Extrême droite : l’ADN d’un néonazi retrouvé sur les restes d’une fillette en Allemagne

Des traces ADN d’un des membres d’un groupuscule tenu pour responsable d’une dizaine de meurtres racistes en Allemagne ont été retrouvées sur les restes d’une enfant disparue en 2001 et retrouvés l’été dernier, ont annoncé ce jeudi la police et le parquet.

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Peggy K., une fillette allemande de 9 ans, avait disparu au retour de l’école le 7 mai 2001, à Lichtenberg, en Bavière, à la limite avec l’Etat régional de Thuringe (est). Ses restes n’ont été retrouvés qu’en juillet dernier par un chercheur de champignons, dans un bois du sud de la Thuringe.

« Dans le cadre des recherches menées sur les lieux de la découverte (du corps), plusieurs empreintes ont été relevées et sont actuellement analysées », a indiqué dans un communiqué la police et le parquet de Bayreuth (sud). « A cette occasion, une trace ADN correspondant à Uwe Böhnhardt a été relevée ».

Uwe Böhnhardt était membre avec Uwe Mundlos et Beate Zschäpe du groupuscule néonazi Clandestinité national-socialiste (NSU), tenu pour responsable d’une dizaine de meurtres racistes commis dans les années 2000 en Allemagne et visant principalement des personnes d’origine étrangère.

Böhnhardt, 34 ans, et Mundlos, 38 ans, se sont donné la mort le 4 novembre 2011 alors qu’ils étaient sur le point d’être découverts par la police. Seule rescapée du trio, Beate Zschäpe, 41 ans, comparaît depuis mai 2013 devant un tribunal à Munich pour cette série de meurtres racistes.

Le Parisien

Autriche : un candidat à l’élection présidentielle menacé de mort par l’extrême droite

The green candidate for Austrian Presidency Alexander Van der Bellen addresses a Press conference after wining the election in Vienna, Austria on May 23, 2016. The Austrian government confirmed that green-backed candidate Alexander van der Bellen narrowly beat his far-right rival Norbert Hofer to the presidency after postal votes broke a tie in the closely watched race. / AFP PHOTO / APA / ROLAND SCHLAGER / Austria OUT

L’ancien dirigeant écologiste autrichien Alexander Van der Bellen, qui se présente à l’élection présidentielle sous l’étiquette d’indépendant, a obtenu auprès des autorités une protection personnelle renforcée après avoir fait état de menaces de mort sur internet, a dit mercredi son porte-parole.

Alexander Van der Bellen est opposé au chef du parti d’extrême droite FPÖ (Parti de la liberté) Norbert Hofer le 4 décembre pour un nouveau second tour de scrutin. Le précédent, remporté de justesse par Van der Bellen, a été annulé pour irrégularités.

Un responsable des Verts a montré à Reuters une capture d’écran d’un tweet diffusé lundi dans lequel il est écrit: « Je tirerai sur Van der Bellen pour qu’il ait des trous comme sur un terrain de golf et qu’il meure« . Le compte associé montre un homme au crâne rasé avec une croix gammée tatouée sur le torse.

« Les autorités prennent cela très au sérieux. Le service de renseignement intérieur pense que la menace s’est accrue« , a déclaré un porte-parole du candidat indépendant, précisant que des membres de l’unité d’élite de la police Cobra avaient été affectés à la sécurité de Van der Bellen.

L’Orient du Jour

« 4 milliards d’Africains qui se reproduisent comme des lapins », un «patriote» condamné pour ses tracts racistes

Un instituteur retraité de Doullens a été condamné ce jeudi à quatre mois avec sursis pour incitation à la haine raciale.

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On imagine Jean-Claude, 66 ans, étaler ses feuilles et ses stylos sur la toile cirée et entreprendre, une à une, la rédaction des vingt « billets d’humeur » qu’il distribuera, « au hasard » jure-t-il, en mai et juin 2015, dans des boîtes à lettres de Bertangles et Villers-Bocage, communes des environs d’Amiens. Ni ordinateur, ni même photocopieuses dans cette affaire, car Jean-Claude est de l’ancienne école, au propre comme au figuré, puisqu’il fut instituteur.

