Plusieurs experts sont catégoriques: les jeunes qui deviennent jihadistes et radicalisés ne sont pas dirigés par l’Islam, mais par une révolte personnelle et un penchant vers l’ultraviolence.
Même si les jihadistes invoquent Allah à chacun de leurs actes barbares, plusieurs experts estiment que l’islam est un prétexte permettant surtout de « canaliser une révolte intime et une soif de violence ».
Pour Peter Harling, du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG), la culture musulmane de ces individus est « sommaire, voire quasiment nulle ».
« Ils veulent exprimer leur désir d’être antisocial » Cette thèse est partagée par Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux et professeur à Sciences Po Aix, qui a étudié les profils de dizaines de jihadistes ou aspirants-jihadistes français.
Ce dernier précise à l’AFP qu’aucun jihadiste intervenu sur le sol français n’est passé par une formation théologique de fond ou par une intensification progressive de la pratique religieuse. « Parce que l’islam est actuellement synonyme de violence antisociale, ils veulent exprimer leur désir d’être antisocial », ajoute-t-il. »
« Moi, le Coran, je m’en tape. Ce qui m’intéresse, c’est le jihad »
Une source policière a révélé à l’AFP que, pendant un interrogatoire, un apprenti-jihadiste lui avait déclaré: « Moi, le Coran, je m’en tape. Ce qui m’intéresse, c’est le jihad ».
Le politologue spécialiste de l’islam Olivier Roy le confirme dans une tribune intitulée « Le jihadisme est une révolte générationnelle et nihiliste ». Il y explique que « Daech puise dans un réservoir de jeunes européens radicalisés qui, quoi qu’il arrive au Moyen-Orient, sont déjà entrés en dissidence et cherchent une cause, un label, un grand récit pour y apposer la signature sanglante de leur révolte personnelle ».
L’islamisation de la radicalité
Pour Olivier Roy, le problème essentiel pour la France (et d’autres pays européens) n’est pas Daech, qui disparaîtra tôt ou tard, mais plutôt la révolte de ces jeunes.
« Il ne s’agit pas de la radicalisation de l’islam mais de l’islamisation de la radicalité », et les chefs du groupe terroriste ont compris comment canaliser et utiliser cette violence, explique le politologue.
L’ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic a été condamné jeudi par un tribunal international à 40 ans de détention pour génocide et crimes contre l’humanité pendant la guerre de Bosnie.
Radovan Karadzic a été reconnu coupable de génocide pour le massacre de près de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica en juillet 1995, le pire massacre à avoir été commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Nettoyage ethnique’ à Srebrenica
Il voulait, selon les juges, diviser la Bosnie et « chasser à jamais les Musulmans et Croates des territoires revendiqués par les Serbes de Bosnie ».
Selon les juges, le massacre de Srebrenicas’inscrivait dans le cadre du « nettoyage ethnique » planifié par Radovan Karadzic avec le général Ratko Mladic et Slobodan Milosevic à l’issue du démantèlement de la Yougoslavie.
Il a par ailleurs été reconnu coupable de persécutions, meurtres, viols, traitements inhumains ou transferts forcés, notamment pour le siège de Sarajevo, qui dura 44 mois et tua 10.000 personnes, et pour des camps de détention aux « conditions de vie inhumaines ».
Deux militants nationalistes corses interpellés mardi à Ajaccio dans le cade d’une enquête sur une infraction à la législation sur les armes devaient être présentés jeudi à un juge antiterroriste parisien.
Un mandat d’arrêt pour association de malfaiteurs a été délivré contre les deux hommes par le juge d’instruction Antoine Gaudino, après la découverte d’armes et d’explosifs dans un local à Ajaccio en 2014. L’un des deux militants a été interpellé mardi à Ajaccio avec quatre autres personnes et l’autre extrait de sa cellule en région parisienne où il est incarcéré dans le cadre d’une autre affaire.
