Un cadre LR suggère la déportation d’une femme musulmane

« Nacht und Nebel pour le sac poubelle », c’est ce que nous pouvons lire dans un commentaire signé par le profil Facebook de « Jean-Pierre Arbey », sous une photo d’une femme assise sur une plage et portant un foulard.

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« Nacht und Nebel » (Nuit et brouillard en français) était le nom de code des « directives sur la poursuite pour infractions contre le Reich ou contre les forces d’occupation dans les territoires occupés ». Elles sont l’application d’un décret datant du 7 décembre 1941, et ordonnant la déportation de tous les ennemis ou opposants du Troisième Reich.

Jean-Pierre Arbey n’est autre que le secrétaire départementale LR de Meurthe-Et-Moselle.

Dans un contexte où toutes sorties islamophobes des personnalités politiques se trouvent dans une impunité médiatique, le CCIF s’alarme de l’explosion de la libération de la parole islamophobe.

Après les déclarations mensongères de Nathalie Kosciusko-Morizet à l’endroit de la mosquée de Longjumeau, le « test de radicalisation » proposé par Geoffroy Didier et les récentes propositions de Nicolas Sarkozy appelant à « lutter contre le terrorisme » en interdisant « le voile à l’université », nous exprimons notre profonde inquiétude quant à la dérive du débat public, en vue des primaires « Les Républicains ».

A ce stade, le parti « Les Républicains » n’a toujours pas pris de sanction contre Jean-Pierre Abey, malgré la gravité manifeste des propos. Cela témoigne de l’acceptabilité relative des propos racistes et islamophobes.

Il est temps que ce parti prenne ses responsabilités, sauf à croire qu’il cautionne ce type de discours.

CCIF

Twitter suspend un compte pour avoir dénoncé un identitaire qui pose avec du Zyklon B

President of French far-right Front National (FN) party Marine Le Pen listens a journalist's question during a press conference, on April 2, 2013 in Paris.  AFP PHOTO / FRED DUFOUR

Quand un antisémite raciste, islamophobe, nationaliste et pétainiste pris la main dans le sac demande à Twitter France de supprimer le compte qui a publié une photo qui le compromet, l’entreprise s’exécute fissa, sans se demander si elle n’est pas en train de servir les néonazis.

Elle a donc suspendu le compte de @Cabinet_Noir (24.400 abonnés) qui avait, selon elle, violé les conditions d’utilisation de Twitter. Selon ce dernier, la suspension faisait suite à un signalement. @Cabinet_noir avait en effet eu la « malveillance » de produire une photo compromettante de l’intéressé (ci-contre) posant complaisamment devant une bonbonne de gaz rebaptisée « Zyklon B », le gaz qui servait à assassiner industriellement les Juifs dans les camps d’extermination, femmes, bébés, grand-mères, enfants, ados, hommes, grand-pères.

Alors que la photo circule depuis un moment sur le réseau, Twitter n’a pas laissé le choix à Cabinet Noir (de gauche démocrate) : il devait supprimer le twit « incriminé » ou perdre tout accès à son compte. Sans plus d’explication.

Ceci montre qu’il est plus que temps que le législateur impose sa vision de la loi aux réseaux sociaux qui ont trop longtemps bénéficié du droit privé. Ils sont bel et bien devenus des espaces d’expression publics, qui remplacent sans vergogne nos droits fondamentaux par leurs propres conditions générales, comme Facebook qui censure la moindre portion de chair mais laisse courir les vidéos les plus violentes, voire (pro)terroristes.

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Colonies de vacances : La Caf supprime le financement aux musulmans et le maintient pour chrétiens et juifs

L’association musulmane privée de financement de la CAF lance un appel aux dons pour les familles


La caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) a décidé de retirer ses subventions à un centre de vacances qui prévoit d’accueillir, à la fin du mois d’août, un séjour organisé autour de thèmes liés à la foi musulmane.

