Stephen jugé pour avoir tué 4 homosexuels et violé 7 autres hommes

Un cuisinier britannique qui empoisonnait ses victimes approchées sur des sites de rencontre homosexuels a été reconnu coupable mercredi des meurtres entre juin 2014 et septembre 2015 de quatre jeunes hommes. 

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La Cour criminelle de l’Old Bailey à Londres a également reconnu Stephen Port, 41 ans, coupable d’avoir drogué ou violé sept autres hommes Cuisinier de profession, l’homme invitait ses proies, rencontrées notamment sur l’application Grindr, dans son appartement de l’est de Londres, avant de leur administrer des doses mortelles de GHB, la drogue dite du violeur.

Il abusait de ses victimes – toutes âgées d’une vingtaine d’années – une fois qu’elles étaient inconscientes, avant de déposer leurs corps non loin de chez lui.

Ceux de deux des jeunes gens ont été découverts au cours de l’été 2014 par le même promeneur et son chien, à trois semaines d’intervalle, dans le cimetière de l’église St Margaret, à Barking, tandis qu’une autre victime a été retrouvée morte près d’une benne à ordures.

Pour tromper les enquêteurs, une fausse lettre de suicide avait été placée par Stephen Port dans la main de l’un des défunts.

« Stephen Port est un homme sournois, manipulateur et égocentrique qui n’a pas montré la moindre once de regret pour ses actes » au cours de son procès, a déclaré le commandant Stuart Cundy, de la section criminelle de la police de Londres.

Le tribunal doit prononcer sa peine vendredi matin.

La Libre

Australie: la première députée musulmane du pays, menacée de mort après le discours raciste d’un ministre

A la suite des explications du ministre fédéral australien de l’Immigration, Peter Dutton sur les musulmans libanais, la première députée musulmane du pays, Anne Alu a commencé à recevoir des menaces de mort.

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Dutton avait indiqué hier au parlement : « La réception des musulmans libanais en Australie est l’erreur de l’ancien Premier ministre australien Malcolm Fraser ». Il avait suscité des réactions de partis politiques, défenseurs des droits de l’homme, associations de migrants, églises et établissements musulmans.

Les propos du ministre jugés racistes et discriminatoires, ont été condamnés. Le Premier ministre Malcom Turnbull et le gouvernement ont défendu Dutton en disant qu’il avait fait allusion non pas à tous les musulmans libanais mais ceux impliqués dans des actes criminels.

A la suite des explications de Dutton, les fractions extrémistes n’ont pas tardé à passer à l’action.

La députée musulmane d’origine égyptienne Anne Aly qui avait accédé au Parlement fédéral pour la première fois après les législatives de juillet, a déclaré recevoir des menaces de mort sur les réseaux sociaux.

Mme Aly qui est la députée de l’Australie occidentale du Parti ouvrier australien, a dit recevoir des menaces de mort pour elle et sa famille après les déclarations de Dutton sur les musulmans d’origine libanaise.

« Je ne me préoccupe pas pour moi mais il y a des menaces qui visent ma famille. Quelqu’un dit ‘vouloir tuer ma famille’. Où sont mes droits ? » a-t-elle demandé lors d’une conférence de presse à

La police fédérale australienne a lancé une enquête sur les menaces contre la députée musulmane et sa famille.

TRT

Un député FN dépose un amendement réclamant à la République de «demander pardon aux Rois de France»

Profitant d’un texte sur les funérailles républicaines, le député-maire d’Orange réclame que la République « demande pardon aux Rois de France ».

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Pendant que la primaire monopolise l’attention médiatique, le travail parlementaire se poursuit à l’Assemblée nationale. Outre l’abandon (sans surprise) de la procédure de destitution visant François Hollande, les députés socialistes ont défendu cette semaine une proposition de loi visant à instaurer des funérailles républicaines gratuites pour les citoyens laïques.

Un député a d’ailleurs profité de cette occasion pour (encore) se faire remarquer. Habitué aux prises de position polémiques (il a notamment tenté en vain d’imposer la parité… en prison), le député-maire d’Orange (extrême droite) Jacques Bompard a surpris ses collègues de l’Assemblée en déposant un amendement réclamant des excuses de la République française aux Rois de France pour le saccage de leurs sépultures pendant la Révolution française.

