L’organisation intégriste Civitas crée un parti politique pour « rechristianiser la France »

Les-catholiques-integristes-de-Civitas-ont-desormais-leur-parti-politique

C’était vraiment compliqué pour les Français dont le programme politique se résume à « rechristianiser la France ». Ceux-là n’avaient pas vraiment de parti politique susceptible de les représenter. Vers qui se tourner ? Vers quel saint se vouer ? Tout était vide, nul, non avenu. Mais ce vide politique est aujourd’hui comblé.

Comme le relève Le Parisien ce mardi 28 juin, le groupuscule Civitas, découvert par le grand public au travers de ses actions musclées lors de La Manif pour tous, est désormais un parti politique. L’agrément de parti politique a été envoyé le 23 avril aux concernés. L’avis a été publié par Le Journal Officiel.

Mais alors n’allez pas dire à ces catholiques intégristes qui composent Civitas que leur démarche est pécuniaire et que la formation en parti politique n’a pour autre objectif que de bénéficier d’une déductibilité fiscale des dons. Ex falso sequitur quod libet (Du faux découle ce que l’on veut) comme on dit parfois (d’accord, pas très souvent).

Auprès du Parisien, le président de Civitas Alain Escada explique :

Ce n’est pas pour l’avantage fiscal, nous avons une vraie démarche politique. […] On l’annoncera en septembre.

Vous allez voir que Civitas va nous présenter un candidat à la présidentielle…

Si vous ignorez en tout cas ce qu’est Civitas, l’avis publié par le JO et diffusé en extrait par Le Parisien, peut vous offrir un bon résumé. Le but du parti est de « promouvoir et défendre la souveraineté et l’identité nationale et chrétienne de la France en s’inspirant de la doctrine sociale de l’Eglise, du droit naturel et des valeurs patriotiques, morales et civilisationnelles indispensables à la renaissance nationale ».

Europe 1

Suite a la polémique sur son concert a Verdun, le rappeur Black M a été menacé de mort

Le rappeur de la Sexion d’Assaut vient de révéler qu’il avait reçu des menaces de mort suite à la polémique de l’annulation du concert de Verdun.

À la fin du mois de mai, Black M était invité à faire un concert pour les jeunes en marge de la commémoration de la bataille de Verdun. Mais suite à un appel au boycott lancé par plusieurs élus FN, la mairie de la ville a préféré annuler le show afin d’éviter tout débordement.

En cause ? Certaines paroles des chansons du rappeur, jugées « injurieuses à l’égard des Français » selon Marine Le Pen notamment. Pour d’autres, comme Nekfeu par exemple, l’annulation du concert de Black M à Verdun tient « du racisme pur et simple ».

Invité à réagir sur cette affaire, l’auteur de « Sur ma route » déclare avoir reçu des menaces de mort en amont de ce concert.

Alors que l’animateur de la radio Génération 88.2 fait part au rappeur des commentaires racistes qu’il a vu émerger sur la toile au moment de la polémique, le rappeur confie : « Si on doit aller dans les détails, moi, j’ai reçu des menaces de mort… Après, je te le dis avec le sourire, parce que je rigole de tout. Mais j’ai reçu des menaces de mort, des insultes… C’est parti loin. Et tout ça, je pense, à cause des médias, qui gonflent le truc ; et l’erreur, elle vient aussi de leur organisation. Et après, on connaît : le FN, quand ils y vont, ils y vont » lâche Black M, que l’on peut apercevoir dans le nouveau clip de Lefa, Reste branché.

Melty

L’élu FN Bruno Bilde qualifie de « bonne surprise » un attentat avant la présidentielle 2017

890555093_B977035818Z.1_20151111091820_000_GUP5IV32V.1-0

S’il y a bien une chose que les élus FN détestent, c’est la récupération d’un drame humain à des fins politiques. Il n’y a qu’à voir comment certains ténors du parti se sont insurgés contre les tentatives de récup’ des tenants du « remain » après l’assassinat de la députée britannique Jo Cox, quelques jours avant le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni.

Cela n’empêche pas le parti de Marine Le Pen de surfer sur des événements tragiques, comme ce fut le cas après les attentats du 13 novembre par exemple. Mais détourner un événement terrible à des fins électorales est un jeu auquel le FN refuse de se livrer en théorie.