Ces six militants nationalistes avaient été placés en garde à vue et interrogés dans le camp militaire d’Asprettu à la périphérie de la Cité impériale. Outre les deux qui devaient être présentés à un juge jeudi, l’un d’entre eux a depuis été relâché, et les trois autres sont toujours en garde à vue.
Sophie Marceau en robe ultra fendue et jambe à l’air pour un dîner en Chine.
Actuellement au Festival du film de Hong Kong, Sophie Marceau vient de faire tourner des têtes lors d’un dîner de Gala où elle a débarqué moulée dans une robe blanche très TRÈS fendue.
Sophie Marceau a expliqué dans un tweet son refus de la légion d’honneur par la décoration d’un prince héritier saoudien par le président François Hollande, dont le pays a procédé à 154 exécutions l’an dernier. Deux semaines après sa déclaration, l’actrice participe à un dîner de gala en chine ou le nombre d’exécution a atteint.. 2400.
Le 8 octobre 2015, 5 hommes font irruptions au domicile d’Edouard Klein, ancien leader du GUD, l’un des principaux mouvements étudiants d’extrême droite. Pendant plusieurs dizaines de minutes le groupe va faire vivre un véritable calvaire à Edouard Klein : insultes, passage à tabac et humiliations. Il finira à l’hôpital.
Trois des membres de ce petit commando ont été identifiés. StreetPress vous en parlait, Loïk Le Priol, le fondateur de la marque de fringues « Babtou solide certifié » figure parmi les agresseurs.A ses côtés Logan Djian et Kleber Vidal, également membres du GUD.
Les faits
Il est un peu plus d’1 heure du matin, le 9 octobre, quand la petite bande arrive au domicile d’Edouard Klein. Sur les images, on le voit avachi dans son canapé, visiblement éméché. L’ex-gudard n’en mène pas large. Première claque balancée par Logan, ce n’est qu’un avant-goût.Nouvelle claque. Le choc est violent : Klein tombe du canapé.
« Lève-toi », lance ensuite à plusieurs reprises Loïk Le Priol avant d’ajouter :
« C’est toi l’idole du fascisme ? C’est toi le patron du GUD ? Mais t’es personne, regarde toi ! T’es personne, t’es qu’une merde ! »
Logan Djian :
« Dernière chance de te lever ou bien on te fout à poil ! »
Les injonctions à se déshabiller se poursuivent et Loïk Le Priol chuchote à Logan : « Et on le sodomisera à la fin ! » Avant de partir dans un éclat de rire. Logan tente d’arracher les vêtements de Klein, désormais au sol. Le Priol semble surexcité. Il hurle. « Enlève ton pull pédé ! » Toujours caméra à la main, il lui marche sur le visage. Des images que Mediapart a choisi de ne pas diffuser.
Humiliations
Les agresseurs entraînent la victime dans sa chambre. La lumière est éteinte, on ne distingue que des silhouettes mais on entend le son. Des insultes, des bruits de coups aussi. Klein les supplie de s’arrêter. Rien n’y fera. Loïk Le Priol se déchaine :
« Magne ta chatte putain, t’attends quoi pour te foutre à poil, dépêche-toi ! [bruit de coup] (…)Tu te dépêches ou on te pend avec [son foulard, ndlr.] »
Sur la vidéo suivante, retour dans le salon. Klein, nu comme un vers, est à genou. Son visage et une partie du parquet sont maculés de sang. Pour s’assurer du silence de la victime, Logan menace de faire circuler la vidéo. Nouveau coup de pied au visage, venu d’on ne sait où. Le Priol sort ensuite un couteau qu’il place sur la gorge de Klein.Terrorisé, il l’implore de s’arrêter.
Dernière vidéo. Klein, toujours nu, est allongé sur le sol. Ses tortionnaires le forcent à se lever. Commentaires scabreux et menaces fusent encore. En fond sonore, on entend la Macarena. Klein est contraint à danser. Dernière phrase :
« Tu bouges bien en plus, comme une petite salope, comme tu es en fait. »
Qui sont les agresseurs ?