Huff

Macron évoque «des éléments de civilisation» et des effets positifs dans la colonisation de l’Algérie

C’est une petite phrase qui ne passe pas. Interrogé par « Le Point » sur « les pages moins glorieuses de notre histoire », Emmanuel Macron évoque dans sa réponse « des éléments de civilisation » dans la colonisation de l’Algérie.

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« Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un Etat, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie. »

Bien que nuancés par la phrase précédente (« Je place pour ma part aux côtés des soldats de l’An II, les tirailleurs sénégalais, les résistants étrangers, tous ceux qui ont fait la France sans être nés français, voire sans être français du tout »), les propos de l’ancien ministre ont choqué beaucoup d’internautes, qui ont rapidement établi un lien avec les propos de François Fillon pour qui la colonisation visait à « partager sa culture ». Certains notent tout de même une vraie différence : « Comparer Fillon à Macron c’est dire que Macron cautionne l’idée du ‘partage de culture à travers la colonisation’ de Fillon. Faux », souligne ainsi une internaute.

L’Obs

Fillon : «On a combattu la volonté des Juifs de vivre dans une communauté qui ne respectait pas la république»

« communautarisme juif » : Le grand rabbin de France réagit, et Fillon s’explique sur sa page Facebook

Fillon : « Il n’a jamais été dans mon intention de remettre en cause l’attachement de la communauté juive de France à nos valeurs communes »


Le grand rabbin de France, qui s’est ensuite entretenu au téléphone avec M. Fillon, a « tenu à réaffirmer l’attachement des Français de confession juive à la France et à ses valeurs et leur souci d’intégration à la société française », rapporte sa conseillère, Yaël Hirschhorn. « Il a également souligné que le communautarisme juif qui a pu exister jadis n’était en rien le fait ni le choix des citoyens de confession juive, mais la conséquence de la non-acceptation par la société française d’alors de leurs semblables », précise-t-elle.

« LES JUIFS DE FRANCE SONT FRANÇAIS »

Interrogé sur la chaîne d’information israélienne i24 News, le porte-parole de François Fillon, Jérôme Chartier, député (LR) du Val-d’Oise, a évoqué une « mécompréhension » des propos du candidat :

« François Fillon est très clair sur le fait qu’il peut exister dans tout mouvement religieux des dérives sectaires. Cela existe, chacun le sait. Mais en même temps il a toujours salué l’intégration des juifs de France, qui ne date pas d’hier puisque le Consistoire date de Napoléon. »

« Les juifs de France sont français, comme les chrétiens de France sont français, comme les musulmans de France sont français… Sauf ceux qui participent à l’intégrisme islamique, au totalitarisme islamique et qu’il faut combattre. »

Le Monde


Le candidat a parlé au passé d’une « communauté qui ne respectait pas toutes les règles de la République »

Invité de la matinale Europe 1 mercredi matin, le grand favori de la primaire de droite François Fillon a abordé la question de la lutte contre l’intégrisme musulman, qu’il a comparé avec « l’intégrisme catholique » et « à la volonté des Juifs de vivre dans une communauté ».

« Je pense qu’il y a un mouvement aujourd’hui de montée de l’intégrisme au sein de la communauté musulmane et que les intégristes sont en train de prendre en otage la communauté musulmane », a-t-il dit.

Il a ensuite ajouté: « il faut combattre cet intégrisme, et il faut le combattre comme d’ailleurs dans le passé je le rappelle on a combattu une forme d’intégrisme catholique ou comme on a combattu la volonté des Juifs de vivre dans une communauté qui ne respectait pas toutes les règles de la république française ».

I24

Couples gays en couverture contre le VIH: Plusieurs maires de droite font retirer les affiches


Les élus dénoncent une campagne sanitaire du ministère de la Santé à destination des homosexuels, estimant qu’elle véhicule une vision dégradante de la sexualité. La ministre Marisol Touraine parle de «censure», et porte l’affaire en justice.

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«Avec un amant, avec un ami, avec un inconnu: les situations varient, les modes de protection aussi.» Le slogan s’affiche sur fond de deux hommes qui s’enlacent. Lancée comme une campagne sanitaire à destination des hommes homosexuels pour prévenir la transmission du VIH, le message véhiculé agace les milieux conservateurs qui dénoncent une vision dégradante de la sexualité. Depuis, les interdictions et les demandes de retrait se multiplient dans plusieurs municipalités de droite.