Il était donc un tout petit peu surprenant de découvrir dans La Voix du Nord, lundi 27 juin, ces propos prêtés à Bruno Bilde, adjoint à la mairie FN d’Hénin-Beaumont et conseiller spécial de Marine Le Pen :

Avec le terrorisme, on ne sait pas quels événements peuvent encore intervenir et donc dans quel état d’esprit sera le peuple français d’ici à avril 2017. On peut avoir une bonne surprise.

Des propos qui ont « choqué » l’élue d’opposition à Hénin-Beaumont Marine Tondelier (EELV). Cette dernière réclame par ailleurs des excuses de la part de l’élu frontiste :

Europe 1

Quand le Front national était pro-Union européenne

Défenseur d’une plus forte intégration européenne jusqu’à la fin des années 1980, le FN est depuis devenu un farouche opposant à «Bruxelles».

888151-pen503

Nous sommes au printemps 1988. Un grand parti politique français vient de réunir ses militants à Paris. A la tribune, le principal orateur a réclamé la «construction d’une Europe politique, économique et militaire». Le rassemblement s’achève au son de l’hymne européen, la 9e symphonie de Beethoven. Et de la salle conquise part ce slogan : «Europe, Le Pen, liberté». Car c’est bien d’une réunion du Front national qu’il s’agit, et bien de son leader d’alors, Jean-Marie Le Pen, qui a plaidé pour davantage d’intégration entre membres de l’Union européenne. Des nombreux «ajustements» qu’a connus le discours frontiste au fil des ans, celui-ci n’est pas le moindre : initialement favorable à l’unité du vieux continent, le parti d’extrême droite est aujourd’hui un farouche opposant à l’UE, dont il ne cesse de prophétiser la prochaine disparition.

Dans son premier programme présidentiel, en 1974, Jean-Marie Le Pen défend ainsi une «européanisation des forces armées» : «Il est évident que la menace soviétique rend illusoire une défense française isolée et peu crédible une coalition disparate», peut-on lire dans le document. En 1978, relève l’AFP, le programme économique du FN appelle quant à lui à «une monnaie européenne». En 1988, dans son livre «Tonnerre de Dreux» le secrétaire général du parti, Jean-Pierre Stirbois, évoque quant à lui cette «impérieuse nécessité de notre temps : lier notre sort à l’Europe et être le moteur de son devenir». Et en 1992 encore, le programme du FN plaide pour «une adaptation de notre économie à l’échéance européenne [du traité de Maastricht] par une réduction des charges fiscales et sociales, qui pénalisent les entreprises françaises face à leurs concurrents étrangères».

C’est pourtant vers la même époque que s’amorce le virage du discours frontiste. En 1992, après l’approbation par référendum du traité de Maastricht, Jean-Marie Le Pen dénonce «un médiocre oui» et une victoire du «parti de l’étranger».

«On est passé de « Europe, Le Pen, Liberté » à « Marine, France, Liberté », un slogan entendu lors des derniers 1er mai, remarque Nicolas Lebourg. Le FN contemporain se caractérise par un complet repli sur la question nationale, par opposition aux décennies 1970 et 1980, période la plus européiste de l’extrême droite française.»

Libe

Christophe condamné à 10 mois ferme pour apologie du terrorisme

 

image

Le terrorisme, Christophe H. réprouve. « Il n’y a que les attardés qui cautionnent ce que font ces gens-là », a expliqué ce détenu de Liancourt, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Beauvais. Du fond de sa cellule, pourtant, le jeune homme de 28 ans est parvenu à accéder à Facebook via un téléphone qui lui avait été remis lors d’un parloir.

Et sur le réseau social, Christophe H. a posté la photo d’un mannequin muni d’une ceinture d’explosifs avec, en légende, des propos menaçant la France. « C’était une connerie, se défend-il aujourd’hui. Jamais je n’ai voulu inciter les gens à faire quoi que ce soit… » Reconnu coupable d’apologie du terrorisme, il a écopé de 10 mois de prison ferme.

 

Normandie : L’Union des mosquées fait un don pour l’orgue d’une église

Son président régional, Hakim Miftah a remis un chèque de 300 € à Patrick Gaulin, président de l’Association de sauvegarde de l’orgue de l’église Notre-Dame.

9749280-15727093.jpg

Le symbole est fort. Dans les locaux de l’association musulmane, vendredi soir, avait lieu la rupture du jeûne en cette période de ramadan. C’est cette occasion qu’a choisie Hakim Miftah pour remettre, au nom de l’Union des mosquées de la région Normandie qu’il préside, un chèque de 300 € à Patrick Gaulin, président de l’Association de sauvegarde de l’orgue. Le conseil municipal vient justement d’entériner la poursuite de la restauration du Cavaillé Coll de l’église Notre-Dame.

