Les catholiques pratiquants moins tolérants envers les musulmans

Les catholiques français sont réputés papistes, mais cela n’a pas empêché certains d’entre eux d’être interloqués par les propos récents de François sur l’islam.

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« Je n’aime pas parler de violence islamique. (…) Si je parlais de violence islamique, je devrais également parler de violence catholique. (…) Dans presque toutes les religions, il y a toujours un petit groupe fondamentaliste. (…) Il n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence. Ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai ! »

Certains catholiques ont été heurtés par ce qu’ils ont perçu comme un déni des motivations djihadistes des deux jeunes assassins du prêtre catholique tué en plein culte. Or, cet attentat à la charge symbolique dévastatrice est survenu dans un contexte marqué, depuis plusieurs mois, par une défiance croissante des catholiques, notamment pratiquants, envers l’islam, indique une étude de l’IFOP, sur la base de sondages effectués ces dernières années, et en particulier depuis les attentats de janvier et de novembre 2015. Controverses incessantes dans le débat public autour des signes visibles de l’islam, crise migratoire et attentats ont tissé une trame qui inquiète plus particulièrement la composante catholique du pays.

Quelques jours après le meurtre du Père Jacques Hamel dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), les propos du pape qui ne trouvait pas  « juste d’identifier l’islam avec la violence » ont choqué des catholiques. 

« L’idée d’une concurrence, d’une asymétrie entre la religion catholique, historique mais en déclin démographique, et un islam perçu comme en pleine dynamique démographique » contribuerait à dégrader l’image de l’islam davantage aux yeux des catholiques pratiquants que pour reste de la population, avance Jérôme Fourquet. Cette sourde inquiétude pourrait favoriser des crispations autour des récents propos du pape François sur l’islam.        

Initialement, pourtant, les catholiques se définissant comme pratiquants étaient légèrement plus tolérants que la moyenne des Français envers les signes de la visibilité de l’islam, comme le port du voile à l’école et, dans une moindre mesure, la construction de mosquéesMais cette relative ouverture aux manifestations de religiosité de la part des adeptes de la confession historiquement majoritaire s’est effacée ces dernières années, au point d’être aujourd’hui inférieure à celle de la moyenne nationale.

Le décrochage entre les catholiques pratiquants et l’ensemble des Français est spectaculairement mis en évidence par la question de l’« amalgame » entre musulmans et « islamistes radicaux ».

En février 2015, après les tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, les catholiques pratiquants ne se distinguaient presque pas du reste des Français […] Mesuré immédiatement après l’assassinat du Père Jacques Hamel, après la série d’attentats qui l’ont précédé, l’équilibre n’a pas changé dans l’ensemble de la population. En revanche, la part des catholiques refusant l’amalgame a reculé de 15 points et celle considérant l’islam comme « une menace » a progressé de 12 points.

Ce sont aussi ces catholiques « culturels », éloignés de toute pratique, qui font le plus de différence entre l’accueil de chrétiens d’Orient et celui des migrants en général. «Chez eux, note M. Fourquet, le devoir de miséricorde ne contrebalance pas l’inquiétude sécuritaire et identitaire. » Et ils semblent imperméables aux paroles du chef de l’Eglise catholique.

Le Monde

Israël se prépare à saisir des terres palestiniennes pour relocaliser une colonie sauvage

Les USA dénoncent la possible relocalisation des colonies israéliennes sur les terres palestiniennes

Les Etats-Unis ont critiqué samedi l’éventuelle relocalisation d’une colonie israélienne sur des terres palestiniennes, la décrivant comme contraire aux engagements du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou envers le président américain.


Le département d’État américain a vivement réagi à l’éventualité qu’Israël confisque ces terres pour relocaliser la colonie d’Amona. Un tel acte serait «sans précédent», a-t-il dit.