Le maire Les Républicains (LR) d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, a pris un arrêté mardi pour faire retirer les affiches sur l’ensemble de sa commune. Ce soutien de François Fillon dénonce une campagne «contraire aux bonnes moeurs et à la moralité», invoquant par ailleurs «la protection de l’enfance» pour justifier sa décision.

Mardi soir, le préfet de Seine-Saint-Denis a introduit un recours contre cet arrêté devant le Tribunal administratif de Montreuil, en l’assortissant d’une demande de suspension de cette décision. Il juge en effet cet arrêté «manifestement illégal», «insuffisamment motivé», et dénonce un «caractère disproportionné évident». «Il s’oppose au surplus à un intérêt public pourtant incontestable, cette campagne nationale visant à prévenir des risques importants en terme de santé publique qui existent tant sur le plan local que national», a-t-il écrit dans un communiqué.

La veille, le maire LR d’Angers, Christophe Béchu -proche de Juppé-, a demandé à l’entreprise JCDecaux de retirer les panneaux à proximité des écoles, ce qui a été fait dans la journée, selon le site Ouest France. À Louveciennes, une affiche exposée face à la gare de la commune s’est «mystérieusement envolée»rapporte Le Parisien, après avoir déclenché des plaintes de riverains. Au total, une dizaine de villes sur les 130 où la campagne a été diffusée ont écrit à JC Decaux pour demander le retrait de l’affichage public. Une requête à laquelle la société est tenu de faire droit lorsqu’elle est formulée par écrit. Dans d’autres communes comme Châlon-en-Champagne ou Versailles, d’autres affiches ont été dégradées.

Lors d’un point presse tenu ce mardi, la députée filloniste Isabelle Le Callennec a dénoncé une campagne «choquante» qui porte «un message électoral en direction d’une communauté».

Le Figaro

Robert Faurisson condamné à 10 000€ pour négationnisme

Robert Faurisson, qui conteste l’existence des chambres à gaz depuis plusieurs dizaines d’années, a de nouveau été condamné pour négationnisme à une peine de 10 000 euros d’amende qui peut se transformer en emprisonnement en cas de non-paiement.

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Un site web condamné pour avoir diffusé la vidéo

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné l’ancien professeur de littérature de l’université de Lyon, désormais âgé de 87 ans, à 100 jours amende à 100 euros.

Une peine de jours amende implique que le condamné voit cette peine transformée en emprisonnement s’il ne s’acquitte pas de la totalité de l’amende.

Le responsable de la publication sur internet de la vidéo de l’interview dans laquelle ont été tenus les propos poursuivis a quant à lui été condamné à 100 jours amende à 10 euros.

9 000 € de dommages et intérêts à verser

Les deux prévenus ont en outre été condamnés à verser ensemble 6 000 euros de dommages et intérêts à la Licra (ligue contre le racisme et l’antisémitisme) et 3 000 euros au BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme).

S’y ajoutent respectivement 1 500 et 1 000 euros à régler au titre des frais de justice.

Est Republicain

Le terroriste d’extrême droite qui a tué une une députée travailliste, condamné à la prison à vie

Sa disparition, une semaine avant le référendum sur le Brexit, avait bouleversé le Royaume-Uni. Thomas Mair, un extrémiste de droite reconnu coupable du meurtre, en juin dernier, de la députée travailliste britannique Jo Cox a été condamné à la prison à vie, ce mercredi, par la Cour criminelle de l’Old Bailey.

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La députée, pro-UE et pro-réfugiés, avait été tuée de plusieurs balles et de plusieurs coups de couteau, une semaine avant la tenue du référendum sur l’Union européenne du 23 juin, dans sa circonscription de Birstall, près de Leeds (nord de l’Angleterre). Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur selon lesquelles Thomas Mair, chez qui de la littérature nazie a été retrouvée, avait agi par idéologie. La peine est, à la mesure du crime, extrêmement rare outre-Manche.

«Mair n’a pas donné d’explication à ses agissements, mais le parquet a pu démontrer que son crime prémédité, animé par la haine, ne constitue pas moins qu’un acte de terrorisme destiné à mettre en avant son idéologie déviante», a expliqué la chef de la division du contre-terrorisme du parquet, Sue Hemming,dans un communiqué.

