Valentine Zuber : «Le laïcisme tend à amoindrir nos libertés»

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Universitaire, historienne, directrice d’Etude à l’Ecole pratique des hautes études et auteur de Le culte des droits de l’homme (Gallimard), Valentine Zuber sera présente au Collège des bernardins le 8 avril dans le cadre d’une conférence sur la «Transmission religieuse en Méditerranée» au Collège des bernardins le 8 avril. Zaman France l’a interrogé sur le durcissement d’une partie de la gauche sur la question laïque observée dernièrement au sein du mouvement du Printemps républicain.

Comment comprendre ce durcissement idéologique d’une partie de la gauche observé au sein du mouvement du Printemps républicain qui n’hésite plus à promouvoir l’interdiction de mères voilées à des sorties scolaires ou qui, à l’instar de Élisabeth Badinter, appelle à ne plus avoir peur d’être taxé d’islamophobe ?

Il y a toujours eu deux compréhensions du rapport à la religion dans la gauche républicaine dès la fin du 19es. En premier lieu, au moment de la discussion sur la loi de 1905. Une partie des Républicains de gauche comme Émile Combes étaient favorables à une prééminence de l’État sur les religions, comprise au sens précis d’un contrôle de l’État sur les religions. Cette partie de la gauche diffusait des discours anticatholiques et anticléricaux dans une perspective gallicane et sur la base du slogan voltairien «Écrasons l’infâme», pouvant aller jusqu’à l’interdiction du religieux.

Le religieux était à leurs yeux dangereux politiquement et il fallait donc l’encadrer par la loi comme la loi sur les congrégations en a offert un exemple. Une autre partie de la gauche, plus conciliante, est dans l’apaisement depuis l’affaire Dreyfus et les lois combistes. Il fallait, selon elle, aboutir à une paix entre l’Église et l’État. Jean Jaurès, Aristide Briand, Ferdinand Buisson, sont des personnalités de la IIIe république qui s’inscrivent dans cette philosophie laïque qui s’était incarnée dans un texte d’apaisement, le pacte laïque.

C’est leur vision qui l’a d’ailleurs emporté avec la loi de 1905 qui promeut la liberté religieuse tout en séparant les deux ordres de l’Église et de l’État. Il y a toujours eu une gauche anticléricale qui voyait la religion comme hostile au progrès et une autre favorable aux libertés religieuses. Au moment de 1905, il y a eu un affrontement très vif là-dessus. C’est cette fracture qui renaît actuellement. La réactivation a été faite autour de la visibilité du voile et des attentats. Les partisans de la laïcité d’apaisement sont taxé de ventre mou.

Laquelle de ces tendances est aujourd’hui prédominante au sein de la gauche et du Parti socialiste ?

En fait, il y a une différence notable entre le bruit des uns et des autres et leurs représentativité. Les tenants d’une laïcité dure, d’un certain laïcisme sont plus bruyants que les autres en faisant appel à des procédés rhétoriques démagogues. Patrick Kessel du Comité laïcité république a dernièrement tenu un discours violent en évoquant des méthodes dignes des procès de Moscou à propos de Jean-Louis Bianco, le président de l’Observatoire de la laïcité. Il le taxe de communautariste alors que lui serait universaliste.

A propos de la laïcité, on ne sait plus très bien à quel saint se vouer, tant les définitions se sont multiplié ces dernières années ?

On peut clarifier cela. La laïcité est un principe juridico-politique destiné à réguler l’État de droit et les mouvements religieux et qui a pris une forme précise en France.. Ce qui est en cause dans ce débat c’est la laïcité philosophique qui devient une idéologie car seul l’État doit être laïque. Les adeptes du laïcisme défendent une laïcité «valeur» de la République qui prétend s’imposer à la société et aux personnes. Ceux qui se prétendent des laïcs purs considèrent que la laïcité est en danger. Ils ne pensent pas à la laïcité de l’État mais à l’expression de la religion dans l’espace publique et à l’islam bien entendu. Cette laïcité radicale, qui prétend s’appliquer aux personnes individuelles, est une laïcité qui tend à amoindrir nos libertés.

