Attentat de Nice : À ceux qui vantent le « modèle » israélien

Israeli flag seen in front of burned barricade in settlement of Katif in Gush Katif bloc of Jewish settlements.  An Israeli flag is seen in front of a burned barricade in the settlement of Katif in the Gush Katif bloc of Jewish settlements, in the southern Gaza Strip, August 21, 2005. Israeli forces marched into a cluster of Jewish enclaves in Gaza on Sunday to remove tearful settlers and complete the evacuation of the biggest settlement bloc in the occupied territory. REUTERS/Goran Tomasevic - RTRL6W4

Avec inconscience ou avec d’inavouables arrière-pensées, on ne sait pas. Toujours est-il que nombreux sont les médias qui, depuis le massacre de Nice, donnent en exemple de résilience au terrorisme le « modèle » israélien. Tous ne le font pas de la même façon. Rendons justice au correspondant du Monde qui prend soin de rappeler le contexte colonial du conflit israélo-palestinien. Mais, la plupart s’en tiennent à une approche apparemment « technique ».

Les Echos, le JDD, France 2, France Inter (avec l’ex-porte parole de l’armée israélienne), entre autres, suggèrent que la France devrait s’inspirer d’Israël. On voit bien là toute l’ambiguïté du concept de terrorisme. Que ce soit Daech, un psychotique alcoolique et délinquant, ou un Palestinien dont on vient de détruire la maison et les terres cultivables pour cause d’extension coloniale, c’est du pareil au même. On retrouve là le discours colonial que l’on a bien connu pendant la guerre d’Algérie quand les militants du FLN étaient tous des « terroristes ».

Inconsciemment ou non, les promoteurs du modèle israélien amalgament une révolte violente contre une injustice, et des actes de terreur sans cause immédiate. La révolte contre un État en infraction constante avec le droit international peut bien sûr être condamnée quand elle est aveugle et vise des innocents, mais la condamnation ne peut pas se faire sans en rappeler le contexte politique et historique : la colonisation massive à laquelle se livre le gouvernement israélien.

En Israël, l’antiterrorisme le plus efficace consisterait à cesser la colonisation et à entamer une négociation pour la reconnaissance d’un État palestinien souverain. Ce à quoi se refuse totalement Benyamin Netanyahou. On ne peut pas s’émouvoir des conséquences quand on est soi-même la cause.

Le discours pseudo-technique est également effrayant. On peut vanter l’efficacité des barrières métalliques devant les abris bus dans les rues de Jérusalem, mais il est plus difficile de faire l’éloge du « mur », comme certains le font. Si cet édifice géant, qui atteint parfois huit mètres de haut, est un obstacle à l’entrée de Palestiniens en Israël, il est aussi et d’abord un instrument de colonisation qui empiète massivement sur le territoire palestinien, isole les villages des terres cultivables, et sert de prétexte à la destruction d’habitations. Autrement dit, ce mur, présenté dans quelques uns de nos médias comme un instrument de la lutte anti-terroriste, est surtout une cause de révolte. Le « mur » symbolise à lui seul toute l’ambiguïté du modèle israélien d’anti-terrorisme.

Lire la suite sur Politis

Munich: le terroriste fier d’être «doublement aryen» admirait Hitler et haïssait les Turcs et les Arabes

La tuerie de Munich du 22 juillet qui a fait neuf morts a été présentée par les autorités comme le geste de folie d’un jeune forcené qui était suivi pour des problèmes psychiatriques. Cinq jours après, le 27 juillet, le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung avance l’hypothèse qu’il s’agissait plutôt d’un acte raciste.

368A7DBA00000578-0-image-a-32_1469304762221

Les enquêteurs de la police confirment que David Ali Sonboly, âgé de 18 ans, ne faisait pas partie d’un groupe d’extrême droite, mais supposent qu’il avait un fort penchant pour les idées racistes. Selon des proches, il admirait Adolf Hitler et considérait le fait d’être né le même jour que le dictateur comme un honneur. Né en Allemagne d’une famille iranienne, il se disait fier d’être «doublement aryen», l’Iran étant considéré par les tenants de l’aryanité comme le «berceau aryen». Il haïssait particulièrement les Turcs et les Arabes, «éprouvant un sentiment de supériorité envers eux».

Selon le quotidien, ce n’était donc probablement pas un hasard si toutes ses victimes, résidant à Munich ou aux alentours, avaient des origines étrangères (turques, kosovares, grecques et hongroises). Il avait 300 munitions sur lui, mais ne semble avoir visé que des personnes visiblement d’origine étrangère.

