Racisme, Front national : Martinez appelle à la vigilance dans la CGT

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Le secrétaire général de la CGT a débattu vendredi avec le philosophe Régis Debray, à l’invitation des Amis de l’Humanité.

C’est un débat inédit qu’ont organisé les Amis de l’Humanité vendredi soir : ils avaient invité le philosophe Régis Debray à échanger pendant plus d’une heure avec le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. La discussion dans une salle comble a bien sûr beaucoup tourné autour du mouvement social contre la loi Travail , à la veille d’une rencontre inédite de tous les syndicats opposés à la réforme adoptée cet été à coup de 49-3, à laquelle participera le leader de FO, premier dans l’histoire de l’organisation à venir à une Fête de l’Huma. Mais pas seulement.

Un appel au « volontarisme »

L’un des moments forts de la discussion a concerné la montée de l’extrême-droite et, plus généralement, du racisme dans la société française. Interrogé par Régis Debray sur l’attitude de la centrale vis-à-vis des immigrés, le leader syndical a rappelé le « combat » de son organisation au côté des travailleurs sans papiers, « fierté de la CGT », ou encore des travailleurs détachés. « Par contre, a-t-il averti, la CGT n’est pas un vaccin contre certaines idées dominantes, il faut qu’on soit vigilant. »

« On ne peut pas se contenter de dire qu’il y a moins de syndiqués CGT qui votent Front national qu’à FO, c’est se cacher derrière son petit doigt », a-t-il alerté. « Il faut qu’on ait un vrai débat sur ces questions qui ne sont pas les plus faciles à traiter, mais il faut être volontariste ; on ne peut pas laisser passer des idées d’extrême-droite dans ce pays et dans ses entreprises, laisser passer des propos à caractère raciste dans les réunions de militants. »

Et Philippe Martinez, rappelant son origine espagnole, a raconté comment, il y a 30 ans, lorsque son syndicat de Renault avait décidé de le présenter pour la première fois aux élections des délégués du personnel comme tête de liste, « un de [mes] camarades a dit : il s’appelle Martinez, vous ne croyez pas que ça va déranger un peu les catégories ingénieurs, cadres, techniciens ? ».

« On a laissé filer ce genre de phrases. Je pense qu’il est de notre responsabilité et là aussi de tous les militants que sur cette question on ne dise pas ‘c’est compliqué on va mettre ces questions sous le tapis’. » « Je suis attaché à l’histoire de ma famille, eux se faisaient traiter de ‘pingouins’ avant guerre », a-t-il ajouté. Il y a « un vrai défi à relever ; s’il y a un sujet sur lequel toutes les organisations syndicales devraient se mobiliser ensemble, c’est la lutte contre le racisme et la lutte contre l’extrême-droite ».

Les Échos

Suède: Il crée un parti anti immigré puis devient leader du marché de l’accueil des réfugiés

Jokarjo domine le marché suédois de l’hébergement des demandeurs d’asile, en partie confié au privé. A sa tête, Bert Karlsson. Un ­self-made-man qui, il y a vingt-cinq ans, avait fondé un parti anti-immigration.

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« Hej ! » lance un garçonnet aux cheveux de jais, tout fier de pouvoir dire bonjour en suédois. Bert Karlsson lui répond du tac au tac et pénètre dans le réfectoire. Des visages se tournent. L’arrivée du propriétaire des lieux ne passe pas inaperçue. Bert Karlsson a l’habitude de parler fort. « Ici, on sert 1.800 repas par jour ! » se congratule-t-il, avant de filer vérifier avec le concierge que tout se passe bien.

Haut de quatre étages, l’ancien sanatorium de Stora Ekeberg est le navire amiral de son groupe, Jokarjo AB. Un acteur inconnu en France, mais leader incontesté, en Suède, d’un secteur qui a connu une forte expansion ces dernières années : les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, confiés en partie au privé en raison des besoins importants.

