Italie – France : la Marseillaise a été sifflée par des supporters italiens #Bari

La Marseillaise a été copieusement sifflée à Bari ce jeudi, où l’équipe de France affronte l’Italie en match amical. Mais les joueurs italiens ont réagi, en l’applaudissant. Un geste suivi par tout le stade pour couvrir les sifflets.

L’Equipe

Belgique : deux étudiantes musulmanes refusées à leur examen à cause de leur voile

La direction a justifié cet acte par la mise en place d’un nouveau règlement. Les deux femmes ont finalement été autorisées à passer leur examen.

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Deux étudiantes musulmanes se sont vues refuser l’entrée à leur examen à cause de leur voile, mardi matin, à l’Institut d’enseignement de promotion sociale de la Communauté française (IEPSCF) d’Uccle. Cette information, divulguée par la RTBF, a été confirmée par Stéphanie Wilmet, porte-parole de la ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) chargée de l’Enseignement de promotion sociale, Isabelle Simonis. La direction a finalement autorisé les deux femmes à passer leur examen, en expliquant qu’un nouveau règlement d’ordre intérieur (ROI) interdira bien les signes convictionnels ostentatoires mais qu’il entrera en vigueur seulement à partir du 1er septembre.

Un nouveau règlement

La ministre a demandé à l’IEPSCF-Uccle que les étudiantes concernées puissent passer leurs examens de seconde session suivant les modalités en vigueur au moment de leur inscription. Elle a également sollicité des informations complémentaires sur les motifs de ce refus.

Pour toute inscription pour l’année scolaire 2016-2017, les étudiants devront toutefois respecter le nouveau règlement de l’établissement.

A la suite de cet incident, la ministre va envoyer, avant le 1er septembre, une circulaire aux différents établissements du réseau de la FWB leur demandant jusqu’à la fin des épreuves de seconde session le strict respect des droits des étudiants, tels que définis dans chaque ROI.

Des mesures transitoires

En cas de modification, elle appelle les écoles à déployer une large communication interne et à mettre en place des mesures transitoires pour les personnes affectées par un tel changement de règle. Si les établissements de promotion sociale sont autonomes pour décider d’autoriser ou d’interdire les signes convictionnels ostentatoires, elle leur rappelle l’obligation de motiver cette décision.

La ministre tient enfin à rappeler que l’enseignement de promotion sociale, destiné aux adultes, joue un rôle fondamental dans l’émancipation des personnes. Elle renouvelle sa confiance dans les équipes pédagogiques pour concrétiser cet objectif et garantir un climat serein.

L’ASBL Justice and Democracy, saisie par une étudiante, avait attaqué début 2015, devant le tribunal de première instance de Verviers, l’IEPSCF de Dison-Waimes et le gouvernement de la FWB en la personne d’Isabelle Simonis pour discrimination, considérant que l’interdiction du voile via le ROI est particulièrement dommageable dans un institut de promotion sociale pour adultes. L’association a été déboutée, mais a fait appel de cette décision. Ce dernier jugement est encore attendu.

Le Soir

« Le marché du halal est une création récente des pays non musulmans »

Pour Florence Bergeaud-Blackler, le halal est devenu en quelques années un marqueur qui touche aussi bien la viande que les relations sexuelles. 

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Qu’est-ce que le halal, au sens stricto sensu ? 

Florence Bergeaud-Blackler : Nous avons pris l’habitude de désigner par halal une « qualité » appliquée à des produits de consommation destinés aux musulmans, mais il s’agit là d’une définition contemporaine et… marchande. Car, en arabe, ce terme veut dire plus généralement « licite ». Il s’oppose à haram, l’interdit, qui peut aussi signifier sacré, de sorte que halal renvoie à la fois à ce qui est permis et à ce qui est profane.

Vous écrivez que le « marché halal » est une création récente. Qui l’a créé ? 

