Encouragées par l’impact positif des campagnes antiracistes organisées en Tunisie et au Maroc depuis 2014, un collectif d’activistes et d’associations nationales maghrébines, du Maroc et de Tunisie, auquel se joignent des militants et des associations d’Algérie et de Mauritanie, lancent ce lundi 21 Mars 2016, la première campagne transmaghrébine contre les discriminations raciales avec comme principale revendication : l’adoption de lois incriminant toutes les formes de discrimination raciale.
Organisée sous le slogan « Ni Oussif Ni Azzi, Baraka et Yezzi », « Ni esclave, ni Azzi, stop, ça suffit »cette première Campagne Transmaghrébine contre le Racisme ambitionne de fédérer les dynamiques qui militent pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale dans l’espace maghrébin entre nationaux mais également et surtout vis-à-vis des migrants et réfugiés d’Afrique subsaharienne.
Cette première campagne maghrébine vise également à sensibiliser les décideurs politiques, les médias ainsi que l’opinion publique quant à la gravité de certains actes et propos qui se sont banalisés dans la pratique quotidienne.
Cette campagne qui sera lancée concomitamment au Maroc, En Algérie, En Tunisie et en Mauritanie se déclinera en plusieurs activités : conférences, annonces presse, ateliers et événements artistiques et autres manifestations, et elle durera du 21 mars 2016 au 20 juin 2016.
A cet effet, une conférence de lancement officiel de cette campagne sera organisée le 21 mars 2016 à 11h à l’hôtel MAJLISS de Rabat, rue Zahla (centre ville, près de la gare Rabat Ville)
Interviewée par Mishal Husain (BBC), la lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, Aung San Suu Kyi, a conclu l’entretien d’une phrase polémique : «personne ne m’a dit que je devais être interviewée par une musulmane».
En Birmanie, les musulmans représentent une minorité (près de 4% de la population) et ont longtemps été une cible privilégiée. Les nationalistes bouddhistes sont notamment devenus spécialistes pour attiser les sentiments antimusulmans, particulièrement en période électorale. Les Rohingya (communauté musulmane du Sud-Ouest de la Birmanie qui ne possède que très peu de droits, et ne peuvent notamment pas devenir Birmans) font ainsi l’objet, selon l’Initiative Internationale sur les Crimes d’Etat (ISCI), d’un «nettoyage ethnique sans précédent» dans le pays.
La dictature a bon dos
C’est cette situation que Mishal Husain a demandé à Aung San Suu Kyi de condamner. Sans succès, puisque la lauréate du prix Nobel de la Paix 1991 a préféré comparer la situation des Rohingya avec celle des bouddhistes amenés à quitter le pays «pour des raisons diverses», avant de rejeter la faute sur le régime dictatorial en vigueur durant des années en Birmanie: «ceci est le résultat de nos souffrances sous un régime dictatorial». Un refus qui, couplé à la petite phrase prononcée à la fin de l’interview, illustre le fait que la future ministre des Affaires étrangères (investiture prévue le 1er avril 2016) ne parvient pas à se détacher du sentiment antimusulman si prégnant en Birmanie.
L’année dernière déjà, Aung San Suu Kyi avait essuyé de nombreuses critiques quant à son incapacité à défendre les populations musulmanes opprimées en Birmanie.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a défendu dimanche la « moralité » de l’armée après l’arrestation d’un soldat soupçonné d’avoir achevé d’une balle dans la tête un Palestinien blessé.
« Le fiasco », « le flop », la « cabale »… les articles sur le déplacement de Marine Le Pen au Canada, qui s’est achevé jeudi, se suivent et se ressemblent.
Les hommes politiques et la presse canadienne n’ont pas été plus tendres avec elle. Le cabinet du Premier ministre québécois, Philippe Couillard, a assuré qu’il ne rencontrerait pas la présidente frontiste. Un député du Parti québécois (PQ), Bernard Drainville, lui a conseillé à la radio de rentrer en France :
« Elle devrait débarquer de l’avion et rembarquer illico, retourner chez elle ».