Celui de Stora Ekeberg, à la limite de ses capacités, héberge quelque 570 personnes. « Elles savent tout sur moi, elles m’ont « googlisé »… » glisse l’entrepreneur, pas mécontent de son anglicisme. Si tel est le cas, Syriens, Irakiens, Somaliens et autres vivant ici, à la campagne, à 350 kilomètres de Stockholm, ont pu découvrir que Bert Karlsson a, naguère, cofondé le premier parti contestataire de l’histoire moderne du royaume. Un parti populiste qui, entre deux grosses baisses d’impôts, promettait une politique nettement plus restrictive en matière d’immigration. L’époque – la première moitié des années 1990 – était à l’arrivée des réfugiés fuyant la guerre dans l’ex-Yougoslavie. Un quart de siècle plus tard, c’est une nouvelle crise humanitaire qui profite au même personnage.

De toutes les affaires dans lesquelles ce Suédois de soixante et onze ans s’est lancé durant sa carrière de self-made-man (loisirs, musique, télé-réalité, etc.), l’accueil des réfugiés est, de son propre aveu, « la plus rentable, sans aucun doute ». Fort de 60 centres, Jokarjo revendique un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros, et un bénéfice approchant les 10 millions.

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Sponsorisé par un site d’extrême droite, le club de Rugby de Vannes va casser le contrat

Vannes, le premier club de rugby professionnel de Bretagne, a signé un partenariat publicitaire plus qu’étonnant avec le site identitaire local breizh-info.com. Le club assure qu’il n’avait pas conscience de la nature de ce partenaire particulier. Et s’en mord les doigts.

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Malaise au cœur des valeurs de l’ovalie. Le club de Vannes, tout fraichement promu en seconde division nationale de rugby, est secoué par la polémique. Dévoilé par nos confrères du , un contrat publicitaire a été signé entre le club et le site d’extrême droite Breizh-Info.com, géré par Yann Vallerie, ex-leader de Jeune Bretagne, groupuscule lié au Bloc identitaire. Entre rejet de l’étranger et refus du multiculturalisme, la ligne éditoriale du site qui se décrit comme un média de « réinformation » est un classique de la faschosphère. Avec ce contrat d’un montant total de 2 280 euros, le site s’était offert le droit, entre autres, de figurer sur le ballon du match de ce vendredi soir opposant Vannes à Agen. Drôle d’association.

Interrogé par Marianne, le club se dit « piégé par son amateurisme », évoluant pour la première fois de son histoire dans la sphère professionnelle. « Nous n’avons jamais voulu promouvoir leur façon de penser, jamais », se justifie Philippe Conrad, responsable de la communication du club. « Pour vivre, il nous faut des investisseurs et nous ne menons pas d’enquête pour savoir qui ils sont. Sauf qu’au niveau professionnel, on devrait le faire. On a été trop naïf et on est tombé, sans le vouloir, dans la récupération politique. »

Pour le club, il s’agit désormais d’éteindre l’incendie provoqué par ce contrat. « Nous avons lancé un processus d’interruption du contrat« , lance t-il, tout en soulignant l’improvisation de la démarche. « Je ne sais pas s’il existe une clause de rétractation donc je ne sais pas comment ça va se passer… Mais, dans tous les cas, il est inenvisageable de les laisser s’approprier notre image. »

Il n’y aura donc pas de ballon floqué du nom du site ce soir. « Vous imaginez, si le contrat n’avait pas fuité, notre speaker aurait dû annoncer au micro que le ballon était sponsorisé par l’extrême droite… On a évité le pire ! »

Marianne

Lycéenne agressée pour sa tenue: la fachosphère s’emballe alors que l’agresseur est « européen »

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Une jeune femme a été agressée par un individu, ce mercredi après-midi à Guingamp, entre le lycée Pavie et la gare.

