Cet homme de 19 ans était jugé, aux côtés de Jimmy P., d’un an son cadet, pour avoir tenté d’extorquer la sacoche d’un adolescent de 16 ans, le 21 mars, en plein centre commercial du Val d’Europe. Le professionnalisme de deux vigiles avait évité à la victime d’être dépouillée.
Les douze condamnations inscrites au casier judiciaire de Yannick H. ont pesé lourd dans la balance. La procureure Dominique Laurens a en effet requis 18 mois de prison, dont dix ferme, avec mandat de dépôt. Il a écopé d’un an de prison ferme et a été écroué dans la foulée.
Quant à son complice, contre lequel la parquetière a demandé six mois de prison ferme sans mandat de dépôt, il est -lui aussi- parti derrière les barreaux pour douze mois.
Dans la salle d’audience, les copains des deux prévenus s’amusaient du spectacle. Ils sont restés tout aussi joyeux lorsque le tribunal a instruit une seconde affaire, pour laquelle Jimmy P. comparaissait seul.
Lundi dernier, aux côtés d’autres jeunes, alors qu’il était convoqué devant le tribunal correctionnel -ce jeudi- pour la première affaire, il avait arraché le casque audio d’un adolescent de 16 ans,dans une rue de Meaux. «J’ai volé, j’ai avoué», a expliqué laconiquement le prévenu.
Le tribunal a suivi à la lettre les réquisitions du parquet. «Je vous demande de protéger la population», avait lancé la procureure. Jimmy P. a été condamné, pour la seconde fois de l’audience, à un an de prison ferme, avec mandat de dépôt. Direction la prison. Forcément, ça ne rigolait plus du tout dans la salle.
UnFrançais aagressé deux touristesmusulmansdans le spad’un hôtel aGold Coast en Austarlie, en leur disant«nousallons vousbombarder, nous allonstous vousbombarder».
FranckyGuise,37ans, est également accuséd’avoir cracherau visaged’un adolescent musulman de17 ansetd’avoir molesté une femme de 25 ansà l’hôteldeQ1dans le district de Surfers Paradise, lundi soir.
Il a été libérésous cautionmalgré les objectionsde la policeet devra se présenter jeudi devant la justice.
Jérôme Chauris a été arrêté samedi 14 novembre à l’aéroport londonien de Gatwick en possession d’une arme et d’un couteau, a annoncé la police locale. « Ce qui semble être une arme à feu a été récupéré dans les effets de l’homme », a ajouté la police, en précisant qu’elle vérifiait « l’état de fonctionnement de l’arme ».
Soupçonné d’infraction liée à une arme à feu, cet homme de 41 ans originaire de Vendôme (Loir-et-Cher) a été arrêté dans la zone de l’aéroport située avant les contrôles de sécurité, précise la police.
Il a été interpellé dans la matinée et le terminal nord avait alors été évacué, suite au comportement suspect de l’individu qui avait jeté un objet dans une poubelle.
Un homme d’origine turque a été blessé par balle à Cambrai (Nord) dans la nuit de samedi à dimanche en raison « de sa couleur de peau » et le tireur présumé s’est ensuite donné la mort, indique le parquet de Cambrai. La victime a été touchée dans le dos et ses jours ne sont pas en danger.
Cet homme d’une trentaine d’année et résident en France a été blessé par balle de petit calibre alors qu’il se trouvait sur un trottoir à proximité d’un établissement « de type kebab », précise Rémi Schwartz, le procureur de Cambrai.
Le coup de feu a été tiré à partir d’une voiture arborant un drapeau tricolore bleu-blanc-rouge sur le capot avec trois personnes à bord, dont le tireur qui s’est donné la mort la même nuit.
Selon les premières auditions des deux autres occupants de la voiture actuellement en garde à vue, une femme née en 1989 et un homme né en 1996, la cible a été choisie« en raison de son apparence civile », a précisé le parquet.
« La victime semble avoir été choisie au hasard, parce qu’elle avait une couleur de peau qui ne convenait pas au tireur », a indiqué Rémi Schwartz. « Apparemment, ils étaient susceptibles de chercher d’autres victimes », a-t-il ajouté.
L’accusation de deux poids, deux mesures faite à Facebook n’a pas tardé à arriver aux oreilles de Mark Zuckerberg. Samedi 14 novembre, le fondateur et président-directeur général de la compagnie a déclaré sur son propre compteavoir pris en compte les critiques du monde arabe et de ses sympathisants concernant son application.