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Amona est une colonie sauvage, c’est-à-dire illégale non seulement selon la loi internationale mais aussi israélienne. Située dans le centre de la Cisjordanie non loin de Ramallah et abritant environ 200 personnes, elle confronte les autorités israéliennes à un casse-tête.

La Cour suprême a ordonné fin 2014 l’évacuation, d’ici à fin 2016, de cette colonie construite dans les années 90 sans autorisation sur des terres privées palestiniennes. Mais les habitants refusent leur évacuation et sont soutenus par une partie de la droite israélienne.

Les autorités israéliennes ont publié jeudi dans la presse palestinienne une annonce accompagnée d’une carte de différents terrains présumés tout proches d’Amona et, semble-t-il, abandonnés, a indiqué l’ONG anticolonisation israélienne la Paix maintenant.

L’annonce appelle ceux qui revendiquent la propriété de ces terrains à se manifester sous 30 jours, faute de quoi l’État israélien les saisira et en deviendra propriétaire en vertu de textes relatifs aux biens des absents.

Pour la Paix maintenant, il ne fait pas de doute que ces terres serviraient à relocaliser Amona et créer une nouvelle colonie.

Le gouvernement israélien franchirait une «ligne rouge», a dit l’ONG dans un communiqué. Il «se met à présent à voler des terres privées en guise de compensation à un petit groupe de colons qui avaient eux-mêmes volé des terres privées palestiniennes», a-t-elle dit.

Le département d’État américain s’est dit «profondément inquiet» devant ces informations. «Ceci constituerait un acte préoccupant et sans précédent», a dit la porte-parole Elizabeth Trudeau.

«C’est la poursuite d’un processus qui a vu la légalisation, au cours des dernières années, de 32 colonies qui étaient illégales au regard de la loi israélienne», a-t-elle dit à la presse. Ce processus fait partie d’un «certain nombre de tendances» qui «menacent la solution à deux États», a-t-elle dit.

La communauté internationale considère la colonisation comme un obstacle majeur à la paix entre Israéliens et Palestiniens et à l’établissement d’un État auquel ces derniers aspirent.

La Presse

Une écolière violée par 137 pédophiles pendant 2 ans, mais seuls 3 sont emprisonnés

Les hommes se déplaceraient à travers le pays pour abuser de Paula, en utilisant souvent des hôtels des centres villes ou des maisons où elle aurait été électrocuté par un des pédophiles. 

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Paula Smith (pas son vrai nom) dit qu’elle a été violée dés l’âge de 13 après avoir été enlevé à proximité de son école et emmené dans une maison.

Pendant deux ans, un prédateur a abusé d’elle à plusieurs reprises  et l’a également à donné à d’autres agresseurs d’enfants liés à un site échangiste – où son profil avait été mis en ligne à son insu.

Pourtant, seulement trois pédophiles ont été traduits en justice.

Parmi les pédophiles arrêtés, l’instituteur William Hanna, 66 ans, sa petite amie Dianne Whitehouse, 61ans , et Ian McGlasson, 50 ans, qui ont été condamnés à un total de 19 ans de prison. Deux autres suspects se sont suicidés après avoir été arrêté.

Mirror

Israel a détruit 726 structures humanitaires palestiniennes faisant 1020 déplacés

Israël a détruit en 2016 plus de maisons et d’installations que durant tout 2015 en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée, ont indiqué l’ONU et des ONG aujourd’hui.

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Depuis début 2016, 726 structures ont été détruites, faisant 1020 déplacés, contre 531 démolitions et 688 Palestiniens déplacés durant toute l’année 2015, rapporte l’Ocha, le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU. Les structures évoquées par l’ONU incluent des maisons, des abris pour animaux ou des équipements comme des panneaux solaires.

Nombre d’entre elles sont financées par des bailleurs étrangers, dont l’UE ou différents Etats qui affirment agir pour pallier les besoins humanitaires pressants d’une population sous occupation militaire et dont les moyens de vie se réduisent avec la progression de la colonisation ou des opérations militaires israéliennes.