Prise à partie à propos de sa tenue vestimentaire, jugée provocante, la jeune femme a reçu trois coups de poing. Des jeunes, témoins de la scène, ont tenté de s’interposer, mais ont été tenus à l’écart par l’individu, muni semble-t-il d’un couteau. L’homme a pris la fuite.

Trois jours d’ITT

La jeune femme, qui a reçu trois jours d’incapacité totale de travail, a porté plainte. L’enquête a été confiée à la gendarmerie de Guingamp. Un portrait-robot devait être établi ce jeudi après-midi.

Le Télégramme


Agression Toulon: nouvel emballement des islamophobes de gauche, de droite, d’extrême droite

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Propageant les fausses rumeurs sur l’agression de Toulon, le journaliste Brice couturier déclare ne pas vérifier ses sources

Point de short, selon l’une des victimes, comme élément déclencheur de la violente scène de violences subie ce dimanche vers 13 heures dans le quartier de saint-Musse à Toulon par deux couples et trois enfants.

Marie, l’une des mères de famille victime ce jour-là de la violence d’une bande d’hommes alors qu’elle faisait du roller et du vélo sur la piste cyclable, a apporté à Var-matin sa version sur les circonstances exactes de ce déchaînement qui a failli tourner au lynchage.« Nous n’étions pas en short. Nous étions en tenue de sport. Un premier jeune nous a mal parlé et puis les choses ont rapidement dégénéré alors que nous étions en famille et avec nos enfants … ».
Var Matin

https://twitter.com/samuellaurent/status/774156712060215296

https://twitter.com/Marwan_FX/status/774193519720292352

Le fondamentalisme laïc fragilise la France des droits de l’homme et de la femme

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Par Farhad Khosrokhavar, directeur d’études à l’EHESS et directeur du Centre d’analyse et d’intervention sociologiques (Cadis, EHESS-CNRS)

Il aura fallu l’article du New York Times et, avant cela, les affaires du « burkini » et les réactions internationales pour qu’en France on puisse donner la parole à ceux qui voudraient faire entendre une version apaisée de la laïcité et dénoncer les dérives d’un laïcisme frénétique, qui compte désormais interdire le foulard ou les signes islamiques dans l’espace public et criminaliser ainsi, sur le long terme, le voile.

Ce courant où se rejoignent les féministes éradicatrices, la droite populiste, l’extrême droite pure et dure française et européenne et nombre d’intellectuels laïcistes étouffe littéralement la voix des laïques modérés comme Jean-Louis Bianco, Jean Baubérot, Michel Wieviorka, Etienne Balibar et des féministes ouvertes comme Françoise Gaspard et Christine Delphy, entre autres.

L’enjeu est massif et fondamental : il s’agit, d’un côté, d’une vision intolérante de la laïcité fondée sur la substantialisation et la réification de la musulmane (pour ses tenants, le foulard est par essence le symbole de l’infériorité de la femme) ; de l’autre, d’une vision sereine de la laïcité, qui entend préserver la neutralité de l’Etat au sein d’une société civile diversifiée.

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Des supporters italiens ont exécuté des saluts nazis lors du match Israël-Italie

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La Fédération d’Israël de football a porté plainte auprès de la Fédération italienne après que deux de leurs supporters ont exécuté le salut nazi pendant l’hymne national italien lors du match de qualification pour la Coupe du monde 2018, lundi à Haïfa dans le nord d’Israël.

A la fin du match, la police a procédé à des arrestations, ont rapporté les médias israéliens. Les supporters italiens ont par ailleurs été hués lors de l’hymne national israélien « Hatikva », parmi lesquels, certains ont été aperçus crachant sur des spectateurs israéliens.

Le président de la Fédération Italienne de football Carlo Tavecchio a appelé l’ambassadeur d’Israël en Italie, Francesco Maria Talo, pour condamner l’incident.