Cette déconvenue n’étonne guère un ex-proche de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade (qui a quitté en novembre dernier le Front national en désaccord avec la direction, et après avoir été mêlé à l’affaire Air Cocaïne). Le député européen ne mâche pas ses mots sur ce qu’il appelle « les mésaventures internationales de Marine Le Pen » : il sait de quoi il parle puisqu’il était jusqu’en janvier 2015 son conseiller international. Il explique à « l’Obs » :
« Il n’y a pas de surprise pour moi ! Quand on préfère s’entourer de médiocres sans conviction plutôt que des gens qui travaillent et préparent les voyages, le résultat est sans appel. Quand on emporte dans ses bagages son arrogance et son inculture internationale, on ne récolte que le mépris en retour. »
L’eurodéputé cite en contre-exemple le voyage qu’avait effectué la présidente de la formation d’extrême droite en sa compagnie en Egypte en mai 2015. Marine Le Pen avait à cette occasion rencontré le grand imam d’Al-Azhar. La presse avait alors titré sur la volonté de la candidate de séduire un électorat musulman. Spécialiste des relations internationales, Chauprade avait mis ses réseaux, notamment russes, au service de la patronne du FN.
A un an de la présidentielle, la présidente du FN semble avoir de nouveau du mal à renforcer sa stature internationale. Une chose est sûre : ce voyage préparé en secret avec Ludovic de Danne, conseiller aux affaires européennes, et Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement Bleu Marine, ne l’aidera pas.
D’autres voyages sont en préparation : « Marine Le Pen envisage de se rendre en Afrique, en Australie et en Asie. L’idée fait son chemin ». Et si un jour elle devenait présidente, Sébastien Chenu n’est pas inquiet pour sa stature internationale : « Ceux qui ne voulaient pas la rencontrer lui ouvriront les bras »…
« Tout cela préfigure ce que serait l’amateurisme du FN au pouvoir : la vulgarité et l’inculture de Trump pour accroître un peu plus les tensions dans le monde. »
Sophie Marceau en robe ultra fendue et jambe à l’air pour un dîner en Chine.
Actuellement au Festival du film de Hong Kong, Sophie Marceau vient de faire tourner des têtes lors d’un dîner de Gala où elle a débarqué moulée dans une robe blanche très TRÈS fendue.
Sophie Marceau a expliqué dans un tweet son refus de la légion d’honneur par la décoration d’un prince héritier saoudien par le président François Hollande, dont le pays a procédé à 154 exécutions l’an dernier. Deux semaines après sa déclaration, l’actrice participe à un dîner de gala en chine ou le nombre d’exécution a atteint.. 2400.
Les deux pilotes de l’affaire «Air Cocaïne» ont été remis en liberté ce jeudi et placés sous contrôle judiciaire. Pascal Fauret et Bruno Odos, qui avaient fui la République dominicaine fin octobre, avaient été placés en détention provisoire quelques jours après leur retour en France.
Ils devront désormais remettre leurs passeports aux autorités judiciaires et pointer une fois par semaine à la gendarmerie la plus proche de leur domicile, dans l’Isère pour Bruno Odos, et dans le Rhône pour Pascal Fauret.
Arrêtés en mars 2013 à l’aéroport de Saint-Domingue (République dominicaine) à bord d’un Falcone 50 au sein duquel près de 700 kilos de cocaïne avaient été retrouvés, les deux pilotes avaient été inculpés pour trafic de drogue. Tout comme un troisième pilote et leur unique passager, Pascal Fauret et Bruno Odos ont été condamnés par la justice dominicaine à 20 ans de prison en août 2015.
Pour s’évader du territoire dominicain, les deux hommes avaient été aidés par des membres du FN, Aymeric Chauprade et Pierre Malinowskiet par Christophe Naudin, un spécialiste de la sûreté aérienne, extradé de l’Egypte vers la République dominicaine début mars.
1/3 VILLAGES DE TERRE SAINTE À l’occasion de la Semaine sainte, la Croix s’est rendue à Burqin, en Cisjordanie, où le Christ aurait guéri dix lépreux et qui abrite l’une des plus anciennes églises du monde. Qu’ils soient chrétiens ou musulmans, ses habitants s’emploient à le sortir de l’oubli.
Les Etats-Unis comptent selon diverses estimations entre cinq et six millions de juifs américains, soit la plus grande communauté juive après celle d’Israël, et cet électorat, que l’on dit souvent acquis au camp démocrate, reste déterminant pour tout prétendant à la présidence américaine.
«Oui, nous avons besoin de constance, pas d’un président qui dit qu’il est neutre le lundi, pro-Israël le mardi, et on ne sait pas quoi d’autre le mercredi parce que tout est négociable. (…) La sécurité d’Israël n’est pas négociable», a attaqué Hillary Clinton devant la conférence annuelle du groupe de pression pro-israélien Aipac.
Trump veut «démanteler l’accord catastrophique» avec l’Iran
«Quand je serai président, il en sera fini des jours où l’on traitait Israël comme un citoyen de seconde zone», a promis le fantasque milliardaire, originaire de New York où résident de très nombreux juifs américains.
