Fréjus : le maire FN fait arracher des arbres pour Johnny Hallyday

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A gauche comme à droite, une grande partie des habitants de Fréjus continuent d’être indignés par l’arrachage il y a quelques jours de trente deux platanes de la base nature de la commune dans le seul objectif de dégager la vue de quelques milliers des spectateurs attendus le 2 juillet pour un concert en plein air de Johnny Hallyday. Cet espace de nature de 155 hectares voué aux loisirs ou à la promenade et baptisé « François Léotard » lors de son inauguration en 2007 est géré par la mairie.

Pour éviter de soulever les protestations, l’organisateur de cet événement musical, Minh Tran Long, co-responsable de la société organisatrice, La Patrouille de l’événement, avait simplement annoncé publiquement sa volonté « d’élaguer les arbres ». Pour gagner quelques places et donc quelques centaines d’euros. Ce qui, en cette saison, représente déjà un non sens naturel et écologique. Mais une fois arrivés sur place, les « élagueurs » ont tout simplement arraché les arbres. Sans en informer le Conservatoire du Littoral, gestionnaire d’une partie de cet espace naturel qui comporte de plus une zone « Natura 2000 » de protection.

Aucune protestation ni aucun commentaire ne sont venus de la mairie dirigée par David Rachline, membre du Front national (FN) et sénateur du Var. Son entourage a simplement fait savoir que ce « nettoyage » ne mérite pas une polémique. Laquelle serait montée de toute pièce par les élus (minoritaires en mairie) de droite et de gauche. Cette indifférence n’est pas étonnante car le maire était d’autant plus au courant que La Patrouille de l’événement, à qui il a donné son aval, est une « compagne de route » du FN. A Paris, elle partage ses bureaux avec Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, et la société Riwal, en charge des relations publiques du FN. Deux entités en délicatesse avec la justice pour leurs méthodes de financements électoraux.

Le maire FN de Fréjus s’est donc logiquement comporté comme beaucoup d’élus locaux de droite et de gauche, qui considèrent les arbres comme de simples meubles qui peuvent être arrachés ou coupés dans les villes et le long des routes au gré de leurs fantaisies, de leurs humeurs ou de leurs profits. Il s’agit pourtant d’êtres vivants promis à une longévité au moins égale et souvent supérieure aux êtres humains tout en façonnant des paysages.

Politis

Italie : Le n°2 de la mafia calabraise arrêté après 20 ans de cavale

Ernesto Fazzalari, 46 ans, déjà condamné par contumace à la prison à perpétuité, a été capturé aux premières heures de la matinée dans un appartement d’une région reculée de Calabre, berceau de l’organisation du crime ‘Ndrangheta, grande rivale de la Cosa Nostra sicilienne et de la Camorra napolitaine. 

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Fazzalari, lieutenant du « superboss » Matteo Messina Denaro, était en fuite depuis 1996. Il avait été condamné en 1999 pour associations mafieuse, enlèvement, possession d’armes et un double homicide dans le cadre d’une rivalité entre clans qui avait fait 32 morts dans sa ville natale de Taurianova en 1989-91.

Le ministre italien de l’Intérieur Angelino Alfano a décrit Fazzalari comme « un des plus importants fugitifs et figure du monde de l’ombre »« Cela montre qu’on échappe pas à la justice. C’est le genre de victoire qui nous encourage et nous soutient dans le combat difficile mais gagnable contre le crime organisé ».

La ‘Ndrangheta – qui tient son nom du grec ancien « courage » – passe généralement pour avoir surpassé les mafias sicilienne et napolitaine grâce au trafic de cocaïne d’Amérique latine. Au début de l’année, deux autres chefs de la ‘Ndrangheta, en fuite depuis des années, avaient été arrêtés par la police italienne. Ils étaient cachés dans un bunker aménagé et la vidéo de leur arrestation avait fait le tour du monde.

Ouest France

Marseille : Le maire FN Stéphane Ravier qualifie la fête des femmes kurdes « d’invasion »

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Dans une lettre aux habitants, le sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille s’en prend violemment à la fête organisée par les femmes kurdes en solidarité avec les combattantes qui affrontent Daech. Un condensé de ses obsessions identitaires et sécuritaires.

