Archives de Catégorie: Politique
Le totalitarisme du « Je suis Charlie » un air de Corée du Nord
Quel est le point commun entre la mort de Lady Diana, la victoire de la France en Coupe du Monde de football en 1998 et les manifestations « Je suis Charlie » le 11 janvier 2015 ?
« Un effondrement temporaire de toutes les différentiations sociales, tout à fait illusoire« , estime Frédéric Lordon, invité de l’émission Dans le Texte de Hors Série pour son livre Impérium. Une « recherche de l’unanimisme » qui a même été « totalitaire » dans le cas de Charlie Hebdo, regrette l’économiste.
« Moi je n’étais pas Charlie et je l’ai dit. Ça ne m’a pas valu que des compliments…« rappelle Lordon (qui s’en était pris, à l’époque, au quotidien Libération, entre autres). Pour lui, la France de janvier 2015 avait même « des airs de Corée du Nord« , avec des « panneaux de la taille d’un immeuble » ou des spots au cinéma, avec pour seul message « Je suis Charlie« .
“Retour vers le futur” : l’islamophobie dans la presse, rien n’a changé en 30 ans
Le 21 octobre 2015 : nous y sommes. Marty McFly et Doc, héros du film culte “Retour vers le futur 2”, sont arrivés aujourd’hui. Beaucoup de chose ont changé en 30 ans, mais d’autres sont loin d’avoir évolué. Retour vers certaines Unes de presse peu glorieuses.
Il y a 30 ans, Le Figaro titrait son dossier sur l’immigration “Serons-nous encore Français dans 30 ans?”

Tel un marronnier, les Unes sur l’islam/les musulmans/l’immigration se profilent de manière régulière. Après cette première occurrence en 1985, Le Figaro magazine du 21 septembre 1991, illustre sa Une avec deux Marianne, l’une étant voilée et portant un niqab, intitulée «Immigration ou invasion?», une autre, en 2009, enquête sur “l’islam radical en France”.

Mais Le Figaro est loin d’être le seul à jouer sur ces images.
Dans un contexte post-Charlie, Régis Dubois, docteur en cinéma, auteur et journaliste, analyse les couvertures de magazines consacrées à «l’islam» et/ou aux «musulmans».

Une de L’Express du 4 au 10 février 2015
“J’ai pu en trouver 35 parues au cours des quinze dernières années. Constat : plus de la moitié d’entre elles donnent une image négative de l’islam et des musulmans” écrit-il.

Source : lessensdesimages.com
Le Figaro, Le Point, Valeurs Actuelles, L’Express, Courrier International, Marianne… Autant de titres de presse qui n’hésitent pas à jouer sur les peurs, voire à les créer.

Quant à André Gunthert, enseignant-chercheur en histoire visuelle et maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), il explique comment l’utilisation de certaines images est volontairement sinistre et menaçante.
“Dans le contexte de l’inexorable montée de l’islamophobie en France, la figure de la femme voilée n’est pas une simple image, mais l’un des principaux marqueurs d’une imagerie, support dynamique d’une idéologie particulièrement active, qui joue habilement d’un large registre de connotations” écrit-il dans un billet intitulé “Désigner la dissimulation, figure de l’islamophobie”.
Nick Griffin leader du parti nationaliste britannique révèle pourquoi l’extrême droite se focalise sur l’islam
FN : ces millions qui intéressent les juges

