D’origine maghrébine, il doit changer son nom pour être reçu en entretien

Après plusieurs candidatures sans retour sur une offre d’emploi correspondant parfaitement à son profil, Hassan Khobzaoui, un Roubaisien de 37 ans, a fini par envoyer le même CV sous le nom de Sébastien Boulanger habitant Wattrelos. Il a reçu une réponse de l’employeur dans les deux heures avec quatre propositions d’entretien. Il dénonce une discrimination à l’embauche.

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Pour ne pas faire de tort à la dizaine de salariés qui travaillent dans cette petite entreprise, il ne souhaite pas rendre public le nom de la société. Hassan Khobzaoui, un Roubaisien de 37ans, compte en revanche saisir la justice pour dénoncer une discrimination à l’embauche sur deux critères : l’origine et le lieu de résidence.

Chef de chantier en électricité industrielle amené à travailler à l’international, il avait quitté son emploi pour s’occuper de ses trois enfants. Les difficultés sont apparues lorsqu’il a commencé à chercher un poste à proximité de son domicile.

«  Le problème, c’est que j’ai envoyé une centaine de candidatures depuis un an avec un taux de retour limité à 10 %  », explique un homme diplômé et expérimenté, ayant trouvé en décembre une offre d’emploi dans le département correspondant parfaitement à son profil : un poste de chef électricien. Il postule à deux reprises : une première fois fin décembre en s’adressant directement au directeur comme indiqué dans l’annonce, une deuxième fois en février en passant par la plateforme de Pôle emploi où l’offre venait d’apparaître. Ses courriels restant sans retour, il fait état mi-février de son étonnement auprès de son conseiller.

Il change aussi son lieu de résidence

Le 17mars, alors que l’offre est toujours d’actualité sur le site de Pôle emploi, il retente sa chance sous une autre identité en créant une adresse électronique. «  J’ai décidé de renvoyer mon CV en changeant mon nom et mon lieu de résidence. Plutôt que m’appeler M.Khobzaoui, j’étais Sébastien Boulanger et je n’habitais plus à Roubaix mais à Wattrelos  », explique celui qui a aussi retiré deux ans d’expérience sur son nouveau profil.

«  J’ai envoyé mon CV à 12h30 avec des fautes grossières dans mon mail. J’ai reçu une réponse à 15 heures avec quatre propositions d’entretien !  » Après un contact téléphonique, Sébastien Boulanger prend donc rendez-vous quelques jours plus tard.

Embarrassé par cette situation, Hassan Khobzaoui postule à nouveau sous son vrai nom via la plateforme Pôle emploi quelques jours plus tard. «  Quand je suis arrivé à l’entretien, il m’attendait avec les deux CV. Il m’a dit qu’il ne comprenait pas. Il a d’abord pensé qu’Hassan Khobzaoui avait recopié le CV de Sébastien Boulanger…  » Aucun des deux n’a été retenu pour le poste.

Nord Eclair

Rugby : Yannick Larguet victime d’injures racistes pendant un match de la part d’adversaires

Yannick Larguet racisme raciste rugby

Lors d’une rencontre le 3 avril dernier, face à l’équipe de Balma, deux d’entre eux ont proféré des insultes racistes, doublées d’autres provocations, envers le capitaine du club de l’agglomération toulousaine ainsi que de son flanker rapporte le site Rugbyrama.

Si l’arbitre de la rencontre n’a fait aucun rapport, n’ayant pas été témoin directement des propos tenus par les joueurs, le président du club de L’Isle-Jourdain leur a demandé des explications après avoir reçu un courrier du capitaine balmanais.

Ces derniers n’ont pas nié et le président a présenté officiellement ses excuses au club adverse ainsi qu’aux victimes des injures.

Racisme aussi au haut niveau

Une affaire qui a suscité la réaction de vives réactions sur les réseaux sociaux, notamment celles de l’ancien capitaine du XV tricolore et joueur du Stade toulousain, Thierry Dusautoir.

Le racisme dans le monde du ballon ovale existe, comme dans les autres sports. Certains joueurs de haut niveau y ont été confrontés, comme l’ancien joueur du Biarritz Olympique, Serge Betsen.