Stéphane Ravier n’a pas digéré la fête des femmes kurdes organisée le 22 mai au parc du grand séminaire par l’association Arin-Mirkan, du nom d’une combattante tombée dans un assaut menée contre Daech. Il s’en prend violemment à l’événement autorisé par la mairie centrale dans une lettre aux riverains qui, écrit-il, ont dû « subir le bruit et les autres nuisances générées par des gens sans gêne ».

L’élu FN accuse l’association organisatrice d’avoir « privatisé » l’espace public et qualifie la fête « purement et simplement d’invasion ». Horreur suprême, il souligne que comme « si cela ne suffisait pas pour marquer leur territoire, ils ont accroché aux différentes entrées des drapeaux kurdes ».

Selon Stéphane Ravier, les amis politiques du centre culturel kurde « s’illustrent » d’ailleurs « en s’agitant dans « les Nuits debout » et en cassant dans les manifestations ».

Il fustige par ailleurs tout au long de sa lettre Monique Cordier, l’adjointe de Jean-Claude Gaudin en charge du dossier, qui est également son opposante à la mairie de secteur. L’intéressée soupire à l’évocation du courrier : « il est coutumier des attaques personnelles distribuées dans les boîtes aux lettres ».

 

La Marseillaise

Dunkerque : un individu de « type européen » recherché après une tentative d’enlèvement

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La police de Dunkerque lance un appel à témoins, suite à une tentative d’enlèvement d’une adolescente, vendredi 10 juin à Malo-les-Bains. La police de Dunkerque recherche un homme qui a agressé une adolescente de 13 ans, vendredi 10 juin vers 8h40, près du cimetière de Malo-les-Bains. La jeune fille se rendait au collège Gaspard-Malo, où elle est scolarisée.

Alors qu’elle marchait dans la rue Arthur Honneger, la victime a dépassé un individu qui se trouvait sur le même trottoir, et qui l’a saisie par le poignet en lui intimnant « Viens, on va chez moi« . L’adolescente est parvenue à se défaire de son agresseur et s’est réfugiée un temps dans une auto-école toute proche.

Lorsqu’elle en est sortie, elle a été rattrapée par cet homme qui l’a à nouveau attrapée par le bras. La jeune fille lui a asséné un coup de pied dans l’entrejambe, forçant l’agresseur à s’allonger au sol. La collégienne a pu prendre la fuite et rentrer chez elle.

Signalement

L’homme recherché par la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Dunkerque est un individu de type européen, âgé d’environ 50 ans, mal rasé avec des cheveux bruns grisonnant, et mesurant environ 1m70. Il était porteur, au moment des faits, d’un jean’s marron et d’un pull bleu-marron. Par ailleurs, il s’exprime en français sans accent particulier.

France 3

Jean-Pierre Mura, condamné à 20 ans de prison pour le meurtre de Christelle Maillery, 16 ans

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La cour d’assises de Côte-d’Or a confirmé vendredi soir en appel à Dijon la peine de vingt ans de réclusion à l’encontre de Jean-Pierre Mura, 48 ans, pour le meurtre en 1986 au Creusot (Saône-et-Loire) de Christelle Maillery.

Le 18 décembre 1986, le corps de la collégienne de 16 ans, tuée d’une trentaine de coups de couteau, avait été retrouvé dans une cave de sa résidence. « C’est un grand soulagement », a déclaré à la presse la mère de la victime, Marie Pichon, qui a dit « voir le bout du tunnel avec Christelle au bout ».

Au cours de l’enquête, son entourage avait témoigné de l’obsession que nourrissait ce collectionneur de couteaux pour le meurtre de la jeune fille, au point de tenir des carnets – détruits depuis – dans lesquels il compilait des éléments sur l’affaire. Jeudi, rebondissement à l’audience quand a été révélée l’existence d’un courrier envoyé par l’accusé en mars dernier au procureur général de Dijon dans lequel, au milieu de propos incohérents, il écrit : « Elle s’est fait avorter, Michel (l’ancien petit ami de la victime, ndlr), elle a tué ton bébé. J’ai bien fait de lui couper la gueule à cette putain ». Or, Christelle Maillery avait subi un avortement quelques mois avant sa mort.

