy a défendu l’aspect universaliste de la mode sensée répondre aux envies des femmes au Sénégal, en Inde ou ailleurs. Elisabeth Bost lui a répondu expliquant que la mode devait « libérer les femmes ». Roselyne Bachelot a, quant à elle, mis en garde contre la banalisation d’une démarche « qui n’est pas marquée par la liberté ».
En face, Aïda Touihri estime qu’on ne laisse pas les femmes voilées s’exprimer sur le sujet. « Il y a une approche colonialiste du problème. (…) j’invite nos téléspectateurs et téléspectatrices à lire les témoignages de ces femmes parce qu’autour de cette table, il n’y en a pas qui parle ».
La journaliste ajoute qu’« aujourd’hui, en France, porter un voile, ce n’est pas facile quand vous vous faites insulter, agresser », avant de regretter que les féministes ne prennent pas plus la défense de ces femmes. Un débat que la présentatrice Laurence Ferrari a préféré clore en montrant aux téléspectateurs, sans commentaires, le dessin de Plantu caricaturant les femmes voilées en terroristes.
Berlin propose des « emplois à 1 euro » de l’heure aux réfugiés
La mairie de Berlin propose aux réfugiés de se faire de l’argent de poche en plus de l’aide qu’ils perçoivent en travaillant dans les centres qui les hébergent.

L’Allemagne a vu arriver plus d’un million de réfugiés sur son territoire en 2015. Et rien que dans sa capitale, 43.000 d’entre eux ont élu domicile le temps que soit validé ou non leur demande d’asile. Organiser la mise à disposition de leur logement et leur apporter de quoi se nourrir nécessite une logistique bien huilée mais aussi des… bras. La mairie de Berlin a donc décidé de demander de l’aide à certains d’entre eux. Elle a ouvert 4.000 mini-postes d’intérêt général, rapporte Le Monde.
Sur la base du volontariat, des milliers de nouveaux arrivants travaillent donc dans les centres qui les hébergent. Ils aident à faire la cuisine, le ménage ou procèdent à de petits travaux d’entretien. En échange, ils reçoivent une rémunération de 1,05 euro de l’heure, en plus des 143 euros perçus d’office comme argent de poche à partir du moment où ils sont enregistrés auprès des services de l’Etat. S’ils font le choix de ce petit boulot, ils doivent travailler au minimum 20 heures par mois et au maximum 80 heures.
Objectif: 100.000 emplois d’intérêt général
A terme, la ministre allemande du Travail et des Affaires sociales Andrea Nahles espère créer, dans tous le pays, 100.000 emplois d’intérêt général réservés aux réfugiés. Un objectif qui semble très réaliste. A ce jour à Berlin, « il y a souvent plus de volontaires que de postes proposés », assure le quotidien du soir.
« Nègres » « franco-musulmans » le parti communiste dénonce les propos de Laurence Rossignol

L’épisode de la déchéance de la nationalité à peine refermé, le mauvais feuilleton aux relents racistes continue : Ce mercredi 30 mars, interrogée sur des maisons de mode qui commercialisent des voiles ou des foulards sur BFMTV, Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes a comparé les femmes qui choisissent de porter le voile aux « nègres américains qui étaient pour l’esclavage » en inventant, au passage, une nouvelle bi-nationalité : les franco-musulmans comme s’il existait des franco-juifs ou des franco-protestants.
Quelle ironie d’entendre de telles paroles d’une des fondatrices de SOS Racisme et alors que le gouvernement vient de lancer la campagne « Tous Unis Contre la Haine ?
Est-ce digne et juste venant d’une Ministre de la République qui se dit soucieuse de la condition des femmes musulmanes ?
Affirmer que la traite négrière, cet asservissement reconnu comme crime contre l’humanité ait pu se faire avec le consentement des victimes relève du négationnisme. Quelle terrible insulte pour des millions d’hommes, de femmes, d’enfants déportés, tués en masse et soumis aux travaux forcés ?
Quelle terrible comparaison pour ces femmes traitées une fois de plus en objets et non en sujets. La stigmatisation, la diabolisation des musulmans encore et encore !
Il est urgent que cela cesse !
Un candidat musulman à la mairie de Londres traité de « radical » et renvoyé à ses origines pakistanaises
A un mois de l’élection du maire de la capitale britannique, le candidat conservateur est accusé de vouloir instrumentaliser la question communautaire. Un moyen de rattraper son retard sur son adversaire, le travailliste Sadiq Khan?