« Ce grand orgue fait partie du patrimoine des Vimonastériens que nous sommes, affirme Hakim Miftah. Certes, il revêt un caractère religieux, marque de la culture et des liens historiques de la France avec le catholicisme. Mais nous sommes convaincus que tolérance, respect, partage riment aussi avec solidarité. »

« Bien vivre ensemble »Hakim Miftah a ajouté : « Nous conduisons nos actions dans le sens de la liberté du culte, dans celui de la vie en collectivité. Nous devons aujourd’hui, encore plus qu’hier, nous ouvrir, aller vers l’autre et tout mettre en œuvre pour maintenir et renforcer le lien fraternel que nous partageons. »

Le président régional de l’Union des mosquées a salué la présence du père Roland Guérin, qui va quitter la paroisse Saint-Benoît pour la retraite. « Nous vous remercions de l’ouverture que vous avez toujours démontrée envers la communauté musulmane. Cette contribution est importante pour le bien vivre ensemble qui règne ici. »

Patrick Gaulin a fait spécialement le déplacement de Paris pour recevoir le don. Il a remercié chaleureusement la communauté musulmane de ce geste. Guy Romain, le maire, a mis l’accent sur « le bon vivre à Vimoutiers », tandis que Pascal Vion, sous-préfet, a conclu : « Dans ce contexte difficile, nous avons besoin d’avancer et d’avancer ensemble. »

Ouest France

Birmanie : une mosquée détruite par des 200 villageois bouddhistes

Des extrémistes ont détruit, jeudi 23 juin, une mosquée à Thayethamin, au centre de la Birmanie. A l’origine, une dispute entre voisins qui a dégénéré et provoqué un rassemblement. Une foule de 200 villageois bouddhistes ont détruit une mosquée, un mur du cimetière musulman d’après Hla Sint, un des responsables du village.

9736666-15703229.jpg

Effrayés, 70 des 150 musulmans du village ont trouvé refuge pour la nuit en se rendant dans un poste de police. Ils se sentent impuissants face aux 1 500 bouddhistes qui habitent la commune. « Nous avons dû nous cacher car certains menaçaient de tuer des musulmans. Je ne me sens pas en sécurité. Nous ne pouvons pas rester chez nous», explique un des témoins de la scène.

« Nous sommes inquiets. Nous n’avons jamais vécu cela auparavant », témoigne des responsables de l’édifice religieux. Le toit de la mosquée et son intérieur ont été complètement dévastés par l’attaque.

La Birmanie vit un contexte de montée de l’extrémisme bouddhiste qui attise une politique de persécution à l’égard de minorités ethniques dont les Rohingyas.

Saphir News

Christian Estrosi promet d’empêcher l’ouverture de la mosquée En-Nour

« Tant que je serais maire de Nice, cet équipement [la mosquée En-Nour, NDLR] n’ouvrira pas, j’utiliserai tous les moyens juridiques en ma possession ». Christian Estrosi l’avait promis. Il le fait.

33182943.jpg

Après les tentatives d’expropriation, la saisine de tracfin, un conseil municipal extraordinaire, une action contre l’État, etc., le désormais Premier adjoint a dégainé, jeudi, un communiqué de presse: « Christian Estrosi apporte de nouveaux éléments démontrant l’irrégularité du projet », annonce la Ville.

À trois jours de l’audience devant le Conseil d’État qui doit décider de l’ouverture ou non de l’établissement recevant du public (ERP), « Christian Estrosi a été destinataire d’un courrier relatif à la démarche des copropriétaires de l’association foncière « AFUL Nice La Plaine » où se situe En-Nour ».

Nice Matin

Eric agresse sexuellement une fillette de 10 ans car il était « attiré » par elle

La soirée de bowling se termine par un drame. Le soir du 5 juillet 2014, Éric, âgé de 45 ans aujourd’hui, raccompagne sa fille, ainsi que la demi-soeur de sa compagne de l’époque.

la-lutte-contre-la-pedophilie-au-coeur-de-la-journee-mondiale-de-l-enfance_large_apimobile

« Vous ramenez votre fille de 9 ans chez sa mère et ensuite vous allez dans votre appartement à Manosque » avec la victime, âgée de 10 ans, résume le président du tribunal correctionnel de Digne-les-Bains, Adrian Candau. La fillette est ensuite victime « sans violence physique » d’attouchements sexuels durant quelques minutes.