Deuxième indice, l’altercation avec un riverain pendant la tuerie où il criait qu’il était allemand et né en Allemagne et pestait contre les «Turcs de merde». Un dernier indice renforçant la thèse d’un terroriste d’extrême droite est le choix de la date : il a commis son acte le jour du cinquième anniversaire de l’attentat du Norvégien Anders Behring Breivik, auteur du massacre de 77 personnes, qu’il prenait comme modèle.

Libe


D’obédience chiite, David Ali Sonobly s’était converti au christianisme

Si la religion n’a joué aucun rôle dans son projet, l’auteur de la fusillade était manifestement en recherche d’identité. Thomas de Maizière a indiqué que ce musulman d’obédience chiite s’était récemment converti au christianisme, d’où l’ajout du prénom David.

Le Parisien


David S, le tueur de Munich, n’a pas de lien avec Daech mais avec Breivik selon la police

Aucun lien avec le groupe djihadiste Etat islamique n’a été retrouvé. Les enquêteurs ont notamment établi un lien « évident » entre la fusillade et le tueur norvégien Anders Behring Breivik.

La police allemande a indiqué samedi pencher pour la piste d’un « forcené » afin d’expliquer la fusillade de Munich (sud) qui a fait neuf morts et affirmé n’avoir trouvé aucun lien avec le groupe djihadiste Etat islamique.

« Nous avons trouvé des éléments montrant qu’il se préoccupait des questions liés aux forcenés » auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux, a déclaré le chef de la police de Munich. Des éléments ont été découvert montrant que le Germano-Iranien avait suivi de près l’attaque à la hache du 19 juillet

Les enquêteurs ont notamment établi un lien « évident » entre la fusillade et le tueur norvégien Anders Behring Breivik, a annoncé samedi le chef de la police de Munich, Hubertus Andrâ.

Selon la police, il a probablement tendu un piège à un certain nombre des victimes en « piratant » un compte Facebook, afin de les attirer sur les lieux de la tuerie.Le chef de la police a indiqué qu’il s’agissait d’un jeune homme de 18 ans, David S. (selon les médias allemands).Fils d’un chauffeur de taxi, il est né et a grandi en Allemagne et fréquentait une école de la ville.

Les Échos



Trois turcs, trois Kosovars et un Grec tués.

Le ministère kosovar des Affaires étrangères a confirmé la mort de trois de ses ressortissants. Le ministère turc a lui aussi annoncé qu’il comptait trois victimes originaires de Turquie, d’où est originaire la première communauté immigrée d’Allemagne. Une septième victime serait grecque, sans que l’on en sache davantage sur son identité.

Europe  1


D’après le tabloïd Bild, le tueur de Munich utilisait une photo de Breivik comme avatar sur l’application de messagerie Whatsapp.

France TV


« Nous avons trouvé des éléments montrant qu’il se préoccupait des questions liées aux forcenés » auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux, a précisé le chef de la police de Munich, Hubertus Andrä.

Après la tuerie, il s’est donné la mort d’une balle dans la tête. Dans son sac à dos, les enquêteurs ont retrouvé environ 300 munitions, suggérant qu’il avait à l’origine l’intention de tuer un nombre encore beaucoup plus important de personnes.

Selon une source policière citée par l’agence DPA, il était un fan de jeux vidéos de guerre et, plus symptomatique, un admirateur d’un jeune Allemand de 17 ans qui avait perpétré un massacre dans son école près de Stuttgart en 2009.

L’OBS

Attentat de Nice : La justice demande à la mairie de détruire 24 heures d’images

Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d’éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

Image PNG (Portable Network Graphics)-927800454D86-1.png

 

Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l’article R642-1 du Code pénal leur demandant l’effacement «complet» de 24 heures d’images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l’attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet.

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C’est la première fois que l’on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d’ailleurs les agents en charge du dispositif n’ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

La demande paraît d’autant plus étonnante que la SDAT a envoyé depuis vendredi dernier des serveurs afin de récupérer les 30.000 heures de vidéosurveillance liées aux événements. Une opération de sauvegarde qui va s’étendre encore sur plusieurs jours. «Nous ne savons pas si donner un ordre de destruction alors que nous sommes en pleine sauvegarde ne va pas mettre en rideau tout le système», s’inquiète-t-on dans l’entourage du dossier.

Contacté par Le Figaro, le parquet de Paris a confirmé l’information et précisé: «cela a été fait dans ce cas précis pour éviter la diffusion non contrôlée et non maîtrisée de ces images». Du côté de la police nationale, on rappelle que «sur les mille caméras installées à Nice, 140 présentaient des éléments d’enquête intéressants.