Pour la seule semaine écoulée, « les autorités israéliennes ont détruit ou forcé les propriétaires à détruire eux-mêmes 42 structures pour défaut de permis de construire, faisant 30 déplacés et affectant la vie de plus de 1.200 personnes » à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, détaille l’Ocha.

Depuis janvier, recense l’ONG israélienne B’Tselem, qui dénonce régulièrement les exactions israéliennes dans les Territoires, « Israël a détruit au moins 188 maisons palestiniennes en Cisjordanie ». Il s’agit du « chiffre le plus élevé depuis que B’Tselem a commencé à recenser en 2006 les démolitions de maisons pour défaut de permis », dit-elle. Depuis 1988, plus de 2 800 ordres de démolition ont été appliqués; environ 11.000 menacent toujours des familles palestiniennes, selon l’Ocha.

Les Affaires étrangères françaises ont condamné hier la destruction, la semaine passée, de structures financées par la France dans le village de Nabi Samuel, en Cisjordanie. C’est la troisième démolition ou confiscation de bâtiments financés par la France en 2016, a dit le Quai d’Orsay. Il a exprimé « sa grave préoccupation face à l’accélération du rythme des démolitions et confiscations de structures humanitaires ».

Depuis Washington, la diplomatie américaine a elle une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme au sujet de Soussia, village palestinien du sud de la Cisjordanie menacé de destruction par Israël. « Si le gouvernement israélien met en œuvre ces démolitions à Soussia, cela sera très inquiétant et aura un impact très négatif sur la vie des résidents palestiniens, déjà déplacés à plusieurs reprises », a dit le département d’Etat.

Le Figaro

Nadine Morano se radicalise de plus en plus à l’approche de la primaire de la droite

La députée européenne qui avait été écartée des élections régionales de décembre pour des propos polémiques a récidivé ce vendredi en franchissant une nouvelle ligne rouge. Nadine Morano opposée à la burqa a considéré que les femmes intégralement voilées étaient comparables «aux nazis».

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En qualifiant les femmes intégralement voilées de «nazies», Mme Morano a de nouveau franchi une ligne rouge alors que ses principaux rivaux à la primaire des Républicains ont pris quelques jours de congés et diminué leur présence médiatique.

Comme Donald Trump outre-Atlantique, dont elle trouve le discours «plutôt affolant», la députée européenne s’isole encore plus dans sa famille politique qui avait pourtant enchaînée les propositions sécuritaires chocs  après les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet dernier.

Pour la candidate à la primaire de la droite et du centre, les femmes intégralement voilées « s’exhibent en colportant une idéologie terroriste » et sont « une publicité ambulante pour l’islam radical ». Saluant également l’arrêté municipal pris par le maire de Cannes pour interdire le burkini sur les plages publiques de sa commune, Mme Morano a assuré que cela « ne choquait personne quand les maires prennent des arrêtés pour interdire d’être torse nu ».

Sur Europe 1, elle a défendu un proche, inconnu du grand public qui a indigné les réseaux sociaux en suggérant de déporter une femme voilée se prélassant sur une plage et en qualifiant son vêtement de «sac poubelle». Ne trouvant rien à redire alors que même le FN n’a pas surfé sur la polémique, Mme Morano a assuré que Jean-Pierre Arbey (délégué de la 2ème circonscription de Meurthe-et-Moselle et chargé de l’organisation de la primaire à Nancy) « n’a pas parlé de déportation ! », disant bien connaître ce délégué Les Républicains de son département qui est «gaulliste».

Mais en voulant le défendre, Mme Morano a glissé de nouveau dans la polémique en comparant ces femmes portant le voile intégral à des nazis. Une comparaissant lourde de sens, encore plus dans une région où elle a composé sa base électorale marquée par l’occupation nazie. Ce sont « les journalistes qui veulent faire cette interprétation », pas son ami a-t-elle estimé.