20 Minutes

La Suisse est-elle raciste envers les migrants Français ?

Marie Maurisse est une journaliste française installée en Suisse depuis 2008. Elle vient de publier un livre sur les différences culturelles entre les Suisses et les Français. Selon elle, la vie sur place frôle parfois le cauchemar.

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La Suisse est devenue la première terre d’immigration du peuple français. Ils sont près de 400 000 à travailler en Suisse, et 200 000 à y vivre. Si bien que notre pays abrite la plus grande communauté française, hors du territoire, devant celle de New York ou de Pékin. En période de marasme économique, la Confédération leur apparaît comme un nouvel eldorado. Marie Maurisse, correspondante en Suisse pour Le Monde, et collaboratrice de L’Hebdo, a écrit une enquête fouillée pour leur dessiller les yeux.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Pour digérer ces sept ans passés en Suisse. Je suis arrivée au bout d’un cycle d’acculturation. Aujourd’hui, je m’y sens chez moi. Mais cela n’a pas toujours été facile. Ce livre m’a permis de tirer des leçons, de prendre du recul. Et cela me tenait à cœur de raconter la vraie vie des Français venus en Suisse pour des raisons économiques, et qui sont victimes de discrimination.

Justement, à vous lire, les immigrés français seraient l’objet d’incivilités et de racisme en Suisse.

J’ai pu observer que de plus en plus de Français voulaient venir en Suisse, qu’ils considéraient comme un eldorado. Et j’ai constaté le rejet parfois assez fort de la part des Suisses.

Il y a peu d’études sur le sujet. Cela me semblait important de dire aux Suisses : attention ! Le discours antifrançais n’est pas différent d’un discours antiarabe ou antichinois. Il faut être prudent avec ce genre d’approche, même si c’est formulé sur le ton de l’humour.

Quand on dit qu’on est français, on nous soupçonne aussitôt d’aller faire nos courses en France voisine, de compter nos sous… (soupir), c’est pénible. Le Français qui vient ici pour travailler met le poing dans la poche. Il est déjà perçu comme un « emmerdeur ».

Vous écrivez que les Français sont en Suisse ce que les Roms sont en Italie…

Oui, le Français est le bouc émissaire du Suisse. Cela peut aller de la taquinerie au véritable agacement, jusqu’à l’agressivité. Pour moi, c’est du racisme. Plus généralement, l’étranger est un sujet problématique pour la Suisse, aujourd’hui. Mais rares sont les gens qui s’en offusquent publiquement. On laisse l’agacement s’exprimer librement, y compris par rapport au Français. Je n’aimerais pas donner de leçons, la France non plus n’est pas exemplaire dans le domaine… Mais il faudrait que la Suisse, pourtant multiculturelle, admette qu’elle a un problème avec ses étrangers.

Ce racisme a pu aller jusqu’au meurtre. Vous revenez ainsi sur un fait divers genevois, l’assassinat d’Alexandre Gatti, que vous vous gardez d’ailleurs pudiquement de nommer dans le livre.

Oui. C’est le cas de ce Lyonnais, cadre des transports publics genevois assassiné par un partisan du MCG. Le chapitre qui lui est consacré est pour moi le plus important du livre. Je voulais montrer que le racisme ambiant peut parfois déboucher sur quelque chose de plus violent. Mais il n’y a pas beaucoup d’exemples. La Suisse, ce n’est pas non plus le Ku Klux Klan ! Toutefois, sous ses dehors tranquilles et paradisiaques, ce pays peut se révéler violent pour les immigrés français. Dans ce cas précis, on ne peut pas dire que ce soit un meurtre racial, et pourtant le contexte politique antifrontalier que l’on rencontre à Genève a beaucoup joué dans cette histoire.

Une étude existe, à ce propos, qui prouve que les employés français subissent plus d’incivilités dans les entreprises suisses que les autochtones. Le meurtrier, pour revenir à lui, a reçu de nombreuses lettres de soutien pour avoir abattu un frontalier.

