Suisse : Le gouvernement interdit un rassemblement d’extrême droite pour troubles à l’ordre public

Le Conseil d’Etat invoque de possibles troubles de l’ordre public pour s’opposer à la manifestation du Parti nationaliste suisse.

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Le Conseil d’Etat vaudois a interdit mercredi la «conférence sur le nationalisme» qui doit se tenir samedi prochain dans la région lausannoise à l’initiative du Parti nationaliste suisse (PNOS). Le gouvernement cantonal invoque les dangers pour l’ordre public pour justifier sa décision. Le fait que de nombreux partis et organisations de la gauche vaudoise appellent à contre-manifester justifie de recourir à la clause générale de police, précise-t-on de source officielle.

En conséquence, la police cantonale interviendra le cas échéant pour empêcher la manifestation et les organisateurs s’exposent à des poursuites pénales s’ils maintiennent leur projet. L’interdiction est valable sur l’ensemble du territoire cantonal et reste applicable si la date du rassemblement est différée.

Le gouvernement vaudois ne donne pas d’information sur le lieu prévu pour ce rassemblement, si tant est qu’il soit déjà connu, avançant des raisons de sécurité. On ne sait pas davantage si une commune avait déjà accordé son autorisation pour que la manifestation se tienne.

La polémique sur l’activisme des milieux d’extrême droite en Suisse a enflé après le concert ayant réuni le mois dernier près de 5000 fans de rock néonazi à Unterwasser (SG).

Appel à une contre-manifestation

Dans le canton de Vaud, à l’initiative de Solidarités, et sous le slogan «Pas de fascistes dans nos quartiers», un appel à contre-manifester samedi 5 novembre a été lancé. Partis de gauche et syndicats s’y sont associés.

Sur l’affiche du rassemblement des nationalistes prévu le 5 novembre, on trouve les noms de Sébastien de Boëldieu, un militant de l’organisation italienne CasaPound, qui revendique l’expérience fasciste comme inspiration, du Français Daniel Conversano, qui se réclame du «militantisme blanc et nationaliste», et du Vaudois Philippe Brennenstuhl, responsable de la section romande du PNOS, lui-même condamné en 2002 à trois mois de prison pour discrimination raciale. La partie musicale du programme est confiée au groupe lyonnais de rock identitaire Frakass.

A Genève, c’est une conférence d’Alain Soral qui est déjà annoncée pour le 12 novembre, également dans un lieu ne devant être communiqué qu’à la dernière minute.

Le Temps

Un terroriste d’extrême droite tire et blesse 4 policiers en Allemagne

Allemagne : mort de l’un des policiers blessés par un néo-nazi

L’un des quatre policiers blessés mardi dans le sud de l’Allemagne par un membre de l’organisation des «citoyens du Reich» est décédé mercredi matin à l’hôpital. Il s’agit d’un membre des forces spéciales de 32 ans, hospitalisé mardi dans un état critique, et dont la mort avait été annoncée par erreur dans la soirée avant d’être démentie.

 

Le Parisien


Quatre policiers allemands ont été blessés par balle mercredi en Bavière par un militant d’extrême droite appartenant aux Reichsbürger (citoyens du Reich), un mouvement d’extrême-droite cultivant la nostalgie nazie du troisième Reich.

German special police forces SEK stand guard outside the building of the German Federal Supreme Court in Karlsruhe

Un homme de 49 ans. L’agression s’est produite à l’entrée d’un bâtiment municipal de Georgensgmünd, une localité située au sud de Nuremberg. L’homme de 49 ans a été maîtrisé et arrêté, annonce la police dans un communiqué. Les forces de l’ordre s’étaient rendues chez lui pour « mettre en sécurité, pour défaut d’entretien », des armes qu’il possédait légalement, d’après la même source.

Le risque potentiel de la mouvance nostalgique. En juillet dernier, le ministère de l’Intérieur avait mis en garde contre le « potentiel de perturbation croissant » de cette mouvance de nostalgiques de l’Empire allemand, qui revendiquent les frontières de 1937 et refusent de payer des impôts et reconnaître les lois de la république fédérale. Répondant à une question parlementaire du parti de gauche radicale Die Linke, le ministère avait relevé l’écho « des thèses des Reichsbürger dans le spectre néo-nazi et dans celui des négationnistes ».