Dans une tentative de justification fragile, Nadine Morano va même plus loin. Jean-Pierre Arbey « considère comme moi que cette femme intégralement voilée sur le territoire national est comparable avec les nazis. Ces nazis qui ont exterminé des gens, aujourd’hui, ce sont les terroristes islamistes », a-t-elle insisté.

Loractu

La loi n’interdit pas le burkini, l’arrêté visant sa prohibition est «disproportionné »

Burkini interdit à Cannes: «On ne peut pas instaurer une police vestimentaire au nom de la laïcité»


Le 28 juillet, le maire de Cannes, David Lisnard (Les Républicains), a pris un arrêté interdisant l’accès aux plages de la commune ainsi que la baignade des personnes n’ayant pas une « tenue respectueuse de la laïcité ». Pour justifier la prise d’une telle décision, la municipalité évoque les récents attentats sur le territoire français revendiqués par l’Etat islamique, notamment ceux de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray.

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Le 11 août, la section Cannes-Grasse de la Ligue des droits de l’homme a dénoncé via un communiqué un « abus de droit », rappelant que la Constitution de 1958 garantit à tout citoyen sa liberté de conscience et le libre exercice du culte. Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) va de son côté saisir la justice en référé-liberté afin de contester l’arrêté.

Peut-on parler d’abus de droit ?

Plusieurs notions ressortent dans l’arrêté, notamment le respect de la laïcité et la prévention des troubles à l’ordre public.

La laïcité est invoquée en référence à la Constitution de 1958 et à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC). L’article 10 de la DDHC précise que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». La Constitution garantit par ailleurs le respect des croyances tandis que la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 instaure la notion de culte et de respect de celui-ci.

Interpellé sur l’affaire de Cannes par Feïza Ben Mohamed, porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des musulmans du Sud (FMS), l’Observatoire de la laïcité a rappelé sur Twitter que la laïcité ne peut servir de base à des restrictions vestimentaires.

@FeizaK @davidlisnard Si des restrictions vestimentaires sont décidées, en l’espèce,elles ne peuvent se fonder sur le principe de la laïcité

— Observatoire Laïcité (@ObservLaicite) 23:22 – 11 Août 2016

En France, une circulaire du 2 mars 2011 relative à la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public interdit le port du voile intégral. C’est la seule mention légale d’une restriction vestimentaire concernant l’espace public, qui englobe les plages dans sa définition. Seuls les écoles, collèges et lycées sont concernés par l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires.

La loi n’interdit donc en rien le port d’une kippa, d’une croix, d’un niqab ou encore d’un burkini à la plage, tant que ceux-ci ne dissimulent pas le visage et n’empêchent pas l’identification de la personne, tout comme elle n’interdit pas le port de t-shirts à manches longues portés par pudeur ou pour se protéger du soleil.

« Disproportionné »

L’autre point soulevé est le problème de la sécurité, à travers l’interdiction de vêtements « de nature à créer des risques de troubles à l’ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu’il est nécessaire de prévenir », en référence aux récents attentats qui ont touché la France. La mairie de Cannes, comme celle de n’importe quelle commune française, peut prendre un arrêté visant à interdire un comportement si elle estime que celui-ci peut nuire à l’ordre public.

Pour Nicolas Hervieu, juriste au Centre de recherches et d’études sur les droits fondamentaux (Credof), utiliser cette notion pour restreindre les libertés est trop vague. « On ne peut pas viser les personnes qui portent un vêtement religieux pour protéger ces mêmes personnes d’un éventuel trouble », résume le juriste, jugeant cette mesure « disproportionnée » du point de vue des motifs soulevés.

Que risque la mairie de Cannes si l’arrêté est contraire à la loi ?