Pas de chance pour lui : un habitant de Bertangles, musulman, portera plainte contre lui et un autre, de Villers-Bocage, relèvera son numéro d’immatriculation. Pour le reste, Jean-Claude a couché noir sur blanc la logorrhée décomplexée qui s’affiche sur internet ou se proclame au coin du zinc.

« Ma France, tu es devenue le pays des burqas, proclame-t-il. Les rappeurs drogués ne sont pas interdits de chanter, moi je risque six mois de prison (NDLR : en fait, cinq ans). La France rastaquouère, c’est maintenant. Elle est devenue le pays des femmes voilées, des hordes de migrants qu’on nourrit avec l’agent pris dans les poches des Français. Le pays des djellabas, des voitures brûlées, des règlements de compte. Amiens Nord ressemble à Ouagadougou. L’Africanie arrive : un pays tout neuf, tout noir et musulman. »

Mais il prévient : « Je ne suis pas raciste, je suis patriote. Par exemple, je n’aime pas non plus les Anglais ».

Le procureur Pierre Jost l’interroge sur une référence à « quatre milliards d’Africains qui se reproduisent comme des lapins ». « D’abord, on ne compare pas des êtres humains à des lapins. Ensuite, il y a 1,2 milliard d’habitants en Afrique ». « Personne ne sait le vrai chiffre », répond Jean-Claude. « Allez, mettons même deux, on est loin de quatre ! », conclut le parquet.

Sur le fond, le procureur estime qu’il y a bien « provocation à la discrimination », dès lors que le prévenu « présente les Africains et les musulmans comme un bloc d’individus indifférenciés », ou quand ses diatribes accusent de tous les maux « musulmans et Africains, eux seuls et tous sans exception ». Il requiert 5 000 euros d’amende et la privation des droits civiques. Jugement : quatre mois avec sursis.

Courrier Picard

Hayange: Le maire FN coupe le chauffage et fait effacer l’enseigne du Secours Populaire

L’affaire du Secours Populaire continue d’agiter Hayange (Moselle) où le maire FN continue de réclamer le départ de l’association dont le local est mis à disposition par la municipalité. Le chauffage a été coupé et l’enseigne effacée. Le bras de fer n’est pas prêt de s’arrêter.

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Nouvel épisode dans l’affaire qui oppose le Secours Populaire d’Hayange et le maire frontiste de la ville. Selon nos informations, le chauffage a été coupé dans le local de l’association humanitaire tandis que les services techniques de la municipalité auraient également modifié l’installation électrique. Par ailleurs, il était possible ce jeudi après-midi de constater que l’enseigne du Secours Populaire notée en lettres bleues en dessous de celles du Resto du Cœur a été effacée par la mairie. Une manière pour Fabien Engelmann et sa majorité de faire comprendre que le bras de fer engagé durant l’été n’est pas prêt de s’arrêter. Après avoir refusé de rendre les clés du local fin septembre devant huissier, la ville a engagé une procédure d’expulsion et va saisir la justice.

Une banderole provisoire avec le logo du Secours Populaire a été installée en signe de résistance sur la façade du local en marge d’une visite d’Arnaud Montebourg. Le candidat à la primaire de la gauche qui effectue jusqu’à vendredi un déplacement de trois jours en Lorraine a rendu visite aux bénévoles. Dénonçant une décision «inhumaine», il a affirmé que le FN «s’attaque aux plus pauvres». Une visite qui a provoqué une polémique interne à l’association. La présidente départementale du Secours Populaire a dénoncé une «récupération» tandis que la responsable locale de l’association a accepté la venue d’Arnaud Montebourg. «Le président national du Secours Populaire nous a assuré de son accord pour notre démarche» affirme l’entourage de M. Montebourg.

Le maire FN d’Hayange, Fabien Engelmann, quant à lui n’a pas apprécié la démarche de l’ex-ministre du Redressement Productif. «Non content de refaire des promesses qu’il ne tiendra pas, il ira également fanfaronner auprès du comité communiste du Secours Populaire d’Hayange et surfer sur le buzz médiatique. Il pourra divaguer tant qu’il le veut : le sujet est clos et ma décision est prise. Lorsque je m’engage à faire quelque chose, contrairement à certains, je vais jusqu’au bout» a-t-il fustigé dans un communiqué.

