Sites web d’extrême droite niant l’holocauste: Google remet les choses en place

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Quand on est assez malin et qu’on a compris son fonctionnement, il est visiblement facile de berner le moteur de recherche Google. Un site négationniste américain a réussi pendant plusieurs semaines à figurer en tête des requêtes demandant « Est-ce que l’Holocauste a existé ». Et la première réponse à la question était un lien vers le site suprématiste Stormfront qui expliquait en 10 points pourquoi l’Holocauste n’avait jamais existé.

Critiqué pendant de nombreuses semaines, Google a fini par réagir après avoir refusé préalablement, indiquant que le site Stormfront n’était pas associé à Google et l’entreprise ne pouvait donc pas agir sur le résultat des requêtes.

« Google a été conçu avec la volonté de fournir aux gens des résultats de grande qualité et faisant autorité pour leurs recherches », a indiqué Google dans un communiqué publié par The Verge. « Nous nous efforçons de donner aux utilisateurs une large variété de contenus provenant de sources diverses et nous nous soutenons le principe d’un site web gratuit et libre. Juger quelles pages sur Internet répondent le mieux à une requête est un problème délicat et nous ne réagissons pas forcément toujours bien. »

Des sites racistes en tête des requêtes sur les noirs

Le procédé de recherche de Google est basé sur un algorithme qui va prendre en compte la popularité d’un lien et y injecter quelques paramètres de recherche (nombre de fois où la page est consultée ou citée sur un blog, un article ou les réseaux sociaux ; date de mise à jour ; taux de conformité à la requête, etc.). Mais il est également possible de biaiser les réponses en ayant recours à des sites qui boostent les pages internet moyennant finance. Repris par de nombreux sites néo-nazis et soutiens, Stormfront a ainsi pu voir son article sur l’Holocauste figurer en tête des résultats sur le sujet grâce à un militantisme exacerbée, au détriment de la véracité des faits.

Comme le précise bien le site Numerama, il est plus facile pour un « média militant » d’avoir « les ressources pour être extrêmement actif dans la promotion de son sujet » que pour des pages « officielles » telles que celle du musée de l’Holocauste ou la fiche Wikipédia sur le sujet. Seulement, intervenir dans des résultats de recherche va aussi à l’encontre de la liberté prônée par Google. En agissant ainsi, le moteur de recherche atteste qu’il peut s’ingérer dans la hiérarchisation des résultats, en se défaisant de sa ligne de conduite d’index neutre du web et de référentiel pour les faits. Et, comme beaucoup de médias l’ont remarqué, si cette mesure s’applique à l’Holocauste, d’autres sujets comme le racisme voient toujours apparaître en tête des résultats des liens vers des sites racistes, xénophobes ou dont la véracité peut être remise en question.

 

LCI

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