Ma Commune

Croix gammées, sale bougnoule… des salariés de l’entreprise Vallourec victimes de racisme

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Cinq croix gammées dessinées à l’aide d’une bombe à encre noire sur ses deux casiers. C’est en arrivant au travail à 5 h du matin, jeudi dernier, que Khalid El Mouedden a retrouvé dans cet état ses placards dans les vestiaires de l’entreprise Vallourec à Déville-lès-Rouen, dans l’agglo rouennaise. « J’ai de suite averti mon responsable. Il était hors de question que je continue ma journée ici », explique Khalid, 39 ans.

La police sur place

Il est de suite allé déposé plainte contre X. Cet ancien délégué du personnel CFDT est allé voir la direction de l’entreprise avec un responsable syndical : « Ils m’ont dit qu’ils allaient faire le nécessaire pour retrouver l’auteur », relate Khalid. Erwan Le Floch, directeur du site de fabrication de tubes en acier confirme : « Nous avons été mis au courant immédiatement. Ces inscriptions sont non seulement prohibées par la loi, mais elles vont aussi à l’encontre de nos valeurs et du cadre d’éthique de Vallourec. On a fait intervenir la police scientifique. Une enquête est en cours. Nous avons aussi fait une communication en interne pour condamner ces actes. »

La raison d’un tel déchaînement : le contexte social de l’entreprise qui va licencier la moitié des 376 salariés dans le cadre d’un plan social ? « C’est compliqué. Le contexte social peut générer des tensions. Seul l’auteur pourrait nous le dire. Mais je me méfie des interprétations », poursuit le directeur.

Pour le secrétaire de la section locale CFDT à Vallourec, Pascal de Maayer, « ce genre de situation [NDLR : sociale] peut exacerber la xénophobie qui est notamment présente dans le monde ouvrier à travers, par exemple, de « plaisanteries » Là, c’est allé jusqu’à l’inscription sur des casiers, ce que l’on condamne évidemment. C’est très grave. Notre crainte, c’est la banalisation de ce genre de propos. »

Cette ambiance n’est pas nouvelle. Un autre salarié avait été victime d’inscriptions racistes telles que « Sale bougnoule dégage » ou encore « Va crever sale raton », sur ses casiers en mars. « Je n’avais pas déposé plainte », précise Hassan Eddaraai, 39 ans, qui avait aussi retrouvé un autre jour dans ses casiers des morceaux de saucisson.

Paris Normandie

Yishai Shlissel, l’auteur de l’attaque au couteau contre la Gay Pide de Jérusalem, condamné a la perpétuité

Israeli ultra-orthodox Yishai Shlissel (C), suspected of stabbing six Gay Pride marchers the previous day, is brought handcuffed to the Jerusalem Magistrate's Court on July 31, 2015. Shlissel was released from jail three weeks ago after completing a 10-year sentence for a similar attack in 2005. AFP PHOTO / GALI TIBBONGALI TIBBON/AFP/Getty Images

Un tribunal israélien a condamné dimanche à la prison à perpétuité un juif ultra-orthodoxe pour l’assassinat d’une adolescente israélienne poignardée lors de la Gay Pride à Jérusalem en 2015 ainsi que de tentatives de meurtres contre d’autres participants.

Yishaï Shlissel avait été reconnu coupable en avril et sa condamnation à perpétuité a été assortie de 31 ans de détention, a indiqué le tribunal dans un communiqué.

Le 30 juillet 2015, l’homme, alors âgé de 39 ans, s’était précipité sur le défilé qui parcourait Jérusalem, armé d’un couteau. Une jeune fille, Shira Banki, 16 ans, avait été grièvement blessée avant de succomber quelques jours plus tard. Six autres personnes avaient été blessées.

Agression similaire en 2005

Le geste de Shlissel avait causé un émoi d’autant plus grand en Israël qu’il avait été libéré quelques semaines auparavant après avoir purgé 10 ans de prison pour une agression similaire lors d’une précédente marche des fiertés à Jérusalem en 2005. Il avait alors blessé trois personnes.

