Pas-de-Calais: Un manuel de 5e reprend des extraits publiés sur un site d’extrême droite

Un document proposé aux élèves reprend des extraits d’une interview publiée sur le site de « réinformation » Breizh-info.com, vaisseau de l’extrême droite identitaire.

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« Surprise et stupéfaction. » C’est la réaction qu’a eue David Noël, professeur d’histoire-géographie en classe de cinquième, au collège Paul-Duez, à Leforest (Pas-de-Calais), quand il a ouvert l’édition 2016 du manuel Nathan pour préparer un cours sur le thème de la croissance démographique. Dans une double page « débat », intitulée « Sommes-nous trop nombreux sur la planète ? », le premier document proposé aux élèves reprend des extraits d’une interview d’un essayiste américain aux thèses malthusiennes, Alan Weisman, publiée… sur le site Breizh-info.com.

Peu connu du grand public, ce site de « réinformation » est le vaisseau sur Internet de l’extrême droite identitaire bretonne. Dirigé par Yann Vallerie, ancien chef de file du mouvement identitaire Jeune Bretagne, qui appartenait au Bloc identitaire, Breizh-info.com relaye régulièrement des articles anxyogènes qui mêlent délinquance, immigration et islam.
Le Monde

Les indiens d’Amérique régularisent 220 millions d’immigrés blancs illégaux vivant aux USA: la satire qui a du sens

« Un Conseil de chefs amérindiens a offert une amnistie partielle à environ 220 millions d’immigrants blancs illégaux vivant aux États-Unis. »

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Ici et là, on entend que les immigrants devraient retourner d’où ils viennent. Un raisonnement simple… mais qui est loin d’être si évident que ça. Après tout, qui est immigrant ? Celui qui est arrivé après les autres ? Dans ce cas l’immense majorité des Américains devraient se considérer comme immigrants. Le site satirique The Daily Currant s’est amusé à imaginer ce qui se passerait si les peuples autochtones (les Indiens d’Amérique) se penchaient aujourd’hui sur la question de l’immigration. Résultat : drôle mais, surtout, très bien vu !

Voici l’article en question :

« Un Conseil de chefs amérindiens a offert une amnistie partielle à environ 220 millions d’immigrants blancs illégaux vivant aux États-Unis. Le problème « blanc » est au coeur de nombreux débats dans la communauté amérindienne depuis des siècles, et les chefs de la communauté ont décidé que le moment était venu de le traiter correctement.

Lors d’une réunion du Conseil des Peuples Amérindiens à Albuquerque, Nouveau Mexique, les chefs amérindiens ont examiné plusieurs propositions sur l’avenir de l’importante population européenne non autorisée sur ce continent. Les anciens ont finalement décidé de prolonger la durée de la citoyenneté pour les personnes sans antécédents criminels.

« Nous sommes prêts à offrir aux Blancs la possibilité de rester sur ce continent légalement et de demander la citoyenneté », explique le chef Wamsutta du peuple Wampanoag.

« En retour, ils devront payer tous les impôts impayés et rendre les terres volées de nos ancêtres. »

« Cependant, toute personne blanche avec un casier judiciaire, sera renvoyée dans les 90 prochains jours dans sa patrie ancestrale. Rush Limbaugh ira en Allemagne, Justin Bieber partira pour le Canada. »

L’immigration blanche illégale augmente rapidement depuis ces 400 dernières années en provenance des pays européens (France, Espagne, et Angleterre). Ces clandestins ont ravi la terre et colonisé les zones occupées par les indigènes.

Certains défenseurs blancs affirment que les immigrés sont une bénédiction, en faisant valoir qu’ils prennent tous les emplois de bureau ingrats dont les autochtones ne veulent même pas.

« Quel autochtone voudrait d’un salaire pépère et d’un coin bureau comme comptable, ou un excès de pouvoir en tant que sénateur ou la fortune de l’un des 500 PDG ? »

D’autres ne sont pas si indulgents. « Pourquoi ne pouvons-nous pas simplement renvoyer tous les Blancs en Europe ? » demande Ité Omácau du peuple Lakota. « Ils ne font que ponctionner notre économie de toute façon. Ils sont venus ici pour voler nos ressources parce qu’ils sont trop paresseux pour développer les leurs… Je n’arrive pas à croire qu’ils devront simplement payer une amende. Ils devraient faire la queue comme tout le monde – derrière les Mexicains. »

Dans la même veine satirique, on pourrait imaginer la même chose chez nous, en remontant bien plus loin : Les Gaulois statuant sur le sort des Romains venus d’Italie ou sur les Francs venus de Germanie. Eh oui, la plupart des civilisations se sont construites sur la base de vagues migratoires successives. Et on voudrait geler tout ça ?