Il a été particulièrement applaudi lorsqu’il a brisé un tabou sur le conflit israélo-palestinien en s’engageant, s’il est élu, à reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu et à transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la Ville sainte. Donald Trump a également juré de «démantelerl’accord catastrophique» scellé en juillet entre les grandes puissances et l’Iran sur son programme nucléaire et a accusé Barack Obama d’avoir «peut-être été la pire chose qui soit jamais arrivée à Israël».
«Pour la sécurité d’Israël et du monde, nous avons besoin d’une Amérique qui reste un leader mondial respecté, engagé dans la défense et la promotion de l’ordre international», a martelé la dirigeante. Alors que son successeur au département d’Etat, John Kerry, s’était cassé les dents en 2014 sur un accord de paix israélo-palestinien, Hillary Clinton a réaffirmé qu’elle voulait une solution à «deux Etats» et a promis de «poursuivre des négociations directes».
«Personne n’est plus pro-Israël que moi»
Sans le dire, Donald Trump a affiché de fait la même position. A l’instar des administrations américaines successives, il a plaidé lui aussi pour un «accord entre Israéliens et Palestiniens» vers une solution à deux Etats. «Personne n’est plus pro-Israël que moi. Nous devons protéger Israël», a lancé le favori républicain.
Des stickers «Attention ! Ne pas acheter ce produit. Fabriqué en Israël, un pays qui ne respecte pas le droit international, la 4e convention de Genève et les droits de l’Homme» apparaissent dans les supermarchés canadiens.
Les stickers sont distribués gratuitement par une association pour la justice et la paix au Moyen-Orient. Cette campagne a été lancée par l’association en réponse à un projet de loi voté par la chambre des communes le mois dernier.
Cette loi qui veut sévir contre les organisations, groupes ou individus canadiens soutenant la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS). BDS est un mouvement citoyen qui tente de faire pression sur Israël pour que celui-ci «se plie au droit international et aux droits des Palestiniens». Le mouvement est en faveur du boycott des produits et sociétés qui tireraient profit de la violation de ces droits. La campagne cible aussi des institutions culturelles et universitaires israéliennes.
En quelques semaines des autocollants ont été retrouvés sur des bouteilles de vin israélienà Vancouver, Calgary ou Alberta. Les sociétés visées ont enlevé les étiquettes et promis plus de vigilance. La Ligue de Défense juive du Canada a écrit au ministre fédéral de la sécurité, elle souhaite que ces personnes soient arrêtées car elles «dégradent volontairement des locaux commerciaux et empêchent les artisans d’exercer une activité normale».
Les manifestations contre le gouvernement de Dilma Rousseff mobilisent surtout les classes moyennes et supérieures.Un cliché d’un couple de manifestants blancs aisés suivi de sa nounou noire souligne le fossé social et racial toujours en vigueur dans le pays.
La question raciale et sociale au Brésil s’est invitée dans les manifestations réclamant la chute du gouvernement de Dilma Rousseff. Une photo qui a fait le tour des réseaux sociaux au Brésil a illustré la persistance de ce fossé: celle d’un couple en route pour une manifestation anti-Dilma Rousseff, paré d’un T-shirt aux couleurs du drapeau brésilien. Et à son côté, la domestique, noire, vêtue d’un uniforme blanc, conduisant la poussette des deux bébés du couple.
Cenas do protesto em Copacabana, por @Joaovaladares, do @correio pic.twitter.com/QYUczZQPWh
— Correio Braziliense (@correio) March 13, 2016
Une photo parlante, partagée des millions de fois
Prise le 13 mars à Ipanema, l’un des quartiers les plus riches de Rio de Janeiro, par le photographe du Correio Braziliense Joao Valadares, la photo a été partagée des milliers de fois sur Facebook et a donné lieu à de nombreux détournements. Beaucoup y ont vu la perpétuation de clichés historiques témoignant de la discrimination racialeet sociale toujours en vigueur au Brésil, pays qui a été le dernier du continent à mettre fin à l’esclavage, en 1888.
Image below perfectly summarizes the profile of the participants in today’s « protests » in #Brazil pic.twitter.com/76hZSxtmHt
— Ana Lucia Araujo (@analuciaraujo_) August 16, 2015
Le père de famille photographié s’est défendu sur sa page Facebook en expliquant qu’il gagnait honnêtement sa vie et que sa nounou était payée au-dessus de la moyenne. Interrogée par le journal O Globo la nounou s’est de son côté dite heureuse de son travail, partisane de l’opposition et embarrassée d’avoir été utilisée comme icône de la ségrégation sociale.