La peur de l’islam comme argument de campagne? Le travailliste Sadiq Khan pourrait devenir le premier maire musulman de Londres aux élections du 5 mai. Alors ces derniers temps, Zac Goldsmith, le candidat conservateur à la mairie de Londres a infléchi sa stratégie et multiplie les insinuations basées sur les origines pakistanaises de son adversaire. Le député tory est même accusé de vouloir attiser des tensions supposées entre Londoniens d’origines ethniques et confessionnelles diverses: Anglo-Indiens contre Anglo-Pakistanais, hindous ou sikhs contre musulmans.
Dès janvier, Sadiq Khan reprochait à son adversaire de le qualifier de « radical« . L’expression table sur deux registres. Il s’agit de le disqualifier en insinuant une proximité idéologique avec le chef du Labour, Jeremy Corbyn, classé très à gauche. « Une contre-vérité, souligne Philippe Marlière, professeur de sciences politiques à l’University College de Londres. Sadiq Khan n’a jamais été proche de l’aile gauche du Labour. »
Mais le travailliste soupçonne surtout son adversaire d’utiliser le terme « radical » pour ce qu’il sous-entend lorsqu’il est attribué à un musulman: au mieux, une vision rigoriste de l’islam, au pire une connivence avec les extrémistes religieux. Sadiq Khan fait pourtant figure d’icône du cosmopolitisme et de la réussite sociale londonienne. Fils d’un chauffeur de bus et d’une couturière, il a fait des études d’avocat avant de rejoindre le gouvernement de Gordon Brown. Pro-européen, il s’est prononcé pour le mariage gay et s’est battu pour empêcher la fermeture d’un pub de sa circonscription populaire de Tooting, rappelle The Economist.
La campagne de Zac Goldsmith a pris un nouveau tour avec l’envoi de lettres et tracts ciblés. Ces derniers s’adressent d’abord aux « Indiens britanniques« , aux hindous originaires du Gujarat ou aux sikhs venus du Pendjab. En soi, rien de très anormal dans cette ville multiculturelle. Mais les libelles insistent en effet sur l’importance d’élire Zac Golsmith « au moment où il est nécessaire de protéger nos rues des attaques terroristes ».
Stéréotypes et préjugés
Dans une réponse envoyée au Premier ministre, Barbara Patel, une biologiste, regrette quant à elle d’avoir été ciblée en raison de son patronyme qui ferait d’elle une hindoue originaire du Gujarat, ce qu’elle n’est pas: « Vous avez essayé, à partir de ces présupposés ethniques, de m’effrayer afin de me convaincre de voter pour Zac Goldsmith » a-t-elle confié au Guardian.
Mais l’usage de l’enjeu communautaire a choqué jusqu’à une élue locale tory qui enjoint, dans le Daily Telegraph, le candidat de son parti à éviter la condescendance envers les minorités.
La stratégie de l’équipe de campagne de Zac Goldsmith n’a pas suffi à entamer l’avance dans les sondages de Sadiq Khan: mi-mars, il récolte 32% des intentions de vote contre 25% pour le conservateur, selon une enquête Yougov. Alors que les priorités des Londoniens sont le logement et les transports, ces manoeuvres pourraient même se retourner contre son auteur.
Selon des chercheurs americains, la laïcité à la française favoriserait la radicalisation

Les valeurs politiques et culturelles françaises jouent paradoxalement un rôle clé dans la radicalisation islamiste, affirment deux chercheurs aux États-Unis qui ont étudié la mouvance extrémiste sunnite autour du monde.
Les récents attentats de Bruxelles, précédés de ceux de Paris en janvier et novembre 2015, « illustrent une vérité troublante : le danger que posent les djihadistes est plus grand en France et en Belgique que dans le reste de l’Europe », écrivent William McCants et Christopher Meserole de la Brookings Institution, un prestigieux centre d’études américain.
De fait, « aussi bizarre que cela puisse paraître, quatre des cinq pays enregistrant les plus forts taux de radicalisation dans le monde sont francophones, dont les deux premiers en Europe », relèvent ces deux chercheurs dans un article intitulé « The French Connection », publié jeudi dans la revue Foreign Affairs.
Les deux auteurs ont étudié le contexte d’origine des étrangers ayant basculé dans le jihadisme, pour aboutir à cette conclusion « surprenante » : le premier facteur n’est pas qu’ils viennent d’un pays riche ou non ou d’un pays éduqué ou non; le premier facteur n’est pas non plus qu’ils soient eux-mêmes riches ou non, qu’ils aient un bon accès à l’internet ou pas. Le premier facteur est selon eux qu’ils proviennent d’un pays francophone ou qui a eu le français comme langue nationale.
L’explication qu’ils avancent se résume en trois mots : la « culture politique française ».
Laïcité plus « virulente »
« L’approche française de la laïcité est plus incisive que, disons, l’approche britannique. La France et la Belgique, par exemple, sont les deux seuls pays européens à bannir le voile dans les écoles publiques » , notent MM. McCants et Meserole.
Les deux chercheurs affirment se fonder sur les nombres de djihadistes rapportés à la population musulmane des pays observés. Ainsi, disent-ils, « par habitant musulman, la Belgique produit nettement plus de combattants étrangers que le Royaume-Uni ou l’Arabie Saoudite ».
Auteur de l’ouvrage « The ISIS Apocalypse » sur le groupe Etat islamique, William McCants est un spécialiste reconnu du monde islamique au sein du Center for Middle East Policy, spécialisé dans l’implication des États-Unis dans cette région. Il conseille d’autre part le département d’État américain sur les questions d’extrémisme religieux.
Face à ce cocktail mêlant culture politique française, urbanisation et chômage des jeunes, William McCants et Christopher Meserole concèdent en être réduits à une « conjecture » qu’ils développent ainsi :
« Nous supposons que lorsqu’il existe de fortes proportions de jeunes sans emploi, certains d’entre eux sont voués à la délinquance. S’ils vivent dans des grandes villes, ils ont davantage d’occasions de rencontrer des gens ayant embrassé une doctrine radicale. Et quand ces villes sont dans des pays francophones ayant une conception virulente de la laïcité, alors l’extrémisme sunnite apparaît plus séduisant ».