Positiv

Carcassonne: Paul poignarde son chien 15 fois pour ne pas «planter» sa femme

Correctionnel. Jugé en comparution immédiate hier, un Carcassonnais âgé de 36 ans a écopé de deux ans de prison ferme pour des violences aggravées.
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A la barre, Paul Nunez, un Carcassonnais de 36 ans, était jugé pour des sévices infligés à son animal, ainsi que des violences exercées sur sa femme. Le tout, armé d’un couteau de chasse avec une lame de 10 cm, et sous l’emprise de l’alcool. Les faits ont eu lieu le 14 novembre, à Castelnaudary.

Ce jour-là, la gendarmerie a été alertée par un riverain de la rue Pasteur qui entendait des appels au secours. Sur place, les militaires vont alors tombés sur une femme en pleurs, qui leur explique que son compagnon vient de poignarder son chien… à quinze reprises. Le suspect ayant quitté les lieux, c’est finalement vers 1 h 10, un peu plus tard, qu’il sera interpellé ivre (1,16 g d’alcool par litre de sang) et placé en garde à vue différée.

Au départ, c’est pour les coups de couteau donnés à son chien que l’homme est poursuivi. Mais, les gendarmes vont finir par apprendre, en questionnant la femme sur les traces qu’elle porte au cou, que son compagnon venait aussi de la violenter. En la frappant, en lui tirant les cheveux, en tentant de l’étrangler et en lui plaquant le couteau sous la gorge.

Le tribunal a finalement condamné Paul Nunez à 3 ans de prison, dont 1 an assorti d’une mise à l’épreuve de 3 ans. Le trentenaire a également l’interdiction de détenir une arme et d’entrer en contact avec la victime.

L’Independant

Jérémie course son père avec un couteau car il l’a «traité de bâtard»

Un Outrelois de 43 ans a été jugé en comparution immédiate, mercredi après-midi. Le 18 octobre dernier, la police l’a interpellé au domicile de ses parents, où il vit depuis deux ans, pour des faits de violence. 

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Sa famille l’héberge depuis sa sortie de détention: depuis 1996, le quadragénaire a enchaîné les condamnations pour des affaires de stupéfiants essentiellement. Et des problème, de santé sérieux côté cœur. On voit qu’il n’est pas très vaillant à la barre.

« Il m’a traité de bâtard ! »

Ce fameux jour, une dispute s’engage entre père et fils : le premier reproche au second d’être trop bruyant alors que la mère de famille est, elle-aussi, souffrante. En début d’audience, Jérémie Loisel dit ne plus trop se souvenir de la scène, mais la mémoire lui revient subitement : « Il m’a traité de bâtard ! » Du coup, il saisit un couteau et poursuit son père. Désarmé une première fois, il trouve un second couteau et course la victime jusque dans la rue où il est finalement arrêté par les policiers.

« Vous avez 43 ans, vous vivez chez vos parents, vous buvez chez eux et vous poursuivez votre père avec un couteau. Vous trouvez ça normal ? », tente la présidente. L’homme estime qu’il n’est pas violent quand il n’a pas bu. Ce jour-là, il avait quand même vidé plusieurs bouteilles d’alcool fort.

Jérémie Loisel est condamné à 6 mois de prison ferme, auxquels s’ajoutent 3 mois d’un sursis qui saute. Il est immédiatement conduit en détention.

Le Boulonnais

Simon, Le baby-sitter du Bon Coin était un pédophile

Embauché via le célèbre site de petites annonces, le baby-sitter gardait une fillette de 6 ans en lui proposant des jeux pervers. Il a été interpellé fin octobre.

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Tous les parents savent combien il est difficile de trouver un baby-sitter en qui ils peuvent accorder toute leur confiance. L’histoire qui suit ne va pas les rassurer. A la fin du mois de septembre, un couple de Poitiers cherche à faire garder sa fille de 6 ans. Il trouve une annonce sur le célèbre site de petites annonces, Le Bon coin.