La police judiciaire a récupéré 100% des vidéos de ces dernières. La PJ et le parquet ont donc demandé d’effacer les images de ces 140 caméras afin d’éviter l’utilisation malveillante de ces dernières par souci de la dignité des victimes et pour éviter la reprise de ces images par les sites internet djihadistes à des fins de propagande». Enfin, à la chancellerie, on précise que la demande d’un effacement «complet» s’explique par l’impossibilité de procéder à des destructions partielles sur ce type de matériel.

Images partagées par plusieurs services

Le lendemain du drame tragique de la promenade des Anglais, des officiers de police judiciaire étaient venus faire une première recension des caméras en prise directe avec l’événement. Cela a donné lieu à un premier rapport envoyé au ministère de l’Intérieur. Étrangement, ce serait ces mêmes caméras qui sont visées par la réquisition de la SDAT.

Dès samedi, l’Élysée avait demandé copie des images de l’attentat. Une autorisation accordée par le parquet de Paris. «Ce n’est pas choquant que le président de la République ait voulu visionner l’attentat. Faudra-t-il demander à l’Élysée de restituer le CD qui lui est parvenu?», s’interroge un bon connaisseur du dossier. En tout état de cause, ces vidéos sont partagées par plusieurs services concomitamment à savoir ceux de la Police et de la gendarmerie nationales, de la police judiciaire et des pompiers.

Le Figaro

Plus de 90 % de tweets mentionnant #IslamHorsDEurope dénonçaient ce hashtag

Sur Twitter, les internautes dénonçant les mots-clés haineux sont ceux qui en réalité participent le plus à leur donner de la visibilité. C’est, en substance, la conclusion à laquelle est arrivé le laboratoire belge ReputatioLab, qui a étudié la diffusion des mots-clés islamophobes, notamment #IslamHorsDEurope, après l’attentat de Nice qui a fait 84 morts et plus de 300 blessés.

Vendredi 15 juillet vers 23 heures, le mot-clé anti-islam était en tête des sujets de conversation sur le réseau social. Il a été lancé dans le cercle des comptes d’extrême droite dans la nuit, mais, remarque ReputatioLab, n’a pas rencontré d’audience au-delà de son cercle d’origine.

En milieu de journée, il n’était déjà plus utilisé dans sa communauté d’origine. « Le hashtag aurait plafonné et serait mort de sa belle mort vers 16 heures s’il n’avait pas été repris par ceux qui s’y opposaient », souligne l’auteur de l’étude, Nicolas Vanderbiest, interrogé par Le Monde.

C’est notamment une série de tweets d’indignation d’un internaute se revendiquant musulman et extrêmement suivi, vers 16 heures, qui lui a donné une large exposition et a relancé son usage.

C’est à partir de 16h que l’utilisation du hashtag se démocratise, surtout pour le condamner.

Dès lors, relève ReputatioLab, ce sont essentiellement les messages de condamnation du mot-clé qui contribuent paradoxalement à le faire monter, à la faveur des algorithmes de Twitter, qui ne distingue pas les contenus positifs des négatifs.

Le cas n’est pas inédit. En janvier 2015, rappelle le laboratoire belge, #JeSuisKouachi, né d’un tweet au second degré, a été repris d’abord par des djihadistes hors de France, puis par l’extrême droite, avant d’être propulsé trending topic (« sujet tendance ») à la suite d’une vague d’indignation.

Plus de 90 % de tweets anti-islamophobie

Sur les vingt tweets mentionnant #IslamHorsDEurope, les plus partagés, tous sont hostiles au mot-clé. Deux des trois les plus retweetés rappellent que certaines victimes de l’attentat étaient musulmanes. Mais comme le souligne Nicolas Vanderbiest, « sur Twitter, il est impossible de lutter contre un hashtag sans le faire monter » dans le classement des sujets de conversations.

L’immense majorité des tweets reprenant #IslamHorsDEurope étaient hostiles au discours islamophobe.

Le réseau social utilise des algorithmes au fonctionnement secret pour établir les trending topics. Plus encore que le nombre de tweets, qui n’est pas pris un compte s’il est élevé mais stable, c’est la variation du nombre de mentions, l’étendue géographique et le nombre des utilisateurs qui en parlent ainsi que le relais de comptes influents qui sont les principaux facteurs de mise en avant des mots-clés, explique l’auteur de l’étude.

Le 15 juillet, faute d’autre sujet de conversation important, il a suffi de 3 000 tweets pour que #IslamHorsDEurope devienne le sujet numéro un à 23 heures.