Cette ligne laïciste ne sépare plus la gauche socialiste de mouvement politique comme Les républicains ou le Front national. La tradition de la gauche laïque à la Jules Ferry a-t-elle disparu ?

Non et Jean Louis Bianco en est un excellent exemple. Il aurait été seul dans son camp s’il avait été démis, même si ses soutiens ne se sont peut-être pas exprimés assez forts ou n’auront pas été repris toujours par la presse. Une partie de la gauche est aux côtés de Bianco. Il a été soutenu sans réserve par les universitaires qui travaillent sur ce sujet, très loin des discours du comité Laïcité république qui flirtent avec l’instrumentalisation qui en a été faite par le FN.

Zaman

9 ans de prison pour Jimmy Teyssier le violeur d’une joggeuse

Après plus de deux heures de délibérations, la cour et les jurés ont reconnu Jimmy Teyssier coupable du viol d’une jeune femme qui faisait du jogging dans un bois de La Ricamarie le 12 avril 2014.

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Après plus de deux heures de délibérations, la cour et les jurés ont reconnu Jimmy Teyssier coupable du viol d’une jeune femme qui faisait du jogging dans un bois de La Ricamarie le 12 avril 2014.

Le jeune accusé de 26 ans, qui avait reconnu les faits dès son interpellation, a été condamné à neuf d’emprisonnement et un suivi judiciaire de cinq ans avec obligation de soins.

Le Progres

Cédric, condamné pour avoir frappé des pompiers et des policiers

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Cédric Mathieu, un Sézannais de 20 ans, était déjà bien imbibé d’alcool dans la soirée du samedi 19 mars lorsqu’il a ingurgité les quelques grammes de champignons hallucinogènes qui ont achevé sa soirée à Fère-Champenoise.

Alors qu’il participait à une soirée chez une amie, le prévenu s’éclipse quelques minutes pour aller retirer de l’argent. Après trois échecs successifs pour entrer son code, sa carte est avalée par l’automate. C’est ce moment que choisit Cédric Mathieu pour ingurgiter une partie des trois grammes de champignons hallucinogènes qu’il a achetés quelques jours plus tôt.

Les psychotropes faisant leur effet, il retourne à la soirée, où, devant son état, quelqu’un appelle les pompiers et les gendarmes pour prendre en charge le mycophile à la dérive.

À la vue des uniformes, Cédric Mathieu, s’emporte, insulte et frappe à tout va : un coup de poing pour un pompier, un coup de boule pour un gendarme. Il termine sa nuit en garde en vue.

« C’est devenu une crainte pour nous d’être appelé pour être agressé », a regretté un membre du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de la Marne, venu se porter partie civile à l’audience.

Pour l’ensemble de son œuvre, le tribunal de Châlons a condamné Cédric Mathieu à une peine de huit mois de prison dont quatre avec sursis. La révocation de trois précédents mois de sursis ajoute trois mois et demi de prison ferme à sa peine. Le tribunal a par ailleurs condamné Cédric Mathieu à verser 600 euros aux pompiers ainsi que 400 euros au Sdis.

L’Union

Clinton et Trump s’affrontent pour savoir qui fait le plus allégeance à Israel

Chacun a affirmé ses positions devant le puissant groupe de pression juifaméricain Aipac. La candidate à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine Hillary Clinton et son rival républicain Donald Trump se sont affrontés lundi à propos d’Israël.

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Les Etats-Unis comptent selon diverses estimations entre cinq et six millions de juifs américains, soit la plus grande communauté juive après celle d’Israël, et cet électorat, que l’on dit souvent acquis au camp démocrate, reste déterminant pour tout prétendant à la présidence américaine.

«Oui, nous avons besoin de constance, pas d’un président qui dit qu’il est neutre le lundi, pro-Israël le mardi, et on ne sait pas quoi d’autre le mercredi parce que tout est négociable. (…) La sécurité d’Israël n’est pas négociable», a attaqué Hillary Clinton devant la conférence annuelle du groupe de pression pro-israélien Aipac.

Trump veut «démanteler l’accord catastrophique» avec l’Iran

«Quand je serai président, il en sera fini des jours où l’on traitait Israël comme un citoyen de seconde zone», a promis le fantasque milliardaire, originaire de New York où résident de très nombreux juifs américains.