Simon, 28 ans, queue-de-cheval et barbe mal taillée, correspond à leurs attentes. Il garde la petite une demi-douzaine de fois. Jusqu’à ces confidences troublantes à ses parents. Elle raconte, avec ses mots d’enfants, des jeux pervers, l’auscultation nue avec les jouets de la panoplie du docteur ou ce bain durant lequel elle était censée laver le sexe de son baby-sitter… Interpellé le 27 octobre, Simon n’a pas mis longtemps à avouer.

La perquisition à son domicile a confirmé : paires de menottes, vagins artificiels, deux poupées en latex d’1,50 m. type adolescent sans oublier un certain nombre d’images pédopornographiques.
La Chambre de l’instruction n’a trouvé qu’un seul groupe de parole adapté à son état : la prison. Le temps que les enquêteurs découvrent si le baby-sitter pédophile n’a pas proposé ce type de « garde » traumatisante à d’autres enfants.

La Nouvelle République

Palestine occupée : un jeune palestinien tué par Tsahal

Un Palestinien a été tué aujourd’hui dans la bande de Gaza par Tsahal le long de la barrière de sécurité qui sépare hermétiquement ce territoire palestinien d’Israël, a indiqué le ministère de la Santé à Gaza.

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« Mohammed Abou Saada, 26 ans, est décédé après avoir été atteint à la poitrine par des balles tirées par tsahal  à l’est du camp (de réfugiés) d’al-Bureij », a précisé le ministère dans un communiqué.

Le Figaro

Narbonne: 1 an ferme pour David qui a tenté de percuter des policiers municipaux

David, un Lézignanais de 49 ans, était poursuivi pour des violences sur des policiers municipaux. Lundi, il a été interpellé ivre au volant et sans permis depuis 2011.

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David, prévenu de faits violences sur des policiers municipaux, était jugé, jeudi, en comparution immédiate. Lundi dernier, les policiers municipaux avaient dû intervenir au chenil municipal pour mettre un terme au comportement d’un homme qui voulait récupérer un chien. Un témoin a décrit la scène, le mis en cause était tellement saoul qu’il devait se tenir à la grille pour ne pas tomber. Malgré son état, David conduit et part en trombe en marche arrière dans cette allée étroite qui conduit au chenil.

Les policiers municipaux doivent faire une manœuvre en marche arrière, également, pour éviter la collision: «On a dû se garer dans une contre-allée en voyant une voiture arriver à très vive allure», ont-ils rapporté à la barre du tribunal. Pour le prévenu, la situation est différente: «J’ai reculé et j’ai freiné avant d’arriver à leur niveau». L’interpellation, qui s’en suit, ne se fera pas sans résistance: «Vous avez refusé de sortir du véhicule. Un policier municipal est entré dans le véhicule, vous lui avez donné un coup-de-poing qu’il a évité», a rappelé le président du tribunal.

Le tribunal a décidé de l’envoyer pour un an en prison à l’issue de l’audience et de le condamner à des dommages et intérêts à hauteur de 500 euros pour chaque policier.

L’indépendant

Philippe de Villiers et le complotisme islamophobe

En promo pour son livre, le président du Mouvement pour la France écume les plateaux avec ses théories les plus folles sur l’islam. Et notamment une future «partition du territoire», qui serait admise par une partie de la classe politique, dont Hollande et Valls… Décryptage de ses «preuves».

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Intox

Ces dernières semaines, Philippe de Villiers a écumé les médias pour la promotion de l’ouvrage les Cloches sonneront-elles encore demain ?, best-seller catastrophiste sur la menace de l’islam (évidemment «incompatible avec la République»), qui préconise une remigration d’une partie des immigrés vers leur pays d’origine, sur fond d’analyses parfois délirantes. Désintox est déjà revenu récemment sur un des aspects du discours de Villiers, consistant à fantasmer un «plan secret des élites» visant la submersion migratoire de la France… à partir d’un rapport de l’ONU datant d’il y a quinze ans, parfaitement public. Même Martial Bild, ex-cadre du FN et patron de Liberté TV (la chaîne de la «réinformation»), s’est senti obligé lors d’une interview mi-octobre de suggérer à Villiers qu’il frisait le complotisme. «Est-ce crédible ?» Mais Villiers est reparti de plus belle. Oui, il y a une «conjuration».