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L’offre ne respectait pas la charte sur la laïcité adoptée par la Cnaf en 2015, ont déclaré ses responsables à l’AFP, confirmant une information du Figaro. «A partir du moment où ce séjour ne respectait pas la charte de la laïcité et plus basiquement la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, on a souhaité qu’un contrôle soit diligenté», a expliqué le directeur de Vacaf, l’organisme qui gère les aides aux vacances des Caf. «Quel que soit le culte, les problèmes se posent de la même manière» a-t-il dit. 

Dix-huit familles s’étaient inscrites pour ce séjour organisé par l’association Vacances Ethiques au centre de vacances Les Ecrins d’Azur à Pelvoux (Hautes-Alpes). La brochure, disponible sur son site, indique que «la spiritualité fait partie intégrante de ce séjour». Les aides versées au centre pourraient aussi lui être retirées rétroactivement, indique au Figaro le directeur de Vacaf.

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La CAF accorde bien des subventions à des colonies de vacances catholiques et juives

Cela fait des années que la CAF finance des associations juives et catholiques qui organisent camps et séjours où le culturel se mêle au cultuel. C’est le cas par exemple d’un camp organisé par une association catholique en juillet dernier. Lors du camp Notre-Dame de Grâce organisé du 13 au 27 juillet, géré par des abbés, les participants ont eu droit à prières, messes et catéchisme.

« Elle est de mauvaise foi, elle ne sait pas manager » les proches de Marine le Pen se lâchent

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Marine Le Pen fait campagne pour 2017 avec le slogan « La France apaisée ». Mais au sein de son propre parti, ca balance… sec.

Pour la présidentielle de 2017, Marine Le Pen dont la candidature a été annoncée au JT de 20 heures de TF1 en février dernier fait campagne avec le slogan « La France apaisée« . Pourtant, au sein de son propre parti, on ne peut pas dire que l’ambiance soit vraiment à la sérénité. Dans l’Express, ses « amis » ont balancé plusieurs piques à la fille de Jean-Marie Le Pen. 

L’un de ses proches affirme qu’elle « est d’une mauvaise foi absolue.«  Un ancien proche parlementaire balance quant à lui : « Elle ne sait pas manager et voit toute discussion comme une agression« . Et un autre conclut : « j’ai toujours trouvé que le Front était un vaste bordel ».

Closer

Le maire de Cannes interdit le port du burkini sur les plages

 


Le maire de Cannes a pris un arrêté interdisant le port « d’une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse alors que le France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d’actes terroristes ».

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David Lisnard

Le 28 juillet dernier, avant même que la polémique relative à la « journée burkini » (organisée dans un parc aquatique des Bouches du Rhône) n’enfle sur le web, le maire de Cannes a pris un arrêté interdisant le port « d’une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse alors que le France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d’actes terroristes ».

Dans son article 1, l’arrêté précise: « l’accès aux plages et à la baignade sur la commune de Cannes sont interdits (…) jusqu’au 31 août, à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades. »

Joint par téléphone, David Lisnard, maire de Cannes, répond: « Je n’ai ni le temps, ni l’envie de polémiquer. J’ai pris cet arrêté parmi tant d’autres pour assurer la sécurité de ma ville dans un contexte d’état d’urgence. »

Un arrêté qui n’a pas tardé à faire réagir la twittosphère. Notamment Feiza Ben Mohamed (@FeizaK), porte-parole de la Fédération des musulmans du Sud, qui a d’abord crû à un fake (un faux), puis qui a appelé dans un second temps toutes les femmes à se rendre à la plage vêtues du hijab ou d’une kippa.

Des tweets qui ne font en aucun cas sciller l’édile cannois: « On n’interdit pas le voile, ni la kippa, ni les croix, j’interdis simplement un uniforme qui est le symbole de l’extrêmisme islamiste. Il faut arrêter de vouloir caricaturer cet arrêté. Nous vivons dans un espace public commun, il y a des règles à respecter. »

Nice Matin

Syrie. Au moins 30 personnes en majorité des civils tuées par des raids russes

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Au moins 30 personnes, dont une majorité de civils, ont été tuées et 70 autres blessées jeudi dans des raids russes sur la région de Raqa, capitale de facto du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

« Des avions russes ont mené dix raids sur Raqa et ses environs tuant au moins 30 personnes (…) et faisant 70 blessés », a affirmé l’Observatoire (OSDH).

