Plus de 150 hooligans russes répertoriés par les autorités, mais aucun n’a été interpellé

Les hooligans russes étaient équipés pour se battre, affirme la police britannique

1210944-uefa-gere-euro-2016-menace

Les partisans russes qui se sont battus avec les Anglais samedi à Marseille portaient des protège-dents, des gants de combat et des couteaux, a affirmé dimanche le responsable de l’unité spécialisée dans le football de la police britannique.

«Une petite minorité de partisans anglais étaient à Marseille pour causer des problèmes», explique Mark Roberts au quotidien britannique The Guardian. Mais les fauteurs de trouble russes étaient «beaucoup plus nombreux», ajoute-t-il. «Nous pensons qu’ils étaient 300 environ».

«Nos «spotters» (physionomistes dans le jargon du soccer) à Marseille les ont vus mettre des protège-dents, des gants de combat et des bandanas avant d’attaquer les partisans anglais sur le port», affirme M. Roberts.

«Nous savons que certains avaient des couteaux parce qu’un partisan anglais a été poignardé. Ils portaient une sorte d’uniforme — ils avaient tous des t-shirts et habits noirs et beaucoup portaient des sacs banane, peut-être pour dissimuler des armes», ajoute-t-il.

La Presse

 


Pour l’instant, ils courent toujours. Le procureur de Marseille (Bouches-du-Rhône) a tenu ce lundi matin une conférence de presse après les affrontements entre hooligans qui ont eu lieu à Marseille ce week-end.

Brice Robin a ainsi expliqué que la police n’a pu interpeller aucun des 150 hooligans russes, «extrêmement entraînés». Ces derniers, qui se félicitent de leurs «exploits» sur les réseaux sociaux, ont déjà annoncé d’autres actions.

Selon la police britannique spécialisée dans le football, ils seraient même très équipés : des protège-dents, des gants de combat et des couteaux, comme l’explique Mark Roberts au quotidien britannique «the Guardian», qui reconnaît toutefois qu’«une petite minorité de supporteurs anglais étaient à Marseille pour causer des problèmes»,

Mais les fauteurs de trouble russes étaient «beaucoup plus nombreux». «Nous pensons qu’ils étaient 300 environ», estime-t-il. «Nos spotters (NDLR : physionomistes dans le jargon du football) à Marseille les ont vus mettre des protège-dents, des gants de combat et des bandanas avant d’attaquer les supporters anglais sur le port», poursuit-il.

«Nous savons que certains avaient des couteaux, parce qu’un supporter anglais a été poignardé. Ils portaient une sorte d’uniforme. Ils avaient tous des t-shirts et habits noirs et beaucoup portaient des sacs banane, peut-être pour dissimuler des armes», détaille encore le policier anglais.

Le Parisien

Une médecin «ne veut pas de femmes voilées dans son cabinet», la justice classe la plainte

Le 12 mai prochain, une médecin généraliste filmée en train de revendiquer le droit de ne pas soigner les femmes voilées passera en conseil de discipline devant l’ordre des médecins. Elle était également poursuivie en justice, mais le parquet a décidé de classer la plainte.

Les faits ont eu lieu il y a un an. Le 16 juin 2015, Fatima, qui a demandé à ce que son prénom soit modifié «pour garantir sa sécurité et celle de ses enfants», se rend chez son médecin en Isère pour des problèmes de tension.

«J’avais une très faible tension depuis quelques jours, je suis allée aux consultations sans rendez-vous, mais le docteur habituel était en congé. C’est sa remplaçante qui m’a reçue», témoigne cette mère de quatre enfants. La docteure Marie, dont nous avons aussi modifié le prénom, la reçoit pour l’examiner.

Musulmane, Fatima porte un petit foulard rose pour couvrir ses cheveux, mais précise «l’avoir retiré une fois installée dans le cabinet». Elle raconte la suite:

«La médecin semblait un peu pressée. Elle m’a pris la tension sans relever ma manche et ne m’a pas examinée davantage alors que je voulais comprendre pourquoi je me sentais mal depuis un moment.»

Juste après cette altercation, Fatima se rend à la gendarmerie pour déposer plainte, mais est transportée d’urgence à l’hôpital après avoir fait un malaise.

La plainte que nous avons pu nous procurer sera donc enregistrée le 17 juin à 14h50. Fatima fait retranscrire également aux gendarmes ses trois vidéos et donne l’attestation d’un autre docteur présent au cabinet la veille et témoin de la scène, qui a confirmé à BuzzFeed News le déroulé de la scène. Mais le 4 novembre dernier, le parquet de Chambéry, qui n’a pas donné suite à nos appels, décide de classer sans suite.


Contactée par BuzzFeed News, la médecin habituelle du cabinet qui s’était faite remplacer par le docteur Marie précise avoir immédiatement mis fin au contrat de remplacement après avoir été informée de ce qu’il s’était passé. «Je ne la connaissais pas, elle me remplaçait quelques semaines», explique-t-elle. Et d’ajouter:

«Dès que j’ai été mise au courant de cet incident, par ma secrétaire qui était très choquée, j’ai mis fin à son contrat, ce qu’elle a d’ailleurs accepté. Je ne pouvais pas la garder, cela ne correspond en rien à mes valeurs.»

Un médecin d’un autre cabinet de la région (qui souhaite garder l’anonymat) dénonce l’attitude du Conseil de l’ordre. «Cette docteure est connue comme le loup blanc ici. Ce n’est pas la première fois qu’il y des problèmes entre elle et ses patients. Je me demande pourquoi l’ordre des médecins n’agit toujours pas. Ce qui la sauve, c’est qu’elle fait des remplacements de courte durée un peu partout, mais tout ça est très grave», dénonce-t-il.

Buzz Feed