En Allemagne, un emballage Kinder déchaîne les commentaires racistes de la fachosphère

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Kinder a mis en vente des barres chocolatée à l’effigie des joueurs de l’équipe d’Allemagne lorsqu’ils étaient enfants, à l’occasion de l’Euro 2016. Les photos d’ Ilkay Gündogan et Jerome Boateng, d’origines turque et ghanéenne, ont déclenché des commentaires haineux sur la page Facebook de Pegida.

Jusqu’où peut aller Pegida ? Le mouvement anti-islam allemand s’est indigné d’une campagne de publicité lancée par la marque Kinder. Objet de son courroux? Les enfants de couleur figurant sur l’emballage des confiseries à la place des têtes blondes habituelles. « Rien ne les arrête ! » fulmine un commentaire sur un post Facebook de la section Pegida du Bade-Wurtemberg, le 19 mai. « Peut-on vraiment acheter ça? c’est une blague? ». « Ça doit être un fake  » s’emporte un internaute. Certains commentaires proposent de boycotter la marque. La page a depuis été supprimée depuis, mais une capture d’écran est reproduite sur le site de la BBC.

Gündogan et Boateng en ligne de mire

Ces photos font partie d’une campagne de Kinder en vue de l’Euro 2016. Ferrero, propriétaire a fabriqué une série limitée de ses barres chocolatée avec des photos des joueurs de la Mannschaft, la sélection allemande, lorqu’ils étaient enfants. C’est la photo du milieu de terrain Ilkay Gündogan et du défenseur Jerome Boateng, deux des joueurs les plus importants de l’équipe d’Allemagne, qui a fait réagir les partisans de Pegida. Ilkay Gündogan est Allemand d’origine turque et Jerome Boateng d’origine ghanéenne.  

Le président de la Fédération allemande de football, Reinhard Grindel, a lui aussi réagit en soulignant que la sélection allemande est « l’un des meilleurs exemples d’une intégration réussie. Des millions d’Allemands sont fiers de cette équipe, parce qu’elle est comme elle est. » « Ce qui compte, c’est la performance ».

« Nous rejetons toute xénophobie »

Ferrero, propriétaire de la marque a rapidement condamné ces marques de xénophobie. « Nous rejetons toute xénophobie et toute discrimination. Nous n’acceptons rien de tel au sein de notre communauté Facebook a indiqué le confiseur italien.

La campagne raciste a rapidement donné lieu à des détournements pour moquer la bêtise des réactions du groupe xénophobe: 

L’Express

Salle de prière musulmane saccagée a Ajaccio : 3 hommes mis en examen

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Trois hommes ont été mis en examen, mercredi 25 mai, pour le saccage d’une salle de prière musulmane à Ajaccio le 26 décembre, a annoncé le parquet.

Ils ont été interpellés mardi matin à Ajaccio et devront répondre de dégradation en réunion d’un édifice affecté à un culte. Deux autres hommes interpellés également mardi à Ajaccio, dans le cadre de cette enquête, ont été remis en liberté sans charge retenue contre eux.

Cette salle de prière, située à proximité des jardins de l’Empereur, avait été saccagée lors de débordements racistes et antimusulmans qui avaient eu lieu lors de manifestations à la suite de l’agression de pompiers attirés dans un guet-apens dans ce quartier populaire, le soir de Noël. Des exemplaires du Coran avaient été partiellement brûlés.

Onze personnes ont déjà été mises en examen dans l’enquête sur cette agression, dont deux mineurs. Cinq personnes ont été incarcérées. 

Le 30 avril, une autre salle de prière, située à l’entrée d’Ajaccio, dans le quartier de Mezzavia, a été ravagée par un incendie « probablement d’origine criminelle », selon le parquet. Une enquête a été ouverte pour dégradation par incendie et a été confiée à la police judiciaire et aux enquêteurs de la sécurité publique.

