Une Allemande de 88 ans condamnée à la prison pour négation de l’Holocauste

Une Allemande très âgée ne cesse de nier l’Holocauste, même après trois condamnations. Cette fois-ci, elle a été condamnée à deux ans et demi de prison mais est toujours en liberté et compte faire appel.

1028816832.jpg

Le tribunal de la ville de Verden (nord-ouest de l’Allemagne) a condamné Ursula Haverbeck à deux ans et demi de prison pour incitation à la haine raciale et négation de l’Holocauste, via le journal « La voix du Reich » (Stimme des Reiches).

Lors de son intervention devant le juge, elle a déclaré que le camp de concentration d’Auschwitz « était un camp de travail où on n’exterminait pas les gens dans des chambres à gaz ». Le procès de cette Allemande de 88 ans s’est tenu dans des conditions de sécurité renforcée.

Ce n’est pas la première condamnation d’Ursula Haverbeck. En 2015, le parquet de Hambourg l’a condamnée à dix mois de prison alors qu’en septembre et octobre 2016 elle a écopé de huit et dix mois de prison respectivement. Aucun de ces verdicts n’est toutefois entré en vigueur.

Sputnik

 

«La cause palestinienne n’existe pas, un faux problème inventé» les effarantes déclarations de Clavreul en Israël

Dans mon précédent billet, je m’étonnais de ce que, dans une réunion internationale – à l’OSCE –  Gilles  Clavreul qui représentait la France ait voté et fait voter pour que la « critique systématique et démesurée d’Israël » soit considérée comme une forme… d’antisémitisme !

gilles-clavreul

Nouvel épisode, la semaine dernière, Gilles Clavreul, ès qualité de préfet de la république chargé de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, effectuait  un voyage officiel en Israël, « et dans les territoires palestiniens ». Histoire, sans doute,  de faire bonne mesure, en ne donnant pas prise au soupçon du deux-poids-deux mesures qui parfois, à tort ou à raison, pèse sur les pouvoirs publics français dès qu’il s’agit des juifs, des musulmans, des arabes, d’Israël etc. 

Mais quel était précisément l’objet de ce voyage ? On peut s’interroger car une incroyable confusion a semblé régner autour des thèmes qui y furent abordés. S’agissait-il de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme en France qui – est-il besoin de le  rappeler – délimite le champ de compétence du Dilcra ? Mais qu’est-ce que les Israéliens ont à voir avec ça ? Ou du conflit israélo-palestinien ? Auquel cas on se demande à quel titre Gilles Clavreul viendrait  empiéter sur le terrain du Quai d’Orsay. En fait… c’était les deux à la fois ! Un méli-mélo tarabiscoté qui en dit long sur la folie instrumentalisatrice qui semble désormais régner à la tête de l’Etat pour tout ce qui touche à ces sujets brûlants.

Un premier voyage avait déjà eu lieu l’année dernière. Ainsi que l’a raconté  Gilles Clavreul, dans une interview publiée ce lundi sur le site Times of Israël, [1] une rencontre avec les représentants du ministère israélien des Affaires étrangères avait été l’occasion d’un échange fructueux à l’occasion duquel ces derniers « avaient partagé leurs inquiétudes » avec les Français, et « présenté les outils » pour y répondre.

Les outils ? « Surveillance d’Internet, enseignement de la Shoah, réponse aux contre-discours ». Ainsi donc, la France s’en remet aux experts gouvernementaux israéliens pour lui fournir les « outils »  destinés à lutter, chez elle, contre le racisme et l’antisémitisme ! Quand on sait la manière dont les Israéliens surveillent Internet (touristes étrangers refoulés à l’aéroport de Tel-Aviv et interdits de séjour pour de banals commentaires publiés sur Facebook), instrumentalisent la mémoire de la Shoah pour justifier l’oppression qu’ils imposent aux Palestiniens, et fournissent à leur relais médiatiques en France les éléments de « contre-discours » destinés à rendre inaudible toute critique susceptible de leur déplaire, il y a tout de même de quoi être abasourdi ! Et légèrement inquiet. Car Gilles Clavreul, visiblement, entend poursuivre, cette année, le même travail avec les Israéliens : « Nous partageons une analyse commune des sources de l’antisémitisme, et de ses formes nouvelles », précise-t-il…  