« De nombreuses personnes nous ont demandé à raison pourquoi nous avons activé le Safety Check pour Paris mais pas pour les attentats à Beyrouth ou dans d’autres endroits. »
Jusqu’à hier, notre politique était de réserver le Satefy Check aux désastres naturels. Nous venons seulement de changer celle-ci et prévoyons désormais d’activer le Safety Check dans davantage de cas de désastres humains. »
Inventée pour les situations de catastrophes naturelles, le Safety Check permet à un utilisateur du réseau social de se déclarer en sécurité d’un simple clic. Il a été mis en place en France vendredi 13 novembre dans la soirée après les attentats de Paris, mais pas au Liban, frappé le même jour à Beyrouth, suscitant l’incompréhension du monde arabe.
Plusieurs lieux de culte musulmans ont été la cible de dégradations au cours du week-end.
A Créteil, en région parisienne, des croix rouge sang ont été taguées sur la mosquée Sahaba. Ouverte il y a sept ans, c’est la première fois que ce lieu de culte est la cible de dégradations.
A Oloron, dans les Pyrénées-Atlantiques, des tags d’extrême droite faisant référence à la LVF (pour Légion des volontaires français), un groupe militaire collaborationniste de la seconde guerre mondiale, ont été écrits sur une boucherie halal et la mosquée de la ville.
A Pontarlier, en Franche-Comté, des inscriptions racistes ont été découvertes sur les murs de la mosquée de la ville, déjà vandalisée à plusieurs reprises dans le passé, et du jambon a été déposé devant le lieu de culte.
A l’étranger, plusieurs mosquées ont également été la cible d’actes de malveillance, comme aux Pays-Bas, à Bergen-op-Zoom et Rosendael. A Peterborough, au Canada (Ontario), la mosquée de la ville a été touchée par un incendie, vraisemblablement d’origine criminelle.
En revanche, à Brest, les fidèles de la mosquée de la rue Victor-Pengam ont eu la surprise de découvrirune guirlande de cœurs déposés sur les grilles du lieu de culte.
PETERBOROUGH | Une mosquée ontarienne a été la proie des flammes samedi soir et il s’agit d’un incendie criminel selon les autorités.
Le feu a pris naissance vers 23 h, samedi soir, dans la mosquée Masjid Al-Salaam de Peterborough, dans le sud de l’Ontario. Les services d’urgence ont réussi à contenir les flammes, mais les dommages à l’édifice s’élèvent à 80 000 $.
«Nos enquêteurs sont sur les lieux. Il semble que l’incendie ait été causé délibérément», a indiqué la police de Peterborough.
«Nous condamnons ce genre d’attaques visant des personnes innocentes et leur lieu de prières», a précisé le chef de police Murray Rodd.
Il s’agit de la seule mosquée de Peterborough selon le «Toronto Star».
« On te crèvera sale race », « On fera de toi du méchoui bougnoule », « Terroriste, islamiste, laisse ta place à la mairie à un Français »…
Voici quelques-uns des messages incroyablement haineux et racistes reçus il y a 15 jours sur son portable par Haikel Drine. Cet adjoint (sans étiquette) au maire du Blanc-Mesnil, en charge des nouvelles technologies, est encore sous le choc de la trentaine de SMS menaçants reçus en un week-end, venus de numéros différents. « Quelques jours après, j’ai aussi retrouvé une tête de cochon dans un sac-poubelle devant chez moi », souffle Haikal Drine, visiblement marqué.
L’élu précise avoir porté plainte le 2 novembre au commissariat du Blanc-Mesnil pour des menaces de mort, aggravées par des insultes à caractère raciste. « On s’est attaqué à ma famille, à ma religion, à mes convictions », dénonce Haikal Drine.
L’élu a tout de même tenu sa place ce jeudi soir au conseil municipal. Auparavant, il a participé au rassemblement en soutien aux trois « maisons pour tous » (MPT) de la ville, que le maire (LR) Thierry Meignen projette de réformer. Un sujet sur lequel l’adjoint est en opposition avec le maire. Haikal Drine.
Le 30 octobre, lors de l’assemblée générale de cette association, cet élu issu d’un collectif citoyen a apporté son soutien au directeur Kader Zekri, contraint de quitter ses fonctions, et a affirmé son opposition à la volonté de la municipalité de faire appel à une nouvelle structure pour chapeauter les maisons pour tous.