Ouest France

Gwenaël Leriche, un des héros de l’attentat de Nice en détention provisoire pour violences

L’un des «héros» de l’attentat du 14 juillet, à Nice, a été placé mercredi en détention provisoire. Gwenaël Leriche est poursuivi pour des violences commises dimanche contre son ex-compagne et l’employeur de celle-ci. 

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Ce jeune homme de 27 ans s’était fait connaître il y a quelques jours après avoir reçu le 25 juillet la médaille de la Ville de Nice pour un acte de courage commis lors de l’attentat qui a eu lieu sur la promenade des Anglais.

Il est poursuivi pour s’être rendu dimanche dernier sur le lieu de travail (un bar-restaurant) de son ex-compagne, armé d’un couteau à cran d’arrêt, et d’avoir exercé des violences contre elle et le gérant des lieux. Présenté en comparution immédiate, il a demandé un délai afin de préparer sa défense. Le tribunal, pour éviter la réitération de ces actes, l’a placé en détention provisoire jusqu’au 12 septembre, date à laquelle l’affaire sera jugée au fond.

«J’ai besoin d’un psy pas de prison»

Gwenaël Leriche est en état de récidive légale, ayant déjà été condamné en 2014 pour des violences sur son ex-compagne, avec laquelle il a eu un enfant, une condamnation pour laquelle il avait obtenu alors une dispense de peine.

Le 14 juillet, alors qu’il faisait la fête sur la plage avec des amis, il avait poursuivi le camion sur la promenade avant de plaquer au sol un passant qui aurait pu être touché par une balle perdue lorsque les policiers ont tiré sur le terroriste au volant du camion meurtrier, dans cet attentat qui a tué 85 personnes et blessé plus de 400 autres.

Le 25 juillet, reçu dans le bureau du maire, il avait reçu une médaille de la Ville de Nice en compagnie de deux autres hommes qui s’étaient distingués par des actes héroïques ce soir-là. Une pétition a également été mise en ligne pour demander que ces trois hommes reçoivent la légion d’honneur.

Au moment d’être conduit en prison par les policiers, Gweanël Leriche a crié aux juges qu’il avait besoin «d’un psy, et pas de la prison, avant d’insulter copieusement son ex-compagne, des propos que le tribunal a aussitôt consignés.

Le Parisien

Un lama abattu et décapité à la demande de Jean-Marie son propriétaire

À Walcourt, un lama vient d’être abattu sur la demande de son propriétaire. Les voisins ne supportaient plus de voir l’animal fuguer et arriver chez eux. Du coup, Jean-Marie a demandé à un chasseur d’intervenir !

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Le lama fugueur de Walcourt ne rejoindra pas sa pâture puisqu’il a été abattu par un chasseur à la demande de son propriétaire.

L’animal avait fugué plusieurs fois déjà en sautant par-dessus des clôtures de deux mètres de haut. Il finissait soit sur la route, soit dans les prés des agriculteurs voisins qui ont fini par se lasser de ces intrusions répétées. Lundi, c’était la fois de trop, et la police a été avertie et a prévenu le propriétaire du lama qu’il devait maîtriser son animal sans quoi il devrait payer une amende de 350 euros !

«  Pour la paix dans Walcourt j’ai donc demandé à un chasseur de le tuer  », explique Jean-Marie De Groote.

Durant un moment Jean-Marie De Groote avait pensé revendre l’animal à un cirque et même de le donner à un particulier. Mais il a finalement choisi de le faire abattre ce mardi. «  Le chasseur a été, seul, chercher la bête qui représentait un danger sur la route  », précise Jean-Marie. «  Le lama est mort d’une balle dans la tête et il n’a pas souffert. La tête a été coupée proprement de telle sorte que le sang s’écoule avant de transporter le corps du petit camélidé.  »

La Nouvelle Gazette

Polygamie au Canada : un chef d’une Église fondamentaliste a 27 femmes et 145 enfants

Une déclaration surprenante de Winston Blackmore. Ce Canadien de 59 ans compte 27 épouses et 145 enfants. Il est aujourd’hui poursuivi par le gouvernement canadien pour polygamie. « Ce sont mes amies », se justifie-t-il.