Pour autant, « la photo de la nounou en uniforme blanc promenant des bébés blancs est typique des quartiers aisés de Rio ou de Sao Paulo », relève la correspondante du site portugais Publico. Si le cliché d’Ipanema a tant ému, assure l’historienne Maria Helena Machado à Publico, c’est qu’il met en avant un type de représentation hiérarchique datant de l’époque de l’esclavage illustrée par la différence vestimentaire de la domestique noire et sa façon de marcher derrière le couple blanc.
Les classes moyennes supérieures largement représentées dans les manifestations
Cette image met en évidence la composition sociale des défilés qui exigent la démission de la présidente: dans le plus grand rassemblement anti-Rousseff, à Sao Paulo, le 13 mars, la moitié des manifestants ont déclaré gagner cinq à 20 fois le salaire minimum; 77% d’entre eux s’identifiaient comme blancs et 77% avaient des diplômes universitaires, selon l’institut de sondages Datafolha.
Or, la moitié de la population brésilienne est noire ou métisse,et « la proportion de Brésiliens ayant eu accès à l’éducation supérieure est très faible », souligne pour L’Express Walter Nique Franz, doctorant à l’université Paris I.
Longtemps l’un des pays les plus inégalitaires au monde,le Brésil a vu 40 millions de citoyens sortir de l’extrême pauvreté, en 13 ans de pouvoir du parti de Lula et de Dilma Roussef, grâce à des programmes sociaux, mais aussi à un cycle économique favorable. Mais le fossé racial et social persiste: en 2012, selon la BBC, le revenu moyen d’un travailleur blanc dans six grandes villes du Brésil était de 2237 reais par mois mais de 1255 reais pour une personne d’origine africaine.
Les trois quarts des 10% plus pauvres de la population brésilienne sont des Noirs.Enfin, rappelle Walter Nique Franz, « seuls un dixième des candidats aux législatives de 2014 étaient noirs et moins de 5% ont été élus ». La politique de discrimination positive à l’université mise en place par le gouvernement a toutefois nettement fait progresser la part des noirs et métis à l’université.
Manifestation en soutien à Lula et Rousseff sur l’avenue Paulista à Sao Paulo, le 18 mars 2016.
Le nombre d’homicides au Brésil a atteint le chiffre record de 59 627 en 2014, soit 163 par jour, ce qui en fait le pays le plus violent au monde en chiffres absolus, selon l’Atlas de la Violence 2016.
Le nombre d’homicides est en hausse de 3,8% par rapport à l’année précédente, et augmente de manière soutenue depuis dix ans,selon ce rapport élaboré par le Centre brésilien de sécurité publique, une ONG, en collaboration avec l’Institut de recherches économiques IPEA.
«C’est le chiffre le plus élevé jamais enregistré dans l’histoire du Brésil ce qui en fait le pays avec le plus grand nombre d’homicides au monde», a déclaré à l’AFP Renato Sergio de Lima, vice-président de l’ONG et l’un des chercheurs qui a dirigé l’étude.
En se basant sur les statistiques de l’Office de Nations unies contre la Drogue et le Crime (UNODC), l’Atlas aboutit à la conclusion que le Brésil a le plus grand nombre d’homicides de la planète, même si le taux n’est «que» de 29,1 pour 100 000, car sa population dépasse les 200 millions d’habitants.
Ce taux place le Brésil derrière des pays comme le Venezuela ou le Honduras, mais très au-dessus des 10 homicides pour 100 000 habitants, considéré par l’Onu comme le seuil de violence endémique.
Un responsable du parti néo-nazi allemand NPD, victime d’un accident de voiture, a été secouru par deux réfugiés syriens qui sont toutefois partis avant l’arrivée des pompiers
Le véhicule de Stefan Jagsch, tête de liste du NPD lors de récentes élections municipales à Altenstadt (ouest), est entré en collision frontale avec un arbrejuste après quitté la route mercredi dernier, rapporte le quotidien Frankfurter Rundschau en citant un pompier.
Grièvement blessé, il a été dégagé de la carcasse du véhicule et s’est vu prodiguer les premiers soins par deux réfugiés syriens qui circulaient alors par hasard dans deux autocars, a également indiqué un porte-parole des pompiers volontaires de Büdingen, cité par l’agence allemande Dpa.