Un acte «scandaleux» selon le maire LR
C’est dès le lendemain de cette prise de position qu’Haikal Drine assure avoir reçu des menaces de mort. « Est-ce le fruit du hasard ? », s’interroge-t-il. « Je ne vais pas me laisser intimider, poursuit Haikal Drine, qui a reçu le soutien de plusieurs élus de la majorité comme de l’opposition. Ma priorité est maintenant de rester auprès de ma famille et de la protéger. »
De son côté le maire, Thierry Meignen a condamné cet « acte scandaleux » envers Haikal Drine.
Une affaire de voyages en Espagne pour acheter de l’héroïne, de la cocaïne et du cannabis. Le candidat frontiste, placé en position non éligible sur la liste de Jean-Paul Berroyer, n’avait participé qu’à un voyage en Espagne. Il avait aussi été établi, lors de l’audience, qu’il achetait régulièrement du cannabis à l’un de ses amis qui avait reconnu, de son côté, une vingtaine de voyages.
En 2011, le jeune homme avait été condamné à un an de prison ferme avec 210 heures de sursis travail d’intérêt général. Interrogé ce vendredi, Jean-Paul Berroyer a simplement indiqué qu’il n’était «pas au courant». «Je me renseignerai.»
Dans son programme, le FN prône «la tolérance zéro» à l’égard de la consommation et du trafic de cannabis, «pour le bien de la jeunesse française».
Les Circassiens, ou encore Tcherkesses(selon l’étymologie arabe), sont des guerriers montagnards dont le premier royaume fut établi au IVe siècle avant JC dans une région de 100.000 km², aujourd’hui éclatée entre les Etats russe et géorgien.
Après un siècle de résistance à l’impérialisme tsariste, au prix de la vie de 800.000 des leurs, les douze tribus circassiennes sont en partie exterminées à Sotchi, par Alexandre II, le 21 mai 1864. Un million d’entre eux sont alors poussés à l’exode vers l’Empire ottoman, parmi lesquels 200.000 vont mourir de faim, de maladie ou de fatigue.
Les Montagnards quittant l’aoul, Pyotr Nikolayevich Gruzinsky (1872) via Wikimedia Commons
700.000 Circassiens résident encore aujourd’hui en fédération de Russie; les autres se vivent comme des déracinés. La majorité de leurs descendants se trouvent en Turquie, où ils sont 2 à 3 millions.
Les recherches de l’association Circassian World recensent également 100.000 d’entre eux en Jordanie ainsi qu’en Syrie, quelques milliers en Israël, en Libye et au Liban, et d’autres encore en Europe (40.000 environ) et aux Etats-Unis (au moins 5.000).
En Jordanie, les survivants sont arrivés par vagues à partir de 1878. La légende veut qu’ils aient fondé Amman, la capitale, jusqu’alors terre de tribus bédouines –le royaume jordanien n’ayant été institué qu’en 1946. Les Circassiens ont érigé des villages agricoles sur des terres bédouines dans les vallées du Jabal Amman, lieu de passage de nombreuses caravanes.
Avec environ 100.000 membres, la communauté circassienne représente aujourd’hui 1,5% de la population. Elle est considérée comme l’une des 56 nationalités du royaume hachémite, qui lui réserve trois sièges au Parlement.
Les Circassiens ont toujours fait partie du personnel des palais de la dynastie hachémite.Quant aux femmes circassiennes, elles étaient également membres de la cour en Irak et en Syrie. Le prince Ali, demi-frère de l’actuel roi de Jordanie Abdallah, a effectué à cheval en 1998 la route inverse de l’exode circassien, d’Amman au Caucase, pour honorer leur histoire.La carte de la Circassie en 1840 / Wikimedia Commons
Valeureux cavaliers dans le Caucase, les Tcherkesses ont continué de s’illustrer dans la carrière militaire en Jordanie surtout parmi les haut-gradés, par exemple en 1948 et 1967 contre Israël.Aujourd’hui encore, la garde royale de cérémonie est exclusivement composée de Circassiens. Selon la coutume, les garçons partaient à 7 ans s’entraîner à l’art de la chevalerie, mais cette pratique a totalement disparu.
En 2013, les Circassiens d’Amman sont aussi bien informaticiens que comptables ou commerçants.Désormais, les fioles de poudre à canon et les cartouches qui ornaient le devant des manteaux pourrissent dans les placards des anciens. Les croyances religieuses originelles, imprégnées de polythéisme, paganisme et animisme, se sont elles aussi quasiment évanouies.