Le Monde

Hausse de 427 % des violences contre les réfugiés en Allemagne

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En 2015, l’Allemagne a comptabilisé cinq fois plus de délits, attribués à l’extrême droite, contre les foyers de réfugiés, a déclaré lundi 23 mai le ministre de l’intérieur, Thomas de Maizière. Avec 923 délits enregistrés, cela correspond à une hausse de 427 % en un an.

L’essentiel des infractions consiste en des actes sans violence physique, comme par exemple des graffitis, le déploiement de bannières nazies ou l’incitation à la haine. Selon les chiffres du ministère, publiés dans un rapport annuel sur la criminalité, sur le millier de délits comptabilisés, 177 étaient des actes de violences, contre 26 en 2014.

347 délits contre des foyers en 2016

Les autorités allemandes se sont inquiétées à de nombreuses reprises de la forte hausse des crimes et délits racistes, dans le sillage de l’arrivée de 1,1 million de candidats à l’asile en Allemagne. Au total en 2015, environ 23 000 délits ont été attribués à l’extrême droite (+ 35 %), dont 1 485 actes de violences.

« Un recul des chiffres de la criminalité politique n’est pas à attendre en 2016 malheureusement. D’ores et déjà au premier trimestre, 347 délits contre des foyers de réfugiés ont été enregistrés », a annoncé le ministre.

Le Monde

 

Eva, condamné pour avoir traité un livreur de « sale nègre »

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Eva, 54 ans, une Suisse qui réside une partie de l’année à Menton, a été condamnée lundi soir à Nice pour avoir déversé un flot d’injures racistes à l’égard d’un jeune livreur.

Énervée d’avoir son canapé livré avec 24 heures de retard, elle s’en est pris à Mamadou et le traitant, entre autres, de « sale nègre », notamment depuis son balcon.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et condamné cette commerçante à la retraite à trois mois de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende pour « injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine ».

Elle devra également verser l’euro symbolique au MRAP, à la Licra, SOS Racisme et à la Ligue des Droits de l’Homme et 2.000 euros de frais de justice à quatre associations parties civiles.

Nice Matin

« Terroriste », croix gammée…: Leila retrouve sa maison saccagée à son retour de vacances

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Alors qu’elle passait un séjour paisible en Turquie, une Verviétoise est contactée par sa propriétaire samedi dans la soirée. La maison qu’elle loue, à Lambermont, venait d’être visitée par des vandales. Ceux-ci ont pris un malin plaisir à tout retourner et tout saccager, notamment en inscrivant des tags racistes et insultants sur les murs. De retour ce lundi, elle a constaté les dégâts et fait venir la police.

«  Ma propriétaire m’a contactée via Facebook. La voisine l’avait prévenue que la porte de la maison était entrouverte et que le volet avait l’air cassé  », explique-t-elle. Mis à part ça, les voisins n’ont rien vu d’autre. La police a déjà été prévenue dès samedi du saccage, par les voisins, nous confirme-t-on. La locataire est déjà entrée en contact avec les policiers. «  Ils m’ont demandé de réfléchir à une personne qui pourrait nous en vouloir. C’est énervant, on cherche, on ne voit pas, on finit par devenir parano. »

«  La police m’avait demandé de les attendre avant d’entrer dans la maison. » Et là, c’est une vision d’horreur : dans le salon, la salle à manger et la cuisine, tout a été cassé, les murs et du mobilier ont été tagués d’insultes, du mazout a été répandu sur le canapé… «  Ils ont même démonté l’arrière du frigo. C’est vraiment de la violence gratuite. »

« Je n’ai pas voulu que mes enfants voient ça, je les ai donc conduits chez mon frère. » Et comme la maison doit rester en l’état tant que l’expert de l’assurance n’est pas passé, la petite famille est logée chez la maman de Leïla, «  la maison n’est vraiment pas vivable ainsi  ».

Reste à connaître les motivations des malfrats. Seuls une télévision et un vieux PC ont été dérobés. Par contre, on se rend vite compte qu’ils ont bien pris leur temps pour tout vandaliser. Ils connaissaient peut-être même la victime, de confession musulmane, vu que des sigles et mots à caractère raciste ont été tagués sur les murs.