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Winston Blackmore (59 ans) s’est marié avec 27 femmes. Au total, il a 145 enfants, comme l’explique le Salt Lake Tribune. Mais selon lui, la polygamie ne devrait pas être légalisée. Il a prononcé ces mots dans le cadre du Sunstone Salt Lake Symposium, un événement consacré au mormonisme.

« Ne légalisez pas la polygamie. Ce n’est pas une bonne idée car cela pourrait mener à l’exploitation des femmes », avoue Winston Blackmore qui considère ses 27 épouses comme des « amies ».

Secte
Les 27 femmes et les 145 enfants de Winston Blackmore en ont profité pour témoigner de leur mode de vie au cours de cet événement. Ce citoyen de Colombie-Britannique (Canada) est poursuivi par le gouvernement canadien pour polygamie. 

Pendant deux décennies, Winston Blackmore a été le chef de l’Église fondamentaliste de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, considérée comme une secte en Colombie-Britannique (Canada).

7Sur7

«On va te faire crever» le maïeur de Verviers menacé pour avoir embauché un adjoint musulman

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Muriel Targnion est confinée dans son bureau après avoir reçu un courrier suspect

« Pendant le temps de midi, ma secrétaire a ouvert une lettre anonyme contenant de la poudre blanche« , a confié la bourgmestre. « Elle m’a appelée et j’ai lu ce courrier ». Mme Targnion le qualifie de « plutôt d’extrême-droite ». « Dans cette lettre, on critique notamment le fait que mon collège compte un échevin musulman et que je serais, je cite, ‘responsable des Arabes présents à Verviers‘. » « On va te faire crever », conclut le courrier. « J’ai ensuite reposé la lettre. Mais de la poudre, sans doute mal scellée, s’en est échappée ». « A mon avis, elle ne contient rien de dangereux ». Ni la bourgmestre ni les membres de son cabinet ne présentent de symptômes particuliers.

L’hôtel de ville totalement bouclé
« Nous avons immédiatement prévenu le chef de corps de la police qui a enclenché la procédure prévue dans ces cas-là », a poursuivi Mme Targnion. L’hôtel de ville est totalement bouclé pour une durée indéterminée et la protection civile est sur place.

Personne ne peut enter ou sortir. A l’intérieur du bâtiment, la bourgmestre se trouve en compagnie des membres de son cabinet, du colonel des pompiers, de trois policiers ainsi que de sa fille « qui venait d’arriver et avec qui j’avais prévu de passer l’après-midi », a-t-elle indiqué.

L’hôtel de ville abritant uniquement le cabinet de la bourgmestre, les autres services de la Ville fonctionnent normalement.

7Sur7

«sale barbu, sale arabe, sale islamiste», un ancien médecin-urgentiste agressé

Depuis les attentats, l’association SOS Racisme s’inquiète de la multiplication des propos racistes alors que la permanence juridique est d’habitude moins sollicité l’été. Mehdi, ancien médecin-urgentiste victime d’une agression, a expliqué à RMC subir des propos racistes au quotidien.

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Mehdi se souvient de presque tout, du regard de son agresseur, des coups qu’il a porté à sa tête, à son visage. Mais surtout de ces mots violents: « sale barbu, sale arabe, sale islamiste », énumère cet ancien médecin-urgentiste. « C’était le 29 avril, j’allais pour faire mes courses, je me suis retrouvé agressé, laissé pour mort sur le sol« , poursuit-il. 

Le jeune homme a porté plainte mais depuis quelques semaines et les nouveaux attentats du mois de juillet, il est de nouveau victime d’insultes qu’il ne comprend pas.