Ce marché n’existait pas dans les pays musulmans avant les années 1980. Il a été institué par les pays non musulmans pour conquérir les marchés musulmans. Ainsi, en France jusqu’aux années 1990, le halal ne concernait que l’abattage rituel. L’élargissement du périmètre du halal à tous les produits consommables a été facilité par l’adoption des directives halal du Codex Alimentarius en 1997. En quelques mots, le Codex est un dispositif international créé en 1963 pour harmoniser les normes alimentaires d’abord pour des raisons sanitaires, puis pour éliminer les barrières techniques aux échanges internationaux. L’idée était d’inciter les pays musulmans à reconnaître une norme unique et éviter que le halal ne serve de prétexte pour protéger leur marché intérieur..

Mais le halal ne peut pas seulement être économique. La volonté de s’y conformer n’est-elle pas liée à une rigueur religieuse accrue ? 

Il y a un effet d’entraînement mutuel entre un phénomène capitalistique et le fondamentalisme religieux. Comme l’a montré Olivier Roy, qu’il soit musulman, chrétien ou juif, le fondamentalisme religieux est parfaitement adapté au capitalisme mondialisé.

À l’instar du Codex, les organismes de normalisation internationale comme l’Organisation internationale de normalisation, le Comité européen de normalisation ou l’Afnor tentent aujourd’hui de mettre au point des normes « halal », qui ne sont pas obligatoires mais cependant plus contraignantes que celles du Codex.

Mais affinité ne veut pas dire accord…

Oui, bien sûr. Si les fondamentalistes ont la même conception que les marchands, leurs objectifs diffèrent. Ils visent à terme le contrôle du marché halal, et s’ils font des concessions, c’est pour y entrer. Les marchands, eux, n’ont qu’une vision à court terme, ils veulent vendre, et donc la stabilité avant tout.

Mais faut-il redouter le développement du halal ? 

S’il faut redouter quelque chose, c’est la surenchère que favorise cette logique marchande. Le halal, ce n’est pas une série d’instructions religieuses – ni le Coran ni la sunna n’en parlent –, c’est un « jeu » dont les règles sont en perpétuelle transformation. L’enjeu pour les fondamentalistes, c’est d’imposer leurs propres règles. Initialement, le halal tel que le pensaient les Malaisiens était davantage conçu comme une marque de qualité : une fois le produit mis en conformité selon un cahier des charges, il obtenait la qualification « halal ». Aujourd’hui, j’observe le développement d’une conception « oummique » du halal : ce qui est licite ne doit pouvoir être produit et contrôlé que par des musulmans. Le produit est placé sous surveillance musulmane permanente jusqu’au consommateur, lui-même invité à adopter une conduite halal.

 

On est loin du temps où les musulmans de France allaient faire leurs achats de viande dans les boucheries casher de Belleville…

En effet, depuis vingt ans, ce que j’appelle l’« espace alimentaire musulman » se referme. Avant les années 1990, les boucheries halal étaient rares. Certains musulmans fréquentaient les boucheries casher dont ils jugeaient la viande licite, d’autres abattaient à la ferme, mais  d’autres encore, et on a tendance à l’oublier, considéraient également comme licite la viande des boucheries conventionnelles.

Ils suivaient le verset 5 de la sourate 5 du Coran : « La nourriture des Gens du Livre vous est licite », qu’avait rappelé la célèbre « fatwa du Transvaal » de l’Égyptien Muhammad Abduh. Dans cet avis religieux datant de 1903, le grand réformateur autorisait les musulmans émigrés hors du monde musulman – ici en Afrique du Sud– à consommer la nourriture des chrétiens. Qui se souvient aujourd’hui de cet avis ?

Le point

« Mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus » tollé après une vidéo raciste au Brésil

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«Tu n’avais qu’à naître blanche», «mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus», «si tu te sens offensée je n’y peux rien ma chérie»… La vidéo de 1 minute où on entend cette bordée d’insultes racistes, proférée par une femme blanche à l’encontre d’une Noire, dimanche sur une plage de Rio, a été visionnée plus de 6 millions de fois sur Facebook en trois jours. L’auteure de ce florilège a été arrêtée en flagrant délit et conduite au commissariat, où un juge l’a inculpée pour injures raciales avant de la libérer contre une caution de 500 reais (139 euros). Cette femme de 54 ans, dont la presse brésilienne donne l’identité et la profession, enseignante, risque entre 1 et 3 ans de prison ferme et une forte amende.