La Meuse

Les crimes violents commis par l’extrême droite explosent de 40 % en Allemagne

Confronté à un afflux de migrants sans précédent, l’Allemagne a vu le nombre des crimes violents commis par des radicaux d’extrême droite augmenter de 40% en 2015.

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L’Allemagne a ainsi enregistré 1.485 de ces crimes l’an dernier contre 1.029 l’année précédente. Plus largement, le ministère de l’Intérieur note une explosion (+77%) des «crimes de haine», des infractions à caractère raciste ou antisémite et des infractions ciblées par la religion des victimes.

Les foyers de demandeurs d’asile ciblés

Dans le même temps, les actes de violences ciblant les foyers de demandeurs d’asile ont quadruplé avec 923 crimes et délits recensés, d’après les chiffres cités par ABC News.

Les autorités allemandes s’étaient déjà émues en février dernier d’une dérive xénophobe, amplifiée avec l’arrivée des migrants et aiguillonnée par des mouvements islamophobe et d’extrême droite comme Pegida.

Direct Matin

VIDÉO. Une mosquée ravagée par un incendie criminel près de Melbourne en Australie

Mercredi vers 2h du matin, un incendie criminel selon les premiers éléments de l’enquête, a complètement détruit une mosquée située dans la ville de Geelong à 75 km de Melbourne. A leur arrivée, les pompiers n’ont pas pu contenir les flammes. Fort heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.

L’imam Mohammad Ramzan qui réside tout près de la mosquée se dit « choqué » par cet incendie. « Au cours des 23 dernières années, nous avons jamais reçu de menace », confie l’imam au Guardian. « C’est un quartier très calme et agréable », poursuit-il avant d’appeler au calme, promettant que la mosquée sera reconstruite et que la communauté gardera son sang froid et répondra à la haine par la tolérance et la paix.

Selon la presse locale, au cours des six derniers mois, plusieurs églises ont été la cible d’incendies à caractère criminel. A ce stade, aucun lien n’est fait entre ces différents incendies.

Dômes et Minarets

« Rock’n’Rollocaust »: Slogans antisémites lors d’une manifestation anti réfugiés en Allemagne

Rock'n'Rollocaust refugié antisemitisme

Dimanche, l’extrême-droite avait organisé une manifestation contre Merkel et sa politique d’action au sujet des réfugiés sous le slogan: « Merkel doit partir ». Une partie des manifestants ont même  affiché leur antisémitisme avec fierté. « Rock’n’Rollocaust »

Antisemitism

Un enseignant condamné pour avoir inventé une agression antisémite par des « maghrébins »

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Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné, jeudi 12 mai, à six mois de prison avec sursis pour dénonciation mensongère un enseignant juif qui avait déposé plainte pour une tentative de meurtre à caractère antisémite.

Le 18 novembre 2015, soit cinq jours après les attentats de Paris et Saint-Denis, Sylvain Saadoun, 57 ans, professeur d’histoire-géographie dans l’un des plus importants établissements scolaires juifs de Marseille, avait affirmé avoir été agressé par deux jeunes garçons circulant sur un scooter rouge alors qu’il se rendait à la synagogue.

Après avoir été questionné − « Tu es juif ou tu es musulman ? », Sylvain Saadoun assurait avoir été jeté à terre, l’un de ses agresseurs lui exhibant une photo de Mohamed Merah sur son portable, l’autre ouvrant son blouson pour laisser entrevoir un tee-shirt aux insignes de Daech. « Sale juif, sale porc ! On va te taillader puis t’achever », l’auraient-ils menacé.