Loractu

Le militant d’extrême droite Jean-Paul Ney brûle son passeport et renie la nationalité française suite à une condamnation

« Je vais montrer à la justice et au gouvernement français que je ne suis plus Français »

 

Le journaliste très controversé Jean-Paul Ney n’a pas apprécié de se faire condamner par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffusé le 7 janvier 2015 l’identité des frères Kouachi après l’attentat contre Charlie Hebdo.

Peu après le verdict, ce mercredi 12 octobre, il a brûlé son passeport français dans une vidéo – en direct – sur l’application Périscope, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.

Déclarés coupables de « recel de violation du secret de l’enquête. » Jean-Paul Ney et Pierre Martinet, un ancien de la DGSE, avaient publié sur les réseaux sociaux les éléments d’identification des frères Kouachi figurant dans un dossier interne à la police, ainsi qu’une fiche concernant Chérif Kouachi.

Huffington Post

Le prêtre d’une église radicale placé en garde à vue suite à la découverte d’une cache de bonbonnes de gaz

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Après réflexion, le parquet a finalement décidé qu’ils devaient être placés en garde à vue. « Ils », ce sont cet homme de 38 ans, qui avait acheté vingt bonbonnes de gaz lundi soir, dans un supermarché nantais et cet abbé de 65 ans qui avait prêté un hangar au premier, afin qu’il puisse y stocker ses « achats ».

Le contexte national a pesé dans cette décision, assurément. Mais pas seulement , selon un proche de l’enquête : « dans cette affaire, les versions divergeaient », indique-on, en coulisses. « L’un assurait vouloir chauffer sa maison dans le Maine-et-Loire, l’autre assurait que ce gaz était destiné aux nécessiteux ». Ces contradictions ont intrigué, un peu plus encore, les enquêteurs, qui les ont donc placés en garde à vue pour « mise en danger de la vie d’autrui », à 19 h mardi soir.

Une perquisition a été menée au domicile de l’acheteur et des vérifications effectuées, autour de sa personnalité notamment. « L’objectif était de s’assurer qu’aucun projet dangereux n’était fomenté». L’inquiétude semblait levée ce mercredi, en fin d’après-midi. Les deux amis ont été remis en liberté dans la journée, sans autre forme de poursuite.

Presse Océan

La « petite chapelle nantaise » en question est un lieu très particulier. Cet endroit porte un nom : la « Chapelle du Christ Roi ». Elle est l’un des rares lieux en France et dans le monde à abriter un lieu de culte « sédévacantiste ».

De quoi s’agit-il ? Les sédévacantistes sont les catholiques ultras, la ligne la plus extrême des croyants traditionalistes. Plus radicaux que les intégristes, ils ne reconnaissent pas le Pape, considéré comme trop « moderniste ».

La communauté, particulièrement bien implantée à Nantes, dispose d’une école, qui va de la maternelle à la 4e. Groupusculaire, ce courant ultra-radical du traditionalisme religieux – d’influence maurrassienne et royaliste – possède 20 lieux de cultes en France. Dont 3 dans la région nantaise.

La Horde

Marine Le Pen suit des comptes ouvertement racistes et islamophobes sur Twitter

L’équipe de « Quotidien » est allée fouiller dans les abonnements Twitter de Marine Le Pen. Et elle n’a pas été déçue.

 

Dans les abonnements de la candidate – c’est à dire ceux auxquels elle a volontairement adhéré – se trouvaient des dizaines de comptes ouvertement racistes, avec des propos dégradants, humiliants, insultants et islamophobes.

TF1

Néo-Nazis : 400 suprémacistes blancs venus de toute l’Europe rassemblés en Angleterre

« Blood and Honour » a déclaré aux autorités que leur rassemblement était un événement caritatif au profit d’une organisation venant en aide aux militaires blessés et dans le besoin.

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La police britannique a été trompée lors de l’octroi d’une autorisation de réunion publique qui s’est tenue le mois dernier. Ainsi, l’événement caritatif de plein air qui devait bénéficier aux soldats blessés s’est révélé être un rassemblement néo-nazi.