Il a été particulièrement applaudi lorsqu’il a brisé un tabou sur le conflit israélo-palestinien en s’engageant, s’il est élu, à reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu et à transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la Ville sainte. Donald Trump a également juré de «démantelerl’accord catastrophique» scellé en juillet entre les grandes puissances et l’Iran sur son programme nucléaire et a accusé Barack Obama d’avoir «peut-être été la pire chose qui soit jamais arrivée à Israël».

«Pour la sécurité d’Israël et du monde, nous avons besoin d’une Amérique qui reste un leader mondial respecté, engagé dans la défense et la promotion de l’ordre international», a martelé la dirigeante. Alors que son successeur au département d’Etat, John Kerry, s’était cassé les dents en 2014 sur un accord de paix israélo-palestinien, Hillary Clinton a réaffirmé qu’elle voulait une solution à «deux Etats» et a promis de «poursuivre des négociations directes».

«Personne n’est plus pro-Israël que moi»

Sans le dire, Donald Trump a affiché de fait la même position. A l’instar des administrations américaines successives, il a plaidé lui aussi pour un «accord entre Israéliens et Palestiniens» vers une solution à deux Etats. «Personne n’est plus pro-Israël que moi. Nous devons protéger Israël», a lancé le favori républicain.

L’extrême laïcité du « Printemps républicain »

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Dimanche, le lancement du « Printemps républicain », sous l’égide de Laurent Bouvet et de personnalités proches du PS, a surtout rassemblé – derrière la bannière de la « laïcité offensive » – les partisans d’une gauche autoritaire et intolérante.

Hier, 20 mars, se tenait à la Bellevilloise à Paris la première réunion du « Printemps républicain », orchestrée par Laurent Bouvet, auteur de L’insécurité culturelle. Sortir du malaise identitaire français, ouvrage dont Roger Martelli avait regretté que, loin d’éloigner la gauche du « piège identitaire », il tendait à l’y précipiter.

À l’origine, un manifeste prétendument apolitique, intitulé « Manifeste pour un Printemps républicain », publié début mars par Marianne ainsi que par Causeur, signé par des « personnalités de gauche qui veulent défendre la laïcité […] face aux attaques contre la République ». Ils entendent en faire « un lieu de débat et de pluralisme dans le cadre accepté par tous les participants du manifeste », un « mouvement du bas [qui] ne part pas des institutions mais de la société civile ». La liste des signataires donne des indications sur le « bas » dont il s’agit.

Pour la caution « de gauche », les signatures de quelques élus et figures du PS (dont les frondeurs Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, ainsi que Fleur Pellerin ou Frédérique Calendra, maire du 20e arrondissement de Paris), d’EE-LV ou encore et du PCF pouvaient faire leur effet. Il en est d’autres plus embarrassantes, comme celle d’Élisabeth Badinter, qui affirme à Marianne avoir retrouvé dans ce manifeste « l’expression politique de la troisième voie », entre « d’un côté, le racisme qui diabolise les Arabo-musulmans, et, de l’autre, le déni pratiqué par les islamo-gauchistes à l’égard de la montée en puissance de l’islamisme radical ». Si l’usage de l’expression « islamo-gauchistes » ne suffisait pas, Élisabeth Badinter juge que « Manuel Valls défend la même République que les signataires du Manifeste »

Une laïcité agressive

Que propose cette gauche républicaine et laïque ? Selon celle-ci, la France est menacée par les religions, les journalistes, les politiques, tous ceux qui, par idéologie ou par « déni », en veulent à la laïcité. Car nous aurions abandonné les valeurs nationales, à commencer par cette laïcité « remise en cause de toutes parts, manipulée à des fins politiques par certains, attaquée à des fins religieuses par d’autres, ignorée de beaucoup par indifférence, elle ne semble plus défendue que par quelques-uns, dont nous sommes, bien évidemment ».

Dans ce manifeste, on peut aussi lire ceci : « L’extrême droite comme l’islamisme politique sont à la manœuvre pour tenter de jouer avec les peurs et les tensions qui traversent la société française. » On pourrait donc s’attendre à un front républicain contre deux extrémismes : le FN et l’islamisme radical. Sauf que le FN fait figure de grand absent parmi les cibles désignées, malgré tout ce qu’il y aurait à dire sur le parti d’extrême droite et la laïcité. Mais non. Il semble moins grave d’attaquer la laïcité au nom de l’héritage judéo-chrétien qu’avec une barbe et une djellaba.