« Il n’y avait rien de calculé, je suis responsable. Quand on est dans la chambre, j’ai un désir et une attirance. J’étais paumé. Je consommais de la cocaïne. Je pensais alors que j’étais dans une relation de séduction« , explique Éric qui comparait sous contrôle judiciaire après onze mois de détention provisoire.

Déjà condamné à 16 reprises (vol, escroquerie, conduite sans permis ou encore pour exhibition sexuelle), Éric a été condamné 40 mois de prison avec notamment l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs.

La Provence

Violée par un militaire US au Japon, elle est « traitée comme une criminelle »

image

Résidente étrangère à Tokyo, Catherine Fisher, Australienne d’origine, a pris la décision fathidique d’aller voir son compagnon à Okinawa en 2002, non loin de la base militaire des USA. C’est là qu’elle a été violée par le militaire américain.

Aujourd’hui, elle publie un livre qui s’intitule « Je suis Catherine Jane », dans lequel elle révèle l’histoire de son combat, qui dure depuis 12 ans, contre les militaires de l’armée US et les autorités japonaises.

« Quand vous êtes victime d’un viol, vous avez envie de trouver votre sauveur, votre héros, et donc la première chose que vous faites est que vous vous adressez à la police. C’est ce que j’ai fait aussi et ce fut ma première erreur », confie-t-elle. « J’ai dû tout simplement aller chercher ma famille et chercher de l’aide moi-même, ou au moins à l’Ambassade. Au lieu de ça, je suis me suis adressée à la police, où ils m’ont traitée comme une criminelle« .

Sputnik

Alexandre Gabriac, l’ex-leader des Jeunesses nationalistes, condamné à 2 mois de prison

Alexandre Gabriac jeunesses nationalistes condamné

La condamnation d’Alexandre Gabriac a été confirmée en appel. L’ancien leader des Jeunesses nationalistes, groupuscule d’extrême droite dissous en 2013, écope de deux mois de prison pour avoir organisé une manifestation interdite en 2012 à Paris.

En revanche, le tribunal n’a pas confirmé les 4 000 euros d’amende prononcés en première instance, en mars 2015. Cinquante-sept personnes avaient été interpellées le 29 septembre 2012 après une tentative de rassemblement sur le parvis de Notre-Dame de militants qui entendaient protester contre les « zones de non-droit » et le « racisme anti-blanc », à l’appel des Jeunesses nationalistes. Cette manifestation avait été interdite par la préfecture de police de Paris.

Fin avril 2013, le tribunal correctionnel de Paris avait déjà condamné à une amende de 5.000 euros Yvan Benedetti, ancien président du groupuscule pétainiste « L’oeuvre française », également dissous en 2013, pour avoir participé à cette manifestation.

Les mouvements « Jeunesses nationalistes » et « L’oeuvre française » ont été dissous en juillet 2013 dans la foulée de la mort à Paris du militant antifasciste Clément Méric lors d’une bagarre avec des militants proches d’un autre mouvement d’extrême droite, « Troisième voie », qui a également été dissous.

Ouest France

Menace de mort et inscription nazie, le local du Parti Communiste de Biganos tagué

le-mur-du-local-tague_3900387_1000x500

Le local du Parti communiste français du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre a été tagué dans la nuit de jeudi à vendredi à Biganos

« Mort au PCF 1488 », voilà l’inscription que les les militants du Parti communiste français (PCF) du bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre ont découverte ce vendredi matin sur les murs de leur local à Biganos.

Le nombre 1488 étant un signe de ralliement xénophobe pour les nazis. « Les communistes du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre appellent à un rassemblement, ce samedi 25 juin à 11 heures, devant le local, 61 bis, avenue de La Libération, afin de dénoncer et condamner cet acte à caractère fasciste.

« Lancer une menace de mort est extrêmement grave et dangereux », explique Danielle Trannoy, la secrétaire de section en précisant qu’une plainte avait été déposée.

Sud Ouest

L’écrivain d’extrême droite Maurice G Dantec est mort

maxpeopleworld224929

La mort de l’auteur sulfureux a été annoncé par sa maison d’édition sur Facebook. Il venait d’avoir 57 ans.

Il s’est rendu impopulaire également en faisant des déclarations critiques contre l’islam, en prenant contact avec le Bloc identitaire (mouvement d’extrême droite français) ou en défendant des positions royalistes.