« Parce que j’ai peut-être une tête d’arabe? Qu’est-ce qui se passe? Il faut arrêter », réclame Mehdi. 

Des témoignages comme celui-ci, SOS Racisme en recueille quotidiennement depuis les récents attentats. Marina Belliard, responsable du service contentieux au sein de l’association croule sous les plaintes. « Certaines personnes qui étaient racistes auparavant se sentent aujourd’hui libres de violenter quelqu’un, de refuser un logement à quelqu’un, d’injurier quelqu’un. Il y a un réel basculement qui est très inquiétant », indique-t-elle. 

Un racisme qui  ne se cache plus

La communauté musulmane est particulièrement visée. L’année dernière, la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme avait recensé une augmentation de 223% des actes antimusulmans par rapport à 2014.

« En général quand il y a une discrimination c’est un non dit, on dit non désolé le bien est déjà loué. Là une personne appelle et quelqu’un lui dit au bout du fil (…) je ne louerai pas à un musulman, ce qui est assez inhabituel. Il y a une expression très directe du racisme, de la haine envers un groupe de la population« , explique-t-il.

Le président de SOS Racisme estime que cette libération de la parole raciste a notamment pu être encouragée par « un manque de hauteur des responsables politiques« . Alors qu’après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hypercacher, les responsables s’étaient selon lui illustré par une « certaine dignité », leur comportement n’a pas été le même au mois de juillet. 

RMC

Corse : Un homme interpellé pour tentative de meurtre sur Mohamed Hadouti à son domicile

Un homme a été interpellé ce matin dans le Niolo (Haute-Corse) et placé en garde à vue à la gendarmerie de Corte dans le cadre d’une enquête sur l’agression d’un homme d’origine marocaine, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Les enquêteurs agissaient sur commission rogatoire d’un juge Bastiais, ouverte pour tentative d’homicide.

Selon cette même source, la piste d’un acte raciste n’est pas privilégiée, il s’agirait plutôt d’un conflit d’ordre commercial ou privé.

Le 8 août, cet entrepreneur résidant à Calacuccia, en Haute-Corse, avait été agressé au petit matin à son domicile par un ou plusieurs hommes.

Mohamed Hadouti avait reçu un coup de couteau et un violent coup de pioche à la tête entraînant une perte de connaissance.

Installée dans la commune depuis 30 ans, la victime était parfaitement intégrée selon les habitants du village.

Corse Matin


Corse : ouverture d’une enquête après l’agression d’un homme d’origine marocaine chez lui

Le parquet de Bastia a ouvert mardi une enquête pour violences avec arme, après l’agression d’un homme d’origine marocaine hier matin à Calacuccia en Haute-corse, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

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Mohamed Hadouti, un ouvrier du bâtiment a été agressé chez lui. Il a reçu un violent coup de pioche à la tête entraînant une perte de connaissance.

C’est son fils qui a donné l’alerte. Un médecin généraliste du village lui a prodigué les premiers soins avant qu’il soit hospitalisé à Bastia.

Opérée lundi, la victime était toujours dans le coma mardi. Pour l’instant aucune piste n’est privilégiée par les enquêteurs de la brigade de recherches de la gendarmerie de Corte : acte raciste, différend commercial ou affaire privée.

Installée dans la commune depuis 30 ans, la victime était parfaitement intégrée selon les habitants du village.

Le Point

Torturée, violée par les troupes coloniales françaises, la résistante Kheira Garne est morte

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De son vivant, elle n’aura connu ni honneurs, ni reconnaissance officielle, ni attestation, ni pension. Elle, c’est Kheira Garne, un nom qui ne vous dit peut-être rien. Et pourtant ! A l’instar de Louisette Ighilahriz, Kheira Garne est de ces voix qui ont eu le courage de révéler au grand jour, à leur corps défendant, l’un des crimes les plus abominables de l’histoire coloniale, qui est resté longtemps, trop longtemps, couvert d’une chape de plomb : les viols massifs commis par l’armée française durant la Guerre de Libération nationale. Kheïra Garne n’avait que 15 ans lorsque des militaires français la torturèrent et la violèrent dans un camp de concentration à Theniet El Had, dans l’Ouarsenis. C’était en août 1959.