Car nous arrivons au problème numéro un en France, très abordé ce dimanche par les orateurs du « Printemps » : le voile. Au passé le débat sur le voile à l’école, le voile dans les administrations, les candidates ou élues voilées, etc. Désormais, il faut bannir le voile partout, dans les places, les rues, dehors, partout. « Toute discrimination à raison de l’identité de la personne est par définition antirépublicaine et antilaïque », était-il pourtant écrit dans le manifeste, qui affirme aussi lutter contre le racisme ou l’antisémitisme. Las, le combat semble surtout porter contre le concept d’islamophobie [1].

Et, incidemment, au cours d’une soirée où se croisent Richard Malka, Gilles Kepel, Patrick Kessel, Marc Cohen, Gilles Clavreul ou Fadela Amara, on se croit revenu en janvier 2015, quand Fox News évoquait les « no go zones », endroits où la charia régnerait à Paris (le conducteur de bus qui s’exprime ci-dessous désigne cependant ses collègues, pas les passagers).

Derrière la laïcité, le Printemps républicain ne proposerait-il que rejet de l’autre, préjugés et autorité ? Ironie du sort, le jour même, le gouvernement lançait sa campagne « Tous unis contre la haine » avec ce message : « Le racisme, ça commence par des mots. Ça finit par des crachats, des coups, du sang ».

De la République à la Nation

Très vite, le discours ne porte plus tant sur la République et ses valeurs à défendre, que sur l’idée d’appartenance à un pays, une histoire, une nation.

Fleur Pellerin avait souhaité « ne pas dépassionner le débat mais le poser de manière sereine ». Raté. Nadia Remadna, de la Brigade des mères de Sevran, estime que « nos banlieues sont islamisées et arabisées ». Finalement, dans le brouhaha et l’excitation ambiante, un homme, Mehdi Ouraoui, membre du conseil national du PS, a émis sur Twitter ce propos mesuré et apaisant :

Sauf que les mots « commun » ou « ensemble », ne semblent pas faire partie de la terminologie du Printemps républicain. Un mouvement pourtant si accueillant.

Regards

Allemagne : des réfugiés syriens sauvent la vie d’un candidat néo-nazi

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Changera-t-il d’opinion après cette mésaventure ? Stefan Jagsch, un candidat aux élections municipales à Altenstadt (Allemagne), a survécu à un accident de la route mercredi dernier, rapporte le quotidien Frankfurter Rundschau. Comble de l’ironie, ce responsable du parti néonazi NPD a été secouru par… des réfugiés syriens.

Un signe du destin ?

Le jeune homme de 29 ans s’est violemment encastré dans un arbre après une sortie de route, a confirmé un pompier. Heureusement pour lui, deux migrants qui étaient présents sur les lieux de l’accident se sont empressés de le sortir de la carcasse du véhicule, lui sauvant la vie. Ils lui ont ensuite prodigué les premiers soins jusqu’à l’arrivée des secours.

En janvier dernier, Stefan Jagsch avait fait polémique en qualifiant les réfugiés de « primates hors-la-loi » lors d’un rassemblement. Le parti NPD est connu pour être notoirement raciste, antisémite et révisionniste et fait actuellement l’objet d’une procédure d’interdiction sur le sol allemand.

La Depeche

Un groupe d’extrême droite s’en prend à une mosquée après les attentats de Bruxelles

En réaction aux attentats de Bruxelles, un collectif radical d’extrême droite espagnol a lancé hier soir des feux de Bengale en direction d’une mosquée de Madrid, la plus importante de la capitale. Une attaque qu’il a qualifiée d’action « contre l’islamisme radical ». La police a ouvert une enquête.

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En réaction aux attentats de Bruxelles, un collectif radical d’extrême droite espagnol a lancé hier soir des feux de Bengale en direction d’une mosquée de Madrid, la plus importante de la capitale. Une attaque qu’il a qualifiée d’action “contre l’islamisme radical”. La police a ouvert une enquête.