Le Monde

«Daech espère des représailles contre les musulmans» selon le politologue Fabrice Balanche

Fabrice Balanche daech musulmans attentat

«L’objectif premier de l’Etat islamique est d’empêcher (…) l’intégration des populations musulmanes en France et de nous pousser vers une guerre civile communautaire», affirme Fabrice Balanche.

Le chercheur explique également que «l’Etat islamique espère que des représailles auront lieu contre les musulmans en France.»

Tribune de Genève

21 familles musulmanes, dont certaines comptent plusieurs morts, frappées par la tuerie de Nice

Parmi les victimes de l’attentat de Nice, de nombreuses familles venues de la Madeleine ou des Moulins, des quartiers populaires situés tout près du bord de mer. Le 14-Juillet sur la Promenade des Anglais est une tradition pour les habitants de ces immeubles.

En tout, 21 familles musulmanes ont été touchées par le drame. Des familles qui très souvent comptent plusieurs morts et beaucoup de blessés. RMC a assisté dimanche soir à une cérémonie religieuse, organisée pour ces victimes musulmanes dans une mosquée de la ville.

RMC

30 des 84 morts de l’attentat de Nice du 14 juillet étaient musulmans, d’après le recteur de la Grande Mosquée de la ville, Otmane Aïssaoui.

Parmi la foule anonyme venue admirer le feu d’artifice sur la Promenade des Anglais, le 14 juillet dernier, les musulmans étaient nombreux et ils ont payé un lourd tribut au drame de ce soir-là.

La Croix

Attentat de Nice : 4 morts et trois blessés tunisiens

Le nombre des tunisiens qui ont trouvé la mort lors de l’attentat de Nice s’est élevé à 4 victimes après avoir retrouvé le corps de l’enfant tunisien porté disparu dans l’un des hôpitaux de la ville.

Selon le directeur de l’information au sein du ministère des Affaires étrangères, Naoufel Labidi, il s’agit de l’enfant Kilel, âgé de 4 ans et fils de la troisième victime tunisienne de l’attaque de Nice, Olfa Ben Souayah Khalfallah.

Au lendemain de l’attentat, vendredi, les services consulaires tunisiens à Nice ont dressé un bilan de trois morts. Il s’agit de Bilel Labbaoui (Kasserine), Mohamed Ben Abdelkader Toukabri (Béja) et Olfa Ben Souayah Khalfallah (Lyon).

Direct Info

Fatima Charrihi, Marocaine de 60 ans habitant Nice, mère au foyer de sept enfants. « Une femme très pieuse, une personne magnifique, attentionnée autant avec ses enfants qu’avec les autres », selon l’associé d’un de ses fils interrogé par l’AFP.

Mehdi H., 12 ans. Le jeune garçon était le fils d’un arbitre de football niçois qui a également perdu sa belle-soeur dans l’attentat. La soeur jumelle de Mehdi est dans le coma, a indiqué à l’AFP Gilles Ermani, président de la Commission des arbitres de la Côte d’Azur à la Fédération française de football.

Zahia Rahmouni, 70 ans, retraitée algérienne. Originaire de Constantine (est), elle était en visite à Nice chez sa fille, selon les autorités algériennes. Sa fille et son petit-fils, présents aux côtés de la septuagénaire pour le feu d’artifice, ont échappé de peu à la mort, selon des médias algériens

Paris Match

Laurence Tavet, 49 ans, mariée à un Algérien originaire de Khenchela, a été tuée avec ses deux petits-enfants, dont Yanis, 7 ans, venus lui rendre visite pour les vacances, a indiqué le ministère algérien des Affaires étrangères.

20 Minutes

Aldjia Bouzaouit, 42 ans. Cette mère de quatre enfants est née à Sétif (Algérie). Elle était venue assister au feu d’artifice avec ses proches. « Elle voulait prendre une glace sur la Promenade », a raconté sa soeur à Nice Matin.

Myriam Bellazouz, 29, avocate et sa mère. Myriam Bellazouz, jeune avocate niçoise de 29 ans, a été tuée jeudi soir avec sa mère Léa Mignaçabal, 68 ans. « Elle plaidait chacun de ses dossiers avec talent et avec passion. Elle avait toujours le sourire et jamais je ne l’ai vue s’emporter avec un confrère, sauf à la barre, lorsque les intérêts de son client étaient en jeu », a témoigné à l’AFP le bâtonnier de Nice Jacques Randon.

Métro News

Valls insulté, incident raciste, huées: l’hommage à Nice perturbé

Une foule compacte était rassemblée autour du Monument du Centenaire, sur la promenade des Anglais à Nice, ce lundi 18 juillet.

Entre 11h45 et midi se tenait la commémoration de la ville pour les victimes de l’attentat du 14 juillet dont le bilan se porte pour l’instant à 84 morts.