De ce viol collectif naîtra un enfant, Mohamed, qui voit le jour le 19 avril 1960, à El Attaf. Mohamed Garne restera 28 ans durant séparé de sa mère «biologique». Mohamed attaque l’Etat français en justice contre les «prescriptions» des Accords d’Evian, et obtient gain de cause. «Français par le crime», comme il dit, il demeure à ce jour la seule victime reconnue de la «Guerre d’Algérie».

Dans un numéro de l’émission «Secret de famille» sur France2 consacré au destin bouleversant de Mohamed Garne (première diffusion le 18 janvier 2012), Kheïra, sa mère, témoigne : «Pendant la guerre, nous étions dans la montagne. Ils (les soldats français) voulaient nous capturer. Il y avait les avions, les chars. On était dans le maquis. J’étais cachée dans un arbre et c’est un chien qui m’a trouvée.

On nous a emmenés dans un camp d’internement. Certains sont morts pendant la capture, d’autres ont survécu, comme moi.» Kheira était alors mariée à un valeureux maquisard de l’ALN, Abdelkader Bengoucha. L’armée française voulait ainsi soutirer à la jeune captive des informations sur les moudjahidine. Kheira est soumise à la «question».

«Ils nous ont torturés et ont attenté à notre honneur», raconte-t-elle dans ce reportage. «J’ai été frappée, ligotée, humiliée… Dieu seul sait ce qu’on a subi.

C’est dit. «On m’a violée, on m’a violée, on m’a violée !»

En novembre 1960, Kheira Garne et son fils Mohamed sont placés à l’orphelinat Saint-Vincent-de-Paul, à Alger. C’est cet orphelinat attenant au Palais du peuple. Fortement marquée par les terribles sévices qui lui ont été infligés pendant plusieurs mois, Kheira est transférée dans un établissement psychiatrique pour «crises de démence». Le petit Mohamed est confié à une nourrice. Dans le document diffusé par France2, Kheira déclare : «Ils m’ont dit ton fils est mort, j’étais désespérée.

Quand j’étais seule, je priais Dieu pour qu’il envoie quelqu’un qui le fasse revivre.» Il a fallu attendre un soir pluvieux de septembre 1988 pour que Mohamed vienne frapper à la porte de sa vraie mère. Dans l’intervalle, un parcours époustouflant qu’il raconte dans son autobiographie : Lettre à ce père qui pourrait être vous (Lattès 2005) — l’ouvrage a été réédité chez l’Harmattan en 2011 sous le titre :

Un jour, il consulte subrepticement le dossier administratif qui accompagne chaque pupille de l’Etat. Et c’est ainsi qu’il découvre le nom de sa mère biologique : Kheira Garne. Il entreprend, dès lors, des recherches folles pour la retrouver. Il est persuadé qu’elle est vivante. Le concours d’un de ses amis qui travaille dans la police est décisif. Un beau jour, il lui remet un bout de papier sur lequel sont griffonnés le nom et l’adresse de sa mère. A sa grande stupéfaction, il apprend que celle à qui il doit la vie logeait dans une espèce de grotte, entre les tombes, au cimetière Sidi Yahia, à Alger.

Dans le reportage de France 2, Kheira confie : «Je vivais dans ce cimetière à cause de la guerre et du destin ; j’ai choisi d’habiter avec les morts car les vivants m’ont fait du mal.»

El Watan

Saint-Germain-lès-Arpajon : Jérome traîne sa compagne au sous-sol et la brûle vive

Scène d’horreur à Saint-Germain-lès-Arpajon. Au sous-sol d’un pavillon blotti dans un lotissement récent, une jeune femme de 29 ans a été retrouvée, en début de matinée, immolée par le feu. Brûlée à 85 %, elle a été conduite à l’hôpital Percy à Clamart (Hauts-de-Seine). Son pronostic vital est engagé. Jérome, son concubin, désigné à plusieurs reprises par la victime comme étant l’auteur de l’agression, a été interpellé et hospitalisé, souffrant lui aussi de brûlures.