Et les Palestiniens ?  Oui, Gilles Clavreul les a… rencontrés. Formidable ! Et après ? Qu’en est-il sorti ? Une analyse commune ? Un plan d’action commun ? Ne rêvons pas…

Interviewé à Jérusalem par Paul Amar sur la chaîne israélienne francophone i24, [2] le préfet Dilcra s’est contenté du service minimum : « La souffrance, les difficultés quotidiennes, les tracasseries, les peurs et les angoisses pour l’avenir qui s’expriment du côté palestinien, moi, je les entends tout à fait… ». Et c’est tout ? Oui, c’est tout. Quant aux causes et aux responsabilités qui sont à l’origine de cette  « souffrance », il n’a pas pipé mot.

L’occupation ? La colonisation ? Les morts ? Les emprisonnements ? Les destructions ? Les interdictions de circuler ? Le développement économique étouffé ? Que nenni… Sans doute voulait-il évoquer la hausse des prix, la grippe aviaire ou les calamités météorologiques. Ah si, il a tout de même ajouté : « Après, la manière dont certaines choses sont répercutées, amplifiées, ou quelquefois  déformées, c’est  une toute autre question. Et c’est vrai que  la question palestinienne, en France, est utilisée pour servir des causes, qui parfois s’éloignent beaucoup des intérêts directs des Palestiniens ». Une idée réitérée de manière encore plus explicite – et surréaliste ! – dans son interview accordée au  site Times of Israël : «Nous pouvons aussi en apprendre beaucoup sur la question palestinienne, la façon dont elle est mobilisée, instrumentalisée, pour servir l’antisémitisme[…] La mobilisation palestinienne est beaucoup plus radicale en France qu’ici »    

Résumons. Gilles Clavreul représentant officiel du gouvernement français en déplacement en Israël déclare publiquement depuis Jérusalem que la cause palestinienne n’existe pas, qu’il ne s’agit que d’un faux problème inventé depuis la France par des antisémites contre lesquels il convient de lutter grâce aux « outils » fournis par le ministère israélien des  affaires étrangères avec lequel la France partage  une « analyse commune »

Gilles Clavreul déplore que la question palestinienne soit utilisée en France pour servir des causes qui parfois s’éloignent beaucoup des intérêts directs des Palestiniens

On pourrait lui rétorquer que lui-même, en Israël, use de sa fonction de délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme à des fins qui sont fort éloignées  de sa mission et de ses attributions officielles en France.      

Le plus étonnant est que ces propos n’ont provoqué aucune polémique, aucune réaction, de la part de qui que ce soit

En d’autres temps et dans d’autres circonstances, on en a pourtant démissionné pour moins que ça.                        

 Médiapart

 

Antisémitisme et négationnisme: l’identitaire Henry De Lesquen se lâche sur twitter

 

 

«Détail» des chambre à gaz : 30000 € requis contre Le Pen

Pour avoir réitéré ses propos sur les chambres à gaz, «détail» de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale selon lui, le président d’honneur du FN Jean-Marie Le Pen était poursuivi ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour contestation de crime contre l’Humanité.

5532895_4f193b0ef4a08d2683d178203a8c2fbe56264060_545x460_autocrop

 

Le 2 avril sur le plateau de BFMTV-RMC, au journaliste Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait s’il regrettait d’avoir qualifié les chambres à gaz de «détail», Jean-Marie Le Pen avait répondu: «Pas du tout.

Ce que j’ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la guerre, à moins d’admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz».

Le journaliste l’avait alors relancé, demandant si «des millions de morts» pouvaient être qualifiés de «point de détail». «C’est pas un million de morts, c’est les chambres à gaz», «moi je parle de choses précises.