Le 13 octobre 2015, Marine Le Pen refuse de se rendre à la convocation des deux juges qui enquêtent sur le financement des campagnes frontistes des élections de 2012. Les magistrats souhaitent l’entendre sur « l’affaire Jeanne », devenue embarrassante pour le Front national, et dans laquelle dix personnes sont mises en examen.
Parmi elles : le trésorier de « Jeanne », Axel Loustau, qui s’exprime pour la première fois au micro de Secrets d’Infos.
« Jeanne » du nom du micro-parti de Marine Le Pen : un parti de poche au service de la présidente du Front national. Or « Jeanne », le FN et l’entreprise Riwal – une entreprise de communication, devenue le premier prestataire du FN -, sont soupçonnés d’avoir mis en place des montages frauduleux pour financer illégalement une partie des campagnes électorales de 2012.
Tout commence au début de l’année 2012. Avant même la Présidentielle, on prépare activement les législatives au QG du FN auxquelles se présentent 565 candidats. La plupart sont novices en politique. Le parti va donc leur fournir à chacun un kit de campagne – affiches, tracts, journaux de campagne, etc. – imposé par « Jeanne » et fabriqué par l’entreprise Riwal. La justice soupçonne une escroquerie : surfacturation des kits – plus de 16000€ pièce – et leur vente forcée – pas de kit, pas de candidature.
Deuxième volet de l’affaire : des prêts consentis par « Jeanne » aux candidats afin de financer leur campagne. Mais avec des taux d’intérêt anormalement élevé : 6,5%. Des taux et des prêts ensuite remboursés par l’Etat au titre des frais de campagne de candidats qui ont largement dépassé les 5% des suffrages. Un système qui aurait permis à « Jeanne » de récupérer plus de 600 000 € d’argent public.
Discrimination des musulmans à l’embauche
Marie-Anne Valfort
Marie-Anne Valfort est économiste à l’Ecole d’économie de Paris et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Diplômée d’HEC et titulaire d’un doctorat de l’Ecole Polytechnique, elle est spécialiste de la discrimination sur le marché du travail.
Elle a consacré de nombreux articles de recherche à la discrimination envers les musulmans dont une synthèse sera publiée en janvier 2016 par Presses Universitaires d’Harvard : Why Muslim integration fails in Christian-heritage societies (avec Claire L. Adida de l’Université de San Diego et David D. Laitin de l’Université Stanford).
Une militante FN au procès de Marine Le Pen « Les musulmans vous êtes des chiens »
Une altercation est survenue mardi dans les couloirs du palais de Justice de Lyon, peu après le départ de Marine Le Pen qui y était jugée pour ses propos controversés sur les prières de rue.
« Vous êtes des chiens, des barbares« , a lancé une sympathisante du Front national à une femme de couleur, ont constaté des journalistes de l’AFP
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Communiqué du Collectif contre l’islamophobie en France
Le Collectif contre l’islamophobie en France exprime son étonnement face à la teneur du réquisitoire du Procureur lors de l’audience qui jugeait les propos de Marine Le Pen au sujet des prières de rue auxquelles ont été parfois contraints les fidèles musulmans en raison de l’insuffisance de places dans les lieux de culte.
Bernard Reynaud considère qu’« elle n’a fait qu’exercer sa liberté d’expression », alors même qu’elle met en relation, dans ses propos, les prières de rue avec l’Occupation. La succession des mots est très claire (les soldats, les blindés…). Il s’agit d’ennemis qui viennent occuper le territoire, d’ennemis qu’il faut combattre et ces ennemis, ce sont les musulmans.
« La violence du verbe fait partie du quotidien des politiques » a également affirmé le Procureur. Pour autant, on ne peut pas ignorer la responsabilité et l’impact de la rhétorique utilisée par le responsable d’un parti politique sur son auditoire et à plus forte raison lorsque celui-ci se revendique comme le premier parti de France.
L’avocat de Marine Le Pen a par ailleurs reconnu que les réquisitions du Procureur étaient très semblables aux arguments que la défense souhaitait développer.
Si Marine Le Pen, ses sympathisants et ses avocats défendent aujourd’hui avec ferveur les déclarations mises en cause, il apparaît inconcevable que le représentant de l’intérêt général en fasse autant.
Dans une France multiculturelle encore meurtrie par les événements de janvier, il appartient à tous de ne pas favoriser la normalisation d’un discours stigmatisant, créateur de peur et de division entre les citoyens français.
Dans l’attente du jugement qui sera rendu le 15 décembre prochain, le CCIF en appelle à une justice impartiale, fidèle aux valeurs françaises de respect de toutes les croyances et des libertés fondamentales inhérentes à tous, ainsi qu’au renforcement de la cohésion nationale.
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Jean-Luc Mélenchon accuse la justice et le gouvernement de complaisance envers Marine Le Pen
L’ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mardi une indulgence du parquet à l’égard de Marine Le Pen quand celle-ci est jugée dans des affaires où elle risque l’inéligibilité, au soir d’une relaxe requise à Lyon dans l’affaire des prières de rue.
« J’affirme que Mme Le Pen est instrumentalisée par le système UMP (devenus Les Républicains, ndlr) d’un côté et d’autre part par le PS, parce que c’est son principal et unique argument de vente« . « S’il n’y a plus Mme Le Pen, il n’y a aucune raison de voter PS« , a-t-il conclu.
Netanyahu accuse le Mufti de Jérusalem d’avoir incité Hitler à « brûler les juifs »
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a suscité mardi un tollé, en affirmant que le Grand Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini, a été celui qui a fait germer l’idée de l’extermination des Juifs d’Europe dans l’esprit d’Adolf Hitler, rapporte mercredi le quotidien israélien Haaretz.
Dans un discours prononcé mardi devant le Congrès sioniste mondial à Jérusalem, Netanyahou a affirmé que le dirigeant nazi n’avait pas l’intention de tuer les Juifs, mais seulement de les expulser.
Il a ainsi décrit une rencontre entre Husseini et Hitler qui a eu lieu en novembre 1941: « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs à l’époque, il voulait les expulser. Et Mohammed Amin al-Husseini est allé voir Hitler et lui a dit: si vous les expulsez, ils vont tous venir ici (en Palestine)« , a raconté Netanyahou.
« Hitler a alors demandé: Que dois-je faire?, et le Mufti a répondu: Brûlez-les », a-t-il poursuivi.
Les affirmations de Netanyahou ont très vite déclenché une tempête sur les réseaux sociaux, alors que le dirigeant israélien avait fait une affirmation similaire lors d’un discours prononcé à la Knesset en 2012, où il décrivait Husseini comme « l’un des principaux architectes » de la solution finale.
Le chef de l’opposition israélienne, Yitzhak Herzog (Union sioniste) a réagi en affirmant que Netanyahou faisait le jeu des négationnistes. Herzog a exigé que Netanyahou revienne sur sa déclaration, la qualifiant de « distorsion dangereuse de l’histoire ».
L’historienne en chef du mémorial Yad Vashem pour la mémoire de la Shoah, à Jérusalem, a estimé que les propos de M. Netanyahu n’étaient pas « historiquement exacts ». « Ce n’est pas le mufti, même s’il avait des positions antijuives très extrêmes, qui a donné à Hitler l’idée d’exterminer les juifs », a déclaré Dina Porat à l’AFP.
Il est indispensable de rappeler que près de 150 000 juifs ont servi dans l’armée d’Hitler durant la guerre.
Le privilège de Saint-Romain ou quand l’Église graciait les assassins