Pensez-vous que c’est la première fois dans l’histoire que les Français se trouvent dans la position d’immigrants peu qualifiés ? Comme les Maghrébins qui immigrent en France…

Il me semble que c’est une première, en effet. Les Français ont émigré pendant la colonisation. Mais ils étaient en position de force. La France a changé et elle doit en prendre conscience. Il faut qu’elle réalise que certains de ses citoyens sont aujourd’hui obligés d’aller travailler en Suisse pour survivre. Longtemps, les migrants français qui venaient ici étaient des experts. Des chirurgiens, des ingénieurs, des professeurs d’université, etc. Ces dernières années, il y a eu un afflux de Français peu formés, voire pas formés, ou dans des branches dans lesquelles il existe une concurrence forte. Ces gens bossent, ils ne font pas semblant ! Ils sont moins payés que les Suisses, et en plus on les rabroue.

Courrier International

Des parents provoquent une bagarre générale et insultent les joueurs de « sale nègre » « sale arabe »

Un match de football amateur des moins de 17 ans a viré au pugilat général, samedi, sur la pelouse du stade communal de Jarnac en Charente, rapporte France Bleu Berry.

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L’équipe victime d’insultes racistes

A la fin de la rencontre, un joueur de l’équipe de l’Isle-d’Espagnac battue 4 buts à 1, a assené un coup de poing à un adversaire jarnacais, il a été exclu du terrain par l’arbitre. Mais en réaction, des dizaines de spectateurs, principalement des parents de joueurs, sont descendus sur le terrain pour s’en prendre violemment à l’équipe de l’Isle-d’Espagnac. Des coups et des insultes ont volé.

Les visiteurs, qui se sont finalement réfugier dans les vestiaires après avoir prévenu les gendarmes, ont dénoncé des injures racistes, « sale nègre », « sale arabe » et « de retourner chez eux », lancées par les parents des joueurs de Jarnac.

Plusieurs des protagonistes de cette bagarre générale ont fait connaître leur souhait de déposer plainte, notamment le joueur de l’Isle-d’Espagnac auteur du coup de poing initial, qui veut porter plainte pour « insultes à caractère raciste ».

Le président du club de foot jarnacais a convoqué les parents de ses joueurs ce lundi soir et devrait prendre des sanctions contre eux.

France Tv

En fuite, l’identitaire Boris Le Lay condamné a 2 ans de prison pour incitation à la haine raciale

Boris Le Lay condamné extreme droite

Le tribunal correctionnel de Brest a condamné, jeudi soir, Boris Le Lay, l’ultranationaliste breton, à deux ans de prison ferme pour incitation à la haine raciale.

Une nouvelle condamnation au casier judiciaire déjà bien chargé de Boris Le Lay, ce militant ultranationaliste qui multiplie, sur son site Breizh Atao, les provocations à la haine ou la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion des personnes auxquelles il s’attaque.

En septembre 2015, il s’en était pris à une procureure du tribunal de grande instance de Quimper, dont il avait mis en cause l’origine supposée africaine.

Comme d’habitude, Boris Le Lay n’était pas présent ce jeudi à l’audience correctionnelle de Brest. Le dossier avait été « dépaysé » dans cette juridiction, puisqu’il ne pouvait être jugé dans le tribunal de Quimper où est en poste la procureure ciblée par les propos haineux.

La procureure de Brest a requis 8 mois de prison ferme. Après un très court délibéré, les juges ont condamné Boris Le Lay à 1 an de prison ferme et révoqué un suris de 1 an prononcé en 2013 par la cour d’appel de Rennes. Soit deux de prison ferme au total, assortis d’un mandat d’arrêt.

Ce sera le troisième mandat d’arrêt lancé à l’encontre de Boris Le Lay. Sa précédente condamnation à 6 mois de prison ferme pour des motifs identiques, avait précisément été prononcée par le tribunal correctionnel de Quimper, en mai 2015 pour sa diatribe raciste contre le sonneur bigouden Yannick Martin. Âgé de 33 ans, Boris Le Lay, natif de Quimper, est supposé vivre au Japon.

Une médecin «ne veut pas de femmes voilées dans son cabinet», la justice classe la plainte

Le 12 mai prochain, une médecin généraliste filmée en train de revendiquer le droit de ne pas soigner les femmes voilées passera en conseil de discipline devant l’ordre des médecins. Elle était également poursuivie en justice, mais le parquet a décidé de classer la plainte.