Je n’ai pas parlé de nombre de morts. J’ai parlé d’un système. J’ai dit que c’était un détail de l’histoire de la guerre», avait insisté l’ancien leader frontiste âgé de 87 ans.

Le Parisien

Le négationniste Vincent Reynouard débouté devant le Conseil constitutionnel

image_content_Personnalise_19956522_20160110201949

Le Conseil constitutionnel a validé ce vendredi le texte réprimant la contestation des crimes contre l’Humanité commis pendant la Seconde Guerre mondiale, introduit par la loi Gayssot. Saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) du négationniste normand Vincent Reynouard, qui estimait que la loi impliquait une discrimination injustifiée entre les victimes et une atteinte aux libertés d’expression et d’opinion, le Conseil constitutionnel a écarté ces deux griefs.

Introduit par la loi Gayssot du 13 juillet 1990, l’article 24 bis de la loi sur la presse fait référence aux crimes contre l’Humanité définis par le statut du tribunal militaire international de Nuremberg, visant ainsi la Shoah. Dans sa décision rendue vendredi, le Conseil constitutionnel estime que « la négation des crimes contre l’Humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale, en partie sur le territoire national, a par elle-même une portée raciste et antisémite ».

Le Conseil constitutionnel souligne que «seule la négation, implicite ou explicite, ou la minoration outrancière de ces crimes est prohibée, et que les dispositions contestées n’ont ni pour objet ni pour effet d’interdire les débats historiques ».

Qualifiant son client « d’historien amateur », l’avocat de Vincent Reynouard, Me Wilfrid Paris, avait souhaité lors de l’audience une «immunité mémorielle pour les historiens », « à condition de ne pas provoquer à la haine ». Se revendiquant « national-socialiste», Vincent Reynouard, 46 ans, a déjà purgé un total de deux ans de prison.

Plusieurs condamnations à son actif

Cet ancien enseignant a notamment été condamné à un an de prison et 10 000 euros d’amende en 2007 pour la diffusion d’une brochure contestant l’Holocauste. Début 2014, il avait posté une vidéo de 45 minutes sur un site d’extrême droite, dans laquelle il s’insurgeait contre la «propagande » diffusée selon lui à l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie. Il a pour cela été condamné le 17 juin dernier à un an de prison par la cour d’appel de Caen.

Paris Normandie

Une octogénaire négationniste condamnée à 10 mois de prison

image

Une octogénaire allemande a été condamnée à 10 mois de prison par un tribunal de Hambourg pour avoir déclaré que le génocide des juifs par les nazis était le « plus gros mensonge » de l’Histoire. 

Ursula Haverbeck, 87 ans, a été condamnée jeudi pour « incitation à la haine » après avoir déclaré en avril, alors que se tenait le procès de l’ex-comptable d’Auschwitz Oskar Gröning, que l’Holocauste était « le mensonge le plus gros et le plus durable » de l’histoire mondiale.

Lors de l’audience, elle a maintenu ses propos, qualifiant la législation allemande réprimant l’incitation à la haine et la contestation de crime contre l’humanité de « loi destinée à pérenniser un mensonge ».

Présentée par le quotidien de gauche Tageszeitung comme la « Grande dame » des négationnistes allemands, elle prétend également que le camp d’extermination d’Auschwitz, symbole du système concentrationnaire et de la machine de mort nazis, n’a jamais été un camp d’extermination.

En 2009, elle avait écopé d’une amende de 2.700 euros pour avoir menacé la présidente de l’époque du Conseil central des juifs d’Allemagne « d’un nouveau pogrom », rapporte le quotidien populaire Bild, qui la surnomme « la mamie nazie ».

Elle était l’épouse de Werner Georg Haverbeck, un militant d’extrême droite décédé en 1999 avec lequel elle avait fondé en 1963 à Vlotho le Collegium Humanum, présenté comme un établissement d’enseignement mais réputé pour être un nid de négationnistes.

La Libre