Alors que cette agression avait eu un fort retentissement, les enquêteurs, eux, doutaient très rapidement de sa réalité, malgré la présence sur le corps de l’enseignant de dizaines de petites plaies très superficielles allant de deux à vingt centimètres localisées sur la moitié du corps antérieur gauche, sachant que M. Saadoun est droitier. « On aurait dit du raclage », avait indiqué un marin-pompier. Un de ses collègues ajoutait même : « Ça me rappelle ce que se font les gamins incarcérés à l’établissement pénitentiaire pour mineurs, sauf qu’eux, ils le font de manière plus profonde. »

Le Monde

« J’ai tiré parce que c’était une étrangère » il y a 10 ans, une tuerie raciste sans précédent

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Bart De Wever (N-VA), le bourgmestre d’Anvers, a rédigé une lettre ouverte à l’occasion du dixième anniversaire de la fusillade pour motifs racistes perpétrée par Hans Van Themsche dans le centre de la ville le 11 mai 2006.

Le bourgmestre estime que ces événements ont « laissé des cicatrices dans notre société ». Il dit rêver « plus que jamais » d’une « communauté anversoise au sein de laquelle tout le monde serait intégré et transcendant les différences culturelles et religieuses », mais il promet parallèlement en tant que bourgmestre de combattre les extrémismes violents.

Les assassinats racistes de la petite Luna Drowart, âgée de deux ans, et de sa nourrice malienne Oulematou Niangadou, 25 ans, ainsi que la grave blessure par balle qu’a subie Songül Koç, une dame originaire de Turquie, ont propagé une « onde de choc à travers la ville », se souvient M. De Wever.

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De Wever rappelle que l’extrémisme violent a malheureusement toujours existé

« La folie a frappé ce jour-là », explique-t-il. « Celui qui se livre à l’extrémisme violent ne voit pas son prochain comme un compagnon, ni même comme un être humain. L’extrémisme violent justifie l’assassinat et le consacre même comme un bien moral. Cette perversion a malheureusement toujours existé. » Les assassinats de Hans Van Themsche sont « une tragédie que nous ne pouvons jamais oublier », estime le bourgmestre, qui appelle à condamner la violence et le racisme et à mettre en avant « ce qui nous rassemble ».

Pour rappel, Hans Van Themsche, alors âgé de 18 ans, était un étudiant fréquentant des milieux skinheads et issu d’une famille proche du nazisme et de l’extrême-droite, dont le père est même membre fondateur du Vlaams Block devenu Belang. Il arborait différent signes liés à l’extrême-droite le jour où il a perpétré sa tuerie raciste. Il déclarera après coup, à propos du meurtre d’Oulematou Niangadou : « J’ai tiré parce que c’était une étrangère. »

RTL

 

Ce village espagnol change son nom antisémite… et devient la cible de l’extrême droite

Castrillo Mota de Judíos, petite commune du nord de l’Espagne, a vécu sa sixième affaire de vandalisme depuis son changement de nom en 2014.

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Parfois, le rapprochement des cultures ne plaît pas à tout le monde. Dans la nuit du 1er au 2 mai 2016, des tags antisémites ont été disséminés dans le village de Castrillo Mota de Judíos (littéralement Castrillo colline des juifs), situé dans le nord de l’Espagne, notamment sur les panneaux d’entrée et de sortie de la commune.

«Antisémitisme: des graffitis antisémites apparaissent à Castrillo Mota de Judíos»

C’est la sixième fois qu’elle fait l’objet de dégradations de ce genre depuis son changement de nom en 2014, officiel le 23 octobre 2015. Cette année-là, les soixante habitants décident d’abandonner par référendum l’appellation Castrillo Matajudíos (Castrillo «tue les juifs»), héritée d’un pogrom au XIe siècle, pour Castrillo Mota de Judíos.

«Ce sont des gens extérieurs au village qui ont fait ça. Ils appartiennent à des groupes extrémistes et ne respectent pas la volonté du peuple», explique à El Mundo Lorenzo Rodríguez, le maire de la commune.

 

Slate

USA: « On a le droit de toucher les femmes», un policier arrache de force le voile d’une musulmane

Une musulmane a porté plainte lundi contre des policiers en Californie, dans l’ouest des Etats-Unis, qu’elle accuse de lui avoir enlevé son voile de force après l’avoir arrêtée. Kirsty Powell et son mari ont été interpellés en voiture par deux policiers alors qu’ils rentraient chez eux en mai dernier, d’après une plainte contre la ville de Long Beach et ses forces de l’ordre.