Les faits ont eu lieu il y a un an. Le 16 juin 2015, Fatima, qui a demandé à ce que son prénom soit modifié «pour garantir sa sécurité et celle de ses enfants», se rend chez son médecin en Isère pour des problèmes de tension.

«J’avais une très faible tension depuis quelques jours, je suis allée aux consultations sans rendez-vous, mais le docteur habituel était en congé. C’est sa remplaçante qui m’a reçue», témoigne cette mère de quatre enfants. La docteure Marie, dont nous avons aussi modifié le prénom, la reçoit pour l’examiner.

Musulmane, Fatima porte un petit foulard rose pour couvrir ses cheveux, mais précise «l’avoir retiré une fois installée dans le cabinet». Elle raconte la suite:

«La médecin semblait un peu pressée. Elle m’a pris la tension sans relever ma manche et ne m’a pas examinée davantage alors que je voulais comprendre pourquoi je me sentais mal depuis un moment.»

Juste après cette altercation, Fatima se rend à la gendarmerie pour déposer plainte, mais est transportée d’urgence à l’hôpital après avoir fait un malaise.

La plainte que nous avons pu nous procurer sera donc enregistrée le 17 juin à 14h50. Fatima fait retranscrire également aux gendarmes ses trois vidéos et donne l’attestation d’un autre docteur présent au cabinet la veille et témoin de la scène, qui a confirmé à BuzzFeed News le déroulé de la scène. Mais le 4 novembre dernier, le parquet de Chambéry, qui n’a pas donné suite à nos appels, décide de classer sans suite.


Contactée par BuzzFeed News, la médecin habituelle du cabinet qui s’était faite remplacer par le docteur Marie précise avoir immédiatement mis fin au contrat de remplacement après avoir été informée de ce qu’il s’était passé. «Je ne la connaissais pas, elle me remplaçait quelques semaines», explique-t-elle. Et d’ajouter:

«Dès que j’ai été mise au courant de cet incident, par ma secrétaire qui était très choquée, j’ai mis fin à son contrat, ce qu’elle a d’ailleurs accepté. Je ne pouvais pas la garder, cela ne correspond en rien à mes valeurs.»

Un médecin d’un autre cabinet de la région (qui souhaite garder l’anonymat) dénonce l’attitude du Conseil de l’ordre. «Cette docteure est connue comme le loup blanc ici. Ce n’est pas la première fois qu’il y des problèmes entre elle et ses patients. Je me demande pourquoi l’ordre des médecins n’agit toujours pas. Ce qui la sauve, c’est qu’elle fait des remplacements de courte durée un peu partout, mais tout ça est très grave», dénonce-t-il.

Buzz Feed

Daniel appelait a « écraser des musulmans avec des bulldozers » il est condamné a 6 mois de prison

En première instance, Daniel S. (55 ans) avait écopé de six mois de prison et d’une amende de 800 euros pour incitation à la haine contre des réfugiés et musulmans.

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À la partie civile, l’ASTI, il avait dû payer un euro symbolique. En février 2014, le quinquagénaire avait ainsi suggéré sur une page Facebook d’écraser des musulmans en train de prier avec des bulldozers. Pour le parquet général, il s’agissait clairement d’incitation à la haine. Il avait requis neuf mois de prison. La Cour d’appel a finalement confirmé, mercredi, la peine de prison de six mois prononcée en première instance contre le Luxembourgeois.

Ce n’est pas la première fois que le quinquagénaire est condamné pour incitation à la haine. Le 1er mars, il avait écopé de douze mois de prison ferme et d’une amende de 1 000 euros pour incitation à la haine. Il avait également été condamné à une déchéance du droit de vote pour les cinq prochaines années.

Le Quotidien

Autriche : les attaques racistes ont grimpé de 54% entre 2014 et 2015

L’Autriche a connu une flambée des actes racistes en 2015, selon le ministère de l’Intérieur. 1156 actes ont été recensés en 2015 contre seulement 750 en 2014 soit une augmentation de 54 % ! Le nombre d’auteurs est passé de 560 à 910 durant la même période. 