 

La scène a été postée sur Internet par le petit ami de la victime des insultes. Celle-ci s’était rendue dimanche, avec deux amies (blanches), sur la plage de Recreio dos Bandeirantes, un quartier plutôt huppé de Rio de Janeiro. Sitôt la serviette posée sur le sable, des commentaires déplaisants fusent de la part d’un groupe de Blancs, du genre «une mulâtresse n’a rien à faire ici, elle n’a pas besoin de bronzer». La cible des quolibets sort alors son smartphone, ce qui fait enrager une quinquagénaire en bikini noir. «Tu peux filmer cette merde, éructe-t-elle, on ira au commissariat et je te foutrai la honte. Je sais qui je suis, et toi t’es qui?»

Le sentiment d’impunité totale de cette femme résonne désagréablement dans le contexte actuel au Brésil. La droite et le centre ont obtenu, par des manœuvres, la destitution de la présidente démocratiquement élue. Il flotte un parfum de revanche contre la gauche et les Noirs, principaux bénéficiaires des politiques de redistribution sociale imposées par Lula et poursuivies par Dilma Rousseff. En dix ans, 35 millions de personnes sont sorties de la pauvreté, et le taux d’étudiants noirs dans les universités est passé de moins de 2% au début du siècle à 9% en 2013. Une réalité mal vécue par une partie des classes moyennes blanches.

Libération

Quimper: Anthony, Sylvain, Alain, Jimmy, Jonathan condamnés pour trafic de drogue

Cinq gros revendeurs de drogue, qui avait détaillé de l’héroïne, de la cocaïne et du cannabis en 2014 et 2015, ont été condamnés.

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« Vous avez fait des choix de mode de vie. Vous avez joué… vous avez perdu. » Sentence du président Bernard Molié à l’adresse de quatre personnes impliquées dans un trafic d’héroïne. Retour au mois de mars 2011. Anthony Dantin et Sylvain Le Fur, deux Normands copains d’enfance, débarquent à Quimper avec un kilo d’héroïne. Ils s’installent dans un hôtel. Puis attendent après avoir passé quelques messages.

« On vous avait signalé que la Bretagne était une terre fertile pour la revente de cette drogue ? » questionne le président. Il faut dire qu’avant ce séjour, les deux amis étaient déjà venus à Quimper : en octobre, novembre et décembre 2010. Ils avaient réservé des chambres d’hôtel sous de fausses identités. Après avoir fait le trajet Normandie-Bretagne à bord de véhicules de location…

11 mars 2011. Non seulement les policiers trouvent deux pains de 500 g d’héroïne d’une valeur de 40 000 € dans la chambre. Mais sous le lit, ils découvrent un fusil de chasse à canon scié et quatorze cartouches. Les explications sont fantaisistes à l’audience : « Nous étions venus rendre visite à un copain hospitalisé. Il est mort. Comme on respecte les morts on tait… son nom. » Réplique du président « Vous ne manquez pas d’air… ni d’humour. Et vous ne voulez sûrement rien dire non plus sur votre train de vie de l’époque alors que vous viviez du RSA. Ni sur votre voyage au Sénégal, plutôt joyeux si l’on en croit les photos. »

À qui était destinée la marchandise des Normands ? Alain Le Corre, demeurant dans une ferme à Leuhan, a été contrôlé le 9 mars au Rouillen. Il avait des traces de poudre au niveau des narines selon les policiers. Dans le vide-poches de sa voiture se trouvait un sachet plastique contenant un produit de coupage. Chez lui, il y avait un fusil de chasse à canon scié et un téléphone portable contenant des messages menaçants. 

Hier, un couple aujourd’hui séparé a également comparu devant les juges. Lui est en prison depuis cette affaire. Lors d’une perquisition à leur domicile les policiers avaient découvert 386 grammes d’héroïne cachés dans une boîte à outils et dans la tête du canapé-lit, 6 360 €, une arme de poing et du matériel servant au conditionnement de l’héroïne. À l’époque l’homme avait reconnu avoir acquis un kilo d’héroïne au cours des huit mois précédents.