Des «actes terroristes»

«Mair n’a donné aucune explication pour ses crimes, mais le parquet a pu démontrer que ceux-ci, motivés par la haine, étaient prémédités et qu’ils n’étaient rien d’autre que des actes terroristes conçus pour faire progresser son idéologie tordue», écrit notamment Sue Hemming. Thomas Mair, qui a plaidé non coupable, a refusé de s’exprimer ou de se défendre lors du procès qui s’était ouvert il y a dix jours. L’Old Bailey l’a condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération anticipée, une «peine très rare», a souligné un porte-parole du parquet.

Lors de sa première audition par la justice, quelques jours après le meurtre, il avait crié «Mort aux traîtres, liberté pour le Royaume-Uni». Plusieurs témoins du meurtre ont également raconté l’avoir entendu crier à plusieurs reprises «Britain First» («la Grande-Bretagne d’abord !») en commettant son crime.

Le parquet a expliqué que Thomas Mair avait notamment eu accès à une publication «d’extrême droite» et à des documents nazis. Il a également effectué des recherches sur Internet sur le Ku Klux Klan et les militants des droits de l’Homme tués par ses partisans, et consulté le compte Twitter et la page Wikipedia de Jo Cox.

Le Parisien

Une Allemande de 88 ans condamnée à la prison pour négation de l’Holocauste

Une Allemande très âgée ne cesse de nier l’Holocauste, même après trois condamnations. Cette fois-ci, elle a été condamnée à deux ans et demi de prison mais est toujours en liberté et compte faire appel.

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Le tribunal de la ville de Verden (nord-ouest de l’Allemagne) a condamné Ursula Haverbeck à deux ans et demi de prison pour incitation à la haine raciale et négation de l’Holocauste, via le journal « La voix du Reich » (Stimme des Reiches).

Lors de son intervention devant le juge, elle a déclaré que le camp de concentration d’Auschwitz « était un camp de travail où on n’exterminait pas les gens dans des chambres à gaz ». Le procès de cette Allemande de 88 ans s’est tenu dans des conditions de sécurité renforcée.

Ce n’est pas la première condamnation d’Ursula Haverbeck. En 2015, le parquet de Hambourg l’a condamnée à dix mois de prison alors qu’en septembre et octobre 2016 elle a écopé de huit et dix mois de prison respectivement. Aucun de ces verdicts n’est toutefois entré en vigueur.

Sputnik

 

Bastia : Adrien et Julien mis en examen pour fabrication et transport d’engins explosifs

Deux supporters du SCB, proches du groupe Bastia 1905, ont été mis en examen ce soir par les magistrats instructeurs du palais de justice de Bastia pour  » fabrication, détention, transport d’engins explosifs en vue de commettre des atteintes aux personnes ou des destructions en bande organisée » ainsi que « association de malfaiteurs en vue de commettre des délits ».

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Après avoir étés présentés devant le juge des libertés et de la détention, ils ont été écroués au centre pénitentiaire de Borgo. De source judiciaire, les juges reprochent à Adrien Matarise et Julien Muselli, âgés de 24 et 23 ans, d’avoir un lien avec la présence d’explosifs retrouvés en marge de la manifestation qui s’était déroulée à Bastia le 20 février dernier.

Ce jour-là plusieurs milliers de personnes avaient défilé en soutien à Maxime Beux, un jeune supporter bastiais blessé à l’oeil lors quelques jours plus tôt à Reims lors d’affrontements avec la police en marge du match Stade de Reims-SCB.

La manifestation s’était déroulée dans le calme mais, avant le départ du cortège, la police avait découvert, dans un portail à proximité de la prefecture, un sac contenant « des cagoules et des masques à gaz », des engins explosifs ainsi que des boules de pétanques chargées de poudre.

Corse Matin

Brexit : le Ukip aurait financé sa campagne avec des fonds européens

Le parti nationaliste britannique avait fait campagne pour la sortie de l’UE.