Alors que dans quatre jours la foire Saint-Romain doit s’ouvrir, retour sur une ancienne pratique dont la première mention remonte en 1210. Le pouvoir de gracier une fois l’an, un condamné avait été accordé à l’Église de Rouen après qu’un condamné à mort eut débarrassé la ville d’un monstre : la Gargouille, qui hantait les marais.
Depuis, chaque année, un condamné était choisi. Au cours d’une cérémonie, il devait, sur la Fierte, monument qui existe encore, place de la Haute Vieille Tour, soulever les reliques de Saint-Romain et, ainsi, gagnait de rester en vie.
Ce privilège dit du prisonnier était fort connu en Normandie et même au-delà, et on se bousculait pour en bénéficier. Mais il occasionna aussi des tensions avec le pouvoir royal, qui n’appréciait pas de partager une sienne prérogative, de même que vis-à-vis du clergé : la fête, devenue très populaire, était moins religieuse que célébrant le prisonnier. Elle dura néanmoins du début du XIIIe siècle à 1789.
En près de sept siècles, le privilège a permis de libérer au moins 15 voleurs, 6 violeurs, 9 infanticides, 3 faux monnayeurs et plus de 350 assassins. Sur cet usage de la grâce du prisonnier, un jeune lycéen de Yainville, Bruno Bertheuil et un de Duclair, Laurent Dutrait, ont, dans les années 1975 réalisé une étude que récompensa un deuxième prix national, remis alors par Jack Lang.
Màj: Claude Goasguen et Yann Moix au rassemblement pro Israel, Importation du conflit Israëlo-Palestinien par le CRIF
Des personnalités politiques et médiatiques ont tenu à être présentes au rassemblement en faveur d’Israel, qui s’est tenu à paris en présence de la LDJ et du BETAR, on a pu apercevoir le journaliste vedette de l’émission » On n’est pas couché « , Yann Moix, et le maire du XVIe arrondissement de paris, Claude Goasguen, pourfendeur du communautarisme.
Yann Moix,chroniqueur service public (payé par nos impôts) présent à une manifestation de soutien au sionisme&israel pic.twitter.com/TWXPRaxxE6
— Dabens م (@Dabens86) 20 Octobre 2015
Claude Goasguen, Maire du XVIe arrondissement face au rassemblement. pic.twitter.com/NOMVlf6DNq
— UEJF (@uejf) 18 Octobre 2015
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La Marseillaise entonnée sur la tribune du rassemblement de soutien à Israel. pic.twitter.com/UoyYlcDXLH
— CRIF (@Le_CRIF) 18 Octobre 2015
De plus en plus de monde au rassemblement pro-israélien devant l’ambassade d’Israël à Paris… LDJ présent ! pic.twitter.com/ltEqqncvWF
— #ManifAFP jeudi 18h! (@LDJ_France) 18 Octobre 2015
Pour @Knobel7, il est temps de dire Je suis israélien, #JeSuisCharlie ! http://t.co/IXC99mUTEe#IStandWithIsraelpic.twitter.com/9QUGoOY7QM
— CRIF (@Le_CRIF) 15 Octobre 2015
Rappelons qu’en 2014, pendant les bombardements sur la bande de Gaza, le CRIF a qualifié l’importation du conflit Israélo-Palestinien en France de « face cachée de l’antisémitisme ».
Est-il dangereux de porter une kippa dans la rue en France ?
L’Allemagne aurait acheté le Mondial 2006