Après la saisine contre l’arrêté par le CCIF, la justice devra mettre en balance les motifs invoqués par la mairie de Cannes avec le respect des libertés fondamentales et l’évaluation des risques. Si le juge des référés fait droit à la demande du collectif, l’arrêté sera suspendu. Une audience publique peut être ordonnée par la suite, lors de laquelle le CCIF et la commune seront entendus.

Une fois la décision rendue, si la justice ordonne la suspension de l’arrêté, ce dernier n’a plus d’effet. « Il y a suspension mais pas condamnation, sauf à payerdes frais de justice, précise Nicolas Hervieu. Passée la décision de suspension, la sanction n’a plus de fondement légal. » Si la justice ordonne la suspension de l’arrêté, la commune de Cannes pourra toutefois faire appel devant le Conseil d’Etat.

Ce genre de cas n’est pas une première. D’après Nice-Matin, la commune de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, aurait pris un arrêté similaire à celui de la ville de Cannes. En 2014, le collectif avait fait suspendre un arrêté similaire pris par la commune de Wissous dans l’Essonne, interdisant le port de signes religieux lors de la manifestation estivale de la ville.

Le burkini est-il spécifiquement visé par l’arrêté ?

Alors que l’arrêté vise de manière générale le port de tenues « non laïques » à la plage, le burkini est rapidement revenu sur le tapis, quelques jours après la polémique sur la journée spéciale burkini organisée à Marseille puis annuléepour risque de trouble à l’ordre public.

Si le burkini ou un autre vêtement religieux lié à l’islam n’est précisément mentionné dans l’arrêté, la mairie de Cannes a recentré l’attention sur l’extrémisme islamiste. Interrogé par Nice-Matin, David Lisnard avait ainsi déclaré qu’il ne s’agissait pas d’interdire « le voile, ni la kippa, ni les croix » mais« simplement un uniforme qui est le symbole de l’extrémisme islamiste ». Thierry Migoule, directeur général des services de la ville de Cannes, chargé de l’exécution de l’arrêté, avait également précisé à l’AFP qu’il s’agissait d’interdire « les tenues ostentatoires qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes qui nous font la guerre ».

Des voix se sont élevées pour dénoncer un arrêté « symptomatique d’une époque », comme le dénonce Feïza Ben Mohamed. Pour la porte-parole de la FMS, cette décision est le symbole d’une problématique qui est en train de se créer autour de la visibilité des musulmans.

« Le maire de Cannes a pris l’arrêté sans se dire qu’il pouvait être inquiété, déplore-t-elle : Aujourd’hui, quand on s’en prend aux musulmans, on n’a pas peur. » Feïza Ben Mohamed s’interroge également sur l’application de l’arrêté : « Est-ce que l’accès aux plages sera aussi interdit aux princesses saoudiennes ? Je ne le crois pas. David Lisnard veut enlever des moments de convivialité à des familles. »

Le Monde

Flora Hollande en vacances en Corse aux frais de l’État ?

Selon l’hebdomadaire « Closer », Flora Hollande, la fille de François Hollande et de Ségolène Royal, aurait été véhiculée et hébergée en Corse par la sous-préfecture de Calvi.

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Les photos publiées par le magazine Closer et prises à l’aéroport de Calvi ainsi qu’à la sous-préfecture sont assez éloquentes. On y aperçoit la fille de François Hollande et de Ségolène Royal embarquant dans un véhicule officiel durant le festival Calvi on the Rocks. Flora Hollande, âgée de 24 ans, et ses amies rejoignent la sous-préfecture.

Jointe par Le Point, la sous-préfète Anne Ballereau, redevenue inspectrice générale de l’Éducation nationale le 4 août, dément avoir hébergé la jeune femme. « Vous me l’apprenez ! » a-t-elle répondu, faussement ingénue. « Comment avez-vous eu mon numéro de portable personnel ? Je dois monter voir Ségolène Royal après le 15 août, mais je ne connais pas sa fille ! »

Lors de son périple en bateau début juillet, Flora Hollande était accompagnée d’un homme aux cheveux gris ressemblant au maire de Galéria. Son bateau a été plastiqué quelques jours après qu’il semble avoir été vu avec la fille du président de la République. « Je ne me connais pas d’ennemis », a-t-il affirmé au Point, et lui aussi dément connaître Flora Hollande.