Israel 24

Michel Houellebecq voulait appeler à «une guerre civile pour éliminer l’islam de France»

L’écrivain Michel Houellebecq aurait tenu des propos islamophobes, appelant à voter pour Marine Le Pen, selon son traducteur et ami, l’universitaire écossais Gavin Bowd. 

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Dans son livre « Mémoires d’outre-France », dont certains extraits ont été publiés par L’Obs le 7 septembre, Gavin Bowd évoque une soirée passée avec Michel Houellebecq « dans un appartement des Olympiades », dans le 13ème arrondissement de Paris où il réside. Alors que « l’alcool coule » à flots durant le repas, l’écrivain français le plus lu aurait déclaré ceci : « je vais donner une interview où j’appellerai à une guerre civile pour éliminer l’islam de France. Je vais appeler à voter pour Marine Le Pen ! ».

N’ayant jamais caché sa haine envers l’islam et se disant « probablement » islamophobe, Michel Houellebecq a notamment qualifié l’islam de « religion la plus con », et avait imaginé dans son dernier livre « Soumission » le chef d’un parti islamiste accéder au pouvoir en 2022 face au FN, avec le soutien du PS, du LR et du centre.

Gavin Bowd explique que Houellebecq se serait lancé sur le sujet après avoir parlé de « sa première obsession », le prix Nobel de littérature, puis sa « deuxième obsession », l’islam. Il se serait ensuite justifié : « le Front National n’est pas un parti d’extrême droite. Ce n’est pas Drumont. Ce n’est pas Daudet… ».

La Dépêche

Grèce : une organisation d’extrême droite revendique l’incendie d’un centre de réfugiés

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Un groupe grec inconnu se disant « national-socialiste » a revendiqué en ligne jeudi avoir incendié fin août un centre autogéré de réfugiés dans le centre d’Athènes. L’incendie n’avait blessé personne mais causé d’importants dégâts, nécessitant le relogement des personnes hébergées.

Le groupe, qui signe en grec « Les loups solitaires du combat autonome national-socialiste« , affirme avoir voulu dénoncer ainsi l’infiltration de jihadistes dans les flux de réfugiés et migrants accueillis en Grèce.

L’attaque avait été perpétrée le 24 août à l’aide d’un engin incendiaire contre le centre de Notara, dans le quartier contestataire athénien d’Exarchia, où dormaient une centaine de réfugiés et migrants.

L’Orient du Jour

Henry de Lesquen, militant d’un « racisme républicain », est candidat à la primaire de droite

Le président de Radio-Courtoisie, connu pour ses sorties racistes, se verrait bien débattre avec Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy.

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Tous aux abris ! Revoilà Henry de Lesquen. Le président du Parti national libéral (PNL) – pourfendeur du « cosmopolitisme » et de la « musique nègre » mais qui refuse mordicus l’étiquette d’extrême droite – vient d’annoncer son intention de participer à la primaire de la droite et du centre. Contacté par « l’Obs », l’ancien énarque affirme avoir soumis sa candidature cette semaine à la Commission nationale d’organisation du scrutin et à la Haute autorité de la Primaire.

Il était temps : le dépôt des candidatures se termine ce vendredi à 18 heures. « Je serai le candidat de la vraie droite« , promet Henry de Lesquin, qui « n’imagine pas un instant » être tenu à l’écart de la grande explication entre les ténors Républicains. L’espoir fait vivre.

L’Obs

Espagne : 2 ultras d’extrême droite agressent une femme enceinte portant un niqab

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L’agression s’est produite le 29 août, alors que la femme se promenait dans le centre de Barcelone accompagnée de son mari et de leurs deux enfants et a été prise à partie par les deux hommes qui ont critiqué sa tenue, un voile intégral ne laissant apparaître que les yeux, selon la police.

Le mari de la femme a réagi aux provocations et a été agressé par les deux individus, liés aux Brigadas Blanquiazules (Brigades Bleu et blanc), groupe de supporters ultras d’extrême-droite de l’Espanyol, interdits d’entrée dans le stade depuis 2010.