Faux-papiers impériaux. Parmi les infractions les plus fréquemment associées à ce mouvement figurent les insultes, le harcèlement, l’incitation à la haine raciale et la falsification, puisqu’ils refusent tout document officiel et se procurent de faux papiers d’identité impériaux, précisait la même source. Mais les autorités leur reprochent aussi de l’extorsion de fonds et des violences physiques, s’inquiétant d’une possible « radicalisation ». 

Fin août, un ancien « Monsieur Allemagne » de 41 ans se réclamant des « citoyens du Reich » avait ouvert le feu sur les policiers d’une unité spéciale venus l’expulser de sa maison à Reuden (nord), en touchant deux. Il avait été grièvement blessé dans l’échange de tirs et arrêté.

Europe 1

Extrême droite : l’ADN d’un néonazi retrouvé sur les restes d’une fillette en Allemagne

Des traces ADN d’un des membres d’un groupuscule tenu pour responsable d’une dizaine de meurtres racistes en Allemagne ont été retrouvées sur les restes d’une enfant disparue en 2001 et retrouvés l’été dernier, ont annoncé ce jeudi la police et le parquet.

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Peggy K., une fillette allemande de 9 ans, avait disparu au retour de l’école le 7 mai 2001, à Lichtenberg, en Bavière, à la limite avec l’Etat régional de Thuringe (est). Ses restes n’ont été retrouvés qu’en juillet dernier par un chercheur de champignons, dans un bois du sud de la Thuringe.

« Dans le cadre des recherches menées sur les lieux de la découverte (du corps), plusieurs empreintes ont été relevées et sont actuellement analysées », a indiqué dans un communiqué la police et le parquet de Bayreuth (sud). « A cette occasion, une trace ADN correspondant à Uwe Böhnhardt a été relevée ».

Uwe Böhnhardt était membre avec Uwe Mundlos et Beate Zschäpe du groupuscule néonazi Clandestinité national-socialiste (NSU), tenu pour responsable d’une dizaine de meurtres racistes commis dans les années 2000 en Allemagne et visant principalement des personnes d’origine étrangère.

Böhnhardt, 34 ans, et Mundlos, 38 ans, se sont donné la mort le 4 novembre 2011 alors qu’ils étaient sur le point d’être découverts par la police. Seule rescapée du trio, Beate Zschäpe, 41 ans, comparaît depuis mai 2013 devant un tribunal à Munich pour cette série de meurtres racistes.

Le Parisien

Plus de 50% des hauts fonctionnaires de la justice allemande étaient d’anciens nazis durant des décennies

Entre 1949 et le début des années 70, le ministère de la Justice était noyauté. Une situation qui contribue à expliquer l’étonnante lenteur avec laquelle la RFA a jugé les crimes nazis.

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Bien après la Seconde Guerre mondiale, l’appareil judiciaire allemand est resté noyauté par d’anciens nazis. C’est ce que vient de révéler un rapport d’historiens commandé par le ministère de la Justice, connu en Allemagne sous le nom de «dossier Rosenburg», du nom du château qui abritait le ministère à Bonn.

Leur nombre a augmenté après la guerre

Le fait que l’Allemagne de l’Ouest ait conservé d’anciens nazis dans son administration était connu. Mais la proportion était insoupçonnée. «Le nombre des anciens membres du parti NSDAP au sein du ministère n’a pas diminué après la guerre comme on le pensait. Il a même augmenté», explique le juriste Christoph Safferling, qui a eu accès aux fiches personnelles de quantité d’anciens fonctionnaires.

Entre 1949 et le début des années 70, 53% des 170 hauts fonctionnaires du ministère étaient d’anciens nazis, avec un pic de 77% en 1953 ; 34 personnes au moins ont appartenu aux milices SA, les «sections d’assaut» du parti nazi. Plus surprenant pour les chercheurs : le premier ministre de la Justice ouest-allemand, Thomas Dehler, membre du parti Libéral FDP, persécuté par les nazis pour avoir épousé une juive, ainsi que son secrétaire d’Etat Walter Strauss, lui-même juif, ont recruté quantité d’anciens nazis plutôt que de chercher à faire rentrer d’exil d’anciennes pointures du ministère ayant fui le régime d’Hitler.

Libe

Comparer Israël aux nazis est antisémite, selon 31 pays occidentaux

Un organisme intergouvernemental consacré à la commémoration de la Shoah dit que certains discours de haine contre Israël peuvent être considérés comme raciste.

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Un organisme inter-gouvernemental consacré à la commémoration de la Shoah a adopté une définition de l’antisémitisme qui inclut certains discours de haine contre Israël.