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Quelques heures après le drame, l’effroi régnait toujours dans le voisinage. « Je prenais ma douche, j’ai entendu un cri. Comme une complainte. J’ai cru qu’une voiture venait de renverser une personne ou un animal, témoigne un voisin qui a assisté aux prémices de la dispute depuis sa fenêtre. Ils étaient dans la rue, je l’ai vu la traîner depuis le trottoir jusqu’à chez eux. Elle se débattait ».

Devant à la violence de la scène, le témoin sort immédiatement de chez lui. « Mon autre voisin m’a dit qu’il avait peur qu’il la frappe. Alors j’ai ramassé un objet que la femme avait fait tomber, ça me donnait une excuse pour aller chez eux, et j’ai frappé à la porte, aux fenêtres… J’ai crié. Mais je n’ai entendu aucun bruit à l’intérieur ».

Et pour cause, le couple est au sous-sol. Alertée par la scène de violence qui s’est déroulée en pleine rue, une voisine appelle immédiatement la police. « Ils sont arrivés très vite mais c’était trop tard », reprend le premier témoin, les yeux rougis et embués de larmes.

« A l’intérieur de la maison, un homme, brûlé à la main et au tibia droit, se présente aux policiers », témoigne une source proche de l’enquête. Sourd et muet, tout comme sa compagne, il communique par gestes.

« Il voulait prévenir les secours car sa femme brûlait au sous-sol », ajoute le policier. « Il semble que le couple était sur le point de se séparer », avance le parquet d’Evry. « Ils ont au moins deux enfants en bas âge qui sont en vacances en ce moment, reprend une voisine choquée. Mais on connaît assez peu cette famille : comme les parents sont sourds et muets, ils restaient un peu à l’écart. Ils nous envoyaient parfois des textos pour nous souhaiter de bonnes fêtes ou nous demander un service ».

L’enquête a été confiée à la sûreté départementale de l’Essonne.

Le Parisien

Poutine forme des mercenaires pour combattre en Syrie via une société dirigé par un néo-nazi

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Si la Russie est une nation en guerre, le Kremlin a toujours veillé à limiter sa campagne en Syrie a une opération aérienne. Mis à part un nombre limité d’«instructeurs et conseillers militaires», les responsables russes ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils ne doivent pas mettre «un pied au sol».

Le récit russe du conflit est sérieusement contesté par des russes qui affirment que la participation de leur pays en Syrie est beaucoup plus vaste et plus coûteux que quiconque dans l’administration du président Poutine n’est prêt à l’admettre.

Ces personnes ont révélé a Sky News qu’ils ont été recrutés par une société militaire privée appelée «Wagner» et déployés en Syrie à bord d’avions militaires russes. Pour l’équivalent de 3 500 € par mois, ils déclarent avoir été jetés das le champs de bataille syrien contre les factions rebelles, y compris l’Etat islamique.

Deux membres du groupe, Alexander et Dmitry, déclare a Sky News qu’ils se sentent chanceux d’être encore vivant. «C’est du 50-50, affirme Alexander. La plupart des gens qui y vont pour l’argent trouvent la mort, ceux qui se battent pour des idéaux, lutter contre les Américains ou une idéologie, ont une meilleure chance de survie. » « Entre 500 et 600 hommes y sont morts », affirme Dmitry.

image_28329L’homme qui dirige la société militaire « Wagner » est un ancien soldat des forces spéciales, Nikolai Utkin, dont la seule image connue a été publiée en début d’année par le journal basé à Saint-Pétersbourg « Fontanka » Le journal le décrit comme un admirateur de l’esthétique et de l’idéologie nazie du Troisième Reich.

Molkino est un petit village dans le sud de la Russie, qui abrite une base des forces spéciales. Une partie de la base a été alloué à « Wagner » pour le recrutement et la formation des combattants.

Alexander et Dmitry étaient stationnés dans la principale base russe sur la côte syrienne, avant d’être déployés pour reprendre la vile de Palmyre.