La femme, tentant de s’interposer, a reçu un coup de pied dans le ventre. Des agents de la police municipale ayant vu la scène sont alors intervenus et ont arrêté les agresseurs, précise la police municipale dans un communiqué. La femme a été transportée à l’hôpital où les médecins ont constaté l’absence de danger pour la femme et son fœtus. Les deux ultras sont accusés de « délit de haine », « discrimination » et « délit de blessures ».

Pour Mounir Benjelloun, président de la Fédération espagnole d’entités religieuses islamiques (Feeri), de tels actes arrivent « tous les jours en Espagne ». Selon un rapport publié en avril par la plateforme citoyenne contre l’islamophobie, les actes islamophobes ont été multipliés par dix en un an, passant de 48 en 2014 à 534 en 2015. Selon les données du gouvernement, les agressions à motif religieux ou raciste sur cette période sont passées de 538 à 575.

Direct Matin

Absent lors du vote de la vente du terrain, le FN conteste la future mosquée de Saumur

Jusqu’à présent, le Front National était resté muet sur le projet de construction d’une nouvelle mosquée à Saumur.

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Aymeric Merlaud, responsable fédéral FN du Maine-et-Loire

Monique Lieumont-Briand, seule élue FN du conseil municipal de Saumur, était absente le 1er juillet lors du vote de la vente par la mairie d’un terrain sur lequel la mosquée doit être construite par l’association culturelle des musulmans de Saumur.

Cette vente fait aujourd’hui l’objet d’un recours devant le tribunal administratif à l’initiative d’un collectif de contribuables.

Dans un communiqué co-signé, Aymeric Merlaud, conseiller régional et nouveau responsable fédéral FN du Maine-et-Loire, et Monique Lieumont-Briand, le FN tape à la fois sur la gauche et sur la droite saumuroise.

Le FN estime en effet « scandaleux que la majorité socialiste s’essuie de cette cette façon les pieds sur les principes de la laïcité en feignant de ne pas voir le problème. Il est aussi scandaleux que la droite se cache derrière une association et derrière des prétextes financiers pour contester cette mosquée car ce n’est pas la seule question, même si elle est légitime. Ce silence des élus de droite Les Républicains/UDI est coupable et complice ».

Courier De L’Ouest

Norvège : une coiffeuse jugée pour avoir refusé une musulmane voilée

Capture d’écran 2016-09-08 à 15.35.56.pngUne coiffeuse norvégienne a comparu en justice, jeudi, pour avoir éconduit une musulmane portant le hijab. Il s’agit de la première affaire axée sur le port du voile jugée dans le pays. Merete Hodne encourt en principe jusqu’à six mois de prison pour avoir avoir refusé Malika Bayan dans son salon de Bryne, au sud-ouest du pays, en octobre, affirmant selon l’acte d’accusation qu’«elle devait se trouver un autre endroit parce qu’elle ne prenait pas (les personnes) comme elle».

«Je ne veux pas de ce mal dans une pièce où c’est moi qui décide. Ce mal, c’est l’idéologie islam, le mahométisme (sic) et le hijab est le symbole de cette idéologie, comme la croix gammée est celui du nazisme», a déclaré la coiffeuse à la chaîne TV2.

Présentée dans les médias norvégiens comme une ancienne militante de mouvements islamophobes tels que Pegida, la coiffeuse de 47 ans a affirmé qu’accepter une femme voilée l’aurait obligée à refuser des clients masculins à qui la cliente putative n’aurait pu selon elle montrer ses cheveux.

«Cela ne peut pas être mal d’ouvrir la porte d’un salon de coiffure pour demander combien ça coûte de faire des mèches», a réagi l’an dernier la jeune musulmane de 24 ans, citée par la presse. «Je me sens profondément humiliée quand je suis traitée de cette manière dans l’espace public dans mon propre pays».