Derrière la caméra ce 9 octobre, l’ex-militaire Loïk Le Priol. Dans la vidéo, il se vante d’avoir « buté plus d’un mec là-bas ». StreetPress l’avait rencontré tout début mars en compagnie de sa copine Louise. Ensemble ils ont fondé la nouvelle marque de fringue à la mode à l’extrême droite, Babtou Solide Certifié. A l’époque il nous affirmait ne pas faire partie du GUD.
David et Gaël de Calais. Julien Rochedy, l’ex-FNJ. Et le général Piquemal.
Ce 9 octobre, un autre « Babtou solide certifié » également membre du mouvement étudiant d’extrême droite, est présent dans l’appartement d’Edouard Klein : Kleber Vidal.Sur Facebook et Instagram, le barbu bodybuildé, joue l’homme sandwich pour la marque de fringue et précise qu’on peut le contacter pour passer commande. Mediapart précise qu’aucune image ne le montre portant des coups.
Chez les Vidal, l’engagement à l’extrême droite radicale est une affaire de famille.Kleber et son frère Hugo auraient grenouillé dans l’entourage de pas mal de groupuscules radicaux comme le Renouveau Français et l’Action Française. Leur père, Marc Vidal, n’est pas en reste : il serait passé par le Grece et tient aujourd’hui la librairie« Les oies sauvages », à Pontault-Combault (77). Au catalogue,on trouve le gratin des auteurs antisémites : le collaborationniste Henry Coston, le dignitaire nazi Hermann Goering…
Le Priol en compagnie de Logan Djian puis de Kleber Vidal. Ce dernier fait l’homme-sandwich pour la marque Babtou solide. / Crédits : FB et Instagram
Le troisième larron impliqué dans ce passage à tabac, présenté par Le Priol comme « le patron de nous tous ici », est Logan Djian. Le jeune homme, au bras tatoué aux couleurs de la division SS Charlemagne, est passé par l’Oeuvre Française et les Jeunesses Nationalistes avant de prendre la tête du GUD à la suite d’Edouard Klein. Il est aussi mis en examen pour violence aggravée (link is external) à l’encontre de Caroline Fourest et des Femen à l’occasion d’une manif organisée par Civitas, un groupuscule catholique d’extrême droite. Il est par ailleurs le gérant du Crabe Tambour, le bar à la mode chez les « gentlemen fascistes ».
Les deux pilotes de l’affaire «Air Cocaïne» ont été remis en liberté ce jeudi et placés sous contrôle judiciaire. Pascal Fauret et Bruno Odos, qui avaient fui la République dominicaine fin octobre, avaient été placés en détention provisoire quelques jours après leur retour en France.
Ils devront désormais remettre leurs passeports aux autorités judiciaires et pointer une fois par semaine à la gendarmerie la plus proche de leur domicile, dans l’Isère pour Bruno Odos, et dans le Rhône pour Pascal Fauret.
Arrêtés en mars 2013 à l’aéroport de Saint-Domingue (République dominicaine) à bord d’un Falcone 50 au sein duquel près de 700 kilos de cocaïne avaient été retrouvés, les deux pilotes avaient été inculpés pour trafic de drogue. Tout comme un troisième pilote et leur unique passager, Pascal Fauret et Bruno Odos ont été condamnés par la justice dominicaine à 20 ans de prison en août 2015.
Pour s’évader du territoire dominicain, les deux hommes avaient été aidés par des membres du FN, Aymeric Chauprade et Pierre Malinowskiet par Christophe Naudin, un spécialiste de la sûreté aérienne, extradé de l’Egypte vers la République dominicaine début mars.
Un brasseur bavarois s’est vu contraint de retirer du commerce sa bière « clôture frontalière », accusé de véhiculer des signes nazis en pleine crise des réfugiés dans le pays.
Le nom de cette bière bavaroise créé la polémique, au vu du contexte migratoire actuel. La brasserie Roehrl, située à Straubing au Nord-Est de Munich a démenti toute relation avec l’extrême droite, s’excusant d’avoir choqué les amateurs de bière. Ce sont des étudiants d’une université locale qui ont appelé à boycotter cette bière sur les réseaux sociaux, rapidement qualifiée de « bière nazie ».