Ce sont environ 400 suprémacistes blancs venus de toute l’Europe qui se sont rassemblés aux environs du village campagnard et tranquille d’Haddenham les 23 et 24 septembre pour commémorer l’anniversaire de la mort d’Ian Stuart Donaldson, fondateur du groupe suprémaciste et raciste « Blood and Honour ».

Selon la BBC, les organisateurs de l’événement avaient déclaré à la police du Cambridgeshire que le rassemblement permettrait la levée de fonds en faveur de l’organisation « Help for Heroes », association caritative d’aide aux personnels militaires et à leurs familles. La demande d’autorisation soumise à ce moment-là à la police et au conseil local de planification des événements avait défini le rassemblement comme étant une « fête musicale privée ».

L’agriculteur qui avait loué son champ au groupe a également affirmé ne pas avoir eu connaissance de la nature exacte de l’événement.

« Quand nous avons compris de quoi il s’agissait, nous n’avons pas pris l’argent », a-t-il indiqué au journal britannique. « Et nous ne louerons plus jamais ce champ à qui que ce soit ».

« Blood and Honor » se qualifie lui-même comme mouvement offrant un “style de vie alternatif à la scène pro-drogue, pro-homosexuelle, pro-mixité raciale qui est mise en avant de manière fanatique par les soi-disantes puissances d’aujourd’hui”.

Le groupe a été interdit dans un certain nombre de pays à travers l’Europe et en Russie. Des reportages parus dans les médias britanniques dévoilent que les trois-quarts des participants à l’événement ont fait le déplacement depuis l’Allemagne, la Pologne et les Pays-Bas.

 

TTOI

Féjus : «Tu pues l’Arabe» «Que le FN aille te violer» Insaf Rezagui menacée de mort et de viol par la Fachosphère

La secrétaire du PS de Fréjus, aspirante candidate à la 5e circonscription législative du Var, a reçu des messages d’intimidation la menaçant de mort et de viol, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire, a indiqué le parquet de Draguignan.

Mme Insaf Rezagui a été destinataire de messages haineux, violents et menaçant de la part d’un individu et on a ouvert une enquête préliminaire pour le localiser et l’entendre », a indiqué vendredi le procureur de Draguignan, Ivan Auriel. 

France 3


« Que le FN aille te violer dans ce cas. Je vais leur dire d’y aller volontiers ». Voici le type de message reçu cette semaine par Insaf Rezagui, la secrétaire PS de la ville de Fréjus. Cette étudiante en droit international de 21 ans a porté plainte.

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Deux jours de menaces à répétition. Mardi et mercredi dernier, Insaf Rezagui, une jeune militante au Parti socialiste et déjà secrétaire du parti dans sa ville, à Fréjus, a reçu une dizaine de messages injurieux sur sa messagerie Facebook. L’auteur, un certain M. Meyer, est recherché par le parquet de Draguignan. France Bleu Provence a contacté Insaf Rezagui pour recueillir son témoignage.

« Débile mentale », « bientôt morte »

« Tu pues l’Arabe« , « La première fois et seule fois que je t’ai vue sur Fréjus j’ai pigé cash que tu étais une grande débile mentale » ou encore « Cesse la moindre publication sur Facebook ma petite adolescente car crois moi que toi tu es bientôt morte ». En quelques heures, les insultes étaient de plus en plus violentes et injurieuses.

« Je ne pensais pas, en m’engageant au Parti socialiste pour lutter contre l’idéologie du rejet, que je serais victime de tels propos et de telles menaces« , a précisé Insaf Rezagui sur sa page Facebook. Des menaces de viol particulièrement violentes, aussi.

« Violentes et inqualifiables » d’après la secrétaire du PS à Fréjus, ces menaces « s’inscrivent dans le climat de tension et de haine qui règne dans le Var depuis quelques temps maintenant« .

France Bleu

Crise au FN : « C’est devenu plus qu’une pétaudière »

La guerre des chefs et la purge politique en cours, révélées par Presse Océan, virent au jeu de massacre.

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Les responsables du FN en Loire-Atlantique n’en finissent pas de régler leurs comptes après que Presse Océan a révélé, dans son édition du 6 octobre, les querelles intestines minant la fédération départementale.

