Cinq perquisitions administratives mais six portes enfoncées par erreur

photo-d-archive-le-progres-1449259321La dernière perquisition en date a été menée le matin du mardi 24 novembre dans le quartier de « Guitard » au Puy-en-Velay. Elle a été entachée d’un « couac » puisqu’avant de fouiller l’appartement qu’ils ciblaient, les policiers se sont trompés d’étage dans l’immeuble et ont forcé la porte d’un appartement voisin… La perquisition menée finalement dans le logement ciblé n’a, par ailleurs, rien donné.

Le week-end précédent, dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 novembre, quatre perquisitions avaient déjà été réalisées à La Chomette, Bains et au Puy-en-Velay par les gendarmes. Ces derniers cherchaient un individu signalé en voiture dans les bois du secteur du Puy-en-Velay, le week-end des attentats, armé d’une kalachnikov.

L’arme en question avait été retrouvée : il s’agissait d’une réplique de AK-47 destinée à la pratique de l’airsoft. Une réplique de Beretta a également été découverte. En revanche, lors des perquisitions, le père du suspect a été placé en garde à vue quelques heures avant d’être relâché : un chargeur de pistolet-mitrailleur très ancien avait été découvert à son domicile.

Le Progres

Vincent condamné à sept ans de prison pour braquage

Le verdict est tombé ce vendredi dans l’après-midi à la cours d’assises de Dijon concernant l’affaire du braquage de La Roche-en-Brenil.

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Dans l’affaire du braquage insolite jugé depuis jeudi par la cour d’assises – la gérante du commerce avait mis en fuite son agresseur -, le verdict est tombé dans l’après-midi ce vendredi. L’accusé, Vincent Sommaro, a été condamné à sept ans de prison ferme.

Auparavant, l’avocat général avait requis douze ans de réclusion à l’encontre de Vincent Sommaro.

Bien Public

 

Une chaîne de supermarchés renonce au halal après des messages islamophobes

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La chaîne de supermarchés SPAR, l’une des plus importantes d’Autriche, a annoncé qu’elle mettait fin à un essai de vente de viande halal dans des magasins de Vienne après des critiques à caractère islamophobe sur les réseaux sociaux. « En raison d’accusations (infondées ! ) et d’une discussion véhémente sur Facebook, SPAR met fin à son expérience de vente de viande halal à Vienne », a annoncé l’entreprise jeudi sur son compte Facebook.

Ces attaques étaient encore visibles vendredi sur le compte de l’entreprise: « Et après ? On ne pourra faire ses courses qu’en burqa ou quoi ? « , disait l’un des commentaires.

« En tant que commerce au service de toutes les communautés en Autriche, nous sommes tristes et choqués par le ton de cette discussion et nous avons décidé de prendre les mesures nécessaires », explique l’entreprise.

SPAR, enseigne de grande distribution d’origine néerlandaise, avait commencé le mois dernier à vendre deux produits à base de viande halal, un « test » mené dans vingt supermarchés de Vienne, installés dans des quartiers à forte population musulmane.

Mais la page Facebook de l’entreprise a été inondée de commentaires critiquant cette initiative et dénigrant l’islam, l’immigration et le multiculturalisme.

« Le halal, c’est tout ce qu’implique l’islam: brutalité, mépris pour la vie et intolérance pour tous ceux qui pensent ou croient différemment », accuse un autre internaute.

De nombreuses critiques s’en prennent aussi au mode d’abattage rituel des animaux, jugé cruel.

« Cela ne nous réjouit pas mais il semble que l’Autriche n’est pas encore prête pour quelque chose comme ça », a observé une porte-parole de SPAR.

La communauté juive d’Autriche s’est déclarée vendredi choquée par cette « campagne de haine » qui « rappelle l’argumentaire antisémite contre la viande casher ».

La Libre

Marc, braqueur multirécidiviste, condamné a 10 ans de prison

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Muet comme une carpe durant toute l’instruction et son premier procès, Marc Beauvineau a parlé ce lundi, s’est expliqué, a reconnu les faits et, forcément, cela change pas mal de choses au moment de l’addition. Sa peine a hier largement été revue à la baisse.