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Kirsty Powell, qui est noire, affirme qu’au poste de police l’un des agents lui a enlevé de force son voile devant d’autres policiers et détenus masculinsaffirmant qu’elle n’avait «pas le droit de porter son foulard» et que les policiers avaient «le droit de toucher les femmes». L’incident a infligé à Mme Powell «une grande honte, humiliation, anxiété et détresse émotionnelle», selon la plainte.

Mme Powell a ensuite été arrêtée en lien avec deux procédures judiciaires toujours en cours: l’une liée à sa sœur qui aurait usurpé son identité, et l’autre sur un incident de vol à l’étalage dans une épicerie en 2002.

Emails xenophobes

«Les actes des agents de police de Long Beach n’étaient pas nécessaires et représentent une grave atteinte à l’intégrité physique de Mme Powell», a dénoncé Yalda Satar, avocate de l’association de défense des droits des musulmans Cair (Council on American-Islamic Relations), qui a déposé la plainte.

«La manière dont Mme Powell a été traitée par les policiers du LBPD ne servait qu’à montrer leur autorité sur une femme de couleur qui ne pouvait se défendre, et témoigne de la discrimination face aux femmes qui portent le voile», a-t-elle ajouté.

La plainte, dans laquelle Mme Powell demande un procès et des dommages et intérêts d’un montant non spécifié, est rendue publique au moment où les polices de Los Angeles et de San Francisco sont accusées d’être à l’origine d’emails ou de textos xénophobes et sexistes.

20 Minutes

Tirs à balles réelles, agressions, incendies… les actes islamophobes sont en hausses

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Les actes antimusulmans
Ils ont franchi un seuil jamais atteint depuis leur recensement par le ministère de l’Intérieur. Malgré le recul observé en 2014, les chiffres de cette année confirment la tendance à la hausse observée depuis 2011 (+ 30 % en 2011, 28 % en 2012, 11,3 % en 2013, -41 % en 2014, + 223 % en 2015).
Les faits répertoriés semblent indiquer une progression dans l’échelle de violence : tirs à balles réelles, jets de grenade, agressions, incendies ou tentatives d’incendies…

Une journaliste juive assaillie d’injures antisémites par des partisans de Donald Trump

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La journaliste Julia Ioffe a publié un portrait de Melania Trump, la femme de Donald, dans le magazine GQ cette semaine. On y apprend entre autres qu’en Slovénie, le père de Melania a eu un fils hors mariage qu’il a toujours refusé de reconnaître, et dont Melania préfère éviter de parler.

Les supporters du candidat républicain ont trouvé le papier trop critique, et pour exprimer leur colère contre la journaliste, ils se sont concentrés sur le fait qu’elle était juive. Moins de 24 heures après la publication du papier, Julia Ioffe a reçu un déluge d’insultes antisémites, souvent violentes.

Les trolls pro-Trump ont posté des images photoshoppées de la journaliste dans lesquelles elle porte l’étoile jaune et un uniforme de camp de concentration avec la légende «Julia Ioffe au camp Trump».

Elle a égalememt reçu plusieurs coups de téléphone anonymes dans lesquels un interlocuteur mystérieux diffuse des enregistrements de discours d’Hitler. Sur Twitter, les fans de Trump n’ont pas hésité à utiliser des images antisémites des années 1930 et des références à la Shoah.

Bonne journée, de la part des trolls pro-Trump du coin!

«J’ai commencé par vouloir en rire, mais à la fin de la journée, après plusieurs appels téléphoniques comme ça, avec des discours de Hitler, et les images, et les gens qui disent que mon visage serait bien pour faire un abat-jour, c’est dur de rigoler», a-t-elle déclaré au Guardian.