Avant la minute de silence, à midi pile, des premières huées se sont fait entendre dans la foule, à l’arrivée de Manuel Valls et d’autres personnalités politiques.

Le coup de canon qui a annoncé la minute de silence a brièvement calmé les esprits. Une vague d’applaudissements s’est fait entendre, puis la foule a chanté La Marseillaise.

Alors que la foule commençait à chanter l’hymne local Nissa La Bella, le cortège officiel s’est dirigé vers un autre lieu, passant devant le public. Manuel Valls, notamment, a été copieusement hué et insulté.

L’atmosphère s’est alors considérablement crispée. De nombreuses personnes, se disant écœurées, ont quitté les lieux de recueillement. «Je ne peux pas rester ici», a expliqué une personne qui a souhaité rester anonyme à BuzzFeed News. «C’est dégueulasse.»

«Honte à vous la gauche! Honte à vous!»

— jules darmanin (@JulesDrmnn)

«Démission! Vous êtes des grosses merdes», pouvait-on entendre alors que des gens commençaient à fuir.

— jules darmanin (@JulesDrmnn)

Un incident raciste a également été constaté peu après la fin du recueillement. «Retournez d’où vous venez», dit un homme à une famille dont une personne porte le hijab. «Moi je suis née en France!» lui répond son interlocutrice.

#Nice, une population sous tension après l’attentat du 14 juillet.

— Remy Buisine (@RemyBuisine)

Les militaires et pompiers présents au recueillement ont eux été applaudis par la population rassemblée sur la promenade.

Ambiance très étrange tout à l’heure. Hués sur les politiques et applaudissements pour les pompiers s’alternaient.

— jules darmanin (@JulesDrmnn)

Buzz Feed

Attentat de Nice : « une dizaine de familles musulmanes en deuil »

Après avoir perdu sa femme, un tunisien apprend la mort de son enfant de 4 ans

Capture d’écran 2016-07-16 à 20.42.52.png

L’espoir s’éteint pour le petit Killian. Il était recherché par son père depuis l’attentat

Le petit Killian, 4 ans, figure parmi les victimes du camion fou du 14-Juillet.

Pressentie par les témoins présents à la sortie de l’hôpital Pasteur 2 ce samedi, l’effroyable nouvelle nous a été confirmée par les proches de la famille.

Dévoré par l’angoisse après 36 heures de recherches infructueuses, Tahar, 39 ans, déjà éprouvé par la mort de sa femme Olfa sur la Prom’, a parcouru les hôpitaux depuis la tragédie. Sans succès.

Alors, ce samedi matin, Tahar a tenté de forcer les grilles de l’hôpital dans l’espoir de retrouver son fils. « Trois psychologues nous ont reçus », témoigne Hamadi, ami intime de Tahar. « A nos questions, elles n’ont rien répondu. Mais elles nous ont fait comprendre, par des signes de tête, que c’était fini. »

Fou de douleur, Tahar a laissé exploser sa colère à la sortie de l’hôpital, à 11h30, devant les nombreux journalistes présents.

« Il ne veut voir personne. Il est anéanti. Avec Killian, ils avaient un rapport fusionnel », témoignent Hamadi et ses filles. Selon ces proches, les démarches sont en cours afin de rapatrier les corps d’Olfa et Killian en Tunisie, leur pays d’origine.

Nice Matin


Mohamed, Olfa, Bilel : 3 victimes tunisiennes dans la tuerie de Nice

Mohammed Ben Abdelkader Toukabri Bilel Labbaoui Olfa Khalfallah nice attentat

Le nombre de victimes tunisiennes de l’attentat de Nice, qui a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi faisant 84 victimes et une centaine de blessés, a augmenté pour atteindre le nombre de trois.

Contacté par le HuffPost Tunisie, l’ambassadeur de Tunisie en France, Mohamed Ali Chihi a déclaré que l’attentat de Nice aurait fait trois victimes tunisiennes à savoir Mohammed Ben Abdelkader Toukabri, Bilel Labbaoui et Olfa Khalfallah

Interrogé sur l’origine tunisienne de l’auteur de l’attentat, l’ambassadeur a refusé de donner plus d’ informations expliquant qu’il n’y avait ‘rien d’officiel pour l’instant’.