Ce mardi, la cour d’assises en appel de Meurthe-et-Moselle, présidée par Catherine Hologne, a en effet condamné ce braqueur multirécidiviste, auteur de quatre vols à main armée dans les Vosges en janvier 2011, à 10 années de réclusion criminelle.

Marie-Claude Weiss rappelle que Beauvineau a déjà été condamné à deux reprises par une cour d’assises pour des braquages. « La justice lui a déjà tendu de nombreuses perches. Elle a prononcé des confusions de peines, lui a accordé une permission de sortie qu’il a mise à profit pour refaire des vols à main armée… Il parle d’une vie gâchée mais c’est de son propre fait ».

Un peu plus tôt dans la journée, Steve Rémy, avec lequel il avait commis ces quatre braquages mais qui, lui, n’avait pas fait appel de sa condamnation à 12 ans (pour un total de 11 faits), était venu apporter son écot à la défense de Beauvineau : « On s’est connus en détention, à Toul. En fait, il ne voulait plus faire de braquages, c’est moi qui lui ai demandé ».

Vosges Matin

Avec l’argent de la quête, un prêtre italien payait le botox de sa maman

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L’homme est actuellement poursuivi pour détournement de fonds après avoir dilapidé près de 100 000 euros destinés au pauvres en dîners mondains et produits de beauté pour sa mère à qui il a offert plusieurs opérations de chirurgie esthétique. 

A sa mort en 2014, un très généreux pharmacien de la ville de Padoue (Nord-Est) a légué la somme de 14 millions d’euros à l’église. L’argent était destiné à la branche locale de Caritas, une organisation caritative catholique, qui fourni de l’aide humanitaire aux plus démunis.

Mais un prêtre de 57 ans officiant dans la commune de Legnaro et qui avait reçu la responsabilité de redistribuer l’argent a visiblement décidé que c’était là une occasion de se faire plaisir et s’est carrément laissé aller.

Plutôt que d’aider les pauvres, l’homme s’est avidement emparé du magot à ses fins personelles et pendant quelques temps a mené une vie de pacha, s’offrant notamment une voiture de luxe, un scooter, des vacances dans les montagnes des Dolomites et sous le soleil de Sicile, des équipements sportifs et surtout, une grande quantité de produits cosmétiques pour sa mère, a rapporté Il Corriere del Veneto.

Ses homologues ont néanmoins fini par remarquer ce changement soudain de train de vie et ont alerté la police qui a interpelé l’homme d’église, nommé par les journaux locaux uniquement comme «LS».

Il a été placé en garde à vue et poursuivi pour détournements de fond. En quelques mois, il a eu le temps de dilapider près de 100 000 euros.

Le reste de l’argent a été saisi par la police en attendant la fin de l’enquête.

RT

Syrie : Raghat, 5 ans, tuée par les bombardements russes alors qu’elle rendait visite à ses grands parents

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La mère dévastée d’une fillette de cinq ans tuée dans une frappe aérienne Russe en Syrie, a raconté comment des vacances en famille pour voir les grands-parents, sont transformées en un massacre ou elle a perdu trois êtres chers.

Suheer, a parlé à The Guardian depuis la Turquie, où la famille s’est réfugiée.

Sa fille, Raghat, est morte dans les bombardements russes en Octobre dernier, aux côtés de son grand-père et de son cousin.

La famille a fui le conflit brutal pour vivre en Turquie depuis 2011, mais elle est revenu en Syrie pour une brève visite chez les grands-parents de Raghat pour l’Aïd, dans une zone tenue par les rebelles.

« Nous étions censés rentrer à la maison le lendemain »

Raghat avait été faire des courses avec sa tante, quand elles sont retournées à la maison de ses grands-parents dans la ville de Habeet, dans la province d’Idlib, où elle mourra une heure plus tard.

Des clichés de la fillette montent les derniers moments de la petite fille, posant joyeusement dans une nouvelle robe et un nouveau bracelet.

Peu de temps après, la famille a entendu des avions militaires approcher et la grand-mère s’est réfugiée avec sa petite fille dans un abri se trouvant dans le jardin, puis l’a confié à son cousin pour la mettre en sécurité.

La grand-mère a survécu avec des blessures graves et des brûlures, mais son mari a été trouvé au dernier étage de l’immeuble avec une blessure fatale, il est mort à l’hôpital.

