Nantes : le consulat de Turquie visé par des cocktails molotov

Dans la nuit de samedi à dimanche, une façade du consulat général de Turquie, à Nantes, a été la cible de bouteilles enflammées sans provoquer de dégâts.

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L’incident s’est produit un peu avant minuit. Des cocktails Molotov ont été lancés sur une façade latérale du consulat général de Turquie qui se trouve sur l’île de Nantes. Ces objets incendiaires sont tombés au sol sans faire de dégâts. Personne n’a été interpellé.

Le consulat devrait déposer plainte. 

Depuis plusieurs semaines, la politique de répression et les purges menées par les autorités turques provoque la colère des Kurdes qui au-delà de la Turquie se mobilisent dans des villes comme Nantes.

L’Union européenne s’est dite aussi très préoccupée par la dérive autoritaire d’Erdogan, à la tête du gouvernement.

Ouest France

Marseille : Le maire FN Stéphane Ravier qualifie la fête des femmes kurdes « d’invasion »

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Dans une lettre aux habitants, le sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille s’en prend violemment à la fête organisée par les femmes kurdes en solidarité avec les combattantes qui affrontent Daech. Un condensé de ses obsessions identitaires et sécuritaires.

Stéphane Ravier n’a pas digéré la fête des femmes kurdes organisée le 22 mai au parc du grand séminaire par l’association Arin-Mirkan, du nom d’une combattante tombée dans un assaut menée contre Daech. Il s’en prend violemment à l’événement autorisé par la mairie centrale dans une lettre aux riverains qui, écrit-il, ont dû « subir le bruit et les autres nuisances générées par des gens sans gêne ».

L’élu FN accuse l’association organisatrice d’avoir « privatisé » l’espace public et qualifie la fête « purement et simplement d’invasion ». Horreur suprême, il souligne que comme « si cela ne suffisait pas pour marquer leur territoire, ils ont accroché aux différentes entrées des drapeaux kurdes ».

Selon Stéphane Ravier, les amis politiques du centre culturel kurde « s’illustrent » d’ailleurs « en s’agitant dans « les Nuits debout » et en cassant dans les manifestations ».

Il fustige par ailleurs tout au long de sa lettre Monique Cordier, l’adjointe de Jean-Claude Gaudin en charge du dossier, qui est également son opposante à la mairie de secteur. L’intéressée soupire à l’évocation du courrier : « il est coutumier des attaques personnelles distribuées dans les boîtes aux lettres ».

 

La Marseillaise

Le groupe terroriste PKK dresse une tente à Bruxelles, Erdogan dénonce l’hypocrisie de l’UE

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L’installation d’une tente du PKK en plein Bruxelles a suscité l’indignation d’Ankara. Le chef de l’Etat a dénoncé une ambivalence européenne dans la lutte contre le terrorisme, cinq jours après un attentat qui a frappé la capitale turque.

Le chef de l’Etat turc, Tayyip Erdogan, a dénoncé l’attitude des autorités belges qui ont autorisé des partisans du PKK, un groupe terroriste reconnu comme tel par l’Union européenne, à dresser une tente en plein Bruxelles. Le Premier ministre, Ahmet Davutoglu, se trouve lui-même dans cette ville pour mener des négociations concernant le plan d’action sur les migrants.

«Nous attendons des pays européens qu’ils fassent preuve d’empathie», a déclaré le président lors d’une cérémonie commémorant l’anniversaire de la bataille des Dardanelles.

«Ils ne sont pas honnêtes, pas sincères. Ils se comportent de manière ambivalente. Aujourd’hui, ils ont retiré le drapeau et les banderoles, mais qui essayez-vous de berner ? Soyez honnêtes, soyez sincères. Vous n’avez pas en face de vous une Turquie dupe. Notez-le bien. Cela s’appelle baisser la garde contre le terrorisme et ces gens-là ont capitulé face au terrorisme», a-t-il fulminé avant de prévenir : «Il n’y a aucune raison que la bombe qui a explosé à Ankara n’explose pas un jour à Bruxelles où les partisans du groupe terroriste sont autorisés à faire un show en plein cœur de la ville».

Erdogan a estimé que la désinvolture de certains pays s’apparentait à «danser sur un champ de mines».

Ankara vient de subir deux attentats en l’espace de trois semaines. Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe satellite du PKK, a revendiqué les attaques qui ont entraîné la mort de 65 personnes au total.

Zaman

Un groupe terroriste kurde proche du PKK, revendique l’attentat sanglant d’Ankara

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Un groupe radical proche PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), revendique ce jeudi l‘attentat à la voiture piégée qui a fait 35 morts dimanche à Ankara.

Dans leur texte, ce groupe a diffusé la photo d’une femme, Seher Cagla Demir, alias Doga Jiyan, âgée de 24 ans, présentée comme l’auteure de l’attaque, confirmant ainsi l’identité de la «kamikaze» publiée par les autorités turques. 

Selon le ministère turc de l’Intérieur, cette femme a été entraînée en Syrie par les Unités de protection du peuple (YPG), bras armé du principal parti kurde de Syrie que la Turquie considère comme un mouvement «terroriste».

Dimanche à 18 h 45 (17 h 45 heure française)), une voiture piégée était venue se faire exploser contre un bus municipal, dans le quartier très fréquenté de Kizilay, siège de nombreux commerces et important noeud des transports en commun de la capitale turque.

Dans un premier temps, cette attaque n’avait pas été revendiquée mais son mode opératoire la rapprochait de celle commise le 17 février dernier, dans le même quartier, qui avait visé des bus transportant des personnels militaires et coûté la vie à 29 personnes. Ce précédent attentat avait déjà été revendiqué par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe classé sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et l’Union européenne (UE).

Avant même la revendication officielle de l’attentat de dimanche, les Kurdes étaient accusés par le chef du gouvernement turc, Ahmet Davutoglu, qui indiquait : «Nous avons des informations concrètes sur le groupe terroriste à l’origine de l’attaque». En riposte, l’aviation turque avait bombardé lundi des bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l’Irak.

Le Parisien

L’auteure de l’attentat d’Ankara serait une femme dénommée Seher Çağla membre du PKK

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L’attentat commis dimanche soir n’a pas été revendiqué mais son mode opératoire le rapproche de celui perpétré le 17 février dernier, également en plein centre d’Ankara. Un groupe radical dissident du PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), a revendiqué cette opération et annoncé dans la foulée de nouvelles attaques, notamment contre les sites touristiques du pays.

Dimanche à 18 h 45 locales (16 h 45 GMT), une voiture piégée est venue se faire exploser contre un bus municipal dans le quartier très fréquenté de Kizilay, siège de nombreux commerces et important noeud des transports en commun de la capitale turque. Selon un nouveau bilan annoncé par le ministre de la Santé Mehmet Müezzinoglu, au moins 36 personnes ont été tuées et 71 étaient toujours hospitalisées ce lundi matin. De nombreux jeunes et étudiants figurent parmi les victimes.  »

Selon la presse turque, deux personnes se trouvaient à bord du véhicule qui a explosé place Kizilay. L’une d’entre elles serait une militante du PKK identifiée comme Seher Cagla Demir par ses empreintes digitales.

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Midi Libre