Huffington Post


Un père tunisien ayant perdu sa femme durant les attentats recherche activement son fils


Le conducteur du poids-lourd n’a fait aucun tri lorsqu’il a foncé dans la foule rassemblée par milliers sur la Promenade des Anglais pour assister aux feux d’artifice du 14-Juillet. Ce moment festif s’est achevé sur un carnage qui a fait au moins 84 morts de tous âges, de toutes origines et de toutes confessions. 

camion-nice

Au moins « une dizaine de familles musulmanes sont endeuillées » par la mort d’un proche, rapporte auprès de Saphirnews Boubekeur Bekri, vice-président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) Provence-Alpes Côte d’Azur. Celui qui est aussi recteur de la mosquée Al Forqane à Nice a même authentifié au moins « cinq décès »au sein de la communauté musulmane locale. Dans ce triste bilan, confie-t-il la voix fébrile, une femme a perdu son mari, sa sœur et son enfant, fauchés par le camion fou… La première victime de l’attaque serait par ailleurs musulmane : une mère de sept enfants qui « portait le voile, pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam », a témoigné auprès de L’Express son fils.

Au lendemain de l’attaque, Boubekeur Bekri s’attend à prendre connaissance de davantage de familles musulmanes touchées par le drame à l’heure du grand rassemblement hebdomadaire de la prière du vendredi. « Dès qu’on a appris la nouvelle vers minuit, une délégation d’imams s’est rendue au Centre universitaire méditerranéen (CUM, où sont installés le QG de crise et une cellule psychologique, ndlr) pour réconforter les familles qui ont frappées par cette tragédie. Nous nous sommes rendus disponibles aux autorités », nous fait-il part.

Des prières de l’absent organisées

Avec le Rassemblement des imams des Alpes-Martimes (RIAM)* constitué à la fin du mois du Ramadan et qui compte la plupart des responsables cultuels de Nice, il a d’ores et déjà été décidé que « les prêches du vendredi soient dédiés à cette catastrophe, suivies de la prière de l’absent » en faveur des victimes.

« Nous avons aussi décidé de lancer pendant la prière du vendredi un appel à se rassembler demain matin (samedi) devant l’Etablissement français du sang (EFS) pour faire le don du sang », déclare le recteur, qui prévoit « un contrôle de sécurité plus important » aux abords des mosquées de la région.

A l’heure où fleurissent, comme à chaque attentat, des messages de haine à l’encontre des musulmans sur la Toile, « il faut faire preuve de solidarité nationale parce que nous en avons tous besoin, musulmans ou pas, dans ces moments tragiques qui peuvent être malencontreusement exploités », lance-t-il.

*Le RIAM, qui rassemble le CRCM PACA et l’Union des Alpes-Maritimes (UMAM), a été constitué dans l’objectif de coordonner les activités des imams de la région et de construire un discours unifié sur les grands défis qui traversent la société et les musulmans.

Attentat de Nice : : Elle s’appelait Fatima, « Ma mère est morte dans l’attentat »

le-titre-de-sejour-de-la-mere-de-hamza-tuee-dans-l-attentat-du-14-juillet-2016-a-nice_5638143

Hamza, 28 ans, a perdu sa mère le soir du 14 juillet dans l’attentat de Nice. « Ce que je peux dire, c’est qu’elle portait le voile, pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam. Ce n’est pas celui des terroristes. »

Hamza, 28 ans et son père sortent du CUM, le centre universitaire méditerranéen de Nice, transformé en refuge pour les proches des victimes. Le bâtiment, donnant sur la promenade des Anglais, est protégé par la police nationale.

Les yeux rougis, une couverture de survie sur le dos, Hamza accepte d’évoquer le souvenir de sa mère, Fatima Charrihi décédée quelques heures plus tôt.  

Le camion faisait voler les gens « comme des chiffons »

« C’était la première victime. Il n’y avait pas d’autres cadavres avant elle… » Digne, le jeune homme tient à honorer la mémoire de cette Niçoise, mère de sept enfants.

Lors du drame, Ahmed, son mari était à une cinquantaine de mètres, à hauteur du grand hôpital de Lenval. « J’étais devant pour récupérer la voiture », souffle l’homme, sous le choc en évoquant ce camion qui faisait voler les gens « comme des chiffons » et a réduit « les bancs en miettes. » « Elle était avec ses neveux et nièces. Mon frère a essayé de la ranimer. Mais elle est décédée sur le coup nous ont dit les médecins« , raconte Hamza.

L’Express

Attentat à Nice : 84 morts, l’Etat d’urgence prolongé pour 3 mois

camion-nice

Peu après 22h30 jeudi soir, un camion a foncé sur près de deux kilomètres dans la foule amassée sur la Promenade des Anglais à Nice, en pleines festivités du 14 juillet. Le chauffeur, identifié comme un Franco-tunisien de 31 ans, aurait également tiré sur la foule avant d’être abattu après des échanges de tirs avec les forces de l’ordre. L’attentat a fait au moins 84 morts et 18 blessés en urgence absolue.