Raghat a été trouvé avec de graves blessures sur son crâne, entre les bras de son cousin Ahmed. La famille pense qu’il a essayé de protéger la petite fille et il est mort instantanément.

Sa mère était dans une autre partie de la maison lorsque le missile a frappé et a survécu.

Ces bombardements sont survenus le 1er Octobre, deux jours seulement après que l’armée russe a commencé sa campagne de bombardement en Syrie.

L’enquête sur la mort de Raghat a été mené par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ainsi que des militants dans la région et d’autres groupes qui distinguent les frappes aériennes russes par la formation et l’altitude de plans, ainsi que les munitions utilisées.

L’Observatoire a rapporté que trois civils ont été tués dans la région de Habeet dont la fillette de cinq ans.

Independent

 

Terrorisme, mass shooting, la question du privilège blanc aux États Unis

Charleston Shooting

Vendredi après-midi, un homme blanc du nom de Robert Lewis Dear attaque un planning familiale à Colorado Springs. Il tue trois personnes et en blesse 11 autres. L’une des victimes est un officier de police.

Dans la fusillade qui dure plusieurs heures Robert utilise plusieurs armes a feu, il est cependant capturé vivant. L’attaque sur le planning familial fait partie d’un ensemble plus large de violences terroristes d’extrême droite contre les centres IVG.

Robert Lewis Dear n’est pas le seul individu à avoir commis ce type de crime en s’en sortant indemne. James Eagan Holmes a tué 12 personnes et blessé 70 autres dans une salle de cinéma du Colorado. Il n’a pas été tué par la police. Jared Lee Loughner a tiré sur 18 personnes, tuant six d’entre elles lors d’un rassemblement du parti démocrate . Il a été pris vivant par la police.

Les Blancs ont également le privilège unique de parader en public armés jusqu’aux dents sans la moindre conséquence. Des milices islamophobes vont jusqu’à harceler les musulmans devant les mosquées. Cliven Bundy, Un éleveur du Nevada qui refusait de payer ses taxes de pâturage, a même utilisé une milice armée pour s’opposer aux agents fédéraux venus l’arrêter.

Et dans le cas de Dylann Roof, suprémaciste blanc qui a tué neuf noirs Américains dans l’église épiscopale méthodiste africaine Emanuel à Charleston, la police l’a arrêté sans incident et l’a même emmené au Burger King pour manger.

En revanche, les personnes noires et basanés ne sont pas traités avec tant de délicatesse par la police américaine. Les musulmans et arabes-américains n’ont pas plus de chances d’être traités comme Robert Lewis Dear, Jared Lee Loughner, ou James Eagan Holmes.

Quand un blanc commet une fusillade il est qualifié de « tireur isolé», «malade mental» ou «déséquilibré». Les hommes blancs commettent la grande majorité des fusillades de masse et actes terroristes aux États-Unis. Pourtant, ces actes ne sont jamais considérés comme collectifs.

Cependant, quand un «arabe» ou un «musulman» commet un crime, le dit événement est traité par le prisme blanc comme l’acte d’une population entière et le qualifie de «terrorisme musulman. »

Salon

Romain jugé pour meurtre et vol

Romain Ciprut, jugé pour meurtre et vol par la cour d’assises de Seine-Maritime depuis lundi, a été reconnu coupable de coups mortels et condamné à seize ans de réclusion criminelle hier.

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«Qu’est ce qui l’a amené à commettre ces faits ? » s’interroge l’avocat général de la cour d’assises de Seine-Maritime, qui jugeait depuis lundi Romain Ciprut, pour le meurtre de Mickaël Augusto en août 2013 au Havre. Les experts ont précisé une partie un plus sombre, l’addiction au shit, la personnalité encline à la manipulation, le manque d’empathie ».

« Que s’est-il passé le 8 août ? »

La dispute éclate, l’accusé prend le couteau, frappe à la poitrine, la victime s’effondre au sol, perd beaucoup de sang, crie au secours, et pour la faire taire, Romain Ciprut lui donne trois coups de pieds à la tête.

Puis il s’empare du téléphone portable et fuit. Le lendemain il revient pour nettoyer les traces de son passage mais trouve porte close.