« Au cours des combats a Palmyre, nous étions utilisés comme de la chair à canon. Dans ma compagnie d’assaut, 18 sont mort. Après notre passage, l’armée d’Assad a suivi et a terminé le travail, mais nous avons fait le gros du boulot ».

Le nombre officiel de Russes tués en Syrie est de 19. Toutefois, si on comptabilise les combattants « Wagner » cela se chiffrerait probablement a des centaines.

Sky News

«Ton foulard n’a rien à faire ici», une musulmane voilée humiliée et violentée par la police

Lina* a déclaré au service juridique du CCIF avoir raccompagné sa sœur à Emerainville (Seine-et-Marne), en compagnie de son autre sœur, le 30 juillet dernier, lorsqu’elle a été violemment prise à partie, humiliée et emmenée en garde-à-vue par un groupe de policiers. Interpellée sans raisons apparentes, rien ne semblait justifier la violence de cette charge, si ce n’est le seul port de son foulard qui aurait « dérangé », selon les dires de l’avocat, mandaté d’office.

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La victime nous a rapporté qu’il était aux alentours de minuit ce samedi soir lors qu’elle-même et sa sœur s’apprêtaient à quitter Emerainville (77) pour rentrer chez elles. Constatant une échauffourée entre des jeunes et la police sur la route, les sœurs ont coupé le moteur et ont décidé de patienter, le temps que la situation se calme. Une fois les jeunes repartis, elles ont repris la route, croyant que tout « danger » était écarté, sans être en mesure d’imaginer l’ampleur de la gravité de ce qui allait suivre, par ceux-là même dont la mission est de les protéger.

Au moment d’arriver à hauteur des forces de l’ordre, ceux-ci se seraient mis à leur barrer la route. Pensant à un banal contrôle de police, Lina* nous a rapporté avoir expliqué qu’elle « souhait[ait] rentrer chez elles », lorsque les policiers l’ont interrogée sur la raison de leur présence. À cette réponse, l’un des policiers lui aurait sèchement rétorqué « vous allez voir ce qu’on va vous faire ».

Tout en ayant ce même policier donnant des coups de pied dans le véhicule, ses collègues lui ont demandé de couper le moteur, de sortir du véhicule et d’ouvrir le coffre. Lina* s’est exécutée, et après vérification, un des policiers l’a informée qu’elle pouvait reprendre la route.

Ce n’était pas sans compter sur son collègue, particulièrement agité. Lorsque la sœur de Lina* lui a sommé d’« arrêter de donner des coups sur la voiture », elle n’aura eu pour seule injonction que de « fermer sa g***** ». Ni plus, ni moinsPrenant la défense de sa sœur en lui rétorquant simplement qu’il était inutile de l’insulter, Lina* subira de plein fouet la violence de cet agent de police.

  • « Je n’en ai rien à foutre de ton foulard, ton foulard n’a rien à faire ici »

Lorsque Lina* est retournée dans son véhicule, ce même agent de police lui a refermé brutalement la porte dessus. Sur le coup de la douleur, Lina* a lâché une insulte. Cela aurait suffi pour que ce représentant de l’ordre déchaîne sa violence sur la jeune femme, sous le regard spectateur de ses collègues : l’attrapant par le col et la jetant sur le sol, le policier se serait alors mis à lui donner des coups.

Se retrouvant sans foulard, elle est menottée et embarquée dans la voiture de police. Ce n’est qu’après avoir insisté que sa sœur a été autorisée à lui remettre son couvre-chef.

Dénotant le caractère islamophobe de cette violence policière, l’agent de police qui l’a agressée en lui donnant des coups s’est précipité pour lui retirer de nouveau son foulard tout en lui disant « Je n’en ai rien à foutre de ton foulard, ton foulard n’a rien à faire ici ». Il l’a déchiré et jeté à terre. Exigeant à plusieurs reprises de pouvoir remettre son foulard, les policiers auraient refusé et se seraient contenté de l’accrocher à sa jupe.

CCIF