Le Parti national-démocratique (NPD) est une formation raciste, antisémite et révisionnistequi fait actuellement l’objet d’une procédure d’interdiction en cours d’examen par la justice allemande. Insignifiant au niveau national, le NPD a obtenu ses plus gros scores électoraux dans certaines régions d’ex-RDA.
En janvier, Stefan Jagsch, 29 ans, avait participé à un rassemblement dans sa région au cours duquel les plus d’un million de réfugiés arrivés l’an dernier en Allemagne avaient notamment été qualifiés de « primates hors-la-loi », selon la Frankfurter Rundschau.
Poursuivie par des groupes militants hostiles, boycottée par la classe politique canadienne, Marine Le Pen n’a pas pu visiter d’entreprises. Même l’une de ses réservations hôtelières a été annulée devant la pression.
Ce devait être une escapade outre-Atlantique loin des médias. Soucieuse de se tenir loin des médias français, auxquels elle impute une partie de ses difficultés d’image auprès de la presse étrangère, Marine Le Pen ne s’est pas pour autant trouvée bien accueillie au Canada, où elle a prévu de passer six jours pour soigner sa stature internationale.
Boudée par les responsables locaux qui n’ont pas souhaité la rencontrer, la présidente du FN s’est attiré les foudres de l’opinion canadienne en attaquant la politique du gouvernement d’Ottawa dans la crise des migrants. Pire: talonnée par des groupes militants hostiles à l’extrême droite, Marine Le Pen a vu ses réservations hôtelières annulées d’office à Québec.
Dès l’arrivée de la fille de Jean Marie Le Pen vendredi, un groupe de militants antifascistes et de gauche radicale avaient préparé un comité d’accueil. Une ambiance tendue qui, semble-t-il, donne le ton de l’ensemblede ce séjour mouvementé.
Selon plusieurs médias canadiens, aucun représentant politique n’a accepté de s’entretenir avec la candidate à la présidentiellece week-end, malgré le programme annoncé par le FN. «Elle aurait bien aimé discuter d’immigration avec les politiciens québécois. Or, la majorité d’entre eux refuse de la rencontrer», écrivait samedi Radio Canada. Même fin de non-recevoir exprimée par le cabinet du premier ministre Couillard. Le parti de centre droit Coalition Avenir Québec a lui aussi été approché, mais a décliné l’invitation.
Même lorsque quelques militants souverainistes du Parti québécois ont souhaité tourner quelques images en compagnie de la présidente du FN, le président de leur parti s’est rapidement désolidarisé. Tout au long de son voyage, Marine Le Pen à multiplié les critiques à l’encontre de la classe politique canadienne.
Pour couronner le tout, Marine Le Pen n’a pas pu visiter d’entreprises, comme elle l’avait initialement prévu.Selon l’eurodéputée, le gouvernement Trudeau aurait fait annuler toutes ses visites d’entreprises, dont une chez Bombardier. Elle devait participer à ces rencontres en tant que membre de la délégation du commerce international du Parlement européen.
Lors d’une pré-audience à la Knesset, le parti travailliste a mis en garde contre les abus sexuels sur les enfants, une « proportion significativement plus élevée dans la communauté ultra-orthodoxe »
Israël est devenu un refuge pour les pédophiles juifs du monde entier, a déclaré l’avocat d’enfants victimes d’abus sexuels.
Près de 200 militants de droite ont jeté des grenades fumigènes et des pierres sur plusieurs dizaines d’homosexuels samedi à Lviv, bastion nationaliste dans l’ouest de l’Ukraine, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Ce n’est pas la première attaque contre la communauté LGBT et cette violence homophobene peut qu’indigner, a déclaré à l’AFP Tetiana Mazour, directeur exécutif de l’ONG Amnesty International en Ukraine.
Chaque nouvelle attaque se produit en raison d‘une certaine impunité (des agresseurs) alors que le pouvoir ne souhaite pas réagir dûment à ces manifestations, a-t-elle ajouté.
Le chef de la police régionale cité par les médias locaux a indiqué de son côté qu‘aucun des assaillants n’avait été arrêté mais que des policiers avaient mené des entretiens pédagogiques avec ceux-ci.
Un métropolite de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne, majoritaire et très influente dans l’ouest du pays, avait qualifié le festival de provocation et signe de guerre diabolique,y voyant une discrimination à l’encontre des valeurs familiales, dans une lettre au maire de Lviv.
L’homosexualité, qui était punie par la loi en URSS, reste très stigmatisée en Ukraine, une ex-république soviétique où l’Église orthodoxe a une forte influence dans le centre, l’est et le sud du pays et l’Eglise gréco-catholique, dans l’ouest.