Paris Normandie

Florian vole du carburant en échange d’un scooter

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Le 10 juin dernier à Sotteville-lès-Rouen, le hasard fait bien les choses. Florian J. a grande envie d’un scooter. Morgan M. en a justement un sous la main, ainsi qu’une idée derrière la tête. Il sait que le jeune homme rêvant du deux-roues possède des qualités nécessaires à l’exécution de son plan. Il est paumé, fauché et influençable. Morgan lui suggère alors un arrangement : il se propose d’accepter un paiement en liquide, en essence plus précisément.

Une fine équipe se constitue donc avec Florian J., 19 ans, Morgan M., 21 ans, ainsi que deux mineurs. Le carburant ne poussant pas sur les arbres, le futur acquéreur du scooter va le puiser tout au fond de plusieurs camions d’une même société. Il remplit de nombreux bidons avec et en profite pour faire le plein du véhicule de son arrangeant vendeur.

Les quatre jeunes se disent alors qu’il est dommage de s’en arrêter là. Hausse du prix des métaux oblige, ils font un arrêt sur un chantier pour dérober quelques mètres de câbles électriques.

Pendant que les deux mineurs aident Morgan M. à ne pas perdre le fil de cuivre, Florian J., en ayant assez fait, se contente de faire le guet. Mal lui en prend, car la police décide justement de faire une ronde dans ce secteur. Le flair des agents leur indique que ce jeune homme à quelque chose à leur cacher. Leur odorat confirme l’hypothèse, le suspect sent l’essence à plein nez.

Paris Normandie

Jean-Luc tire sur son voisin car il lui a reproché de faire trop de bruit

Un homme de 60 ans a tiré sur son voisin avec lequel il ne s’entendait pas, près de Dieppe. Il est jugé devant la cour d’assises.

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Un sexagénaire Jean-Luc André comparaît à partir d’aujourd’hui et jusqu’à vendredi devant la cour d’assises de Seine-Maritime pour des violences volontaires.

Le 15 mai 2009, vers minuit et demi, les policiers dieppois interviennent à Rouxmesnil-Bouteilles, près de Dieppe pour un homme qui vient d’être blessé par arme à feu. La victime explique aux policiers qu’un peu plus tôt dans la soirée, son voisin, l’accusé, lui aurait reproché de faire trop de bruit dans son mobile-home, situé à côté.

Le sexagénaire aurait alors pris un fusil de chasse et fait feu en direction des jambes de la victime. Ce dernier risque d’être handicapé à vie. Il a eu trois fractures à la jambe gauche et a perdu un fragment de 3 cm au tibia. Le soir des faits, il a été retrouvé allongé au sol, la cheville en sang.

Paris Normandie

Daniel, condamné pour avoir égorgé une septuagénaire après l’avoir cambriolé

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Daniel Trey, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle dans la nuit de lundi à mardi pour le meurtre en 2001 d’une septuagénaire à Eysus dans les Pyrénées-Atlantiques. Ce drame a été élucidé douze ans après grâce aux révélations de sa complice et ex-épouse qui le faisait chanter. Jugée à ses côtés par la Cour d’assises de Pau, cette dernière a été condamnée à 13 ans de réclusion criminelle.

Marguerite Lagrave, 78 ans, avait été retrouvée morte à son domicile d’Eysus, près d’Oloron-Sainte-Marie, en novembre 2001, avec de multiples traces de coups au visage et deux plaies d’égorgement à l’arme blanche. Tous ses biens de valeur avaient été volés. Les enquêteurs n’avaient pas élucidé ce meurtre et une ordonnance de non-lieu avait été prononcée en septembre 2005.

Daniel Trey avait reconnu avoir cambriolé le domicile de la septuagénaire et l’avoir tuée après avoir « paniqué ». Il avait également déclaré que son ex-épouse « se trouvait avec lui au moment des faits, qu’elle était restée dans la voiture, mais l’avait aidé à faire disparaître les indices » et l’arme du crime.

Daniel Trey, aujourd’hui âgé de 41 ans, avait été mis en examen pour « meurtre précédé, accompagné ou suivi, d’un autre crime » et Karine Barboure, coiffeuse âgée de 39 ans, pour « complicité de vol avec arme » et « tentative d’extorsion », en raison du chantage qu’elle avait exercé sur son ex-mari.