Le Comité de candidature allemand se serait constitué une caisse noire pour acheter des voix afin d’obtenir le Mondial 2006, grâce à un prêt personnel de Robert Louis-Dreyfus, alors patron de Adidas, annonce Der Spiegel ce vendredi.
RLD aurait secrètement prêté 10,3 millions de francs suisses avant la désignation du 6 juillet 2000, somme qui aurait servi à s’assurer les votes de quatre membres asiatiques parmi les 24 du Comité exécutif de la FIFA. Ces membres asiatiques auraient alors voté avec les Européens en faveur de l’Allemagne, qui a remporté l’élection 12 voix à 11 face à l’Afrique du Sud, après le non-vote du Néo-Zélandais Charles Dempsey au dernier tour de scrutin.
Plus d’un an et demi avant l’ouverture du Mondial 2006, Robert Louis-Dreyfus, homme d’affaires suisse d’origine française, a souhaité récupérer son argent (soit 6,7 millions d’euros), raconte Der Spiegel, selon qui la DFB a eu recours à un compte genevois de la FIFA qui devait ensuite transférer cette somme sur un compte de M. Louis-Dreyfus à Zurich.
Pour le journal, Franz Beckenbauer, alors patron du Comité d’organisation, et Wolfgang Niersbach, alors secrétaire général de la Fédération allemande, qu’il préside désormais, étaient forcément au courant de la situation.
Eric Raoult: « dire à son épouse ‘tu t’habilles comme une salope’ n’est pas une violence conjugale »
L’ancien ministre et ex-député UMP Eric Raoult, placé en garde à vue mercredi 10 octobre au matin dans le cadre d’une enquête pour violences conjugales, est entendu dans cette enquête ouverte après que sa femme, Corinne Raoult, qui était également son assistante parlementaire et dont il est séparé, a déposé plusieurs plaintes à son encontre.
« Dans les plaintes qui sont déposées, il est indiqué que je l’ai giflée, que je l’ai insultée, et une autre fois que je l’ai bousculée.
Je l’ai insultée, c’est vrai. Mais dire à son épouse, qui a 15 ans de moins que vous, ‘tu t’habilles comme une salope’, ce n’est pas une violence conjugale »
Enquête sur l’instrumentalisation de la cause animale par l’extrême droite