Des signes troublants
Il est vrai que les symboles sont plutôt troublants. Sur l’étiquette de cette bière baptisée « clôture frontalière », on peut lire que « la patrie a besoin de bière ». On peut également lire des mots comme « Protéger», «Défendre», «Discipline», «Loyauté» … La capsule est ornée d’une tête de mort rappelant certaines des unités SS symbolisée par un crâne humain, bien que celle sur la bière soit surmonté d’un chapeau haut de forme.
De plus, le prix de la bouteille est de 0,88 centimes, et le chiffre 88 était utilisé comme code pour désigner le salut hitlérien, car H était la 8ème lettre de l’alphabet et HH signifiant «Heil Hitler». Enfin, dernier symbole pointé par les étudiants, la date de péremption du 9 novembre coïncide avec le pogrom de la Nuit de Cristal commis par les nazis le 9 novembre 1938.
« Nous n’avons absolument rien à voir avec les extrémistes de droite », s’est défendu Frank Sillner, patron de la brasserie Roehrl. « Nous avons voulu insister sur les traditions bavaroises bonnes et positives », a-t-il insisté, rappelant qu’il ne fallait « pas oublier ce qui rend notre Bavière belle et bonne ». Le patron s’est également excusé dans un communiqué de presse publié sur le site internet de la brasserie bavaroise.
Évadé de la prison de Seysses, un Agenais de 46 ans qui avait forcé deux barrages de gendarmerie à Valence-d’Agen, cet été, et essuyé un tir en légitime défense d’un militaire, a écopé de trois ans ferme avec mandat de dépôt.
Petit et sec, Yves Mazardqui avait été extrait de sa cellule, n’était guère ému, hier, de sa comparution devant le tribunal correctionnel. Avec déjà vingt-six condamnations à son casier judiciaire depuis sa première affaire en 1992, il faut dire que l’accusé connaît bien les rouages judiciaires, la détention et les évasions.
Un sérieux client qui avait pris des risques maximums le 24 juillet dernier pour échapper à son interpellation. «Vous étiez évadé depuis le 9 mai de la prison de Seysses lorsqu’au volant d’un Nissan Qashqai volé avec de fausses plaques, vous avez forcé à Valence-d’Agen deux barrages de gendarmerie, rappelait la présidente Nicole Bergougnan. Vous avez pris tous les risques pour ne pas être interpellé, dont celui de mettre en danger la vie des gendarmes qui s’interposaient face à vous».
Le gendarme avait tiré sur le véhicule de l’évadé. Deux de ces militaires parmi lesquels le lieutenant Patrick Lapeyronnie, patron de la communauté de brigades (COB) de Valence-d’Agen qui avait été contraint en état de légitime défense de faire feu sur le véhicule qui lui fonçait dessus, étaient présents à l’audience.
Toujours le même, Jean Debets, le retraité d’Aureilhan, grand habitué du prétoire. C’est la neuvième fois qu’il se retrouve devant la présidente.
Violences, menaces de mort sur ses voisins, outrages et menaces sur les policiers, rien ne semble pouvoir l’arrêter. La dernière fois pourtant, Élisabeth Gadoullet a été claire : «Malgré votre âge (83 ans, NDLR), vous allez vous retrouver en prison».
La dernière fois il y a à peine quelques mois, il comparaissait pour violences (encore) sur ses voisinsqui n’en peuvent mais et ne songent plus qu’à une seule chose : déménager.
C’est là que la présidente l’avait solennellement averti. Cette fois, il comparaît pour tout autre chose. Dans le cadre de ses multiples infractions, pour lesquelles il fait systématiquement appel, la cour d’appel lui avait infligé une suspension du permis de conduire. Bien entendu, Jean Debets n’avait pas voulu le rendre. Du coup, la suspension a fini par se transformer en annulation qui lui a été notifiée par les policiers, venus le prévenir personnellement.