Guylène Friard, élue FN de Sautron, a reçu une pluie de mails des cadres. « Je ne regrette rien de mes propos. Ils vont me court-circuiter ? Qu’ils essaient. Je suis une battante et j’ai reçu plein d’appels de félicitations de militants. Mais c’est devenu plus qu’une pétaudière. »

Éléonore Revel, 35 ans, couve sans doute les affaires du parti d’un œil distrait. La cadre FN, chargée d’assurer par intérim la direction locale après la démission de Samuel Potier, affirme que les tensions minant son parti appartiennent au passé. Sauf que des militants décrivent une fédération demeurant rongée par les querelles intestines.

Christian Bouchet, écarté des responsabilités départementales fin 2015, réfute avoir laissé, aux côtés de Marguerite Lussaud, « une fédération en ruine », selon l’accusation portée par Samuel Potier.

Flingages en règle

Qui pour reprendre le flambeau ? Éléonore Revel est tentée par le poste. Tout comme Alain Avello, 45 ans, élu régional, professeur de philosophie. « Alors là, s’il prend la tête, c’est une drôle de façon pour le FN de se déradicaliser, torpille Christian Bouchet. Avello a milité dans des groupuscules durs, comme moi par le passé. Si on le juge présentable, c’est que j’ai toujours été un grand modéré. »

« Le partage du fromage »

Un militant, en coulisse, enrage : « La vérité, c’est que l’on est mal. Alors que l’on est en position de faire le plein de voix. Le FN est devenu un parti de cadres, plutôt bourgeois, comme l’UMP ou le PS, qu’on se plaît tant à dénoncer. L’important, c’est le partage du fromage et d’être élu. »

Press Ocean

Dossier Tabou : le maire de Sevran porte plainte contre 2 maires FN pour menaces de mort

L’émission « Dossier Tabou : l’islam en France, la République en échec », lors de laquelle Bernard de la Villardière s’est intéressé à Sevran n’en finit pas de susciter la polémique. Mais cette fois, c’est à la justice que le maire, Stéphane Gatignon (UDE), s’en remet. Il vient de déposer plainte contre deux cadres du Front national, David Rachline et Steeve Briois, respectivement maires de Fréjus et d’Hénin-Beaumont, pour menaces et provocation à la haine.

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En cause : les messages diffusés par des internautes sur les comptes Facebook des deux frontistes dans la foulée de l’émission. « Une belle ordure à exterminer avec le reste », « démission du maire qui a vendu son âme aux mécréants salafistes. Une petite bombe sur l’école le dimanche quand les responsables sont réunis. Et une bastos pour le maire »… La déferlante de haine a envahi les réseaux sociaux au point de bloquer les serveurs de la ville.

« Ce sont des menaces et des provocations d’une extrême gravité, des appels directs à attenter à ma personne », écrit l’élu dans la plainte, des centaines de captures d’écran à l’appui. Des messages qui à l’évidence ne figurent plus sur les comptes Facebook des intéressés. « Le FN cherche à faire de Sevran un laboratoire pour son action de stigmatisation ethnique » déplore le maire dans une déclaration de 4 pages aux habitants. « On ne peut pas dire n’importe quoi sur les réseaux sociaux, et même si les messages sont ensuite effacés », commente Me Bem, un avocat spécialiste des réseaux sociaux.

Sollicités par téléphone, Steeve Briois n’a pas donné suite. Quant à David Rachline, son cabinet a fait savoir qu’il n’était pas joignable en journée.

Le Parisien

Le chef du FN à Lyon juge un mémorial des enfants juifs exterminés «trop politisé»

Le chef de file du FN en région Auvergne-Rhône-Alpes estime que la mémoire de la déportation transmise par le mémorial des enfants juifs d’Ysieu est «trop politisée», car elle porte trop à «la repentance».