Sa personnalité particulière, son usage des psychotropes, le choix de son agent, ont fait de lui une star déchue de la littérature, fascinée par l’argent et la provocation. De fait les tirages de ses romans ont fini par faiblir sous l’effet des coups de gueules, des polémiques, et de l’obsession conspirationniste du romancier.  50.000 exemplaires vendus pour Babylon Babies , mais seulement 5000 pour Métacortex, dix ans plus tard.

France Inter

Attaque au couteau durant un rassemblement néo-nazi, plusieurs blessés graves

Plusieurs personnes ont été poignardées dimanche pendant un rassemblement néo-nazi devant la mairie de Sacramento, en Californie, annoncent les pompiers de la ville sur leur compte Twitter. 

FullSizeRender 6

Cinq blessés ont été hospitalisés, dont plusieurs sont dans un état critique, précisent-ils.

Une partie du centre-ville de Sacramento a été bouclée à la suite de cette attaque, indique la police de la ville sur son compte Twitter.

RTBF

« Dehors, la vermine polonaise », Islamophobie : après le Brexit la parole raciste se libère en Grande-Bretagne

Capture d’écran 2016-06-26 à 21.21.09.png

« Quittez l’Union européenne. Dehors, la vermine polonaise ». Cette phrase a été inscrite sur des petites cartes, en Anglais et en Polonais. Au lendemain du vote pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, elles ont été laissées aux abords d’une école primaire, à Huntingdon, dans le Cambridgeshire. Selon Sky News, des membres de la communauté polonaise dans la région en ont découvert, glissées sous leurs portes.

Alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la libération d’une parole raciste, encouragée par la décision du pays de quitter l’UE et les arguments de certains défenseurs du « leave », qualifiés de « xénophobes »,une député travailliste a assuré qu’elle demanderait au Parlement de se pencher sur ces incidents, afin de déterminer si le référendum a effectivement joué un rôle de détonateur.

Plusieurs enquêtes en cours

« J’ai passé le week-end avec des personnes qui travaillent sur les crimes raciaux, qui les recensent », a-t-elle dit à Sky News. » Et ils ont reçu des témoignages très dérangeants de personnes disant avoir été arrêtées dans la rue et à qui l’on a dit : ‘écoutez, nous avons voté pour la sortie [de l’UE],maintenant vous devez partir. »  

Selon le Cambridge Evening News, une enquête est en cours afin de déterminer qui sont les personnes derrière la distribution de ces tracts. A une centaine de kilomètres au sud d’Huntingdon, à Londres, la police s’est également penchée sur un autre délit « au motif raciste », alors que des inscriptions similaires ont été taguées sur les portes d’un centre social et culturel polonais, dans le quartier d’Hammersmith, dans l’Ouest de la capitale.

Les internautes rapportent de nombreux incidents

Rassemblés par The Independentles témoignages de personnes d’origine non-Britanniques inquiètes se multiplient sur les réseaux sociaux, via le hashtag #PostRefRacism, soit le « racisme post-référendum ».

Sur Facebook, un groupe qui rassemble des « signes inquiétants » de cette libération de la parole raciste, rassemblent des dizaines de tweets, échanges de textos ou encore titre de journaux, dénonçant un climat de défiance, voire menaçant, à l’égard de plusieurs communautés, notamment les Polonais, les Roumains ou encore les personnes de confessions musulmanes. Ainsi, ces commentaires sont parfois adressés « à des gens et à des famille qui sont ici depuis trois, quatre ou cinq générations ».

Sur les réseaux sociaux, des témoins déplorent les agressions racistes, souvent verbales, mais également physiques, via le hashtag #PostRefRacism. Ainsi, cet internaute londonien assure que ces deux hommes, des Polonais, ont été violemment battus dans la rue, par des hommes qu’ils identifient comme « des Anglais ». 

Une altercation entre deux hommes dans les rues de Londres, durant laquelle l’un deux dit à l’autre de « rentrer dans son pays »; une fillette roumaine pointée du doigt par un message anonyme inscrit sur les murs d’une école, des manifestants rassemblés aux abords d’une mosquée de Birmingham, prêts à en découdre, etc

Ces témoignages s’accumulent, entraînant parfois d’autres réactions racistes, à l’intention de ceux qui les partagent. « Nous voyons déjà une augmentation du harcèlement et des agressions racistes », assure ainsi le texte de présentation de la page Facebook PostRedRacism.

France Tv