Néanmoins, il connaît Ségolène Royal, à la faveur d’une visite ministérielle. Une photo d’agence avait immortalisé la rencontre sur un bateau.

Le Point

Nice: un néerlandais incarcéré pour viol de 2 enfants et assure qu’ils étaient «consentants»

Un ressortissant néerlandais d’une quarantaine d’années est incarcéré depuis samedi dernier, mis en examen dans le cadre d’une affaire de viols sur mineurs commis à Nice.

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L’homme est soupçonné d’avoir abusé de deux frères, deux enfants respectivement âgés de 8 et 10 ans. La justice niçoise s’attache à vérifier s’il a fait d’autres victimes.

L’homme a été interpellé jeudi dernier, à Nice, dans l’un des appartements qu’il propose à la location.

Les policiers ont saisi des milliers d’images de jeunes enfants. Y compris des clichés captés dans la rue ou à la plage, sous les jupes de fillettes, ou encore lorsque les enfants se changent sur les galets.

RENCONTRÉS À LA PLAGE 

C’est précisément sur les plages de la promenade des Anglais que T. S. aurait fait la connaissance des deux frères. L’inconnu a gagné leur confiance, leur a offert des glaces avant de les inviter à dîner. Il aurait fini par parvenir à ses sinistres fins.

A ses yeux, les enfants étaient consentants, a-t-il assuré lors de sa garde à vue.

La brigade des mineurs de la sûreté départementale et le groupe cybercriminalité de la police judiciaire de Nice ont enquêté de concert et interpellé le suspect le 4 août.

T. S. a été déféré le surlendemain au parquet de Nice, qui a ouvert une information judiciaire pour viols sur mineurs et détention d’images à caractère pédopornographique. Les policiers poursuivent donc l’enquête sous la houlette d’un juge d’instruction niçois.

Selon une source judiciaire, «les investigations à venir devront établir, outre la gravité des faits, si le suspect a commis ou non des actes similaires.»

Nice Matin

Après avoir été violé et volé par Michel et Robert, un homosexuel a été jeté à l’eau

Le tribunal correctionnel de Liège a entamé ce mardi l’examen du dossier de deux Liégeois poursuivis pour avoir commis une tentative de meurtre à caractère homophobe, un viol et un vol avec violences, sur un homosexuel âgé de 53 ans. La victime avait été précipitée dans l’eau glacée de l’Ourthe.

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Le tribunal correctionnel de Liège a entamé ce mardi l’examen du dossier de deux Liégeois poursuivis pour avoir commis une tentative de meurtre à caractère homophobe, un viol et un vol avec violences sur un homosexuel âgé de 53 ans. La victime avait été précipitée dans l’eau glacée de l’Ourthe.

Michel L. (37 ans) et Robert M. (26 ans) avaient commis l’agression d’un homosexuel la nuit du 31 janvier au 1er février 2015 à Angleur (Liège).

La victime, rencontrée dans un café, avait été emmenée dans une voiture jusqu’au bord de l’Ourthe. L’homosexuel avait été roué de coups, violé et poussé dans l’eau froide par ses agresseurs. La victime avait échappé de peu à la mort.

Ils contestent le caractère homophobe

Michel L. et Robert M. répondent d’une tentative de meurtre à caractère homophobe, d’un viol et d’un vol avec violences. Mais ils contestent l’intention homicide et le caractère homophobe des faits.

Lors de la première audience consacrée à l’instruction du dossier, Robert M. n’a reconnu qu’un coup porté à la victime alors qu’il tentait d’intervenir dans une bagarre.