Il s’était abondamment répandu en critiques contre les homosexuels sur différents forums avant de passer à nouveau à l’acte.

Huffington Post

Deux siècles de présence française en terre d’Islam

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Les liens entre la France et le monde arabe ne datent pas d’hier. Dans un livre qui explore les relations entre l’empire colonial et les religions, Pierre Vermeren nous rappelle que la France a marqué sa présence en terre d’islam, dès la fin du XVIIIème siècle, grâce au général Bonaparte et son expédition d’Egypte. Mais aussi la conquête d’Alger et le protectorat sur le Levant.

RFI

Affaire du jeune comorien : quand Gilbert Collard plaidait contre le FN

Cette semaine dans « Bureau Politique », le député du Rassemblement Bleu Marine du Gard, Gilbert Collard, accueille Christophe Jakubyszyn.

Il y a 20 ans, le 21 février 1995, Ibrahim Ali Abdallah, 17 ans, qui courait en compagnie de camarades pour tenter d’attraper un bus, était tué d’une balle en plein cœur. L’auteur des coups de feu était un colleur d’affiches du Front national à Marseille.

TF1

#Euro2016 : un supporter hongrois néo-nazi laissé libre après avoir été arrêté au Parc OL

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Il ne sera pas poursuivi.

Ce supporter hongrois avait été interpellé mercredi soir, avant la rencontre face au Portugal, alors qu’il allait rentrer dans le Parc OL. Lors de la palpation, les stadiers ont repéré un tatouage perturbant, celui d’une croix gammée.

Placé en garde à vue, l’individu n’a finalement pas été mis en examen pour incitation à la haine raciale car rien n’indiquait qu’il aurait exhibé son tatouage, caché sous ses vêtements, durant la rencontre.

Déjà la semaine dernière, des hooligans ukrainiens avaient été filmés au Parc OL, torses nus, et arborant des croix gammées. Ils n’ont jamais été retrouvés.

A noter que trois personnes supplémentaires avaient été interpellées ce mercredi. Un supporter du Portugal originaire de la région parisienne qui avait lancé une bouteille d’eau en direction du gardien de but hongrois. Et deux autres Hongrois, l’un stoppé par les stadiers alors qu’il tentait de rentrer avec un fumigène, et le second qui aurait revendu des places devant le Parc OL.

MLyon

Maïssa la «bougnoule» bannie pour avoir été agressée sexuellement par le maire Michel Rotger

La lingère d’une commune de la banlieue de Dijon a été reconnue victime d’agressions sexuelles par son maire, mais elle est toujours hospitalisée pour dépression, contrainte de quitter sa ville.

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Une double peine. Maïssa* a été victime d’agressions sexuelles par son employeur, le maire LR de la commune, Michel Rotger, 66 ans. Si l’homme a été condamné par la justice début juin, c’est elle qui est bannie de la ville. En arrêt maladie depuis le 30 janvier 2014, date de la dernière agression sexuelle devant témoins, la veille de son dépôt de plainte, cette lingère d’une cantine communale a fini par accepter son « exfiltration » dans un hôpital psychiatrique de Dijon en janvier 2016.

« J’étais enfermée chez moi comme dans une prison », confie-t-elle. En raison de la violente hostilité contre elle, Maïssa ne pouvait plus sortir dans les rues de Chevigny-Saint-Sauveur, commune de 10 000 habitants dans la banlieue est de Dijon où elle réside depuis dix-huit ans.

« Cette affaire m’obsède, je vis avec elle à chaque instant »

Depuis l’audience correctionnelle de Dijon, le 11 mai, Maïssa va un peu mieux. Elle a réussi, grâce aux médicaments, à la présence d’un psy et d’infirmiers et au soutien comme partie civile de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), à faire face à son agresseur pendant les six heures d’audience. La condamnation à un an d’emprisonnement avec sursis de son agresseur lui a mis du baume au coeur. Un peu seulement, car elle sait qu’elle devra affronter à nouveau un procès, devant la Cour d’appel de Dijon cette fois.

« Cette affaire m’obsède, je vis avec elle à chaque instant. » Les agressions sexuelles lui reviennent en mémoire comme des flashs, avec un sentiment de dégoût. Il y aussi tout ce qu’elle a dû subir après.