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Le Ukip se retrouve de nouveau dans la tourmente. Après la démission précipitée de Nigel Farage peu après la victoire du « Leave » lors du référendum du 23 juin, puis celle de la nouvelle présidente Diane James après seulement 18 jours, le parti europhobe est soupçonné par la commission électorale britannique d’avoir utilisé des fonds européens pour financer sa campagne pro-Brexit.

L’organisme, qui a lancé une enquête, s’appuie sur un audit réalisé par les institutions européennes montrant que le parti européen ADDE (Alliance pour la Démocratie directe, comptant principalement des députés issus de Ukip) aurait « utilisé les subventions versées par l’UE au bénéfice de Ukip, en violation des règles« .

Sondages sur le Brexit

Ces règles empêchent notamment « le financement direct ou indirect de partis politiques nationaux » explique la commission électorale. Le Bureau du Parlement européen a déjà indiqué lundi que l’ADDE devra renoncer à 421.000 euros de fonds européens.

Ces dépenses de l’ADDE concernent notamment neuf sondages réalisés dans le cadre des élections générales britanniques de mai 2015 et en amont du référendum britannique sur l’UE. « La plupart des questions des sondages étaient liées à la campagne du ‘Leave’ menée par l’Ukip« , est-il notamment relevé dans le rapport à propos de certains sondages financés par l’ADDE.

La commission électorale britannique n’indique pas combien de temps va durer son enquête. Si les violations étaient avérées, Ukip risque jusqu’à 23.000 euros d’amende par infraction constatée ainsi que la confiscation des sommes indûment perçues.

La Tribune

Infractions racistes : hausse de 34% en 3 ans. Classement sans suite pour un auteur sur deux

Pour un auteur sur deux, l’affaire se termine par un classement sans suite. 

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Les parquets français ont traité l’an dernier 7.251 affaires comportant une ou plusieurs infractions à caractère raciste, soit une augmentation de 34% en trois ans. Le ministère de la Justice a précisé que cette augmentation ne « souligne pas nécessairement » une hausse des infractions commises en raison de la religion ou de l’origine de la victime, réelle ou supposée, mais peut aussi s’expliquer par une augmentation du nombre de plaintes.

Classement sans suite pour un auteur sur deux

Le ministère informe par ailleurs que pour un auteur sur deux, l’affaire se termine par un classement sans suite, parce que l’infraction est « insuffisamment caractérisée » (75%), parce que les faits enregistrés ne sont pas une infraction (9%), parce que les auteurs ont été mis hors de cause (4%) ou parce que les faits étaient prescrits (10%).

La Chancellerie, qui s’est engagée à mettre régulièrement à jour les chiffres en matière d’infractions à caractère raciste, a précisé que 10% des auteurs étaient mineurs au moment des faits. Lorsque l’auteur est susceptible d’être poursuivi, il y a dans 83% des cas une « réponse pénale », majoritairement sous forme d’alternative aux poursuites.

Europe 1

L’ex-FN Chauprade soutient Fillon pour barrer la route à Marine Le Pen

Ancien conseiller de Marine Le Pen sur les affaires internationales, Aymeric Chauprade offre ses services à l’équipe de François Fillon pour démonter l’argumentaire du Front national.

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Ancien cadre du FN qui fut l’un des proches conseillers de Marine Le Pen avant de se voir écarté, l’eurodéputé Aymeric Chauprade connaît bien Marine Le Pen qu’il soutenait jusqu’à l’année dernière. Fâché d’avoir été mis au ban pour ses propos sur l’islam et déçu par la ligne qu’il juge trop «socialiste-nationaliste», ce spécialiste des questions internationales se fait désormais le pourfendeur du programme de Marine Le Pen. Début novembre, dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles, Aymeric Chauprade envisageait de rejoindre le Parti populaire européen (PPE) avec en tête l’idée de se rapprocher de Nicolas Sarkozy dans le contexte de la primaire LR.

Interrogé par L’Express ce mardi, il annonce désormais son soutien à François Fillon. «Je suis allé voter au premier tour pour Nicolas Sarkozy parce que je pensais qu’il avait de meilleures chances pour l’emporter. Je me suis trompé sur ce point, mais je ne renie pas du tout mon vote», confie Aymeric Chauprade, qui fait donc partie des 20% de sarkozystes déçus dimanche soir. «Je salue aussi l’incroyable campagne qu’a faite François Fillon, partant d’assez bas et en s’accrochant jusqu’au bout», explique ce géopoliticien favorable, comme François Fillon, à l’axe Paris-Moscou. «Il y a une convergence totale entre mes analyses et ce que dit François Fillon sur la nécessité de travailler avec la Russie et de remettre sur la table nos relations avec les monarchies sunnites du Golfe à cause de leurs ambiguïtés vis-à-vis du totalitarisme islamique», tient-il d’ailleurs à faire valoir.