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Le chef de file du FN lyonnais Christophe Boudot, ex-tête de liste aux élections régionales, juge que le Mémorial des enfants juifs exterminés, géré par une association à Izieu, mérite de voir réduits ses subsides, car elle serait trop politisée…

Interrogé dans l’émission «Face à Face», sur la chaîne Télé Lyon Métropole, ce proche de Bruno Gollnisch soutient la décision de Laurent Wauquiez de couper la moitié des aides régionales distribuées à l’association par la région. Mais il l’explique d’une manière toute personnelle. «Nous, nous l’aurions fait si nous étions au pouvoir. Parce que nous considérons que toutes ces choses mémorielles ne doivent pas être sur-subventionnées. Laurent Wauquiez est assez équilibré sur le subventionnement de toutes ces maisons mémorielles», salue d’abord Christophe Boudot, avant d’ajouter: «Elle avait un budget très important, trop important à mon avis».

Des ressources trop élevées au goût du frontiste, visiblement désireux de voir défendue une autre lecture de l’histoire de la déportation: «Je crois que nous, nous avons toujours voté contre ce genre de subventions, car ça aboutit toujours à une forme de repentance, toujours la même», lâche-t-il. L’élu régional ajoute: «Je ne suis pas opposé du tout à subventionner la question mémorielle, il en faut. Mais je crois que la Maison d’Izieu était trop politisée, un peu “too much”. On s’en est servie pour faire acte de repentance, toujours».

S’il ne le précise pas explicitement, on comprend que «la repentance» dont il s’agit concerne l’implication de l’État Français du maréchal Pétain dans la déportation massive des juifs de France pendant la seconde guerre mondiale.

Un peu plus tôt dans l’émission, ce lieutenant de Marine Le Pen soutenait la bataille engagée par Fabien Engelmann contre l’antenne de Hayange (Moselle) du Secours populaire, une autre association jugée elle aussi «trop politisée».

Le Figaro

USA : Censurés sur Facebook, des islamophobes portent plainte pour continuer à insulter les musulmans

Deux organisations islamophobes américaines dont certains propos ont été censurés sur YouTube, Facebook ou Twitter, estiment qu’une loi leur garantit une « immunité contre les procès […], permettant à ces géants de pratiquer une censure approuvée par le gouvernement. »

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Deux organisations islamophobes américaines, l’Americain Freedom Defense Initiative (AFDI) et Jihad Watch, ont porté plainte contre Loretta Lynch, la procureure générale des Etats-Unis, l’équivalent du ministre de la Justice outre-Atlantique, rapporte le site spécialisé Ars Technica.

Pour les situer, Ars Technica rappelle que l’AFDI est considéré comme un groupe de haine par une association américaine (le SPLC) reconnue pour son suivi de l’extrême droite. L’AFDI était également en première ligne lors de l’opposition à la construction d’un centre islamique près de l’ancien emplacement du World Trade Center. Quant aux fondateurs de ces deux organisations, Pamela Geller et Robert Spencer, ils sont tous deux interdits d’entrée au Royaume-Uni à cause de leurs positions extrémistes.

Censurées, mais aussi menacées sur Facebook, Twitter ou encore YouTube pour leurs propos haineux envers les musulmans, ces deux organisations estiment que leur droit à la liberté d’expression est bafoué. Pour comprendre leur démarche, il faut connaître la conception de la liberté d’expression américaine, qui est totale: il n’est pas interdit par la loi de tenir des propos racistes comme c’est le cas en Europe, tant que ces propos n’appellent pas à la violence. Or les réseaux sociaux ou les sites de vidéo ne sont pas tenus de respecter ce premier amendement sur leurs plateformes privées, et assument clairement de modérer les propos haineux, bien qu’ils ne soient pas forcément illégaux aux Etats-Unis.

Le département de la Justice demande l’annulation du procès

Mais alors, pourquoi ces deux organisations n’ont-elles pas porté plainte directement contre ces sites, plutôt que contre la procureure générale? Ils estiment que le département américain de la Justice fait appliquer une loi anticonstitutionnelle, la section 230. Ce texte, crucial pour les sites internet aux Etats-Unis, affirme qu’un procès ne peut pas être intenté contre eux pour des propos ou des comportements de leurs utilisateurs sur leurs plateformes.