L’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA), a adopté la définition le 26 mai dernier, selon un communiqué publié il y a quelques jours sur son site Internet. L’organisation a été créée en 1998 et compte 31 Etats membres, tous des pays occidentaux, et 11 pays observateurs.

 Ses manifestations, selon la définition, « pourraient inclure le ciblage de l’Etat d’Israël, conçu comme une collectivité juive », bien que « la critique d’Israël comme celle portée contre tout autre pays ne peut pas être considérée comme antisémite. »

Il mentionne également Israël à huit reprises, donnant à titre d’exemples des comportements tels que « prétendre que l’existence d’un Etat d’Israël est une entreprise raciste » et « l’application des doubles standards en exigeant de celui-ci [Israël] un comportement non attendu ou exigé de toute autre nation démocratique. La comparaison d’Israël à l’Allemagne nazie est également mentionnée, de même qu’ « accuser les Juifs en tant que peuple, ou Israël en tant qu’Etat, d’avoir inventé ou d’exagéré l’Holocauste ».

Le texte ressemble étroitement à un document de travail de l’Union européenne qui avait servi à la définition de l’antisémitisme avant que Bruxelles ne prenne ses distances avec la définition suite à des pressions et des critique de militants pro-palestiniens.

Time Of Israel 

Washington condamne la comparaison de Tsahal aux nazis

Les Etats-Unis ont exprimé leur « profonde inquiétude » suite à une comparaison entre les soldats israéliens attaquant les lanceurs de pierres palestiniens et les nazis étouffant le soulèvement du ghetto de Varsovie, faite par l’ambassadeur de l’Autorité palestinienne à l’ONU.

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Le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner, a fait ces commentaires en réponse à une conférence de presse du 27 avril de l’Ambassadeur Riyad Mansour.

« De toute évidence, nous condamnerons fortement toute remarque antisémite », a déclaré Toner, notant qu’il n’avait pas encore examiné les commentaires de Mansour, et se fondait sur son évaluation des remarques que lui avait lu un journaliste de JTA. « C’est extrêmement inquiétant ».

Mansour, qui a demandé cette conférence de presse pour discuter de l’action des Nations unies sur Israël et les Palestiniens, a attaqué des diplomates israéliens pour leurs qualifications des lanceurs de pierres comme étant des « terroristes ».

« Tous les colonisateurs, tous les occupants, y compris ceux qui ont supprimé l’Insurrection de Varsovie ont étiqueté ceux qui leur résistaient comme des terroristes », a-t-il dit.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a rejeté la comparaison de Mansour purement et simplement, et a déclaré que les puissances mondiales devraient être dégoûtées par les allégations de l’émissaire palestinien.

 

Time Of Israel

Les exécutions des soldats noirs par les nazis en 1940

En 1940, de 1.500 à 3.000 soldats africains ont été tués par les nazis. Cet ouvrage collectif revient sur une histoire méconnue.

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«Ils ont été massacrés par les Allemands, 43 soldats africains». Cette inscription orne un monument érigé en hommage aux soldats africains exécutés à Clamecy lors de la campagne de mai-juin 1940. Les tueries abordées ici s’inscrivent pleinement dans l’idéologie nazie puisque les soldats de la Wehrmacht ont exécuté les tirailleurs au nom de ce qu’ils étaient.

Massacres de mai-juin 1940

Parmi les 1,5 million de soldats de l’armée française capturés se trouvaient 15.000 noirs africains, ainsi que 456 Antillais non reconnus comme français par les Allemands. Selon Raffael Scheck, 1.500 à 3.000 soldats africains ont été assassinés; cette imprécision témoigne des lacunes constantes des sources sur les tirailleurs sénégalais car de nombreuses unités noires n’ont pas laissé d’archives.

Les exécutions eurent lieu lors de la deuxième partie de l’offensive durant le mois de juin en Picardie, au nord de Lyon ou encore en Bourgogne. La plupart de ces actes barbares prirent la même forme: les prisonniers noirs étaient séparés des Blancs avant d’être fusillés à l’écart.

 

Animosité des Allemands pour les troupes noires

Le mépris et la rancœur des Allemands envers les soldats noirs dépassaient la seule idéologie nazie. Johann Chapoutot recherche l’ensemble des facteurs à l’origine de ces sentiments. En tant que racisme, le nazisme récupéra de nombreux éléments de l’idéologie raciale européenne construite au XIXe siècle.

Slate