Le Figaro

Palestine occupée: la 3e ville la plus importante de Norvège vote pour le boycott d’israël

La troisième plus grande ville de Norvège, Trondheim, s’est prononcée pour le boycott de tous les biens et services produits dans les colonies israéliennes situées en Cisjordanie occupée.

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« Les colonies illégales se développent, la construction du mur continue, les Palestiniens sont soumis à un harcèlement quotidien et font face à d’importants obstacles dans leur vie quotidienne », explique en préambule la motion adoptée par le Conseil municipal de Trondheim.

« Ceci est une politique que la Municipalité de Trondheim ne peut pas appuyer. Pour cette raison la municipalité s’interdira d’acheter des biens ou des services produits dans les territoires occupés », poursuit la motion.

 

LMJ

La conférence Philippot à Sciences Po annulée à cause d’une manifestation d’étudiants

En avril dernier, le mouvement Nuit Debout avait fait annuler une conférence que Florian Philippot devait donner à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP).

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Même joueur joue encore : ce mardi 22 novembre, le numéro 2 du Front national n’a pu s’exprimer, comme cela était prévu, au sein de Sciences Po Paris. La faute à plusieurs manifestants qui ont bloqué l’accès au lieu de débats.

Le Lab

Nouvelle enquête judiciaire sur des soupçons d’escroquerie au FN

La justice soupçonne le parti de Marine Le Pen d’escroqueries, d’abus de biens sociaux, de blanchiment et de recel entre janvier 2014 et avril 2016.

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Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle information judiciaire sur des soupçons d’escroquerie dans le financement des dernières campagnes électorales du Front national, a indiqué mardi à l’Agence France-Presse une source judiciaire, confirmant une information de Mediapart.

Cette enquête, qui porte sur la période allant de 2014 à 2016, a été ouverte le 26 octobre et confiée à des juges d’instruction, a précisé la source. Le Front national et deux de ses cadres, Jean-François Jalkh et Wallerand de Saint-Just, ont déjà été renvoyés début octobre en procès, pour des soupçons d’escroquerie aux frais de l’État, lors des législatives de 2012. Cette affaire, qui n’a pas été jugée, implique aussi Riwal, une société prestataire du mouvement gérée par un très proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, ainsi que le micro-parti satellite du FN Jeanne, qui participe au financement de ses campagnes, et quatre autres personnes.

Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle information judiciaire à la suite d’un signalement qui lui avait été transmis en juin par Tracfin, la cellule de renseignement de Bercy. Selon une source proche de l’enquête, Tracfin y vise des « flux financiers importants » impliquant notamment Jeanne et Riwal.

Prestations gonflées et surfacturées

L’information judiciaire a été ouverte pour les délits supposés d’escroqueries, abus de biens sociaux, blanchiment et recel, a précisé la source judiciaire. L’enquête porte sur une période de janvier 2014 à avril 2016, qui couvre notamment les municipales, les européennes, les départementales et les régionales. Dans la précédente affaire, c’est le système des kits de campagne mis en place par le parti et ses prestataires pour les législatives qui a fait l’objet des investigations. Tracts, affiches, cartes postales… cette panoplie du candidat, obligatoire aux yeux de nombre d’entre eux, coûtait 16 650 euros. Or, pour l’acquérir, les frontistes devaient contracter un prêt avec intérêts auprès de Jeanne, mouvement satellite du FN, alors qu’ils étaient fournis par Riwal.

Les juges pensent que, derrière ce montage, se cachent des prestations gonflées et surfacturées au détriment de l’État, qui rembourse les frais de campagne aux candidats dépassant 5 % des voix. Le système aurait été imposé aux candidats « dans l’unique but de majorer des dépenses électorales remboursables », avait expliqué une source proche de l’enquête. Le Front national a toujours clamé son innocence dans cette affaire.

Le point