L’attaque n’a pas encore été revendiquée. Selon l’AFP, le camion aurait été loué « il y a quelques jours ». Le parquet national antiterroriste a été saisi.

François Hollande, dans une allocution télévisée, a expliqué que « cette attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié est encore une fois d’une violence absolue ». Le président a également annoncé la prolongation de l’Etat d’urgence pour 3 mois, le maintien de l’opération Sentinelle (10.000 militaires déployés sur le territoire national) et l’appel à la Réserve opérationnelle composée de volontaires et d’anciens militaires pouvant apporter un renfort temporaire. Un deuil national de 3 jours est décrété du 16 au 18 juillet.

La Tribune

L’élu FN Bruno Bilde qualifie de « bonne surprise » un attentat avant la présidentielle 2017

890555093_B977035818Z.1_20151111091820_000_GUP5IV32V.1-0

S’il y a bien une chose que les élus FN détestent, c’est la récupération d’un drame humain à des fins politiques. Il n’y a qu’à voir comment certains ténors du parti se sont insurgés contre les tentatives de récup’ des tenants du « remain » après l’assassinat de la députée britannique Jo Cox, quelques jours avant le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni.

Cela n’empêche pas le parti de Marine Le Pen de surfer sur des événements tragiques, comme ce fut le cas après les attentats du 13 novembre par exemple. Mais détourner un événement terrible à des fins électorales est un jeu auquel le FN refuse de se livrer en théorie.

Il était donc un tout petit peu surprenant de découvrir dans La Voix du Nord, lundi 27 juin, ces propos prêtés à Bruno Bilde, adjoint à la mairie FN d’Hénin-Beaumont et conseiller spécial de Marine Le Pen :

Avec le terrorisme, on ne sait pas quels événements peuvent encore intervenir et donc dans quel état d’esprit sera le peuple français d’ici à avril 2017. On peut avoir une bonne surprise.

Des propos qui ont « choqué » l’élue d’opposition à Hénin-Beaumont Marine Tondelier (EELV). Cette dernière réclame par ailleurs des excuses de la part de l’élu frontiste :

Europe 1

Yishai Shlissel, l’auteur de l’attaque au couteau contre la Gay Pide de Jérusalem, condamné a la perpétuité

Israeli ultra-orthodox Yishai Shlissel (C), suspected of stabbing six Gay Pride marchers the previous day, is brought handcuffed to the Jerusalem Magistrate's Court on July 31, 2015. Shlissel was released from jail three weeks ago after completing a 10-year sentence for a similar attack in 2005. AFP PHOTO / GALI TIBBONGALI TIBBON/AFP/Getty Images

Un tribunal israélien a condamné dimanche à la prison à perpétuité un juif ultra-orthodoxe pour l’assassinat d’une adolescente israélienne poignardée lors de la Gay Pride à Jérusalem en 2015 ainsi que de tentatives de meurtres contre d’autres participants.

Yishaï Shlissel avait été reconnu coupable en avril et sa condamnation à perpétuité a été assortie de 31 ans de détention, a indiqué le tribunal dans un communiqué.

Le 30 juillet 2015, l’homme, alors âgé de 39 ans, s’était précipité sur le défilé qui parcourait Jérusalem, armé d’un couteau. Une jeune fille, Shira Banki, 16 ans, avait été grièvement blessée avant de succomber quelques jours plus tard. Six autres personnes avaient été blessées.

Agression similaire en 2005

Le geste de Shlissel avait causé un émoi d’autant plus grand en Israël qu’il avait été libéré quelques semaines auparavant après avoir purgé 10 ans de prison pour une agression similaire lors d’une précédente marche des fiertés à Jérusalem en 2005. Il avait alors blessé trois personnes.

Il s’était abondamment répandu en critiques contre les homosexuels sur différents forums avant de passer à nouveau à l’acte.

Huffington Post

Espagne : le cerveau présumé de plusieurs attentats d’extrême droite, retrouvé au Brésil

drapeau espahnol espagne fasciste franco croix celtique

Un avocat espagnol, cerveau présumé d’un groupe d’extrême droite responsable d’attentats mortels dans la fin des années 1970, pendant la période de transition de l’après-Franco, a été retrouvé par le journal El Pais au Brésil, où il vit maintenant dans une favela et travaille comme cuisinier. « Vous êtes les premiers à arriver jusqu’ici. Comment m’avez-vous retrouvé? », a lancé Jose de las Heras Hurtado, 72 ans, au journaliste du Pais qui l’a retrouvé dans un modeste restaurant de Guaruja, une station balnéaire proche de Sao Paulo, où il vit.