Michel L. a pour sa part nuancé les circonstances des faits. Selon lui, il avait reçu et accepté une proposition de relation homosexuelle avant d’emmener la victime au bord de l’eau. La relation s’étant mal déroulée, il aurait été pris d’une frustration et d’une colère interne avant de déchaîner sa violence sur la victime.

Le réquisitoire et les plaidoiries auront lieu le 5 septembre.

La Meuse

Nadine Morano défend le délégué LR auteur d’un commentaire nazi

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Mercredi, sur Facebook, Jean-Pierre Arbey, délégué LR de la deuxième circonscription de Meurthe-et-Moselle de son état et présenté par comme un soutien de Nadine Morano, publiait un commentaire que l’on peut qualifier de nazi sous une photo représentant une femme en bikini bronzant au premier plan et une femme voilée au second plan.

Que nenni, ce commentaire n’était pas nazi, assure ce vendredi 12 août Nadine Morano. Invitée d’Europe 1, la candidate à la primaire de la droite (en recherche active de parrainages) a défendu Jean-Pierre Arbey, expliquant que les journalistes n’avaient rien compris à son message :

Il est délégué de circonscription. Je le connais très bien. Il n’a jamais parlé de déportation. C’est vous qui faîtes une interprétation qui n’est pas la sienne.

« Nacht und nebel pour le sac poubelle », avait pourtant écrit l’intéressé sous la photo en question. Une référence à la procédure « Nuit et brouillard », en français, qui désigne une procédure de déportation des ennemis ou opposants au régime nazi dans les territoires occupés par ce dernier, durant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit de directives qui concernent « la poursuite pour infractions contre le Reich ou contre les forces d’occupation dans les territoires occupés », rappelle ainsi Wikipedia.

Europe 1

Un prêtre catholique avoue avoir commis 27 agressions sexuelles

Un ancien prêtre catholique anglais, Philip Temple, a avoué avoir commis 27 agressions sexuelles sur des enfants à Londres dans les années 70. 

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L’homme âgé de 66 ans qui travaillait à l’époque dans plusieurs foyers pour enfants aurait agressé des filles et garçons entre 1972 et 1977. À l’époque, il n’était pas encore prêtre mais employé des foyers.

C’est après 1977 qu’il est devenu prêtre au monastère Christ the King, toujours à Londres, où il a continué le carnage et agressé deux enfants de cœur.

Un de ces garçons avait ensuite porté plainte, entraînant deux procès dans lesquels Philip Temple clamait son innocence. Il a depuis avoué avoir commis deux parjures.

Arrêté en juillet l’année dernière, il a reconnu 20 faits d’agression sexuelle en avril dernier, puis sept autres hier. 

Le tribunal l’a condamné à 12 années de prison.

Zinfos

Arrêté anti-burkini: deux associations vont poursuivre le maire de Cannes

Le Collectif contre l’islamophobie en France et la Ligue des Droits de l’Homme ont annoncé vendredi matin leur intention d’attaquer en justice l’arrêté municipal pris par David Lisnard.

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David Lisnard

Alors que la polémique fait rage depuis l’annonce dans nos colonnes d’un arrêté municipal interdisant sur les plages de Cannes le port « d’une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse », deux associations ont décidé de contre-attaquer.

Le Collectif contre l’islamophobie en France a annoncé vendredi matin à L’Express son intention de poursuivre le maire de Cannes.

Le président de l’association Marwan Muhammad devrait saisir le tribunal administratif en référé liberté.

« Nous avons été saisis par des citoyennes de Cannes, insiste Marwan Muhammad auprès de l’hebdomadaire, ce qui donne une validité à la procédure. Il y a un caractère urgent, car les effets de ce texte sont importants sur les citoyens« .

Comme elle le laissait entendre dès jeudi, la Ligue des Droits de l’Homme va suivre la même procédure.

En 2014, le CCIF avait saisi la justice et fait par deux fois suspendre un arrêté qui interdisait le port du voile à Wissous-Plage (Essonne). 