La coiffeuse ayant refusé d’acquitter une amende de 8.000 couronnes (870 euros) pour discrimination religieuse, l’affaire a été portée devant le tribunal de Jaeren, qui devait l’examiner jeudi matin. La police a indiqué qu’elle demanderait que l’amende soit portée à 9.600 couronnes ou, à défaut de paiement, que la coiffeuse soit condamnée à 19 jours de prison.

Le Parisien

Allemagne : la communauté musulmane dénonce une explosion des agressions islamophobes

Une des plus importantes organisations musulmanes d’Allemagne a dénoncé jeudi 8 septembre une hausse sans précédent des agressions islamophobes dans le pays, s’inquiétant de voir le racisme s’ancrer dans la société.

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« Les attaques contre les mosquées se sont multipliées entre 2014 et 2015. Le nombre d’attaques contre les centres de réfugiés grimpe dans des proportions inédites. Même chose pour les agressions physiques et verbales contre les musulmans dans la rue. Sans parler des délits haineux sur Internet », a énuméré le président du Conseil central des musulmans d’Allemagne (ZMD), Ayman Mazyek, dans le quotidien Die Welt.

Pour le patron du ZMD, attribuer cette tendance aux inquiétudes suscitées par la politique migratoire de la chancelière, Angela Merkel, c’est « méconnaît[re]l’ancrage profond du ressentiment raciste » dans la société allemande. Et, selon lui, le succès croissant de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), formation de droite populiste qui vient d’entrer dans un neuvième parlement régional sur les seize que compte le pays, contribue encore à « rendre le racisme tolérable en société ».

« Diviser la société »

Le récent débat sur le voile intégral, que le ministre conservateur de l’intérieur prévoit d’interdire partiellement, « ne sert finalement que l’AfD », estime Ayman Mazyek, pour qui « les extrémistes musulmans comme non musulmans soufflent sur les braises pour diviser la société ». Comme Angela Merkel l’avait fait mercredi face aux députés, il a mis en garde contre la tentation des grands partis de surenchérir sur les propositions de l’AfD, les appelant plutôt à mettreen avant « les nombreux exemples d’intégration réussie » et les « forces » de l’Allemagne, dont l’économie « se porte bien ».

Aucune statistique officielle n’existe concernant les violences islamophobes, mais selon le rapport annuel des services de renseignement intérieur du pays, les violences xénophobes ont fortement augmenté ces dernières années, passant de 473 faits enregistrés en 2013 à 512 en 214 puis 918 en 2015.

Les blessures corporelles, en particulier, sont passées de 464 en 2014 à 756 l’an dernier alors que les incendies ont explosé, visant particulièrement les centres de réfugiés, passant de 16 en 2014 à 83 en 2015, année qui a vu l’Allemagne accueillir plus d’un million de demandeurs d’asile.

Le Monde

Des affiches racistes des identitaires à Grivegnée : la réponse intelligente de riverains

Des affiches à caractère raciste ont été collées sur une colonne Morris à Grivegnée. Des riverains ont choisi de réagir en les recouvrant de leurs propres affiches, utilisant les codes de la propagande d’extrême droite.

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«Stop immigration. On est chez nous». Ces quelques mots écrits sur des affiches, en jaune et blanc sur fond noir, ont heurté des habitants de Grivegnée, voici quelques jours. Ces placards ont été collés une colonne Morris de la place Louis De Brouckère, manifestement par un groupe se faisant appeler «Génération Identitaire Wallonie» et qui s’inscrit dans l’organisation française d’extrême droite «Génération Identitaire».

C’est elle notamment qui avait cherché à manifester à Molenbeek au lendemain des attentats de Bruxelles. Le rassemblement avait in fine été interdit par la bourgmestre Françoise Schepmans (MR).