Les jugements tombent : Alain Le Corre est condamné à quatre ans ferme. Les Normands Jimmy Le Jannou et Anthony Dantin écopent de trois ans de prison ferme. De même que Le Quimpérois Jonathan Hougron. Quant aux trois autres personnes, elles sont condamnées à de la prison avec sursis : 18 mois pour l’une, 12 mois pour l’autre.

Ouest France

 

Jean-Pierre tue sa femme d’une vingtaine coups de couteau

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Lundi matin, Jean-Pierre Malbec, qui a poignardé mortellement son épouse Noëlle, âgée de 58 ans, dans la nuit de vendredi à samedi, a été présenté devant le juge d’instruction au terme des 48 heures de sa garde à vue dans les locaux de la brigade de recherche de la compagnie de gendarmerie d’Agen. Cet homme de 63 ans, retraité de la fonction publique, un ancien de l’administration fiscale, a été mis en examen pour homicide volontaire aggravé en raison de la circonstance qu’il a tué son conjoint.

Pour des faits de cette nature, le code pénal ouvre la voie à une condamnation à perpétuité. Après son passage devant le juge des libertés et de la détention, le Cassipontin a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt d’Agen.

Une vingtaine de coups

Durant son audition devant les magistrats, Jean-Pierre Malbec n’a pas exposé les raisons de son geste ou encore les origines de l’éventuel conflit qui l’opposait à sa femme et qui l’ont conduit à lui asséner une vingtaine de coups de couteau.

Le juge d’instruction devrait selon toutes vraisemblances ordonner de nouvelles investigations afin de comprendre ce qui a poussé un homme sans histoires, inconnu jusqu’ici de la justice (son casier judiciaire est vierge de toutes mentions), à commettre un acte pareil.

Sud Ouest

Ed Husic, Le premier député musulman d’Australie, prête à nouveau serment sur le Coran

L’instant était solennel mardi, à Canberra, la cité phare de l’Australie métissée et bigarrée, à l’heure de célébrer l’ouverture du 45ème Parlement au son des canons, selon un rituel immuable de la fumée empruntée à la culture arborigène, assorti d’un service religieux complet et de la déclaration traditionnelle de bienvenue prononcée par le Gouverneur-genéral, perpétuant ainsi une vieille tradition de Westminster.

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C’est au cours de ce cérémonial imposant, empreint de majesté et de gravité, que Ed Husic, 46 ans, cet Australien d’origine bosniaque entré par la grande porte dans l’histoire de la politique en 2010, en tant que premier musulman à siéger dans l’enceinte législative, devait à nouveau prêter serment et pas sur n’importe quel livre, mais sur le seul qui s’imposait à ses yeux : le Coran.

Désireux de rester fidèle à sa religion, en toute circonstance, et parfois même contre vents et marées, ce juriste de talent plébiscité par les suffrages il y a six ans de cela, pour la plus grande fierté de ses parents, à qui le costume de député travailliste va depuis comme un gant, a décidé de renouer avec un geste fort qui, en 2013, lui valut certes des compliments d’une large partie de ses pairs, mais aussi des rancoeurs tenaces parmi la  frange nationaliste de la représentation nationale, ainsi que des commentaires désobligeants, voire injurieux sur des réseaux sociaux agités par une effervescence des plus malsaines.

Ed Husic, bravant les foudres du parti anti-islam et anti-immigration, représenté par sa figure de proue fulminante, Pauline Hanson, et trois de ses collègues, ne pouvait décemment choisir que le Coran pour sa promesse solennelle, et notamment  le précieux exemplaire appartenant à Saara Sabbagh, une figure très respectée de la communauté musulmane de Melbourne. Fondatrice de la Bienfaisance islamique australienne, ses contributions furent récompensées en  2013 par le prix prestigieux de la « Personnalité musulmane la plus remarquable de l’année ».

Faisant fi de la réprobation bruyante de la très prévisible Pauline Hanson, laquelle s’est vainement époumonée pour appeler à interdire l’usage de ce « livre de la haine » dans l’hémicycle, Ed Husic, stoïque dans la tempête, a préféré se réjouir de la portée positive et fédératrice du message qu’il a voulu délivrer, à travers une cérémonie de prestation de serment à laquelle le Coran de Saara Sabbagh a apporté une touche de nouveauté hautement symbolique.