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« Il n’y a aucun doute sur le fait que le problème migratoire a contribué à la polarisation de la société autrichienne et engendré une hausse des délits » a expliqué le porte-parole du ministère Karl-Heinz Grundboeck. Le plus grand nombre d’agressions a d’ailleurs eu lieu en Haute-Autriche, le cœur industriel, où les arrivées de migrants ont été les plus importantes.

C’est aussi une des frontières avec l’Allemagne. Le porte-parole a aussi déclaré que les rangs de l’extrême-droite avait « gonflé » l’année dernière, dans un pays où le FPO (parti de Jörg Haider) domine la vie politique.

Atlantico

Lutz Bachmann, le fondateur de Pegida, jugé pour avoir qualifié les réfugiés de « bétail »

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Le fondateur du mouvement islamophobe allemand Pegida va de nouveau devoir faire face à la justice de son pays. Lutz Bachmann comparaît à partir du mardi 19 avril dans son fief de Dresde, dans la Saxe, pour avoir traité les réfugiés de « bétail », dans un contexte de forte poussée de l’extrême droite au niveau national.

Déjà condamné pour braquages, violences et trafic de cocaïne, détenu quatorze mois en Allemagne après s’être enfui en Afrique du Sud, l’homme de 43 ans encourt cette fois trois mois à cinq ans de prison. Il sera jugé sur trois jours jusqu’au 10 mai, sous haute sécurité.

La justice lui reproche des propos postés en septembre 2014 sur sa page Facebook, décrivant les « réfugiés de guerre » comme du « bétail » ou de la « racaille », soit une « incitation à la haine » et une « atteinte à la dignité » aux yeux de l’accusation.

Malgré un sursaut à l’automne dernier, porté par les inquiétudes suscitées par l’afflux record de demandeurs d’asile en Allemagne, Pegida n’a pas renoué avec ses sommets et reste principalement cantonné à son berceau dans la capitale de l’Etat régional de Saxe, en ex-RDA.

Le Monde

«Idiot de Noir», un entraîneur slovène licencié après une insulte raciste

Marko Nikolic, qui avait qualifié dimanche dernier l’un de ses joueurs «d’idiot de Noir», a été congédié par son club, l’Olimpija Ljubjana, leader du championnat de Slovénie.

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Marko Nikolic (36 ans) avait traité Blessing Eleke «d’idiot de Noir» après la célébration de ce dernier, auteur du but égalisateur dans le temps additionnel (1-1) contre le club de Zavrc, dimanche dernier. L’entraîneur estimait qu’en manifestant sa joie de la sorte, le Nigérian avait fait perdre de précieuses secondes à l’Olimpija pour tenter de remporter le match.
Dans un premier temps, Nikolic s’était excusé («je ne voulais offenser personne») et ses dirigeants l’avaient protégé («nous ne voulons pas affecter la carrière d’un entraîneur jeune et talentueux»). Le président du club, Milan Mandaric, a finalement changé d’avis ce lundi.

«Nous sommes tombés d’accord avec Marko Nikolic sur sa démission du poste d’entraîneur. C’est un bon entraîneur, quelqu’un de bien, mais il a fait une erreur et doit payer pour ça», a-t-il déclaré. Nikolic, recruté par l’Olimpija en janvier dernier, ne terminera donc pas l’exercice à la tête de l’actuel leader du Championnat de Slovénie.

Zéroual Brahmi victime d’insultes racistes à La Roche

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Zéroual Brahmi officiait pour la première fois comme assistant en P1, samedi soir, à La Roche (contre Saint-Léger).

 

Souhaitons que la flopée d’insultes racistes qu’il a prises en pleine figure ne le décourageront pas. M. Brasseur a même dû faire appel au délégué rochois pour calmer les irascibles supporters. En menaçant d’arrêter définitivement le match si cela perdurait. Triste.

L’Avenir

 

« bougnoule », « sale race », il tabasse sa compagne qui a refusé de se remettre avec lui

D. V., un Achicourien de 42 ans, comparaissait hier mardi devant le tribunal d’Arras pour avoir commis, courant 2015, des violences habituelles sur sa compagne, ainsi que sur les deux enfants de cette dernière, à Achicourt et Agny.