Tentative de suicide en mars 2014

En jean et veste de cuir noir, Maïssa, 45 ans, reçoit L’Express dans un Centre hospitalier spécialisé de Dijon, un environnement très verdoyant.

Toujours sous antidépresseurs, elle accepte de raconter son calvaire depuis deux ans et demi. A commencer par ce 9 mars 2014, où elle a fait une tentative de suicide par médicaments, suivie de deux jours d’hospitalisation. C’était quelques heures après une altercation avec le maire sur le marché. « Il a foncé sur moi en me tendant la main, comme si de rien n’était. Il me niait! » Elle a hurlé: « Vous m’avez pris pour un objet sexuel! » Et elle a agité une photocopie de sa plainte.

Selon son souvenir, il lui a répondu qu’il la chasserait de la ville. Ce qu’il a nié devant la juge d’instruction. Le lendemain de cet incident du marché, il a porté plainte contre elle pour « dénonciation calomnieuse et diffamation ».

Dix jours plus tard, Michel Rotger est placé en garde à vue et mis en examen pour agressions et harcèlement sexuels. Lorsqu’il est libéré, il prend la tête d’une manifestation de soutien forte de 350 personnes avec pour slogans: « Halte à la calomnie!« , « Soutien à notre maire ». Un frère de Maïssa et des amis organisent une contre-manifestation, avec une soixantaine de participants, des femmes surtout, portant des pancartes: « Quand une femme dit non, c’est non! », « Rendons sa place à la victime! »

« Putain! », « bougnoule! »

Ces soutiens ont apporté un peu de réconfort pour Maïssa. Mais c’est bien insuffisant pour supporter les insultes. « En allant chercher des clopes dans un café à deux pas de chez moi, j’ai entendu dans mon dos: ‘Putain!’ Puis, en sortant de la boulangerie, je passe devant un autre bistrot, et un client me lance: ‘Bougnoule!' » En parler lui fait monter les larmes aux yeux. « Être renvoyée à ma condition de bougnoule! Je suis née à Langres, en Haute-Marne, et j’ai toujours vécu sans souci à Chevigny depuis près de deux décennies. »

Maïssa ne parvient pas à comprendre que, victime d’agressions sexuelles, elle doit aussi subir du racisme, du simple fait qu’elle est née de parents algériens. Propos de comptoir, entendus dix fois par des amis: « Cette Arabe a voulu draguer le maire et comme il n’en a pas voulu, elle se venge pour gagner de l’argent. » Sa plainte a manifestement ulcéré certains de ses voisins, dont les réactions subtiles lui sont rapportées: « C’est le maire tout de même! Pour qui elle se prend? » Comme s’il était inconvenant qu’une petite employée municipale saisisse la justice contre le patron de la commune.

« Tu aurais dû accepter de coucher avec le maire »

Si ce n’était que des ragots de bistrots, elle n’en souffrirait pas trop, mais Maïssa a dû aussi lire des dépositions de collègues qui l’on fait passer pour aguicheuse, avec de soi-disant tenues provocantes et des talons de 13 cm. Elle se souvient qu’à l’audience correctionnelle de mai dernier, la procureure de la République s’est moquée de l’invraisemblance de ces témoignages. « Comme si on pouvait bosser dans une cantine avec des talons de 13 centimètres! » Difficile d’entendre de ses oreilles une collègue lui confier le plus sérieusement du monde: « Tu aurais dû accepter de coucher avec le maire, tu aurais eu la promotion que tu voulais. »

Maïssa était assommée par tous ces propos, plus sordides les uns que les autres, certains relayés par la force des réseaux sociaux. Le 22 mai 2015, devant la juge d’instruction, elle déclare: « Je ne pensais pas qu’il parviendrait à retourner la moitié de la population contre moi, ni à se faire passer pour la victime. Avec le recul, je me dis que je n’aurai jamais dû déposer plainte et si j’ai un message à faire passer aux femmes, c’est qu’il ne faut pas déposer plainte, partir et se murer dans le silence. »

Aujourd’hui, treize mois plus tard, elle juge terrible sa déclaration devant la juge. Elle n’a changé d’avis qu’après le procès, où elle a enfin pu dire: « J’ai bien fait de porter plainte. » Et pourtant, sa situation n’est pas devenue rose. Hospitalisée en psychiatrie depuis cinq mois, elle est en procédure de divorce. « Mon mari ne voulait pas que je saisisse la justice, il aurait préféré régler lui-même son compte au maire. Et il n’a pas supporté l’étalage public de notre sphère intime. » A cause de son état de santé et de sa séparation avec leur père, ses relations avec ses deux fils, âgés de 15 et 18 ans, se sont dégradées.