Danse traditionnelle à la remise de diplômes de la Prince Hamza School
Le festival annuel de la ville de Jerash ou la remise de diplômes de la Prince Hamza School à Amman donnent lieu à des démonstrations de danse traditionnelle. La danseuse Mirna Janbek explique que les pas des hommes, dague à la ceinture, évoquent ceux des chevaux quand leurs mains, dissimulées dans de très longues manches, rappellent les battements d’ailes de l’aigle. Le mouvement des femmes imite celui des cygnes; fières mais timides, elles lèvent la tête et baissent le regard.
La Prince Hamza School est un lieu clé de la communauté qui accueille 800 élèves dont 90% de Tcherkesses. Créée en 1972 sur un terrain offert par le roi Hussein, l’école suit le programme scolaire jordanien. Mais ce qui la rend unique, ce sont les cinq heures de cours hebdomadaires de langue circassienne.
Le Septième Cercle est un quartier périphérique résidentiel d’Amman, où beaucoup de Tcherkesses vivent encore aujourd’hui. Ils ont contribué à le développer dans les années 1940 et 1950, lors de la croissance de la capitale.Il s’est créé à proximité du village de Wadi Sir, où vivaient de nombreux Circassiens et c’est l’un des derniers endroits où l’on trouve quelques associations d’une communauté aujourd’hui dispersée dans la ville.
Nahla, une coquette cinquantenaire circassienne veuve d’un riche arabe, expose dans sa grande maison des trésors du passé. Ceinture en pierres précieuses, sceau à marquer les bêtes aux armoiries de sa tribu, coiffe guerrière… Autant d’objets du Caucase transportés dans l’exode par ses ancêtres expulsés.
«Mes parents ne voyaient pas l’intérêt de garder toutes ces choses du quotidien, raconte Nahla en les sortant amoureusement des vitrines. Mais mon frère et moi les avons préservées comme témoins de notre histoire.»
L’Association Humanitaire de Montpellier (AHM), œuvrant depuis 2013 pour apporter un soutien aux personnes en situation de précarité, a annoncé sur sa page facebook le décès de leurs « confrères de l’Association Humanitaire Musulmane à Paris ».
Morts alors qu’ils distribuaient des repas aux SDF
Outre des inscriptions à connotation raciste, du jambon et du lardon ont été déposés devant le palier. Le responsable de la mosquée prône l’apaisement.
Le président de l’association de la mosquée de Pontarlier a été prévenu à 1 heure du matin, ce dimanche. Des personnes mal avisées ont déposé du jambon et du lardon sur la poignée et devant la porte d’entrée du lieu de culte, place Jules-Pagnier. Des inscriptions consternantes et une croix gammée, vite effacées dans la nuit par les services d’astreinte de la Ville, ont également été constatées par les policiers (« La France aux Français », Libérez la Gaule »).
Le président de l’association cultuelle Naceur Benyahia a expliqué la situation à ses fidèles ce dimanche à midi et, comme à son habitude, prône l’apaisement : « Je leur ai dit qu’il y aurait toujours des dérapages, mais qu’il fallait garder son calme. Le président François Hollande a fait un appel à l’union nationale, il faut jouer le jeu. Ce qui s’est passé à Pontarlier, ce n’est pas grave comparé à ce qui s’est passé à Paris. Il ne faut pas ajouter de l’huile sur le feu comme le font certains politiques et faciliter la division. »
Par le passé, la mosquée Philippe-Grenier de Pontarlier avait déjà été l’objet de vandalisme similaire, notamment en janvier et novembre 2014.
Naceur Benyahia portera plainte ce lundi. Dans le cadre de la procédure de justice à venir, les images de la caméra de vidéoprotection installée sur la place en début d’année seront certainement exploitées à bon escient.
Nous apprenons que notre soeur Asta a été tué rue bichat alors qu’elle rentrait chez elle dans sa voiture avec sa soeur… RahimahaLLah. — BarakaCity (@Barakacity) 14 Novembre 2015
« Cris de joie dans le 94 et le 93 », « des drapeaux algériens aux fenêtres », « les cités sont en liesse »...
Plusieurs dizaines de tweets de ce type ont été postés quelques instants seulement après les attaques du 13 novembre. Problème :ils ne citent jamais de lieu précis et aucune photo ne vient accréditer leurs affirmations.
Nous avons contacté certains de leurs auteurs. Tous renvoient vers d’autres prétendues « sources » d’information.« C’est sur le site de Riposte laïque », explique ainsi @Liliane7777777. Ce site violemment anti-musulman a en effet été parmi les premiers à relayer ces rumeurs.