« J’ai aussi voulu saisir cette opportunité pour mettre en valeur la richesse des contributions des musulmans australiens, afin de créer des ponts entre nos différentes communautés. Le travail et le dévouement de Saara sont loués unanimement, et j’ai été très heureux qu’elle accède à ma requête et me prête son exemplaire du Noble Coran à cet effet « , a-t-il déclaré avec le sentiment gratifiant du devoir accompli, qui l’a rendu imperméable à la véhémence de Pauline Hanson.

Oumma

L’arrêté anti-burkini de Nice suspendu pour abus de pouvoir par le tribunal

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L’arrêté anti-burkini qui était maintenu à Nice malgré l’avis du Conseil d’Etat a été suspendu à son tour jeudi par le tribunal administratif de la ville, estimant qu’il constituait un abus de pouvoir en l’absence de risques avérés de troubles à l’ordre public. « En l’absence de tels risques, l’émotion et les inquiétudes résultant des attentats terroristes, et notamment de celui commis à Nice le 14 juillet dernier, ne suffisent pas à justifier légalement la mesure d’interdiction contestée », ont estimé les juges administratifs.

« Le maire ne pouvait, sans excéder ses pouvoirs de police, édicter des dispositions qui interdisent l’accès à la plage et la baignade alors qu’elles ne reposent ni sur des risques avérés de troubles à l’ordre public ni, par ailleurs, sur des atteintes établies à l’hygiène, à la décence ou à la sécurité de la baignade », ont-ils aussi ajouté.

Paris Match

Jean-Marc Ayrault : la polémique sur le burkini «a dégradé l’image» de la France

Invité de France 24, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a envoyé mardi un « message de mobilisation » à ses ambassadeurs, réunis à Paris pour la semaine qui leur est consacrée jusqu’au 2 septembre. Il est notamment revenu sur le Brexit, les menaces qui pèsent sur l’Europe et la polémique sur le burkini, avant d’appeler à une solution diplomatique en Syrie.

Boursorama

Menaces de mort de Daesh visant l’imam Abou Houdeyfa : sécurité renforcée aux abords de sa mosquée

Les menaces de mort visant l’imam Rachid Abou Houdeyfa sont prises très au sérieux à Brest. 

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Selon Le Télégramme, la fréquence des patrouilles de police a été renforcée aux abords de la mosquée Sunna de Brest où il prêche régulièrement. Des patrouilles ont également été mises en place aux abords de son domicile. Personnage très controversé, l’imam fondamentaliste de Brest a par contre refusé une protection policière rapprochée, précise le quotidien.

Dans son magazine francophone en ligne Dar Ar-Islam paru ces derniers jours, le groupe terroriste Daesh appelle au meurtre de l’imam de Brest, en raison notamment de « ses appels à voter et à participer au système démocratique » français et « à respecter les lois» de la République. Photo et adresse à l’appui, Daesh affirme « rechercher l’imam mort».

Une information judiciaire ouverte à Paris

A la suite de cette parution, le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête judiciaire mardi pour « apologie du terrorisme » et « provocation directe à commettre des actes de terrorisme par un moyen de communication en ligne ».

Suivi par des dizaines de milliers de personnes sur les réseaux sociaux, Rachid Abou Houdeyfa a plusieurs fois été critiqué pour ses prêches, notamment sur la musique qu’il décrivait comme « la créature du diable ». Le président de la République François Hollande l’avait également pointé du doigt lors d’une émission de télévision.

20 Minutes

Calais: nouvelle manifestation du mouvement islamophobe Pegida le 5 novembre?

Loïc Perdriel, représentant du mouvement islamophobe Pegida en France, annonce une nouvelle manifestation à Calais, le 5 novembre prochain, « pour dire non à l’invasion, non à l’islamisation de notre pays ». Cible du mouvement : la présence massive de migrants à Calais.

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La préfecture du Pas-de-Calais indique n’avoir pas encore été avisée. Pour rappel, le dernier rassemblement de Pegida à Calais avait eu lieu le 6 février dernier, malgré l’interdiction de la préfecture .