Il n’aura fallu que quelques heures après les attentats de Bruxelles hier, pour que se fasse l’amalgame entre islam et islamisme. Derrière cet amalgame, un collectif espagnol d’extrême droite, Hogar Social Madrid Ramiro Ledesma, basé comme son nom l’indique dans la capitale d’Espagne.

Plusieurs de ses membres radicaux ont lancé des fusées à proximité de la plus importante mosquée de la capitale, la Mezquita Omar de Madrid située au bord du périphérique.

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Ils ont aussi accroché un panneau sur une passerelle au-dessus du périphérique, sur lequel on pouvait lire “Aujourd’hui Bruxelles, demain Madrid ?”

Sur son compte Twitter, ce groupe, que des médias espagnols présentent comme néonazi, explique qu’il s’agit d’une action “contre l’islamisme radical”, après les attentats perpétrés ce mardi à Bruxelles.

Yahoo

Amaury, le jeune étudiant reconnaît le meurtre de son bébé

C’est d’une voix tremblante qu’un jeune étudiant, jugé devant la cour d’assises du Gard à Nîmes, a reconnu pour la première fois lundi à l’ouverture de son procès, avoir tué son bébé de huit mois.

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«Oui, oui, oui», a répondu Amaury Maillebouis à la présidente Geneviève Perrin qui lui demandait s’il reconnaissait les faits.

Le jeune homme, aujourd’hui âgé de 25 ans, est accusé d’avoir, lors d’une dispute avec son ex-compagne, Marine, le 7 août 2012, pris leur fils Ambroise par la jambe et projeté sa tête au moins à deux reprises sur le sol, lui fracassant le crâne.

La querelle avait éclaté auparavant entre les deux jeunes gens, qui s’étaient connus sur les bancs de la faculté de Tolbiac à Paris et s’étaient séparés en mai 2012 sur fond de profonds désaccords à propos de l’éducation du petit garçon, né le 6 décembre 2011.

Marine, arrivée le matin même dans la maison du père d’Amaury à Bessèges (Gard), avait reproché au jeune homme d’avoir emmené leur fils en promenade sans lui mettre ni chapeau, ni crème. Le jeune homme, qui tenait l’enfant dans ses bras, avait alors violemment repoussé la jeune mère qui tentait de lui prendre le bébé.

Le Parisien

 

Canada : des autocollants conseillent aux consommateurs de ne pas acheter les produits israéliens

Des stickers «Attention ! Ne pas acheter ce produit. Fabriqué en Israël, un pays qui ne respecte pas le droit international, la 4e convention de Genève et les droits de l’Homme» apparaissent dans les supermarchés canadiens.

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Les stickers sont distribués gratuitement par une association pour la justice et la paix au Moyen-Orient. Cette campagne a été lancée par l’association en réponse à un projet de loi voté par la chambre des communes le mois dernier.

Cette loi qui veut sévir contre les organisations, groupes ou individus canadiens soutenant la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS). BDS est un mouvement citoyen qui tente de faire pression sur Israël pour que celui-ci «se plie au droit international et aux droits des Palestiniens». Le mouvement est en faveur du boycott des produits et sociétés qui tireraient profit de la violation de ces droits. La campagne cible aussi des institutions culturelles et universitaires israéliennes.

En quelques semaines des autocollants ont été retrouvés sur des bouteilles de vin israélien à Vancouver, Calgary ou Alberta. Les sociétés visées ont enlevé les étiquettes et promis plus de vigilance. La Ligue de Défense juive du Canada a écrit au ministre fédéral de la sécurité, elle souhaite que ces personnes soient arrêtées car elles «dégradent volontairement des locaux commerciaux et empêchent les artisans d’exercer une activité normale».

RT

Au Brésil, une photo réveille le fantôme de la fracture sociale et raciale

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Les manifestations contre le gouvernement de Dilma Rousseff mobilisent surtout les classes moyennes et supérieures. Un cliché d’un couple de manifestants blancs aisés suivi de sa nounou noire souligne le fossé social et racial toujours en vigueur dans le pays.