Europe 1

Le CRIF appelle a faire barrage au FN et dénonce les velléités de suprématie d’une France chrétienne

DINER1

Les responsables de la communauté juive en Provence-Alpes-Côte d’Azur ont appelé jeudi à faire barrage aux régionales à la liste Front national de Marion Maréchal-Le Pen, en tête dans les sondages.

« Nous n’avons pas la bêtise de croire que nous ne faisons pas partie du lot des personnes que (le Front national) exclut », a déclaré la présidente régionale du Crif, Michèle Teboul, dont l’organisation a reçu les deux principaux concurrents de la candidate FN, le socialiste Christophe Castaner et Christian Estrosi (Les Républicains).

« Mme Maréchal-Le Pen base son discours sur la suprématie d’une France chrétienne où nous, juifs, ne trouverions pas notre place. (…) Nous ne sommes pas dupes. Si les musulmans n’étaient pas là, ce seraient les juifs qu’elle exclurait », a-t-elle poursuivi, lors d’une conférence de presse à Marseille.

« Pas une voix juive ne doit se porter sur le Front national », a complété William Labi, président délégué du Consistoire, lors de cette conférence à laquelle assistait également le grand rabbin de Marseille.

« Pour l’instant, les juifs ne sont pas visés (par le FN), ce n’est pas pour autant que nous ne devons pas le combattre », a déclaré Élie Benarroch, président du Fonds social juif unifié (FSJU). « En tant qu’individus, démocrates, juifs, nos valeurs sont opposées à celles du Front national. » « Il se peut qu’une infime minorité » de Français juifs soient séduits par le discours du Front national, notamment sur l’islam, mais les représentants de la communauté estiment qu’en « aucun cas,il ne faut se jeter dans les bras » de ce parti, a ajouté Élie Benarroch.

Au niveau national, le Crif a appelé après les attentats les « Français à se rendre massivement aux urnes » et a rappelé « sa position de rejet de l’extrême droite (en particulier du Front national) et de l’extrême gauche, dont les valeurs sont contraires à notre pacte républicain ».

Le Point

Jean-Philippe, multirécidiviste, condamné pour la 24ème fois

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« AU BOUT D’UN MOMENT, on en a ras-le-bol, c’est aussi pour ça que je suis venu aujourd’hui.

Nous avons été victimes de douze vols en six ans, avec les difficultés que cela suppose pour retrouver une assurance. Pour une fois qu’on arrive à trouver un coupable, je voulais le voir en face. »

Ce garagiste n’est que l’une des vingt parties civiles du dossier. Une affaire pour laquelle Jean-Philippe Vissant, 29 ans, doit répondre de 25 délits et infractions. Dont onze vols, cinq faits de violences – dont deux sur sa compagne -, des destructions de véhicules par incendie, des menaces, des délits de fuite…

Le tout commis entre juin 2014 et fin août 2015 à Saône, Rurey, Busy, Mamirolle, Pugey, Épeugney… Sachant, comme le rappelle le procureur Margaret Parietti avant de requérir quatre ans ferme, qu’« en treize ans de délinquance continue, les tribunaux ont prononcé à son encontre sept ans et huit mois d’emprisonnement ferme. Qu’il a fait l’objet de cinq mandats de dépôt et d’un mandat d’arrêt ».

Et le parquet de poursuivre : « Ce qui m’inquiète, c’est son comportement. Il est arrivé à l’audience les mains dans les poches. Détendu. Il n’a jamais travaillé de sa vie. C’est un boulet pour la société ! Et s’il ressort demain, il recommencera. Car il ne semble pas prêt à se remettre en question ».

Le prévenu, en effet, ne reconnaît rien, en dehors des coups sur sa compagne.

Le stock-car avec son véhicule dans les voitures de personnes qui ne lui revenaient pas ? « C’est pas moi. » Le fait qu’on ait retrouvé son ADN dans les vestiaires d’un club de foot qui venait d’être cambriolé ? « Je ne sais pas. » Les victimes qui le désignent formellement ? « Ça se peut mais c’est pas moi ! »

Le tribunal a relaxé Jean-Philippe Vissant pour huit faits « au bénéfice du doute ». Reconnu coupable des dix-sept autres, il a été condamné à quatre ans dont un avec sursis et mise à l’épreuve. Déjà incarcéré depuis trois mois dans le cadre d’une autre affaire, il devra donc purger trois ans supplémentaires.

Est Républicain