Il avait réuni près de 200 personnes devant la gare de Calais, et avait abouti à une vingtaine d’interpellations, dont celle, très médiatisée, du général Christian Piquemal.

Israël : pour le chef de la police, les juifs éthiopiens sont «naturellement» suspects

Alors qu’Israël connaît régulièrement des manifestations hostiles aux immigrés, le chef de la police justifie les contrôles au faciès, mettant en avant le caractère «criminogène» des juifs éthiopiens pourtant citoyens de plein droit de l’Etat Hébreu.

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«Toutes les études criminologiques du monde le prouvent : les immigrés sont plus souvent impliqués dans des affaires criminelles que les autres, et ce n’est pas surprenant», a estimé le chef de la police israélienne lors d’une convention à Tel Aviv. «Quand la police rencontre quelqu’un de plus suspect que d’autres, par nature, elle le suspectera plus, c’est naturel», a argumenté le chef de la police, Roni Alsheikh, en réponse aux accusations des défenseurs israéliens de la communauté des juifs éthiopiens. Les militants anti-racistes ont en effet accusé les forces de l’ordre de cibler plus particulièrement ces juifs et de procéder à des contrôles au faciès se fondant sur des préjugés racistes.

«De plus, il est prouvé que le taux de criminalité est plus élevé chez les jeunes. Quand vous mettez tout ça ensemble, cela crée une situation dans laquelle une communauté est plus criminogène» que les autres, a estimé Roni Alsheikh, qui a par ailleurs reçu le soutien du ministre israélien de la Sécurité publique, Gilad Erdan.

Israël compte quelque 135 000 juifs d’origine éthiopienne, dont 50 000 sont nés sur le sol de l’Etat hébreu. S’ils sont désignés du terme raciste de «Falachas», ils préfèrent s’appeler eux-même «Beta Israël», qui veut dire «maison d’Israël». Ces juifs éthiopiens, dont l’origine est mal définie, mais dont on sait qu’ils ont vécu pendant des siècles dans le nord de l’Ethiopie, ont commencé à migrer vers Israël dans les années 1980 et 1990 après la reconnaissance par l’Etat d’Israël de leur «judéité».

Une communauté de citoyens israéliens victime de discriminations racistes

L’intégration des «Ethiopiens» en Israël reste difficile. Ces derniers se retrouvent en effet ghettoïsés dans des quartiers spécifiques et considérés comme des juifs de deuxième catégorie. La minorité éthiopienne connaît un taux de chômage plus élevés que le reste de la population israélienne, compte moins de diplômés et, en revanche, se retrouve sur-représentée dans les affaires judiciaires. En 2013, le scandale de la «stérilisation» des immigrées éthiopiennes par les autorités israéliennes a éclaté au grand jour. Des femmes venues d’ethiopie s’était vues injecter de façon systématique des contraceptifs de longue durée pour des raisons sanitaires.

RT

Samuel fonce sur la police et renverse un policier pour échapper à un contrôle

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Le pilote d’un scooter X-Max qui avait renversé un policier en voulant échapper à un contrôle, mardi à 18 h rue de Nice a été condamné mercredi à dix mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans. Le fonctionnaire, blessé au bras, a un jour d’incapacité. Jugé mercredi en comparution immédiate, Samuel B. 42 ans a exprimé ses regrets : « Je ne voulais pas foncer sur le policier, ce n’est pas mon genre. » L’homme malingre est un mécanicien célibataire qui vit chez ses parents à Lens.

Tous les points de son permis voiture lui ont aussi été enlevés. Samuel B. a deux mentions sur son casier judiciaire « dont une justement pour défaut de permis », retient la procureure Cyndra Célino.

L’avocat plaide aussi l’infraction involontaire : « Mon client n’a pas vu qu’il accrochait un policier. Le fonctionnaire n’a pu s’écarter suffisamment gêné par un poteau métallique et a été heurté par le carénage de la moto. » Avant de conclure : « Mon client a eu un mauvais réflexe ce jour-là mais il n’a pas un profil de délinquant. » Le tribunal en a tenu compte.

La Voix Du Nord