Car sa thèse est que cette planification par les élites mondialisées:

Villiers sur LCI : «Dans mon livre je publie une chose épouvantable, qui devrait attirer l’attention. C’est le futur Edit de Nantes. Les salafistes et les Frères musulmans se vantent d’avoir obtenu de la classe politique, ou de certains d’entre eux, l’idée de faire signer le jour venu la partition du territoire, c’est-à-dire la grande concession territoriale. C’est-à-dire qu’il y aura des territoires qui seront concédés où il y aura des tribunaux islamiques et où on pourra pratiquer la charia.» Sur Europe 1 : «Selon les services de renseignement, la classe politique se prépare, en tout cas, une partie d’entre elle, à signer le jour venu un nouvel Edit de Nantes, au terme duquel il y aura une grande concession du territoire national où il y aura des bouts de France qui seront soumis à la charia.»

Désintox

La thèse d’une partition de l’Hexagone entre les musulmans et les autres est une idée qu’on retrouve plutôt dans la fachosphère, comme le dénouement inéluctable (subi ou parfois souhaité) de la guerre des religions qui ne manquera pas d’arriver en raison de la «conquête musulmane». Le site d’extrême droite Riposte laïque a par exemple édité l’an passé un livre de fiction mettant en scène cette France scindée, le tiers sudiste de l’Hexagone ayant été cédé aux musulmans qui y ont fondé une république islamique, les deux tiers du Nord demeurant un Etat laïc. A en croire Villiers, les salafistes et Frères musulmans (que Villiers confond allégrement dans cette affaire) théorisent eux aussi, à leur manière, cet objectif de partition. L’ex-eurodéputé affirme tenir son information des services de renseignement. Et prétend dans chaque interview que son livre contient des documents qui en attestent. C’est faux.

Suite sur Libe

Marcel Courteau, l’ancien missionnaire québécois avait agressé sexuellement des enfants pendant 20 ans en Afrique

Déjà mortifiée par un scandale de pédophilie au sein d’un collège de Granby, la congrégation des Frères du Sacré-Coeur fait face à de nouvelles allégations de sévices sexuels infligés à des enfants. Cette fois, les victimes se trouvent à l’autre bout du monde et n’ont que très peu de moyens d’obtenir justice.

 

Pendant 20 ans, le missionnaire québécois Marcel Courteau aurait agressé sexuellement des enfants dont il avait la charge à Madagascar, au Sénégal et au Togoselon une enquête-choc de la chaîne d’informations en continu France24.

Le frère Courteau admet les faits au journaliste français qui lui a rendu visite, muni d’une caméra cachée, dans sa maison de retraite à Sherbrooke. « Je reconnais et j’ai beaucoup de remords. Je regrette beaucoup certaines choses. Je ne pensais pas que cela irait si loin que cela », confie le religieux âgé de 92 ans.

Au Sénégal, une équipe de France24 a recueilli le témoignage de Souleymane (nom fictif), un ancien élève du Collège Pie XII, établi dans la ville de Kaolack. Le frère Courteau y a enseigné le français pendant 15 ans, à partir de 1972. Il convoquait certains élèves à des cours particuliers d’éducation sexuelle.

« Il a abusé de moi, il a détruit mon enfance, il a détruit ma vie d’adulte », s’indigne Souleymane. Le Sénégalais affirme que Marcel Courteau le masturbait sous prétexte de « développer (son) organe sexuel », et lui demandait de le masturber par la suite. Les attouchements auraient commencé quand Souleymane avait 12 ans et se seraient poursuivis pendant trois ans.

 

La Presse

Un marocain condamné à 6 mois ferme pour avoir consulté « Jihadology.net », site d’un chercheur américain

Le tribunal correctionnel de Senlis a condamné un Marocain de 22 ans sur la foi d’un nouveau délit, introduit en juin dans le code pénal.