L’Express

 

Tribunal de Bobigny: polémique autour du port d’une.. toque par une avocate musulmane

Une avocate musulmane peut-elle couvrir sa tête lorsqu’elle plaide dans un tribunal ? La question enflamme le tribunal de Bobigny depuis plusieurs jours.

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Lors  d’une réunion hier soir de l’ordre des avocats de Seine-Saint-Denis, son bâtonnier, Stéphane Campana, a ouvert le débat auprès de ses confrères.  A l’origine de cette question, la prestation d’une jeune avocate du barreau de Seine-Saint-Denis lors d’un récent concours d’éloquence.  

A cette occasion, une jeune avocate brillante termine deuxième du concours.  Lors de sa plaidoirie,  la lauréate portait la toque historique de l’avocat,  datant du 19e siècle, tombée en désuétude depuis des décennies. Sous son chapeau un léger voile bleu couvrait une partie de la nuque.

Le détail a surpris  les jurés mais ne leur a pas empêché de primer l’avocate. Cette scène a rapidement fait le tour du tribunal. Le bâtonnier de Seine-Saint-Denis a reçu la jeune avocate pour connaître les raisons de cette tenue vestimentaire. Cette dernière aurait indiqué qu’elle ne porterait pas de voile lors de procès mais couvrirait sa tête de la fameuse toque non par prosélytisme mais pour être en accord avec sa religion.

Pour autant, cet uniforme traditionnel, “ne serait être une atteinte à l’indépendance et à la neutralité des avocats”, souligne Stéphane Campana. Il n’apparait pas non plus comme un signe religieux visible et ostentatoire.

La question est donc de savoir si cette coiffe n’est pas instrumentalisée dans le cas présent. Le bâtonnier de Seine-Saint-Denis a sollicité le conseil national des barreaux sur cette problématique qui pourrait bientôt être observée dans d’autres départements.

Yahoo

Le FN fait sa promotion avec le drapeau de Daesh

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Repérée par le journaliste de l’AFP Guillaume Daudin jeudi 23 juin, elle semble avoir fait son apparition très récemment sur le site du FN. Contactés par Le Lab, ni Florian Philippot (numéro 2 du parti, vice-président chargé de la stratégie et de la communication), ni l’attaché de presse du FN ni son service communication n’avaient eu connaissance de son existence. Comme si ce visuel était apparu en ligne, adossé à une campagne d’adhésion et de dons, sans que personne ne soit au courant.

« Votez FN et Marine Le Pen en 2017, sinon le pays deviendra un État islamique français ». Seconde possibilité : « Votez FN et Marine Le Pen en 2017 pour retrouver notre pays, déjà devenu un État islamique français ».

Difficile de savoir avec certitude puisque les personnes supposément en charge de la chose ne sont pas au courant. Dans les deux cas, le visuel ne décrit rien de bien engageant si le FN n’est pas au pouvoir.

Le Lab

Bruno tue par balle un automobiliste pour un refus de priorité, 20 ans de réclusion

Tué d’une balle dans la tempe pour un refus de priorité. C’est le mobile aussi absurde que dérisoire qui a conduit en 2013, un jeune homme de 19 ans à tuer un autre automobiliste du même âge, avec une carabine 22 long rifle.

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L’accusé, Bruno A., qui a aujourd’hui 22 ans a été condamné ce vendredi soir par la cour d’assises de la Marne à 20 ans de réclusion criminelle.Son beau-frère a pris une peine de 15 ans d’emprisonnement pour complicité.