Le retraité s’offusque : «Alors ma voiture est prise en otage ? Ah, c’est beau !» Comme ce jugement n’avait pas trait aux violences coutumières, il échappe pour cette fois à la prison ferme.
La scène se passe dans le XIXe arrondissement de Paris, devant le restaurant la Table d’Hugo Desnoyer, avenue Secrétan, à quelques centaines de mètres du lycée Henri Bergson.
Une autre vidéo montre le garçon à terre, maîtrisé par un policier pendant que des CRS montent la garde. On croit voir du sang sur la chaussée.
Selon plusieurs personnes ayant réagi sur les réseaux sociaux et contactées par Libération,l’adolescent aurait 15 ans et serait en seconde au lycée Bergson.
L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête, jeudi 24 mars, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un policier asséner un coup de poing à un jeune manifestant, tenu par les bras par deux autres policiers.
Le fondateur du site Panamza est attaqué par Caroline Fourest pour «diffamation publique». La journaliste demande 15 000 euros pour «préjudice morale»à Hicham Hamza, qui l’avait traitée de «désinformatrice» dans l’un de ses articles.
Le début du procès avait lieu ce mardi 22 mars. Le responsable de Panamza explique sur sa page Facebook s’être «présenté à la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris» pour «répondre de l’accusation de « diffamation publique » envers Caroline Fourest». Le blogueur explique que, dans un article de 2013, il «révélai[t] son altération d’un témoignage relatif à l’arrestation – par la police américaine – d’agents du Mossad, le 11 septembre 2001.»
Caroline Fourest ne se serait pas déplacée à l’audience. Par le biais de son avocat, elle réclame 15 000 euros de dédommagement en raison du «préjudice moral» qu’elle dit avoir subi. Le verdict sera rendu avant l’été.
Le fondateur de Panamza explique se trouver dans plusieurs affaires judiciaires : contre l’émission Envoyé Spécial sur France 2, contre Caroline Fourest, et «dans l’attente de la décision du Parquet de Paris (sous tutelle du ministère de la Justice) qui [l]’a fait mettre en garde à vue» pour avoir diffusé une photo choc de l’intérieur du Bataclan après les attentats. Il a même recours à un appel aux dons sur son site pour couvrir ses frais de procédure.
1/3 VILLAGES DE TERRE SAINTE À l’occasion de la Semaine sainte, la Croix s’est rendue à Burqin, en Cisjordanie, où le Christ aurait guéri dix lépreux et qui abrite l’une des plus anciennes églises du monde. Qu’ils soient chrétiens ou musulmans, ses habitants s’emploient à le sortir de l’oubli.
Jeune femme et l’homme qui l’accompagnait se sont montrés nerveux aux contrôles de sécurité, et ont donné des réponses incohérentes aux questions de routine.
Bentafat Ashley Lea, jeune Française de 18 ans a été arrêtée à l’aéroport international El Dorado de Bogota avec 15 kg de cocaïne.
Une marchandise interdite, estimée à près de 900.000 dollars, a annoncé mercredi la police colombienne. La jeune fille s’apprêtait à embarquer sur un vol à destination de la France, accompagnée d’un Colombien de 52 ans.
Interceptés lors du contrôle de sécurité
Tous deux se sont présentés comme étant « respectivement élève infirmière et aide-soignant », a déclaré une porte-parole de la police anti-drogue. Ils ont été interceptés car « lors du passage des contrôles de sécurité, ils se sont montrés nerveux et ont donné des réponses incohérentes aux questions de routine des agents », précise un communiqué de la police.
Le Printemps républicain, combien de divisions ? Plus de 7000 signataires sur change.org, 800 participants, selon les organisateursde la réunion fondatrice, et 1000 euros pour le denier de ce culte laïc. Pour évaluer l’importance de cette jeune association, autour d’un manifeste publié dans Marianne, sans doute faudrait-il aussi dénombrer les #PrintRep sur Twitter et recenser que les réactions en cascade sur la toile.