De nombreuses personnes ont été choquées après la diffusion d’une vidéo montrant le président de l’association Cause Animale Nord Antony Blanchard agresser un sans-abri roumain puis voler son chiot le 19 septembre.
Pour se défendre, Antony Blanchard a mis en avant le trafic d’animaux par les sans-abris, mais a aussi et surtout tenu des propos clairement anti-roms. Interrogé par metronews, il a par exemple déclaré:
«C’est un fait que les Roms droguent leurs animaux et les vendent sur le trottoir. Certains mangent des chats».
Et ces propos tenus par le président de Cause Animale Nord ne sont pas la seule chose qui le lie à l’extrême droite. Cette association a, à plusieurs reprises, été épinglée par des mouvements antifascistes. En cause notamment, une amitié controversée entre Anthony Blanchard et Nathalie Krier, une autre activiste connue parmi les défenseurs des animaux.
Cette dernière est aussi une militante connue des milieux d’extrême droite. Comme le rappelle le collectif antifasciste Les Enragés, Nathalie Krier a été membre de Troisième Voie, une organisation nationaliste révolutionnaire créée par le leader d’extrême droite Serge Ayoub et dissoute après la mort de Clément Méric. Elle a également participé aux actions de ce groupuscule néonazi au sein de sa Section Défense Animale (SDA). Le site Les Enragés précise:
«Nathalie Krier avait défilé l’année dernière aux côtés de Section Défense Animale, groupe de protection animale crée par 3ème Voie avec Katya Veloso et Esteban Murillo, le meurtrier de Clément Méric».

Membre d’un groupuscule ultra-violent, cette militante a côtoyé l’une des plus grandes associations de défense des animaux, la SPA. Comme le prouve ce document ci-contre, elle s’est même présentée à des élections internes de 2013 pour entrer au conseil d’administration avant de finalement céder sa place à quelques jours du scrutin.
En plus de Nathalie Krier, des cadres d’autres associations comme Animaux en Péril ou ALF-le film sont régulièrement accusés d’entretenir une proximité particulière avec le milieu fasciste.
Lorsque l’on déroule le fil, on s’aperçoit que cette même Nathalie Krier a été membre de la fondation de Brigitte Bardot (FBB). Et cette fondation, qui est l’une des plus active dans la lutte contre la violence animale, cache de moins en moins ses liens avec l’extrême droite.
Ce penchant politique ne date pas d’hier et semble être né d’un engagement personnel de l’actrice, lorsqu’elle s’est mariée en 1993 avec Bernard d’Ormale, conseiller de Jean-Marie Le Pen. Si l’actrice soutient publiquement Catherine Megret, candidate FN à la mairie de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) en 1997, il faut attendre 2012 pour que Brigitte Bardot embrasse officiellement ce parti.
Dans une interview à Nice Matin, elle expliquait pourquoi il faut selon elle voter Marine Le Pen: Brigitte Bardot a également été condamnée cinq fois pour «incitation à la haine raciale» contre les musulmans. La campagne de la Fondation Brigitte Bardot lancée contre «l’abattage rituel» avait même été interdite en 2010 par l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) considérant qu’elle était de nature à «ridiculiser ou choquer».
Marco Bertolini, journaliste belge pour le site myeurop et spécialiste de l’extrême droite européenne, posait le même constat en 2012:
«Du Parti pour la Liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas à la Ligue du Nord en Italie, en passant par le Vlaams Belang en Belgique ou les Sverigedemokraterna, les “nationaux-démocrates” suédois, c’est toute la droite radicale – voire néo-nazie – européenne qui se préoccupe du sort des animaux».
Il livrait ensuite quelques éléments historiques en rappelant le débat existant autour de l’instigateur des premières lois en faveur des animaux. Certains, comme le philosophe Luc Ferry, attribuaient cette responsabilité à Hitler, mais selon Marco Bertolini, le régime nazi a surtout récupéré à son compte cette cause:
Depuis quelques années en France, le Front national a également mis en avant son souci de lutter contre la souffrance animale. Sauf que le combat de ce parti en la matière porte presque exclusivement sur l’abattage rituel, pour dénoncer plus particulièrement cette pratique musulmane. Du dentifrice halal aux plats de substitution dans les cantines, le parti profite de toutes les polémiques pour attaquer l’islam. Mais qu’en est-il des autres combats pour la cause animale? Voici quelques exemples:
– Les eurodéputés FN ont été les seuls français à voter contre la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui visait à protéger les espèces de faune et de flore menacées.
– Marine Le Pen soutient la chasse et propose «le renouveau d’une chasse populaire».
– Les eurodéputés FN ont également voté contre l’interdiction du chalutage profond, décrié par les associations de défense des animaux.
– Le FN ne cesse enfin de soutenir plus ou moins directement les corridas.
Pour la justice, il est légal de qualifier Marine Le Pen de «fasciste»