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Coups de poing, gifles, étranglements, insultes (racistes genre « bougnoule », « sale race »…), violences psychologiques, tout y est passé. Petit à petit, le quadragénaire a enfermé madame dans un isolement social, en cassant notamment son téléphone et sa tablette. Il avait d’ailleurs fait de même avec son ex-compagne. « Je suis fatiguée psychologiquement, je n’en peux plus » avait confié sa compagne, auditionnée par la police.

« Je reconnais les faits, et je m’en excuse, a indiqué le prévenu à la barre du tribunal, mardi. J’étais dans mon engrenage ». Lui voudrait reprendre la vie commune, elle est beaucoup moins emballée…

« Il y a des insultes dans tout ce qu’il y a de plus méchant, a requis le substitut du procureur Giraud. Vous avez les propos abjects allant jusqu’au racisme. C’est une tyrannie familiale, un harcèlement quotidien ».

Me Koskas, l’avocate du prévenu, a invité le tribunal à observer les efforts de son client et les « progrès réalisés » dans la démarche de soins psychologiques.

Jugement : douze mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve de deux ans. Il devra verser 1 000€ à madame, 400€ à chaque enfant.

« Ici on est en France » « Sale négresse », une jeune femme agresse 2 femmes africaines dans un tramway

La vidéo tourne sur les réseaux sociaux depuis le début de la semaine. On y voit une scène ahurissante qui s’est déroulée dimanche, vers 18 h 15, dans une rame du tramway de Tours. Les images diffusées ont été filmées par un passager avec son téléphone portable.

Alors que le tram circule dans la ligne droite de l’avenue de Grammont, dans le sens nord-sud, une jeune femme, debout, invective deux femmes d’origine africaine et profère des insultes à caractère raciste à leur encontre.

Au début, les deux amies, assises sur leur banquette, ne bronchent pas malgré les insanités dont elles sont la cible.

Mais, n’en pouvant plus, elles finissent par se rebiffer et des coups sont échangés, furtivement, avant que des passagers n’interviennent. La femme agressive est maîtrisée par deux hommes avant d’être extraite de la rame, à l’arrêt de la station « Suzanne-Valadon ».

A la société Fil bleu, on confirme que le chauffeur avait alerté la police en s’apercevant, sur son écran de contrôle, de ce qui se passait dans sa rame, mais la jeune femme avait déjà quitté le tramway.

La société d’exploitation précise qu’il n’y a pas de préjudice matériel mais « déplore ce type de comportement inacceptable ».

La police s’est saisie de l’affaire hier soir et pourrait demander à visionner l’enregistrement vidéo des caméras disposées dans la rame, sur réquisition. Ceci afin d’identifier la jeune femme agressive et de donner des suites judiciaires à cette triste affaire.

La Nouvelle République

Insultes racistes, dégradations, menaces d’égorgement : Alma et Ahmed songent à vendre leur commerce

Des clients de la supérette des Trois-Moutiers se mobilisent pour soutenir la gérante, Alma Bouderbal, visée par des insultes racistes et des dégradations.

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 Une guéguerre entre deux commerces agite la commune des Trois-Moutiers depuis plusieurs mois, sur fond de relents nauséabonds de racisme. Insultes, menaces, dégradations de véhicules, intervention des gendarmes… Alma Bouderbal et son mari, Ahmed, gérants de la supérette, ne supportent plus ce climat délétère qui gangrène leur vie quotidienne.

«  Mes enfants souffrent, je voulais tout laisser tomber  »

Leur vie aux Trois-Moutiers s’annonçait pourtant paisible quand ils se sont installés dans cette commune rurale il y a deux ans. Alma Bouderbal et Ahmed reprennent la supérette trimoustérienne, « Proxi ». Mais progressivement, on fait comprendre au couple parisien qu’il n’est pas le bienvenu.