Le 4 août 2013, une altercation éclate sur la route entre les passagers et conducteurs de deux voitures près du lac du Der (Marne). Bruno A. et son beau-frère ne veulent pas en rester là et sont partis récupérer une carabine 22 long rifle avant se lancer à la recherche de leurs adversaires routiers.

Ils les ont retrouvés sur le parking d’un restaurant, où l’accusé principal fait feu sur Jonathan, 19 ans, l’atteignant d’une balle à la tempe gauche. « Je me suis tourné et j’ai vu la tête de Jonathan… Mon copain lui soutenait la tête, il lui disait : C’est rien, ça va aller. Je lui tenais la main, je lui disais : Reste avec nous, je n’ai pas lâché sa main ! J’étais tétanisée », a raconté à la barre une jeune femme, qui a assisté à la tragédie, comme le rapporte L’Est-Eclair.

Le verdict a satisfait l’avocat du meurtrier mais pas celui de son complice. « C’est un jugement aberrant et une peine trop importante », a réagi Me François Procureur, qui a annoncé son intention de faire appel dans les prochains jours.

Le Parisien

Apologie du terrorisme: Un an de prison ferme requis contre Jean-Marc Rouillan

Les réquisitions sont lourdes. Une peine d’un an de prison ferme a été requise par le parquet contre Jean-Marc Rouillan. L’ancien membre d’Action directe est jugé à Paris pour apologie du terrorisme pour avoir qualifié de « très courageux » les djihadistes qui ont commis les attentats du 13 novembre.

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Dans son réquisitoire, la représentante du ministère public a estimé que ces propos sont « sans ambiguïté », critiquant un prévenu qui, selon elle, « essaie tant bien que mal de faire machine arrière » et « n’assume pas » ses mots.

« Très méfiant », Jean-Marc Rouillan, crâne nu et chemise à manches courtes, avait pourtant déclaré ce vendredi à la barre être fréquemment confronté au « risque » pour lui d’accorder des interviews, ce qu’il a fait à 200 ou 300 reprises, et à la « pression » pour la promotion de ses activités culturelles. Il a expliqué avoir été « très maladroit » et s’être senti piégé.

Jean-Marc Rouillan, 63 ans, est le dernier membre du noyau dur d’Action directe à avoir recouvré la liberté en mai 2012, après 24 ans de prison.

20 Minutes

Johann, un agent de mannequin écroué pour le viol de 7 jeunes filles

Johann M., 36 ans, un agent de mannequins, également photographe de mode, a été mis en examen et placé en détention provisoire, soupçonné d’avoir abusé sexuellement de sept jeunes filles, dont cinq mineures, a-t-on appris ce vendredi 24 de sources concordantes. Placé en garde à vue mardi 22, l’homme, âgé de 36 ans, a été mis en examen jeudi 23 au soir pour « viols et agressions sexuelles », a précisé une source judiciaire.

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Sept victimes présumées, dont la plus jeune était âgée de quatorze ans au moment des faits, avaient déposé plainte, ce qui avait conduit à l’ouverture en février d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée à la brigade de protection des mineurs (BPM). Plusieurs d’entre elles affirment « avoir subi des rapports sexuels imposés » et toutes décrivent « l’emprise psychologique exercée par cet homme », relève une source proche de l’enquête.

Une des adolescentes, repérée en 2007 à l’âge de 16 ans, relate des « leçons de sensualité », censées prouver qu’elle n’était « pas coincée », et qui auraient entraîné des abus sexuels. Une autre « des séances d’humiliation lors desquelles il injuriait et dégradait les jeunes filles« .

Les apprentis-mannequins décrivent un homme parfois « agressif, cruel, et méchant », d’après cette source. « Il achetait leur silence en leur faisant miroiter des contrats internationaux et une belle carrière auprès d’agences de premier plan« , a indiqué à l’AFP Me Méhana Mouhou, avocat de cinq plaignantes.

« La parole des mannequins doit désormais se libérer. Il y a trop de prédateurs sexuels dans ce milieu », a-t-il estimé. Les plaignantes ont été entendues par les enquêteurs de la brigade de protection des mineurs. « Il pourrait y avoir d’autres victimes dans cette affaire », selon la source proche de l’enquête.

France Soir