Laissant derrière lui femme et enfants, l’avocat s’était enfui d’Espagne en 1984 alors qu’allait commencer son procès pour un attentat en 1979 dans un bar de Madrid qui avait fait un mort et une dizaine de blessés. S’affirmant innocent, l’ancien avocat devenu cuisinier a expliqué au journal qu’à l’époque, période de transition en Espagne après la mort du dictateur Francisco Franco, « des contacts m’ont dit que je n’aurais pas un procès équitable, que j’étais condamné d’avance ».

Les trois mandats d’arrêt internationaux à son encontre étant maintenant périmés, il a dit son intention de continuer à vivre au Brésil, avec son épouse brésilienne, dans une favela où il dit se trouver bien et s’entendre avec ses voisins.

Le Figaro

Extrême droite: Les photos de Grégoire Moutaux et son complice soupçonnés de terrorisme

Ce diaporama nécessite JavaScript.


Les images de l’arrestation en Ukraine du Français d’extrême droite qui projetait de commettre des attentats en France.


Le terroriste Français d’extrême droite arrêté en Ukraine préparait 15 attentats en France pendant l’Euro

5856869_000-par8338703_800x500

Il a été interpellé à la frontière ukraino-polonaise par les gardes-frontières…

Un Français a été arrêté en Ukraine alors qu’il préparait 15 attentats en France pendant l’ Euro de football, a annoncé lundi à Kiev le chef des services de sécurités ukrainiens (SBU) Vassil Grytsak.

« Le SBU a réussi à empêcher 15 actes terroristes qui étaient planifiés en France à la veille et pendant le championnat d’Europe de football », a indiqué Vassil Gritsak en précisant que ce Français avait fait part de son opposition à « la politique de son gouvernement concernant l’arrivée massive d’étrangers en France, la diffusion de l’islam et la mondialisation ».

« Piégé par les services secrets, le citoyen français a reçu cinq fusils d’assaut Kalachnikov, plus de 5.000 munitions, deux lance-roquettes antichar, 125 kg de TNT et 100 détonateurs », a-t-il précisé.

20 Minutes


Un Français d’extrême droite projetant des attentats contre synagogues et mosquées en France arrêté en Ukraine

Un possible complice recherché

Toujours détenu par les autorités ukrainiennes, le jeune suspect aurait été repéré plusieurs jours avant son arrestation par des services de sécurité locaux qui le soupçonnaient de vouloir se procurer des armes.

250.000 euros d’armes et d’explosifs

Une perquisition a ensuite eu lieu à son domicile, et les enquêteurs ont mis la main sur des composants d’explosifs, et un t-shirt portant le sigle d’une organisation d’extrême-droite. Selon nos informations, le montant de l’arsenal est estimé à plus de 250.000 euros. Les autorités s’interrogent sur l’origine du financement ayant permis d’acheter ces armes.

M6


Un Français de 25 ans a été arrêté le 21 mai dans l’ouest de l’Ukraine, alors qu’il s’apprêtait à franchir la frontière avec la Pologne, révèle M6Grégoire  Moutaux a été arrêté par les gardes-frontières qui ont inspecté son utilitaire : les Ukrainiens y ont trouvé au moins trois lance-roquettes, plusieurs systèmes de visée, une centaine de détonateurs, plus de cent kilos de TNT, une demi-douzaine de Kalachnikov et plusieurs cagoules.

Selon plusieurs sources citées par M6, le jeune homme, inconnu des services de renseignements et de la justice, projetait d’apporter ces armes en France pour y commettre un attentat. Il aurait pu vouloir cibler des synagogues et des mosquées françaises. Le Français aurait été repéré quelques jours avant son arrestation par les services de sécurité ukrainiens qui le soupçonnaient de vouloir acheter des armes.

Grégory M. Est toujours détenu en Ukraine alors qu’une enquête préliminaire a été ouverte pour trafic d’armes en France par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy (Meurthe-et-Moselle).

L’homme est domicilié à Nant-le-Petit, dans la Meuse, où il vit dans un grand corps de ferme qui appartient à sa famille, révèle l’«Est Républicain». Son domicile a été perquisitionné le vendredi 27 mai. Les enquêteurs y ont trouvé des composants explosifs et le tee-shirt d’un groupe d’extrême droite. Grégory M. est inséminateur et travaille en Alsace, détaille le quotidien régional. Ce serait à bord d’un véhicule professionnel qu’il aurait été intercepté en Ukraine.

Capture d’écran 2016-06-05 à 01.24.58

Grégory M. vit dans cette maison de Nant-le-Petit

le Parisien