Avant l’été, plusieurs réunions publiques, à Marseille, à Nantes et aussi, à Paris, à l’école normale supérieure seront l’occasion de mesurer le recul de l’égalité homme-femme et de sonder les failles de l’Education nationale. Comme à la Bellevilloise, il s’agira de mêler responsables politiques comme l’ex-ministre de la Culture Fleur Pellerin et « vrais gens » comme la maman sevranaise Nadia Remadna, fondatrice de l’association la Brigade des mères.
En septembre, juste avant l’automne, ces républicains printaniers passeront au crible les engagements des prétendants à la succession de Hollande. A condition bien sûr, de dépasser à nouveau les querelles de clochers entre franc-maçons, laïcards, crypto-chevènementistes et ex-poperénistes.
Le hashtag islamophobe #Stopislam est devenu le plus discuté sur Twitter le 22 mars suite aux attentats de Bruxelles. Mais contrairement aux apparences, la plupart des tweets étaient anti-islamophobes. Analyse.
Stupeur et désespoir. C’est à peu près l’effet que pouvait provoquer la vision des “tendances” sur Twitter (les sujets les plus discutés) le 22 mars, après les attentats de Bruxelles. Le hashtag #Stopislam, amalgamant islam et terrorisme, est resté au sommet de celles-ci presque toute la journée : en début de soirée, 140 000 messages contenant ce mot-clé avaient été tweetés selon le logiciel Dataminr, utilisé par le New York Times.
L’analyse plus approfondie de ce hashtag est plutôt rassurante. En réalité, de nombreuses personnes l’ont utilisé pour le critiquer et déconstruire la fausse évidence qu’il véhicule, en affirmant par exemple : “Les extrémistes radicaux sont à l’islam ce que le KKK est à la chrétienté”, “Le terrorisme n’a pas de religion”, ou encore “si les 1,6 milliard de musulmans dans le monde étaient des terroristes, je ne pense pas que vous seriez encore là”.
90% des messages sont critiques vis-à-vis du hashtag
Ainsi, selon l’analyse statistique du Washington Post, sur un échantillon de tweets publiés dans le monde avec ce hashtag entre 14h20 (en France) et 12h50, 90% le critiquaient. Certains n’ont pas eu besoin de statistiques pour le comprendre :
Le hashtag #StopIslam est en top trend car une ou deux personnes l’ont tweeté sérieusement et le reste… s’en indigne. #bravotwitter
“C’est l’ambivalence des hashtags. Moi-même j’ai hésité à tweeter avec, histoire d’aller sur le terrain discursif des gens que j’ai envie de combattre, mais le problème c’est que ça amplifie la visibilité du message”, constate Clément Sénéchal, ancien community manager de Jean-Luc Mélenchon et auteur du livre Médias contre médias, La société du spectacle face à la révolution numérique (éd. Prairies ordinaires).
“Twitter participe à la mise en scène de la guerre des civilisations”
Est-il surprenant que le hashtag #Stopislam ait été finalement partagé dans un but antiraciste ? Selon Raphaël Liogier, sociologue et spécialiste du fait religieux, auteur de La guerre des civilisations n’aura pas lieu : coexistence et violence au XXIème siècle, CNRS Éditions, cette réaction s’inscrit dans la continuité des précédents attentats : “Twitter participe à la mise en scène de la guerre des civilisations, mais il y a des gens qui luttent contre l’amalgame. Après les attentats du 7 janvier 2015, contrairement aux craintes il y a eu une baisse de l’islamophobie. Ça n’a pas profité au populisme et à l’extrême droite”.
Média horizontal par excellence, Twitter aurait pu être saturé de mini-communiqués haineux contre les musulmans, compte-tenu de l’organisation bien huilée de la fachosphère en matière d’activisme numérique. Mais la réalité est plus nuancée. Depuis les précédentes attaques, le débat a été informé, estime Clément Sénéchal : “Sur Twitter, les communautés d’internautes sont vigilantes. Un discours critique est établi pour lutter contre les amalgames. Les sentinelles antiracistes se mobilisent très régulièrement”.