Pendant des meetings politiques de Trump, il est arrivé que des supporters hurlent des insultes racistes, tapent des militants noirs, et crient «Sieg Heil». En règle générale, les groupes suprémacistes blancs et néonazis sont plutôt fans de Trump. En février, David Duke, un ancien leader du Ku-Klux Klan qui gère un site internet antisémite, a appelé ses supporters à voter pour le milliardaire new-yorkais.Slate

Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram est assassiné par l’extrême droite

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Aux alentours de 11h30, sur le pont du Carrousel, cinq hommes, le look skinhead – crâne rasé, blouson Bombers et rangers – quittent la queue du cortège de la manifestation du Front national et descendent en courant vers les quais. En contrebas, Brahim Bouarram, 29 ans, épicier de son état, flâne sur les berges de la Seine. Lorsque le groupe aperçoit le jeune Marocain, trois d’entre eux se précipitent vers lui. Selon des témoins, tout se passe très vite.

Il n’a pas eu le temps de réagir, raconte l’un d’eux. Deux skinheads l’ont empoigné et précipité dans la Seine. »

A cet endroit, le courant est puissant, Brahim Bouarram coule à pic. Les deux assassins prennent immédiatement la fuite ainsi que leurs trois complices. Selon plusieurs témoins, ils rejoignent la manifestation et se fondent dans un groupe composé d’une centaine de skinheads qui affichent de manière ostentatoire des insignes nazis.

Deux hommes et une femme qui se trouvaient sur les quais à la hauteur du pont du Carrousel ont observé la scène. Ils appellent immédiatement les secours. Mais quand les sauveteurs réussissent à repêcher le corps de Brahim Bouarram, il est trop tard. Le jeune Marocain est mort.

Chez beaucoup de policiers des renseignements généraux affectés à la surveillance des groupes d’extrême-droite et aux « Violences urbaines », on ne cache pas sa colère. Les RG ne comprennent toujours pas pourquoi la queue du cortège a été laissée sans surveillance. Pour ce syndicaliste, ce qui s’est passé est inadmissible:

Des fonctionnaires qui s’occupent habituellement des groupuscules d’extrême-droite ont été envoyés pour surveiller la manif des anars, le matin.
Quant à la section des Violences urbaines, elle a brillé par son absence. Je ne dis pas que nous aurions pu empêcher ce crime, mais les types, nous les aurions coincés si nous avions été là où nous devions être. »

Pour cet autre policier, bon connaisseur de l’extrême-droite, il n’est pas certain que cela soit des skinheads qui aient tué le jeune Marocain.

Beaucoup de groupes nazillons, explique-t-il, gravitent autour du FN. Il y a le GUD, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires qui, à plusieurs reprises, ont assuré le service d’ordre dans des meetings de Jean-Marie Le Pen. »
Mais voilà, dit un autre policier, depuis la restructuration des RG, Pasqua ne s’intéresse plus qu’aux terroristes islamistes. C’est son obsession. Ce qui fait que presque toutes les sections travaillent là-dessus au détriment du reste. »

L’Obs

Rugby : Yannick Larguet victime d’injures racistes pendant un match de la part d’adversaires

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Lors d’une rencontre le 3 avril dernier, face à l’équipe de Balma, deux d’entre eux ont proféré des insultes racistes, doublées d’autres provocations, envers le capitaine du club de l’agglomération toulousaine ainsi que de son flanker rapporte le site Rugbyrama.

Si l’arbitre de la rencontre n’a fait aucun rapport, n’ayant pas été témoin directement des propos tenus par les joueurs, le président du club de L’Isle-Jourdain leur a demandé des explications après avoir reçu un courrier du capitaine balmanais.

Ces derniers n’ont pas nié et le président a présenté officiellement ses excuses au club adverse ainsi qu’aux victimes des injures.

Racisme aussi au haut niveau

Une affaire qui a suscité la réaction de vives réactions sur les réseaux sociaux, notamment celles de l’ancien capitaine du XV tricolore et joueur du Stade toulousain, Thierry Dusautoir.

Le racisme dans le monde du ballon ovale existe, comme dans les autres sports. Certains joueurs de haut niveau y ont été confrontés, comme l’ancien joueur du Biarritz Olympique, Serge Betsen.

20 Minutes