La question raciale et sociale au Brésil s’est invitée dans les manifestations réclamant la chute du gouvernement de Dilma Rousseff. Une photo qui a fait le tour des réseaux sociaux au Brésil a illustré la persistance de ce fossé: celle d’un couple en route pour une manifestation anti-Dilma Rousseff, paré d’un T-shirt aux couleurs du drapeau brésilien. Et à son côté, la domestique, noire, vêtue d’un uniforme blanc, conduisant la poussette des deux bébés du couple.

Une photo parlante, partagée des millions de fois

Prise le 13 mars à Ipanema, l’un des quartiers les plus riches de Rio de Janeiro, par le photographe du Correio Braziliense Joao Valadares, la photo a été partagée des milliers de fois sur Facebook et a donné lieu à de nombreux détournements. Beaucoup y ont vu la perpétuation de clichés historiques témoignant de la discrimination raciale et sociale toujours en vigueur au Brésil, pays qui a été le dernier du continent à mettre fin à l’esclavage, en 1888.

Le père de famille photographié s’est défendu sur sa page Facebook en expliquant qu’il gagnait honnêtement sa vie et que sa nounou était payée au-dessus de la moyenne. Interrogée par le journal O Globo la nounou s’est de son côté dite heureuse de son travail, partisane de l’opposition et embarrassée d’avoir été utilisée comme icône de la ségrégation sociale.

Pour autant, « la photo de la nounou en uniforme blanc promenant des bébés blancs est typique des quartiers aisés de Rio ou de Sao Paulo », relève la correspondante du site portugais Publico. Si le cliché d’Ipanema a tant ému, assure l’historienne Maria Helena Machado à Publico, c’est qu’il met en avant un type de représentation hiérarchique datant de l’époque de l’esclavage illustrée par la différence vestimentaire de la domestique noire et sa façon de marcher derrière le couple blanc.

Les classes moyennes supérieures largement représentées dans les manifestations

Cette image met en évidence la composition sociale des défilés qui exigent la démission de la présidente: dans le plus grand rassemblement anti-Rousseff, à Sao Paulo, le 13 mars, la moitié des manifestants ont déclaré gagner cinq à 20 fois le salaire minimum; 77% d’entre eux s’identifiaient comme blancs et 77% avaient des diplômes universitaires, selon l’institut de sondages Datafolha.

Or, la moitié de la population brésilienne est noire ou métisse, et « la proportion de Brésiliens ayant eu accès à l’éducation supérieure est très faible », souligne pour L’Express Walter Nique Franz, doctorant à l’université Paris I.

Longtemps l’un des pays les plus inégalitaires au monde, le Brésil a vu 40 millions de citoyens sortir de l’extrême pauvreté, en 13 ans de pouvoir du parti de Lula et de Dilma Roussef, grâce à des programmes sociaux, mais aussi à un cycle économique favorable. Mais le fossé racial et social persiste: en 2012, selon la BBC, le revenu moyen d’un travailleur blanc dans six grandes villes du Brésil était de 2237 reais par mois mais de 1255 reais pour une personne d’origine africaine.

Les trois quarts des 10% plus pauvres de la population brésilienne sont des Noirs. Enfin, rappelle Walter Nique Franz, « seuls un dixième des candidats aux législatives de 2014 étaient noirs et moins de 5% ont été élus ». La politique de discrimination positive à l’université mise en place par le gouvernement a toutefois nettement fait progresser la part des noirs et métis à l’université.

Manifestation en soutien à Lula et Rousseff sur l'avenue Paulista à Sao Paulo, le 18 mars 2016.

Manifestation en soutien à Lula et Rousseff sur l’avenue Paulista à Sao Paulo, le 18 mars 2016.

Reuters/Paulo Whitaker

L’Express

Sur 15 terroristes djihadistes ayant frappé la France, seuls 2 étaient binationaux et sont morts

Mohamed Merah Abdelhamid Abaaoud attentat juif 13 novembre terroristes bataclan militaires

Sur 15 terroristes djihadistes ayant frappé la France, seuls 2 étaient binationaux et sont morts, il s’agit de Mohamed Merah et d’Abdelhamid Abaaoud

Ceux qui ont commis ou fomenté des attaques terroristes sont de jeunes trentenaires. Dans leur grande majorité, ces hommes sont Français et nés en France, de parents immigrés. Certains ont eu un contexte familial instable ou compliqué : orphelins, les frères Kouachi ont par exemple été élevés dans un foyer de Corrèze. D’autres ont grandi dans des familles sans histoire. Tous ou presque semblent avoir eu une scolarité difficile, ou en tout cas courte, et des emplois peu qualifiés, quand ils en ont eu.