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La sanction est lourde : six mois ferme, expulsion à sa sortie de prison et interdiction du territoire pendant dix ans à l’issue. Ouahid, un Marocain de 22 ans, a été condamnée mercredi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Senlis (Oise) pour avoir consulté un «site djihadiste» à 212 reprises, rapporte le Parisien. Le site en question, selon le tribunal de Senlis contacté par Libération, n’est autre que Jihadology.net, tenu par… un chercheur américain spécialiste du sujet, travaillant pour un think-tank, le Washington Institute for Near East Policy. Ce projet, que l’universitaire Aaron Y. Zelin présente comme personnel, consiste à rassembler la production de propagande des groupes jihadistes.

«Travail académique»

Selon le récit de l’audience fait par le Parisien, le prévenu a tenté de se justifier : «Je suis arrivé sur ce site par un lien Twitter d’un journaliste de France 24», en l’occurrence Wassim Nasr. Ce dernier, spécialiste des mouvements jihadistes, a réagi sur Twitter en soulignant le «remarquable travail académique» fait par Jihadology.net. Pour la procureure, visiblement peu familière du sujet, «ce site prône la guerre sainte et demande à s’engager pour devenir un héros.»

Le profil du prévenu n’a sans doute pas joué en sa faveur : fiché S (un dispositif qui permet aux services de renseignement de connaître les déplacements d’individus), assigné à résidence depuis quelques mois, il avait emprunté la route des Balkans pour se rendre en Turquie en 2015, avant d’être expulsé en Grèce. Lors d’une perquisition administrative, les policiers ont mis la main sur son téléphone portable, dont l’historique de navigation internet a révélé les consultations de Jihadology.net.

 

Libe

Invoquant la liberté d’expression, les USA s’opposent à une résolution condamnant l’apologie du nazisme

Les Etats-Unis ont voté jeudi contre une résolution de l’ONU condamnant l’apologie du nazisme, évoquant le droit à la liberté d’expression et la crainte d’une manœuvre abusive de Moscou pour attaquer ses pays voisins.
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La résolution, intitulée « Lutter contre l’apologie du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter des formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’autres intolérances associées », a toutefois été approuvée vendredi par 131 voix pour, 3 voix contre et 48 abstentions par la Commission des droits de l’homme des Nations Unies. Les 3 votes contre provenaient des Etats-Unis, de l’Ukraine et des îles Palaos.

« Nous condamnons sans réserve toutes formes d’intolérance ou haine, religieuse ou ethnique, chez nous ou dans le monde entier », a déclaré la représentante adjointe du Conseil social et économique des Etats-Unis, Stefanie Amadeo, pour justifier le choix du vote américain.

« Cependant, du fait de la portée excessivement restrictive de cette résolution, de son caractère politisé, et, parce qu’elle dépasse le seuil acceptable de la liberté fondamentale d’expression, les Etats-Unis ne peuvent la soutenir », a-t-elle ajouté.

I24

Jean-Marie Le Pen reste président d’honneur du FN

La décision du tribunal oblige désormais la direction du FN à convoquer Jean-Marie Le Pen dans toutes les instances du parti en sa qualité de membre de droit.

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Le tribunal de grande instance de Nanterre est parvenu à l’exploit de remettre les Le Pen père et fille sur une même longueur d’onde. L’entourage du fondateur du FN comme celui de sa fille se félicitent ce jeudi de la décision rendue par les juges, qui ont considéré d’une part que l’exclusion de Jean-Marie Le Pen comme militant du FN était valide, mais que par ailleurs, il demeurait légitimement président d’honneur du parti qu’il a fondé. Chacun voit donc midi à sa porte.

Jean-Marie Le Pen «devra être convoqué en qualité de membre de droit de toutes les instances» dirigeantes du parti dirigé par sa fille Marine Le Pen. Il pourra désormais de nouveau participer au bureau politique, au bureau exécutif, à la commission d’investiture et des conflits. Si le FN refusait de le convoquer, il serait soumis à une astreinte «de 2.000 euros par infraction constatée», ont estimé les juges. Le tribunal a par ailleurs condamné le FN à verser 15.000 euros de dommages et intérêts à son fondateur, pour lui avoir interdit d’exercer ses fonctions, et pour avoir tenté de supprimer la présidence d’honneur, malgré les précédentes décisions de justice.