Ce vendredi matin, on a appris que le maire de Villeneuve-Loubet Lionnel Luca avait pris des dispositions similaires à celles décidées par David Lisnard.

Nice Matin

Après Cannes, le maire de Villeneuve-Louvet interdit le burkini sur ses plages

Le maire de Villeneuve-Loubet a pris un arrêté dans ce sens la semaine dernière.

Alors que la polémique fait rage depuis l’annonce dans nos colonnes d’un arrêté municipal interdisant sur les plages de Cannes le port « d’une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse », une autre commune des Alpes-Maritimes a pris une initiative similaire. 

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Par arrêté municipal, « l’accès à la baignade à toute personne ne disposant pas d’une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et du principe de laïcité, et respectant les règles d’hygiène et de sécurité adaptées au domaine public maritime » est interdit à Villeneuve-Loubet.

Le député-maire villeneuvois Lionnel Luca a signé cet arrêté le 5 août dernier.

Jeudi, Nice-Matin révélait que le 28 juillet dernier, avant même que la polémique relative à la « journée burkini » (organisée dans un parc aquatique des Bouches du Rhône) n’enfle sur le web, le maire de Cannes David Lisnard avait pris un arrêté interdisant le port « d’une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse alors que le France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d’actes terroristes ».

Une décision qui a notamment provoqué le courroux de la Ligue des Droits de l’Homme, qui dénonce un « abus de droit » et envisage de poursuivre cette décision devant la justice.

Nice Matin

Il tire sur un jeune d’origine magrébine en criant « Bougnoul », il ressort libre du tribunal

Nimes, le 2 octobre 2015. Operation de police dans le cadre du plan national de lutte contre les vols et trafics de vehicules.  Cette operation coordonnee, est mise en place par la direction departementale de securite publique (DDSP). Elle vise egalement a lutter contre l'insecurite routiere./LODIFRANCK_1137.23/Credit:Franck LODI/SIPA/1510041145

Un Vauclusien de 24 ans a été condamné à 15 mois de prison, dont 6 ferme, mais sans mandat de dépôt -en prison depuis le 19 juillet dernier, il est ressorti libre- par le tribunal correctionnel d’Avignon, vendredi, pour avoir blessé par arme à feu un jeune homme dans une cité de Sorgues, au nord d’Avignon.

C’était le 8 juillet, dans la nuit : un groupe de jeunes discutait au bord d’une avenue, quand une voiture a surgi et dont le conducteur a fait mine de les écraser. Le conducteur s’était arrêté, avait brandi une barre de fer et avait lancé : « cons de bougnouls », avant de s’enfuir.

Mais, il était revenu 5 minutes plus tard pour dégainer une carabine et tirer une dizaine de plombs en direction du même groupe. Un jeune homme d’origine nord-africaine avait été blessé à un bras par un projectile.

Interpellé le 17 juillet, il était incarcéré deux jours après pour violences aggravées avec arme et sur des personnes appartenant à un groupe ethnique ou religieux. Lors du procès, le prévenu a affirmé « avoir beaucoup bu » au moment des faits, niant être raciste. Il a expliqué avoir voulu faire peur aux jeunes.

Le procureur de la République d’Avignon a requis 18 mois de prison, dont 9 mois avec sursis et maintien en détention. Les juges se sont montrés plus cléments.

Info H 24

Une pétition demande à Google de placer à nouveau la Palestine sur Google Maps

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Si vous tapez le mot Palestine dans Google, vous tombez sur la zone qui correspond à son territoire, mais aucun nom n’est indiqué sur la carte.

Sur Change.org les pétitionnaires accusent Google de prendre parti dans le conflit, de ne pas reconnaître l’Etat palestinien alors que l’Etat d’Israël, lui, est marqué en toutes lettres sur le service de cartographie Google Maps.

Signer la pétition

France Inter