Ceux qui résidaient en France avaient la plupart du temps, à un moment donné, fait l’objet d’une fiche S (« sûreté de l’Etat »), mais pas forcément en raison de leur radicalisation. Les noms de plusieurs de ces individus figuraient sur des mandats d’arrêt internationaux ou sur les bases de données partagées par les polices de l’espace Schengen.

Si quelques-uns étaient connus pour leurs liens avec des mouvances salafistes et leur pratique rigoriste de l’islam, à l’instar de Yassin Salhi – l’auteur présumé de la décapitation de son employeur et d’une tentative d’attaque kamikaze contre une entreprise de l’Isère le 26 juin –, d’autres semblent s’être radicalisés récemment.

Pour nombre d’entre eux, un voyage à l’étranger, et notamment en Syrie, paraît avoir constitué un moment clé de ce processus. La moitié d’entre eux se sont, de façon certaine, rendus en Syrie ces dernières années. D’autres avaient passé du temps au Yémen, en Afghanistan ou au Pakistan.

Le Monde

Le nombre d’homicides a atteint un record au Brésil, le plus grand pays catholique au monde

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Le nombre d’homicides au Brésil a atteint le chiffre record de 59 627 en 2014, soit 163 par jour, ce qui en fait le pays le plus violent au monde en chiffres absolus, selon l’Atlas de la Violence 2016.

Le nombre d’homicides est en hausse de 3,8% par rapport à l’année précédente, et augmente de manière soutenue depuis dix ans, selon ce rapport élaboré par le Centre brésilien de sécurité publique, une ONG, en collaboration avec l’Institut de recherches économiques IPEA.

«C’est le chiffre le plus élevé jamais enregistré dans l’histoire du Brésil ce qui en fait le pays avec le plus grand nombre d’homicides au monde», a déclaré à l’AFP Renato Sergio de Lima, vice-président de l’ONG et l’un des chercheurs qui a dirigé l’étude.

En se basant sur les statistiques de l’Office de Nations unies contre la Drogue et le Crime (UNODC), l’Atlas aboutit à la conclusion que le Brésil a le plus grand nombre d’homicides de la planète, même si le taux n’est «que» de 29,1 pour 100 000, car sa population dépasse les 200 millions d’habitants.

Ce taux place le Brésil derrière des pays comme le Venezuela ou le Honduras, mais très au-dessus des 10 homicides pour 100 000 habitants, considéré par l’Onu comme le seuil de violence endémique.

Journal de Montréal

Un CRS poursuivi pour violence contre des migrants

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Un fonctionnaire de police va comparaître devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour des actes de violence à l’encontre de migrants le long de l’autoroute…

Il est soupçonné d’avoir frappé des migrants sur le bord d’une autoroute. Un CRS devra comparaître d’ici quelques semaines devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour ces faits datant de mai 2015, a annoncé, jeudi, le procureur de la République, selon La Voix du Nord.

Coups de pied et gaz lacrymo

C’est une vidéo qui avait immortalisé la scène. On y voit un CRS, identifié depuis, faire sortir à coups de pied des migrants d’un camion inspecté avant de le jeter contre la barrière de sécurité et de les gazer. Après la diffusion des images sur internet par des militants de l’association Calais migrants solidarity, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie de l’enquête.

Défendu par le syndicat Alliance

« Je ne suis pas là pour accabler les policiers, mais je ne suis pas là non plus pour les exonérer. De la même façon, j’engage des poursuites contre des No Border ou des migrants lorsqu’on me prouve qu’ils sont auteurs d’infractions, et qu’on les identifie », a souligné le procureur, Jean-Pierre Valensi, au quotidien régional. Le procureur a reçu, mardi, les représentants du syndicat Alliance qui défend ce fonctionnaire de police.

20 Minutes