De quoi ravir l’entourage de Jean-Marie Le Pen. L’exclusion de l’eurodéputé en tant que membre «n’a pas d’importance et tout ce qui compte c’est la qualité de président d’honneur», «nous considérons ça comme une victoire pour M. Le Pen», a commenté son avocat Frédéric Joachim, auprès de l’AFP.

Le Fiagro

Côtes-d’Armor. Le préfet porte plainte contre 2 sites d’extrême droite

Juste avant son départ des Côtes-d’Armor pour la Haute-Savoie, le préfet Pierre Lambert a décidé de porter plainte contre deux sites internet d’extrême droite. Ces derniers mois, ils ont visé le représentant de l’Etat de façon virulente.

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La manifestation interdite du 6 février 2016, à Saint-Brieuc, avait fait couler beaucoup d’encre dans la nébuleuse d’extrême droite, très active sur internet et les réseaux sociaux. Malgré les interdictions préfectorales, les « anti-islamisation » et les contre-manifestants antifascistes s’étaient tout de même réunis, dans deux cortèges très encadrés par les forces de l’ordre.

Depuis, certains sites internet d’extrême droite s’acharnent contre le représentant de l’Etat dans les Côtes-d’Armor, nommé en Haute-Savoie, à partir de lundi prochain. Un dernier article de Riposte Laïque, daté du 19 octobre, le vise nommément, en faisant également allusion aux manifestations en lien avec l’arrivée de réfugiés dans le Trégor le mois dernier.

La semaine dernière, Pierre Lambert a déposé une plainte visant Riposte Laïque et Breiz Atao,un site fondé par l’ultranationaliste Boris Le Lay, sous le coup d’un mandat d’arrêt prononcé avec une peine de deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Brest en avril dernier.

La plainte a été déposée auprès du commissariat de Saint-Brieuc et est instruite par les services de police.

Ouest France

Interrogé sur les financements de Kadhafi, Sarkozy insulte le service public

« Quelle indignité », « vous n’avez pas honte ? », a lancé Nicolas Sarkozy lors du troisième débat de la primaire à droite, jeudi, alors que David Pujadas l’interrogeait sur Ziad Takieddine, qui a affirmé lui avoir remis 5 millions d’euros Libyens 

Engins explosifs découverts prés de la préfecture : 2 supporters corses mis en examen

Leur ADN avait été retrouvé sur deux sacs contenant des charges explosives. Ils ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un acte violent et placés sous contrôle judiciaire.

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Deux supporters du Sporting Club de Bastia, dont l’un avait été blessé dans des incidents à Reims avec la police et l’autre était mineur au moment des faits, ont été mis en examen jeudi, dans le cadre d’une enquête ouverte après la découverte d’explosifs en marge d’une manifestation organisée en février à Bastia, a-t-on appris de source judiciaire.

Les deux jeunes hommes, membres du club de supporters Bastia 1905, celui auquel appartient Maxime Beux qui a perdu un oeil lors d’incidents à Reims, ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un acte violent et placés sous contrôle judiciaire, a-t-on précisé de même source.

Confondus par leur ADN

Leurs traces ADN ont été retrouvées sur deux sacs contenant des charges explosives. Ces sacs avaient été découverts à proximité de la préfecture de Bastia, le 20 février, à l’issue d’une manifestation de soutien à Maxime Beux.

Deux autres personnes, dont les traces ADN ont également été retrouvées sur les sacs, sont toujours activement recherchées, a précisé le parquet de Bastia.

Les deux supporters mis en examen avaient été interpellés mercredi matin dans le cadre d’une enquête ouverte fin février pour « fabrication, détention et transports d’engins explosifs en bande organisée et association de malfaiteurs« , à la suite de la manifestation à Bastia le 20 février.

Pains d’explosif et grenades artisanales

Mercredi soir, le procureur de Bastia, Nicolas Bessone, avait indiqué que « deux pains de Nitram de 500 grammes chacun, reliés à une mèche lente, ainsi que 10 grenades artisanales confectionnées à partir de boules de pétanques évidées remplies d’explosifs et reliées à un dispositif de mise à feu« , avaient été découverts après la manifestation.

Des cagoules, des masques, des combinaisons et des lunettes de protection avaient aussi été découverts aux abords de la préfecture.

Maxime Beux, arrivé dans la journée du 20 février en Corse après des soins à Reims, n’avait pas participé à la manifestation.

L’Express