«C’étaient des affiches de grand format, imprimées sur un papier de qualité. Il ne s’agit pas d’une personne qui gribouille ça dans sa chambre», glisse Quentin le Bussy, conseiller communal écolo à Liège, ayant grandi dans le quartier de Grivegnée.

Deux de ses connaissances, Pascal et Virginie, vivent à Grivegnée et ont été heurtées par la présence de telles affiches. «J’habite dans le bas de Grivegnée. Pour une fois, je suis passé dans le haut du quartier et je suis tombé sur ces affiches. Ça m’a choqué. On n’a pas du tout l’habitude de voir ça chez nous», témoigne Pascal Wan Vanhoren.

«La réponse du berger à la bergère»

Mardi, les trois se sont donc mobilisés pour créer de nouvelles affiches. Pascal étant graphiste, il a lui-même repris la charte graphique utilisée sur les affiches initiales, pour en détourner les codes.

Le message est donc devenu «Stop racistes. On veut pas de vous!», signé «Génération On va pas s’taire».

«Entre mardi et mercredi, les affiches initiales avaient été arrachées, tant mieux d’ailleurs. Nous avons décidé de les surcoller avec les nôtres, que j’avais imprimées chez moi», précise Quentin le Bussy.

Le bourgmestre interpellé

En tant que conseiller communal, ce dernier a également adressé un courrier au bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS) pour l’informer de ces faits. «La Ville de Liège a connu des périodes noires en termes d’expression d’idées racistes, xénophobes, anti-démocratique et je pense qu’aucun démocrate ne souhaite leur permettre de refaire surface, d’autant que les messages et actions sont le plus souvent pénalement punissables», fait savoir Quentin le Bussy.

Le conseiller communal demande en outre une vigilance accrue de la part de la police de Liège.

«Le fait d’utiliser leur propre graphisme, la réponse du berger à la bergère. C’est une manière d’en rire, de leur montrer qu’ils sont ridicules et complètement à côté de la plaque», commente Pascal Wan Vanhoren. De fait, on aurait presque pu s’amuser de ce petit épisode du quartier, s’il n’avait pas été déclenché par des affiches de cet acabit.

L’Avenir

Démission après démission, Robert Ménard est de plus en plus isolé a Béziers

Deux ans après son élection à la mairie de Béziers, Robert Ménard a réussi à faire fuir l’ensemble de son cabinet.

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Derrière les fenêtres de sa haute mairie, l’édile de Béziers doit se sentir bien seul. Désormais, à la tête de la sous-préfecture de l’Hérault, il y a Robert Ménard… et c’est tout, ou presque. Le « Canard Enchaîné » révèle que seulement deux ans après son élection, le maire a vu partir un à un les membres de son équipe historique, constituée en fanfare après les élections municipales victorieuses de 2014.

Conseil municipal évacué manu militari, saillie contre la presse locale dans le journal municipal… La chronique des échanges entre Robert Ménard et ses opposants louche régulièrement du côté du vaudeville. Mais les rapports du maire avec ses plus proches collaborateurs ne manquent pas de sel non plus.

Dernier épisode en date : son directeur de cabinet, André-Yves Beck, ancienne éminence grise de Jacques Bompard – ex-maire d’extrême droite d’Orange – et communicant acide, proche de l’ultra-droite, a abandonné le navire fin août. Entre l’artisan principal du « Journal de Béziers » et Robert Ménard, les choses n’allaient plus, une « énième et violente altercation » mettant fin à leur collaboration il y a quelques semaines à peine, note « Le Canard Enchaîné ».

Il faut dire que les choses avaient mal commencé. En juin 2014, seulement trois petits mois après son élection, patatra, monsieur le maire avait déjà dû se séparer de son chef de cabinet Christophe Pacotte. Raison évoquée à l’époque par la mairie : « rupture de confiance ». Robert Ménard n’aurait pas apprécié de découvrir dans la presse que son nouveau bras droit était toujours membre du groupuscule d’extrême-droite Bloc Identitaire.

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