« J’ai vu cela sur un tweet dans mon fil d’informations, j’ai juste relayé l’info », se défend pour sa part @rubtu9, qui justifie ainsi sa démarche : « On en a assez des campagnes anti-amalgames qui prient de ne pas placer de jugements trop hâtifs ». Les « informations » hâtives, en revanche…
« Je n’ai pas de source personnelle, c’est un tweet d’un journaliste de Montpellier », explique de son côté @luciole4064, auteur de messages similaires. Ce journaliste, Alexandre Mendel, qui a notamment collaboré à Valeurs actuelles, a en effet tweeté ce message à 23h46 : « cris de joie dans les banlieues du 94 (Vitry, Ivry…) et du 93 ». A-t-il entendus lui-même ces fameux « cris de joie » ? Peu probable, puisqu’il habite à Montpellier, comme indiqué sur son profil Twitter. Contacté, il n’a pas répondu à nos sollicitations.
En réalité, la « source » de ce « journaliste » est certainement ce tweet formulé de manière identique : «Des amis me téléphonent : cris de joie dans les banlieues du 94 (Vitry, Ivry…) et du 93 ». Il a été posté dès 23h14 par un certain @Sel__fa, qui se définit dans sa description Twitter comme « sioniste pro libéral ». C’est l’un des premiers messages du genre posté ce soir-là. Son auteur n’a, lui non plus, pas répondu à nos demandes de précision.
@_Teobaldo_, lui, a posté ce tweet peu après minuit : «Je peux vous jurer que là où j’habite dans le 93, dans la cité et alentours, y a aucune scène de liesse, aucun cri de joie ». Derrière ce compte, il y a Thibaud, 29 ans, qui habite Le Pré Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis. Dans son quartier bigarré, « les immeubles sont moches, les ascenseurs ne marchent pas et ça vend du shit en bas des tours », explique-t-il à Marianne. « Mais au moment des attaques, il n’y avait pas un chat dehors, c’était un vendredi soir comme les autres. »
C’est un exemple parmi d’autres durant un week-end d’intox. D’autres internautes ont ainsi relayé une photo montrant des habitants de Gaza se réjouir, avec ce commentaire : « Liesse de joie à Gaza au cris de Allah akbar mort à la France ». Il s’agit en réalité d’un cliché pris par l’agence Reuters en 2012, comme l’a relevé Le Monde.Des Gazaouis y célèbrent la signature d’un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël.
Adsav, l’extrême-droite identitaire bretonne organisait ce samedi, un rassemblement anti-immigrations et anti-réfugiés à Pontivy, dans le Morbihan. Des affrontements ont eu lieu. Un déchaînement de « violence » et de « haine » selon une commerçante, témoin de la scène.
La manifestation était prévue depuis plusieurs semaines. » Ils voulaient défiler contre les migrants et les étrangers » explique Christine Le Strat, la maire de Pontivy. Le mot d’ordre a changé, beaucoup plus offensif contre les populations étrangères, et la manifestation a basculé dés le début d’après-midi.
Un homme pris à parti, puis tabassé sans raison
Une commerçante raconte la scène : » non loin de notre magasin, un monsieur d’origine maghrébine a été pris par le col. 6 personnes l’ont mis à terre. C’était un défoulement sur lui. C’était déchirant, on ne pouvait pas lui porter assistance. Plus loin c’était exactement pareil. C’était de la violence et de la haine. On voyait qu’on était cerné dans la rue principale. Tous les magasins se sont fermés au fur et à mesure. On avait l’impression qu’on était en état de siège. C’était terrible, terrible… C’est une haine, une haine… Il y avait des jeunes mais aussi des quadragénaires. Ils disaient à la police et à la gendarmerie « on va les tuer, ils n’ont rien à faire ici « . Vraiment c’est la haine. « Les gens couraient, les gens criaient, c’était la panique. » complète un autre habitant.
Des jeunes poursuivis se réfugient chez des habitants
Un autre pontivien, habitant un peu excentré du centre-ville, s’étonne encore du spectacle de la journée du samedi. « J’étais en train de tailler ma haie, un groupe de jeunes, 16-17 ans. Ils m’ont dit qu’ils étaient poursuivis par des manifestants d’extrême-droite et que plusieurs d’entre eux s’étaient faits frapper. Ils se sont réfugiés chez une vieille dame pour leur échapper. »