Peut-on qualifier Marine Le Pen de «fasciste» ? Oui, a répondu pour la deuxième fois la justice, ce mercredi. «Pourquoi voudriez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d’avoir un fasciste à sa tête ?» avait lancé le coprésident du Parti de Gauche.
Devant le tribunal, ce dernier avait défendu son usage de l’étiquette «fasciste» :
«Il s’agit d’une opinion politique, dont le contenu peut varier selon le commentateur. Dans ma famille politique, ce mot est utilisé depuis très longtemps en équivalent du terme « extrême droite« . Naturellement, ce n’est pas un compliment à l’égard du Front national ; mais ce n’est pas une injure».
De son côté, l’avocat du Front national avait considéré que le mot comportait une «volonté d’invectiver, de rabaisser, de faire mépriser madame Le Pen, car il n’y a pas dans le débat public d’injure plus profonde».
Le tribunal avait finalement jugé que
«si le terme “fasciste” peut prendre une connotation outrageante quand il est utilisé en dehors de tout contexte politique ou s’il est accompagné d’autres termes dégradants, il est, en revanche, dépourvu de caractère injurieux lorsqu’il est employé entre adversaires politiques sur un sujet politique».
Depuis 2011, Marine Le Pen terrorisait les médias en attaquant ou en menaçant d’attaquer ceux qui lui colleraient l’étiquette de fasciste ou d’extrême droite. Cette parenthèse se referme aujourd’hui. On a le droit de penser que le FN n’est pas fasciste, mais il ne doit pas y avoir d’autocensure pour les autres.
« Le clergé est largement homosexuel » selon un prêtre catholique qui fait son coming out

Le père Krysztof Olaf Charamsa, né à Gdynia en Pologne, 43 ans, révèle son homosexualité au grand damne de l’église.
Je sais que l’Eglise me verra comme quelqu’un qui n’a pas su remplir son devoir (de chasteté, ndlr), qui s’est perdu et qui plus est non pas avec une femme mais avec un homme !.
Je ne fais pas ça pour vivre avec mon compagnon, je le fais pour moi, pour ma communauté, pour l’Eglise. C’est une décision beaucoup plus profonde qui naît de ma réflexion sur ce que prône l’Eglise« .
Il est temps que l’Eglise ouvre les yeux face aux gays croyants et comprenne que la solution qu’elle propose, à savoir l’abstinence totale et une vie sans amour, n’est pas humaine.
Le clergé est largement homosexuel et aussi, malheureusement, homophobe jusqu’à la paranoïa car paralysé par le manque d’acceptation pour sa propre orientation sexuelle« , déclare-t-il à l’édition polonaise de Newsweek.



