Nouvelle enquête judiciaire sur des soupçons d’escroquerie au FN

La justice soupçonne le parti de Marine Le Pen d’escroqueries, d’abus de biens sociaux, de blanchiment et de recel entre janvier 2014 et avril 2016.

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Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle information judiciaire sur des soupçons d’escroquerie dans le financement des dernières campagnes électorales du Front national, a indiqué mardi à l’Agence France-Presse une source judiciaire, confirmant une information de Mediapart.

Cette enquête, qui porte sur la période allant de 2014 à 2016, a été ouverte le 26 octobre et confiée à des juges d’instruction, a précisé la source. Le Front national et deux de ses cadres, Jean-François Jalkh et Wallerand de Saint-Just, ont déjà été renvoyés début octobre en procès, pour des soupçons d’escroquerie aux frais de l’État, lors des législatives de 2012. Cette affaire, qui n’a pas été jugée, implique aussi Riwal, une société prestataire du mouvement gérée par un très proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, ainsi que le micro-parti satellite du FN Jeanne, qui participe au financement de ses campagnes, et quatre autres personnes.

Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle information judiciaire à la suite d’un signalement qui lui avait été transmis en juin par Tracfin, la cellule de renseignement de Bercy. Selon une source proche de l’enquête, Tracfin y vise des « flux financiers importants » impliquant notamment Jeanne et Riwal.

Prestations gonflées et surfacturées

L’information judiciaire a été ouverte pour les délits supposés d’escroqueries, abus de biens sociaux, blanchiment et recel, a précisé la source judiciaire. L’enquête porte sur une période de janvier 2014 à avril 2016, qui couvre notamment les municipales, les européennes, les départementales et les régionales. Dans la précédente affaire, c’est le système des kits de campagne mis en place par le parti et ses prestataires pour les législatives qui a fait l’objet des investigations. Tracts, affiches, cartes postales… cette panoplie du candidat, obligatoire aux yeux de nombre d’entre eux, coûtait 16 650 euros. Or, pour l’acquérir, les frontistes devaient contracter un prêt avec intérêts auprès de Jeanne, mouvement satellite du FN, alors qu’ils étaient fournis par Riwal.

Les juges pensent que, derrière ce montage, se cachent des prestations gonflées et surfacturées au détriment de l’État, qui rembourse les frais de campagne aux candidats dépassant 5 % des voix. Le système aurait été imposé aux candidats « dans l’unique but de majorer des dépenses électorales remboursables », avait expliqué une source proche de l’enquête. Le Front national a toujours clamé son innocence dans cette affaire.

Le point

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