Il faut donc poursuivre directement les auteurs, et pas le moyen de communication qu’ils utilisent. L’AFDI et Jihad Watch estiment que cette loi offre à Facebook, Twitter et YouTube « une immunité contre les procès […], permettant à ces géants de pratiquer une censure approuvée par le gouvernement. »

L’avocat qui défend le département de la Justice estime que l’institution ne fait pas appliquer activement cette loi, mais qu’il s’agit simplement d’un outil de défense qui peut être invoqué par les sites internet durant un procès. Il rappelle également que le gouvernement américain n’a aucun contrôle sur les décisions de modération prises par Facebook, Twitter ou YouTube. Le département de la Justice a donc demandé la semaine dernière l’annulation du procès, estimant que les plaignants se trompent de cible, et devraient plutôt poursuivre les sites qui les censurent. L’AFDI et Jihad Watch préparent déjà leur réponse à cette demande d’annulation, attendue le 12 octobre prochain.

Apologie de terrorisme: Zemmour déclare « respecter » les terroristes de Daesh prêt à mourir



Propos de Zemmour sur les terroristes: une avocate de victimes des attentats saisit le procureur

Une avocate des victimes des attentats de Paris a saisit le procureur de Paris après des propos tenus par Eric Zemmour. Elle dénonce une apologie du terrorisme.

Le 27 septembre dernier, le polémiste a tenu une conférence à Versailles. En parlant des jihadistes, le chroniqueur de RTL a déclaré qu’il s’agissait de « gens qui meurent pour leur foi, (et qu’)on devrait être plus admiratif que méprisant ».

BFM


Zemmour fait l’«apologie du terrorisme» pour les familles des victimes du 13 novembre

« Apologie du terrorisme ». C’est ce qu’ont signalé les familles des victimes du 13 novembre par le biais de leur avocate et l’association SOS Racisme au parquet de Paris ce jeudi après les propos du polémiste Eric Zemmour dans Causeur. L’essayiste dit respecter «les djihadistes de Daech» qui sont des «gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient». Des propos qui ne passent pas pour ceux qui ont perdu des proches et sont «dévastés par une telle provocation», selon l’avocate Samia Maktouf.

Le Parisien


Interrogé par le magazine « Causeur », l’essayiste Eric Zemmour appelle à « arrêter de mépriser » les terroristes de l’organisation Etat islamique, trouvant dans leurs actes « quelque chose de respectacle ».

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Eric Zemmour a-il franchi la ligne jaune? Dans une interview qu’il donne au mensuel Causeur en kiosque ce jeudi 6 octobre, l’écrivain refuse la qualification « d’esprits faibles » des terroristes de Daech que donne le journaliste qui l’interroge. Et sa justification est radicale: « Quelle condescendance! Moi, je prends l’islam au sérieux, je ne le méprise pas! », s’indigne-t-il. Avant de lâcher: « Et je respecte des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient. »

les actes de daesh « Il y a quelque chose de respectable »

Quand le journaliste de Causeur lui demande s’il respecte « des gens qui roulent en camion sur des enfants », faisant ainsi référence à l’attentat de Nice, l’ancien journaliste précise sa pensée: « Pardon de vous chagriner, mais l’Histoire c’est ainsi, des innocents meurent parce qu’ils sont dans le mauvais camp, ou au mauvais endroit au mauvais moment. Et oui, quand les gens agissent parce qu’ils pensent que leurs morts le leur demandent, il y a quelque chose de respectable », ose Eric Zemmour, comme le souligne le site Les Crises.

« On est dans le champ de l’apologie du terrorisme »

Les propos de l’essayiste rappellent ceux tenus par l’ancien membre d’Action direct Jean Marc Rouillan, qui avait qualifié de « courageux » les auteurs des attentats djihadistes du 13 novembre. Jean-Marc Rouillan a été condamné le 7 septembre à huit mois de prison pour apologie du terrorisme.

Contacté par L’Express, l’avocat pénaliste Manuel Abitbol estime que les affirmations d’Eric Zemmour « entrent dans le champ de l’apologie du terrorisme ». « Quand il dit respecter les djihadistes prêts à mourir pour ce en quoi ils croient, on retrouve tous les éléments », affirme-t-il. Et de détailler: « Il déclare explicitement ‘respecter’ des terroristes et il identifie clairement ces derniers. »

L’Express