On s’en prend à leurs deux véhicules« L’an dernier, on a eu nos deux voitures, la Kangoo et la Clio, qui ont eu les pneus crevés. Cette année, les pneus de la Kangoo ont encore été crevés à deux reprises dont la dernière fois il y a deux semaines. »

Après les actes, les maux. « On a reçu aussi le même mot sur la voiture et dans la boîte aux lettres : «  Dégage  ». Nous avons porté plainte contre un individu qui disait ouvertement qu’il allait crever nos pneus et nous «  égorger  ». J’ai porté plainte. L’homme a été condamné à du rappel à l’ordre. »

Une pétition avec les clients

Mais c’en est trop pour Alma et Ahmed : « J‘ai mis en vente mon magasin sur internet et dans une agence. On n’en pouvait plus. C’est du harcèlement, c’est du racisme. On nous pourrit la vie. Ces problèmes viennent d’une minorité, de deux ou trois personnes. » Elle fond en larmes. « Mes enfants souffrent beaucoup. Je suis obligée de les changer d’école ».

Mais le couple reprend le dessus. Grâce à ses clients. « Ils sont venus nous soutenir spontanément. Je ne laisse plus tomber. »

Une pétition de soutien au couple Bouderbal est lancée. Plus de 250 personnes l’ont signée. « Nous sommes leurs supporters, lâche une dizaine de clients venus ce jour-là manifester leur soutien. Tout le monde les aime bien. On ne veut pas qu’ils partent. Il faut les aider. C’en est presque grotesque avec ces deux commerces en vis-à-vis. Tout ça pour des bêtises. »

 » Ce genre de comportement est déplorable « 

Marie-Jeanne Bellamy est maire des Trois-Moutiers : « Je suis au courant de la situation. M. et Mme Bouderbal m’ont fait part du différend entre commerçants. C’est bien malheureux entre commerçants. Quand le couple Bouderbal est arrivé sur la commune, il a été accueilli les bras ouverts. Ce sont des gens agréables et travailleurs. Et puis, il y a eu les élections, la montée du Front national, les médias…, et certains mélangent tout. »

La Nouvelle Republique

« Je te niquerais bien, parce que vous, les Noirs… » 2 gendarmes condamnés pour harcèlement sexuel

© Sebastien JARRY/MAXPPP; 30/11/2015. GENDARMERIE NATIONALE. Force armée chargée des missions de police sous la responsabilitée du ministre de l'intérieur et de la défense, mission de la police judiciaire, police administrative, sécurité routière, de renseignements, de défense nationale, sécurité publique, protection, exécution des lois, dans les zones rurales et périurbaines. (MaxPPP TagID: maxstockworld336928.jpg) [Photo via MaxPPP]

Deux gendarmes comparaissent pour avoir multiplié insultes et propositions obscènes à une collègue. Un phénomène encore tabou.

Le maréchal des logis-chef avait, lui, un vocabulaire plus fleuri : « Quand est-ce qu’on baise ? », « Je vois bien tes dents autour de ma bite », « Je te niquerais bien, parce que vous, les Noirs, il paraît que c’est rose à l’intérieur » et autres joyeusetés. Il est aussi poursuivi pour avoir braqué son arme de service sur la victime.

L’Humanité

Des propos d’une crudité hallucinante sanctionnés par la justice. L’affaire de harcèlement sexuel dans la gendarmerie que metronews avait rapporté début février vient d’aboutir par la condamnation des deux gendarmes.

Le tribunal correctionnel de Paris a sanctionné mardi 12 avril le maréchal des logis chef Ludovic F. de six mois de prison avec sursis et d’une interdiction définitive d’exercer la profession de gendarme. Il devra en outre verser 1500 euros à la victime au titre du préjudice moral. Son supérieur, l’adjudant Julien G. a lui aussi été condamné à 8 mois de prison avec sursis et devra payer à la victime 2500 euros de dommages et intérêts.

Des remarques graveleuses

Les deux militaires étaient jugés pour des faits survenus en 2012 et 2013 sur une jeune gendarme de 26 ans à la gendarmerie de Joigny (Yonne). Ludovic F., 37 ans, et son supérieur, l’adjudant Julien G., 38 ans, étaient poursuivis pour avoir tenu de façon répétée dans le temps des propos humiliants d’une crudité, d’une obscénité ahurissantes et proposé des fellations à cette jeune gendarme venue tout droit de La Réunion pour faire ses preuves en métropole.

MétroNews